jeudi 8 janvier 2015
Je suis CHARLIE !
JE SUIS CHARLIE !!!
je suis CHARLIE !!!
JE SUIS Charlie !!!
Et je pleure ...
Oui, je pleure devant l'horreur.
Ils ont assassiné l'humour;
Ils ont assassiné la liberté.
Ils veulent tuer l'âme des hommes libres.
Ne cédons pas à l'obscurantisme, au fanatisme, à la barbarie, à la bêtise, à la haine;
D'où qu'ils viennent !
Faisons-leur face ! Sans peur; armés de nos plumes;
Debouts au grand jour ...
Comme l'étaient les dessinateurs et journalistes de Charlie Hebdo!
La démocratie, aussi imparfaite soit-elle, doit être défendue.
Car rien n'est vraiment acquis, surtout la liberté !
Humanité et humanisme ne font qu'un.
Mes hommages à ces femmes et ces hommes courageux.
Et que vive Charlie Hebdo ...
je suis CHARLIE !!!
JE SUIS Charlie !!!
Et je pleure ...
Oui, je pleure devant l'horreur.
Ils ont assassiné l'humour;
Ils ont assassiné la liberté.
Ils veulent tuer l'âme des hommes libres.
Ne cédons pas à l'obscurantisme, au fanatisme, à la barbarie, à la bêtise, à la haine;
D'où qu'ils viennent !
Faisons-leur face ! Sans peur; armés de nos plumes;
Debouts au grand jour ...
Comme l'étaient les dessinateurs et journalistes de Charlie Hebdo!
La démocratie, aussi imparfaite soit-elle, doit être défendue.
Car rien n'est vraiment acquis, surtout la liberté !
Humanité et humanisme ne font qu'un.
Mes hommages à ces femmes et ces hommes courageux.
Et que vive Charlie Hebdo ...
samedi 19 juillet 2014
Peut-on décoloniser DANS la France ? Un paradoxe calédonien de plus !
A l'orée de cette dernière mandature de l'Accord de Nouméa, pressés par une échéance qui approche irrémédiablement, leaders politiques calédoniens, membres du Gouvernement français, experts juridiques, s'échinent à ébaucher des solutions dans des termes non dichotomiques.
Je suis un peu perdu ! Et comme souvent, j'ai plus de questions que de réponses... Mais il n'y a pas de réflexion sans questionnement, n'est-ce-pas.
Oui, peut-on décoloniser DANS la France ?
Et puis, qu'est-ce que: "accéder à la pleine souveraineté", avec ou sans la France ?
Peut-on "partager la souveraineté" ?
Aurait-on résolu alors une sorte de "quadrature du cercle" sociopolitique ?
Un historien calédonien, Frédéric Angleviel, en fait le titre de la dernière partie de son livre: "Histoire illustrée de la Nouvelle-Calédonie"; la troisième partie: "Aujourd'hui, de l'autonomie à une décolonisation dans la France".
M. Gaël Yanno plaide au Comité de décolonisation des 24 de l'ONU pour une solution dans la France, tout en revendiquant une majorité de "Calédoniens" contre l'indépendance !
Quid de la revendication spécifique des Kanak ?
Accessoirement et implicitement, M. Yanno reconnaît ce Comité des 24 et reconnaît qu'il y a eu colonisation ...
Bref, tous les partis "anti-non-indépendantistes" prônent une sortie de l'Accord de Nouméa dans la France avec une grande imagination lexicale et quelques oxymores particulièrement intéressants !
De leur côté, les partis indépendantistes, pris entre revendication historique et pragmatisme, jonglent avec des mots qui ne veulent pas effrayer et une radicalité qui fonde leur existence et leur reconnaissance.
Nombre de questions submergent donc mon esprit:
Où s'arrête la décolonisation quand commence la néo-colonisation ?
Où s'arrête le colonialisme, quand commence le néocolonialisme ?
Où s'arrêtent les textes (les "Accords"), le Verbe (les discours politiques), quand les mentalités commencent-elles à évoluer ?
La Nouvelle-Calédonie est-elle toujours une colonie ... puisque tout le monde s'accorde à en évoquer la Décolonisation !
Peut-on décoloniser (dans la France) et laisser des flux migratoires sans contrôle ?
Vouloir construire un Destin Commun, n'est-ce-pas reconnaître qu'on en est loin ? Et subsidiairement que celui-ci passe par une décolonisation statutaire et des mentalités ?
Ces mentalités coloniales résurgentes, et récurrentes, n'ouvrent-elles pas la voie et la voix, comme un écho dialectique, à un discours anti-colonial primaire ou violent ! Sapant tout effort de dépassement de la contradiction et tout rapprochement original ...
Et, l'histoire des décolonisations se confond avec celle des indépendances. Réussies ou non, les indépendances ont accompagné les décolonisations !
Mais, la néo-colonisation et le néo-colonialisme a aussi succédé à de nombreuses indépendances ...
Quoiqu'il en soit, l'Etat français est bien engagé dans l'avenir de la Nouvelle-Calédonie; il n'est ni arbitre impartial, ni neutre, ni médiateur; il est puissance tutélaire, historiquement (et présentement ?) (ex-?) puissance coloniale !
Et pourtant, il me semble qu'une partie de la question, "peut-on décoloniser dans la France ?", a trouvé réponse et pourrait justifier sa forme affirmative!
L'originalité de Notre Pays, la Nouvelle-Calédonie, c'est que les Accords, Matignon-Oudinot et de Nouméa, ont ouvert une voie originale d'une forme de décolonisation:
Par le partage des pouvoirs avec les représentants du Peuple Kanak, organisé grâce au fait provincial et à la collégialité gouvernementale, entre autres dispositions statutaires et institutionnelles; autorisant les représentants du peuple Kanak à exercer ces pouvoirs selon leur vision de la chose publique.
Par l'accès des Kanak aux pouvoirs économiques et industriels.
Par la mise en place de dispositifs de formation destinés de manière préférentielle aux Kanak (400 cadres, Cadre Avenir);
Par la reconnaissance institutionnelle de l'organisation coutumière et de la culture du Peuple kanak.
Et bien d'autres mesures et dispositions ...
Pour autant, la décolonisation est-elle achevée, ou sommes-nous au milieu d'un gué dont l'autre rive s'appelle "indépendance", "souveraineté" ?
Milieu du gué avec ces mesures inabouties ou controversées:
Celle, "révolutionnaire" par essence, comme la mise en place d'une citoyenneté du Pays pratiquement illisible (si ce n'est par quelque manifestation relevant plus du folklore), contrariant sûrement et pour un moment ce processus original de décolonisation !
Celle d'un corps électoral gelé ou restreint, incomprise et contestée par les tenants d'un continuum de peuplement exogène mettant en danger, avec le temps, la place déjà minoritaire du Peuple Kanak !
...
Ou la Nouvelle-Calédonie va-t-elle écrire une nouvelle page toujours originale de l'histoire mondiale des décolonisations ?
Je suis un peu perdu ! Et comme souvent, j'ai plus de questions que de réponses... Mais il n'y a pas de réflexion sans questionnement, n'est-ce-pas.
Oui, peut-on décoloniser DANS la France ?
Et puis, qu'est-ce que: "accéder à la pleine souveraineté", avec ou sans la France ?
Peut-on "partager la souveraineté" ?
Aurait-on résolu alors une sorte de "quadrature du cercle" sociopolitique ?
Un historien calédonien, Frédéric Angleviel, en fait le titre de la dernière partie de son livre: "Histoire illustrée de la Nouvelle-Calédonie"; la troisième partie: "Aujourd'hui, de l'autonomie à une décolonisation dans la France".
M. Gaël Yanno plaide au Comité de décolonisation des 24 de l'ONU pour une solution dans la France, tout en revendiquant une majorité de "Calédoniens" contre l'indépendance !
Quid de la revendication spécifique des Kanak ?
Accessoirement et implicitement, M. Yanno reconnaît ce Comité des 24 et reconnaît qu'il y a eu colonisation ...
Bref, tous les partis "anti-non-indépendantistes" prônent une sortie de l'Accord de Nouméa dans la France avec une grande imagination lexicale et quelques oxymores particulièrement intéressants !
De leur côté, les partis indépendantistes, pris entre revendication historique et pragmatisme, jonglent avec des mots qui ne veulent pas effrayer et une radicalité qui fonde leur existence et leur reconnaissance.
Nombre de questions submergent donc mon esprit:
Où s'arrête la décolonisation quand commence la néo-colonisation ?
Où s'arrête le colonialisme, quand commence le néocolonialisme ?
Où s'arrêtent les textes (les "Accords"), le Verbe (les discours politiques), quand les mentalités commencent-elles à évoluer ?
La Nouvelle-Calédonie est-elle toujours une colonie ... puisque tout le monde s'accorde à en évoquer la Décolonisation !
Peut-on décoloniser (dans la France) et laisser des flux migratoires sans contrôle ?
Vouloir construire un Destin Commun, n'est-ce-pas reconnaître qu'on en est loin ? Et subsidiairement que celui-ci passe par une décolonisation statutaire et des mentalités ?
Ces mentalités coloniales résurgentes, et récurrentes, n'ouvrent-elles pas la voie et la voix, comme un écho dialectique, à un discours anti-colonial primaire ou violent ! Sapant tout effort de dépassement de la contradiction et tout rapprochement original ...
Mais, au fait, revenons à la source des mots; qu'est-ce que décoloniser ?
Le Larousse dit:
Décoloniser: "accorder l'indépendance à une colonie, la faire accéder au statut d'état".Et, l'histoire des décolonisations se confond avec celle des indépendances. Réussies ou non, les indépendances ont accompagné les décolonisations !
Mais, la néo-colonisation et le néo-colonialisme a aussi succédé à de nombreuses indépendances ...
Quoiqu'il en soit, l'Etat français est bien engagé dans l'avenir de la Nouvelle-Calédonie; il n'est ni arbitre impartial, ni neutre, ni médiateur; il est puissance tutélaire, historiquement (et présentement ?) (ex-?) puissance coloniale !
Et pourtant, il me semble qu'une partie de la question, "peut-on décoloniser dans la France ?", a trouvé réponse et pourrait justifier sa forme affirmative!
L'originalité de Notre Pays, la Nouvelle-Calédonie, c'est que les Accords, Matignon-Oudinot et de Nouméa, ont ouvert une voie originale d'une forme de décolonisation:
Par le partage des pouvoirs avec les représentants du Peuple Kanak, organisé grâce au fait provincial et à la collégialité gouvernementale, entre autres dispositions statutaires et institutionnelles; autorisant les représentants du peuple Kanak à exercer ces pouvoirs selon leur vision de la chose publique.
Par l'accès des Kanak aux pouvoirs économiques et industriels.
Par la mise en place de dispositifs de formation destinés de manière préférentielle aux Kanak (400 cadres, Cadre Avenir);
Par la reconnaissance institutionnelle de l'organisation coutumière et de la culture du Peuple kanak.
Et bien d'autres mesures et dispositions ...
Pour autant, la décolonisation est-elle achevée, ou sommes-nous au milieu d'un gué dont l'autre rive s'appelle "indépendance", "souveraineté" ?
Milieu du gué avec ces mesures inabouties ou controversées:
Celle, "révolutionnaire" par essence, comme la mise en place d'une citoyenneté du Pays pratiquement illisible (si ce n'est par quelque manifestation relevant plus du folklore), contrariant sûrement et pour un moment ce processus original de décolonisation !
Celle d'un corps électoral gelé ou restreint, incomprise et contestée par les tenants d'un continuum de peuplement exogène mettant en danger, avec le temps, la place déjà minoritaire du Peuple Kanak !
...
Ou la Nouvelle-Calédonie va-t-elle écrire une nouvelle page toujours originale de l'histoire mondiale des décolonisations ?
vendredi 9 mai 2014
Provinciales 2014: fin du cycle des "Accords" et début d'un nouveau cycle, ouvert !
Il faut se rendre à l'évidence, nous vivons la fin d'un cycle: celui des "Accords", Matignon-Oudinot et de Nouméa.
Quelle que soit l'issue de ces élections, nous entrerons dans un nouveau cycle historique:
La génération Matignon-Oudinot des enfants nés après ces accords a vingt ans sans avoir connu "les événements", elle peut voter et infléchir dans un sens ou un autre l'avenir de Son Pays, Notre Pays.
Une nouvelle génération d'hommes et de femmes politiques accède aux responsabilités les plus hautes sans avoir vécu les "événements" ou en les ayant vécu par parents interposés, de loin, ou encore sans les avoir connus pour n'avoir pas été en Calédonie en ces temps-là.
Pour les uns et les autres, sans avoir vécu ces longues années de confrontation directe, dure, commencée par les occupations de terre dans les années soixante dix (*) et achevées en 1989 avec l'assassinat de Jean-Marie Tjibaou et Yéwéné Yéwéné.
C'est la réalité dans toute sa simplicité, sans fioriture !
Elle s'impose.
Les Anciens responsables politiques, doucement mais sûrement, contraints, forcés ou de leur plein gré, s'effacent ... Les anciens leaders sont fatigués mais leur mémoire, précieuse, est toujours vive, et leur expérience, unique. Celle d'une époque où la confrontation ne se faisait pas "à fleurets mouchetés"!!! ...
Certains s'accrochent encore, tandis que des nouveaux venus, opportunistes, ont compris que, peut-être, leur chance était arrivée ! Ils veulent s'affirmer ... Ils ont tant attendus à l'ombre de leurs anciens leaders !
Des femmes s'affirment aussi, nettement, avec plus ou moins de bonheur; l'ambition ne semble plus être l'apanage des hommes ! Tant mieux pour Notre Pays à qui la vision féminine (peut-être moins guerrière), manquait !
Aucune tendance, indépendantiste ou "loyaliste", n'échappe à cette règle.
Les nouvelles générations pointent leur nez donc, en votant pour les plus jeunes, ou en prenant les rênes des partis pour les quadras-quinquas.
...
C'est cette nouvelle classe politique qui aura à décider de notre sort. Sera-t-elle à la hauteur ?
En faisant "table rase du passé"? OU en s'appuyant sur notre histoire ?
En faisant preuve d'imagination et d'inventivité ? OU en répétant les erreurs du passé ?
En faisant preuve de générosité ? OU en s'imposant par la force ?
En dominant leurs égos ? OU en y étant soumis ?
A ce jour, tous prétendent sans sourciller avoir LA SOLUTION.
La modestie et l'humilité n'ont pas trop leur place dans la culture politique calédonienne actuellement.
Les slogans à l'emporte-pièce sont de sortie, massivement.
Brosser les électeurs dans le sens du poil devient un leitmotiv ! Pour ... gaaaaagneeeer !!!
...
Mais, après ces élections, quand les uns et les autres "se seront comptés" comme ils disent, sauront-ils s'élever au-dessus de la gangue politicienne, rien n'est moins sûr ...
Pourrons-nous compter sur Cynthia Ligeard, Sonia Lagarde, Gilbert Tyuienon, Jean-Pierre Djiaïwé, et sur tous ces nouveaux élus révélés avec bonheur aux dernières municipales, cette nouvelle génération qui a pris en main nombre de mairies; ou encore sur un Philippe Gomès finalement charismatique, en mal de reconnaissance "pays" ?
Nous appuierons-nous sur l'expérience des Anciens, ces Responsables politiques qui ont inventé et fait le cycle de paix des "Accords" qui s'achève ?
...
J'en suis convaincu (et le répéterai à l'envie ...), la voie est étroite, mais elle existe, pour sortir la (Kanaky-)Nouvelle-Calédonie par le haut de l'impasse où elle est en train de s'enfoncer à l'orée de ces élections et de cette "dernière mandature"!
A condition de dépasser tous ces discours jargonneux sur les référendums de sortie dont tous les qualificatifs ont été exploités !
Tant d'incompréhensions subsistent voire même refont surface ! Qu'il faudra du courage et de l'audace à ces nouvelles générations de citoyens et responsables politiques, femmes et hommes, pour inventer et assurer un avenir serein à Notre Pays et à ces habitants.
...
Oublier le passé, méconnaître le passé, ignorer les différences sociales, économiques, culturelles, laisser s'installer l'exclusion, encourager les égoïsmes, laisser courir l'injustice, sous-estimer l'insécurité, méconnaître la revendication propre au Peuple Kanak, etc. pénaliseront à coup sûr toute solution d'avenir. Mais, bon, tous les candidats à diriger Notre Pays prétendent, à les entendre, prendre en compte et combattre ces méfaits ...
Rendez-vous est pris.
Tous ces candidats, vont-ils faire mentir l'adage qui dit que toute promesse n'engage que celui qui l'écoute, pas celui qui l'émet ? Peut-on faire confiance à ces nouveaux "futurs leaders" ?
...
L'Histoire, je ne le sais toujours pas, à 62 ans, si elle se répète ou pas, mais ce que je sais c'est que les mêmes causes produisent les mêmes effets !
De cet avertissement, les générations montantes, ne pourront faire l'économie.
Il engage notre avenir, celui du nouveau cycle historique qui s'ouvre ...
...
Bonne réflexion avant de mettre votre bulletin dans l'urne ...
(*) 1975: "Communiqué de La Conception" revendiquant "l'Indépendance Kanak" et signé par une très large majorité des représentants des organisations politiques Kanak, des plus modérés aux plus radicaux.
1977: Occupation de la propriété Devillers à Amoa (Poindimié) ...
Ce n'était que le début d'un cycle de violences grandissantes culminant avec les événements de 1984-1989, le cycle d'une émergence radicale de la revendication Kanak.
Lisez ou relisez notre histoire moderne ...
Quelle que soit l'issue de ces élections, nous entrerons dans un nouveau cycle historique:
La génération Matignon-Oudinot des enfants nés après ces accords a vingt ans sans avoir connu "les événements", elle peut voter et infléchir dans un sens ou un autre l'avenir de Son Pays, Notre Pays.
Une nouvelle génération d'hommes et de femmes politiques accède aux responsabilités les plus hautes sans avoir vécu les "événements" ou en les ayant vécu par parents interposés, de loin, ou encore sans les avoir connus pour n'avoir pas été en Calédonie en ces temps-là.
Pour les uns et les autres, sans avoir vécu ces longues années de confrontation directe, dure, commencée par les occupations de terre dans les années soixante dix (*) et achevées en 1989 avec l'assassinat de Jean-Marie Tjibaou et Yéwéné Yéwéné.
C'est la réalité dans toute sa simplicité, sans fioriture !
Elle s'impose.
Les Anciens responsables politiques, doucement mais sûrement, contraints, forcés ou de leur plein gré, s'effacent ... Les anciens leaders sont fatigués mais leur mémoire, précieuse, est toujours vive, et leur expérience, unique. Celle d'une époque où la confrontation ne se faisait pas "à fleurets mouchetés"!!! ...
Certains s'accrochent encore, tandis que des nouveaux venus, opportunistes, ont compris que, peut-être, leur chance était arrivée ! Ils veulent s'affirmer ... Ils ont tant attendus à l'ombre de leurs anciens leaders !
Des femmes s'affirment aussi, nettement, avec plus ou moins de bonheur; l'ambition ne semble plus être l'apanage des hommes ! Tant mieux pour Notre Pays à qui la vision féminine (peut-être moins guerrière), manquait !
Aucune tendance, indépendantiste ou "loyaliste", n'échappe à cette règle.
Les nouvelles générations pointent leur nez donc, en votant pour les plus jeunes, ou en prenant les rênes des partis pour les quadras-quinquas.
...
C'est cette nouvelle classe politique qui aura à décider de notre sort. Sera-t-elle à la hauteur ?
En faisant "table rase du passé"? OU en s'appuyant sur notre histoire ?
En faisant preuve d'imagination et d'inventivité ? OU en répétant les erreurs du passé ?
En faisant preuve de générosité ? OU en s'imposant par la force ?
En dominant leurs égos ? OU en y étant soumis ?
A ce jour, tous prétendent sans sourciller avoir LA SOLUTION.
La modestie et l'humilité n'ont pas trop leur place dans la culture politique calédonienne actuellement.
Les slogans à l'emporte-pièce sont de sortie, massivement.
Brosser les électeurs dans le sens du poil devient un leitmotiv ! Pour ... gaaaaagneeeer !!!
...
Mais, après ces élections, quand les uns et les autres "se seront comptés" comme ils disent, sauront-ils s'élever au-dessus de la gangue politicienne, rien n'est moins sûr ...
Pourrons-nous compter sur Cynthia Ligeard, Sonia Lagarde, Gilbert Tyuienon, Jean-Pierre Djiaïwé, et sur tous ces nouveaux élus révélés avec bonheur aux dernières municipales, cette nouvelle génération qui a pris en main nombre de mairies; ou encore sur un Philippe Gomès finalement charismatique, en mal de reconnaissance "pays" ?
Nous appuierons-nous sur l'expérience des Anciens, ces Responsables politiques qui ont inventé et fait le cycle de paix des "Accords" qui s'achève ?
...
J'en suis convaincu (et le répéterai à l'envie ...), la voie est étroite, mais elle existe, pour sortir la (Kanaky-)Nouvelle-Calédonie par le haut de l'impasse où elle est en train de s'enfoncer à l'orée de ces élections et de cette "dernière mandature"!
A condition de dépasser tous ces discours jargonneux sur les référendums de sortie dont tous les qualificatifs ont été exploités !
Tant d'incompréhensions subsistent voire même refont surface ! Qu'il faudra du courage et de l'audace à ces nouvelles générations de citoyens et responsables politiques, femmes et hommes, pour inventer et assurer un avenir serein à Notre Pays et à ces habitants.
...
Oublier le passé, méconnaître le passé, ignorer les différences sociales, économiques, culturelles, laisser s'installer l'exclusion, encourager les égoïsmes, laisser courir l'injustice, sous-estimer l'insécurité, méconnaître la revendication propre au Peuple Kanak, etc. pénaliseront à coup sûr toute solution d'avenir. Mais, bon, tous les candidats à diriger Notre Pays prétendent, à les entendre, prendre en compte et combattre ces méfaits ...
Rendez-vous est pris.
Tous ces candidats, vont-ils faire mentir l'adage qui dit que toute promesse n'engage que celui qui l'écoute, pas celui qui l'émet ? Peut-on faire confiance à ces nouveaux "futurs leaders" ?
...
L'Histoire, je ne le sais toujours pas, à 62 ans, si elle se répète ou pas, mais ce que je sais c'est que les mêmes causes produisent les mêmes effets !
De cet avertissement, les générations montantes, ne pourront faire l'économie.
Il engage notre avenir, celui du nouveau cycle historique qui s'ouvre ...
...
Bonne réflexion avant de mettre votre bulletin dans l'urne ...
(*) 1975: "Communiqué de La Conception" revendiquant "l'Indépendance Kanak" et signé par une très large majorité des représentants des organisations politiques Kanak, des plus modérés aux plus radicaux.
1977: Occupation de la propriété Devillers à Amoa (Poindimié) ...
Ce n'était que le début d'un cycle de violences grandissantes culminant avec les événements de 1984-1989, le cycle d'une émergence radicale de la revendication Kanak.
Lisez ou relisez notre histoire moderne ...
jeudi 24 avril 2014
Provinciales 2014: le bateau ivre ! Un avenir qui se cherche, un peuple oublié ...
La Nouvelle-Calédonie m'apparaît comme un bateau ivre, à l'orée de la "dernière mandature" ! ...
Avec cette question qui me taraude l'esprit: le Peuple Kanak existe-t-il (*) ?
Le Peuple Kanak existait-il, à l'arrivée des premiers "blancs" sur cette Terre que Cook appela New Caledonia ?
le Peuple Kanak existe-t-il, politiquement parlant, en 2014
Cette question peut vous paraître saugrenue, et pourtant, comme les forces tectoniques qui couvent sous un volcan, elle fonde l'avenir de Notre Pays.
...
En avril 2014, à écouter quelques leaders politiques et nombreux citoyens de Nouvelle-Calédonie, la réponse est sans aucun doute: "un peuple kanak" ? Je ne l'ai pas encore rencontré ! C'est qui ? Ceux qui sont plus ou moins bronzés ? Quelle ethnie déjà ? Une communauté comme les autres, non ?...
Il y a quelque chose de tragique, dans ce que l'on vit à l'occasion de ces "dernières" élections après tant d'années de paix; "ils" (les anti-indépendantistes) ont tous leur solution, à condition d'oublier que les Kanak existent !
Et d'abord, péremptoirement et comme un éternel recommencement ..., de dire que les indépendantistes sont minoritaires !
"Ben ça" !
...
Oui, mais d'omettre de dire que ces indépendantistes sont essentiellement des Kanak !
En clair, opposer indépendantistes et loyalistes, c'est opposer les Kanak et des colons; ceux arrivés dans les temps historiques et ceux qui continuent d'affluer par la faiblesse bien ordonnée de l' Etat Français ! Et de ces alliés politiques plus ou moins "loyalistes" en Calédonie ...
C'est vrai, quelques Kanak mettent un peu de "couleur" sur les listes "dites loyalistes", et ce n'est pas leur faire offense que de le constater; mais est-ce significatif ?
Pour ceux qui refusent encore de voir la réalité en face, il leur suffit de constater que dans les Provinces ou les communes où les Kanak sont majoritaires, les partis indépendantistes sont très largement majoritaires !
Alors;
Référendum "éclairé" ...
Purger l'indépendance ...
Solution consensuelle ...
Nouvel accord pour une durée à déterminer (indéterminée ?) ...
N'importe quelle solution dans le cadre de la République Française ...
Majorité contre minorité ...
Tout est-il possible, du moment que l'on ne prononce pas le nom du Peuple Kanak et qu'on en fasse l'impasse pour le "confondre" au milieu de "toutes les ethnies (confondues)" ? ...
Pourquoi n'envisagerait-on pas un référendum destiné au Peuple Kanak, reconnu peuple premier, pour savoir dans quelle proportion il serait pour ... ou contre l'indépendance de ce qui reste, à priori, son pays !
Mais, à mon humble avis, néanmoins expérimenté, tout est possible, et tout est certainement envisageable pour l'avenir (même institutionnellement) à condition que l'on reconnaisse en paroles et en actes le peuple Kanak et ses représentants !
D'une façon audacieuse, la montée du drapeau de Kanaky a été un vrai geste de reconnaissance ! (**)
...
En 1998, on a gelé le corps électoral, non pas pour éliminer des gens qui n'étaient même pas encore arrivés (!) mais pour commencer à consolider un passé commun pour envisager "un destin commun" ! Rien de plus simple ! A priori ...
Mais "on" s'est disputé sur un corps électoral glissant ... Eh oui ! Pour entériner le fait que la Calédonie devait rester une terre de peuplement où tous ceux qui y débarquaient, avaient, de fait, des droits !
Et les leaders Kanak ont lutté (pacifiquement) pour obtenir le gel du corps électoral à 1998.
...
Pendant que d'autres ont préféré geler leur mémoire ! "Avant" n'est pas reconnu !
Et trop de nos propres enfants veulent "oublier" ce passé qu'ils n'estiment pas être le leur, pour imaginer un avenir idéalisé où, une fois de plus, toutes les ethnies seraient confondues, au pire; au mieux, elles cohabiteraient béatement, parce qu'on l'aurait décrété !!! ... (Tout le monde il est gentil, n'est-ce-pas ? ...).
...
Non ! La réflexion est gâchée par:
La volonté de pouvoir,
La conquête du pouvoir,
La soif de revanche,
L'exacerbation des égos,
L'utilisation des peurs,
Le mépris de la réalité,
Les manipulations en tous genres,
Voilà ce qui nous soumet aux diktats de quelques politiciens jeunes ou vieux, anciens ou récents, mous ou "aguerris", qui fondent leurs engagements sur l'ignorance aveuglante d'une trop grande partie de leurs compatriotes !
...
Le Peuple Kanak, existe-t-il ?
La Nouvelle-Calédonie reste-t-elle une terre de colonisation ?
Êtes-vous des colons ? Des colonisés ?
Souhaitez-vous une Calédonie paisible et consensuelle ?
La réponse à ces questions détermineront l'avenir serein ou conflictuel de la Nouvelle-Calédonie !
Le reste n'est que bavardages futiles, inutiles et dangereux ...
...
N'oublions pas, les Kanak, à travers leurs dirigeants ont opté pour l'arme du bulletin de vote, plutôt que celle du fusil ou du sabre ...
Parce que la citoyenneté et le corps électoral restreint associé ne faisait plus d'eux des colonisés en leur permettant d'espérer être maître de leur destin ... et ne faisait plus de nous des colonisateurs, puisque partageant leur destin !
...
En conclusion, la préparation de l'avenir de Notre Pays passe par beaucoup d'humilité de la part de nos leaders et de chaque citoyen, par l'abandon de la langue de bois, par l'exercice d'une Parole de Vérité, où la complexité remplacerait le dogmatisme et les slogans faciles; autant de postures où le rapport de force sous quelque forme qu'il soit (électoral, militaire, idéologique ...) est banni !
...
Ma vision (têtue, ce blog en témoigne) de l'avenir de Notre pays passe par cette reconnaissance enfin révélée du Peuple Kanak à partir de laquelle nous pourrons envisager de fonder autour de lui, une société véritablement consensuelle qui nous permettra de dépasser les clivages actuels et favoriser la résolution de tant de problèmes de société ( sécuritaires, éducatifs, sociétaux, sociaux, économiques, ...).
C'est mon utopie !
...
A bon entendeur; un éveilleur.
(*) Il semble que OUI, à ses propres yeux, en cette fin avril 2014, où le Peuple Kanak, à Ko-Wé-Kara, montre sa capacité d'adaptation et la vivacité de sa culture, en adoptant une charte écrite des valeurs fondatrices de leur culture ... Donc une présence revendiquée en douceur, mais fermement.
(**) La manière dont la propagande (prétendument "droit d'inventaire") de Calédonie Ensemble utilise la photo de la montée du drapeau kanak à côté du drapeau français au sénat coutumier, entourés de coutumiers et de responsables politiques calédoniens et français, n'est pas digne (tout n'est pas bon pour gagner, surtout la bêtise).
A contrario, cette photo illustre, de mon point de vue ce qu'il nous faudrait faire à l'échelle de Notre pays: une immense fête et un immense pilou qui rassemblerait toutes les communautés de Calédonie avec le Peuple Kanak qui danseraient autour de nos deux drapeaux ... une fête fondatrice du Destin Commun et d'un toujours improbable "Peuple Calédonien"!
Avec cette question qui me taraude l'esprit: le Peuple Kanak existe-t-il (*) ?
Le Peuple Kanak existait-il, à l'arrivée des premiers "blancs" sur cette Terre que Cook appela New Caledonia ?
le Peuple Kanak existe-t-il, politiquement parlant, en 2014
Cette question peut vous paraître saugrenue, et pourtant, comme les forces tectoniques qui couvent sous un volcan, elle fonde l'avenir de Notre Pays.
...
En avril 2014, à écouter quelques leaders politiques et nombreux citoyens de Nouvelle-Calédonie, la réponse est sans aucun doute: "un peuple kanak" ? Je ne l'ai pas encore rencontré ! C'est qui ? Ceux qui sont plus ou moins bronzés ? Quelle ethnie déjà ? Une communauté comme les autres, non ?...
Il y a quelque chose de tragique, dans ce que l'on vit à l'occasion de ces "dernières" élections après tant d'années de paix; "ils" (les anti-indépendantistes) ont tous leur solution, à condition d'oublier que les Kanak existent !
Et d'abord, péremptoirement et comme un éternel recommencement ..., de dire que les indépendantistes sont minoritaires !
"Ben ça" !
...
Oui, mais d'omettre de dire que ces indépendantistes sont essentiellement des Kanak !
En clair, opposer indépendantistes et loyalistes, c'est opposer les Kanak et des colons; ceux arrivés dans les temps historiques et ceux qui continuent d'affluer par la faiblesse bien ordonnée de l' Etat Français ! Et de ces alliés politiques plus ou moins "loyalistes" en Calédonie ...
C'est vrai, quelques Kanak mettent un peu de "couleur" sur les listes "dites loyalistes", et ce n'est pas leur faire offense que de le constater; mais est-ce significatif ?
Pour ceux qui refusent encore de voir la réalité en face, il leur suffit de constater que dans les Provinces ou les communes où les Kanak sont majoritaires, les partis indépendantistes sont très largement majoritaires !
Alors;
Référendum "éclairé" ...
Purger l'indépendance ...
Solution consensuelle ...
Nouvel accord pour une durée à déterminer (indéterminée ?) ...
N'importe quelle solution dans le cadre de la République Française ...
Majorité contre minorité ...
Tout est-il possible, du moment que l'on ne prononce pas le nom du Peuple Kanak et qu'on en fasse l'impasse pour le "confondre" au milieu de "toutes les ethnies (confondues)" ? ...
Pourquoi n'envisagerait-on pas un référendum destiné au Peuple Kanak, reconnu peuple premier, pour savoir dans quelle proportion il serait pour ... ou contre l'indépendance de ce qui reste, à priori, son pays !
Mais, à mon humble avis, néanmoins expérimenté, tout est possible, et tout est certainement envisageable pour l'avenir (même institutionnellement) à condition que l'on reconnaisse en paroles et en actes le peuple Kanak et ses représentants !
D'une façon audacieuse, la montée du drapeau de Kanaky a été un vrai geste de reconnaissance ! (**)
...
En 1998, on a gelé le corps électoral, non pas pour éliminer des gens qui n'étaient même pas encore arrivés (!) mais pour commencer à consolider un passé commun pour envisager "un destin commun" ! Rien de plus simple ! A priori ...
Mais "on" s'est disputé sur un corps électoral glissant ... Eh oui ! Pour entériner le fait que la Calédonie devait rester une terre de peuplement où tous ceux qui y débarquaient, avaient, de fait, des droits !
Et les leaders Kanak ont lutté (pacifiquement) pour obtenir le gel du corps électoral à 1998.
...
Pendant que d'autres ont préféré geler leur mémoire ! "Avant" n'est pas reconnu !
Et trop de nos propres enfants veulent "oublier" ce passé qu'ils n'estiment pas être le leur, pour imaginer un avenir idéalisé où, une fois de plus, toutes les ethnies seraient confondues, au pire; au mieux, elles cohabiteraient béatement, parce qu'on l'aurait décrété !!! ... (Tout le monde il est gentil, n'est-ce-pas ? ...).
...
Non ! La réflexion est gâchée par:
La volonté de pouvoir,
La conquête du pouvoir,
La soif de revanche,
L'exacerbation des égos,
L'utilisation des peurs,
Le mépris de la réalité,
Les manipulations en tous genres,
Voilà ce qui nous soumet aux diktats de quelques politiciens jeunes ou vieux, anciens ou récents, mous ou "aguerris", qui fondent leurs engagements sur l'ignorance aveuglante d'une trop grande partie de leurs compatriotes !
...
Le Peuple Kanak, existe-t-il ?
La Nouvelle-Calédonie reste-t-elle une terre de colonisation ?
Êtes-vous des colons ? Des colonisés ?
Souhaitez-vous une Calédonie paisible et consensuelle ?
La réponse à ces questions détermineront l'avenir serein ou conflictuel de la Nouvelle-Calédonie !
Le reste n'est que bavardages futiles, inutiles et dangereux ...
...
N'oublions pas, les Kanak, à travers leurs dirigeants ont opté pour l'arme du bulletin de vote, plutôt que celle du fusil ou du sabre ...
Parce que la citoyenneté et le corps électoral restreint associé ne faisait plus d'eux des colonisés en leur permettant d'espérer être maître de leur destin ... et ne faisait plus de nous des colonisateurs, puisque partageant leur destin !
...
En conclusion, la préparation de l'avenir de Notre Pays passe par beaucoup d'humilité de la part de nos leaders et de chaque citoyen, par l'abandon de la langue de bois, par l'exercice d'une Parole de Vérité, où la complexité remplacerait le dogmatisme et les slogans faciles; autant de postures où le rapport de force sous quelque forme qu'il soit (électoral, militaire, idéologique ...) est banni !
...
Ma vision (têtue, ce blog en témoigne) de l'avenir de Notre pays passe par cette reconnaissance enfin révélée du Peuple Kanak à partir de laquelle nous pourrons envisager de fonder autour de lui, une société véritablement consensuelle qui nous permettra de dépasser les clivages actuels et favoriser la résolution de tant de problèmes de société ( sécuritaires, éducatifs, sociétaux, sociaux, économiques, ...).
C'est mon utopie !
...
A bon entendeur; un éveilleur.
(*) Il semble que OUI, à ses propres yeux, en cette fin avril 2014, où le Peuple Kanak, à Ko-Wé-Kara, montre sa capacité d'adaptation et la vivacité de sa culture, en adoptant une charte écrite des valeurs fondatrices de leur culture ... Donc une présence revendiquée en douceur, mais fermement.
(**) La manière dont la propagande (prétendument "droit d'inventaire") de Calédonie Ensemble utilise la photo de la montée du drapeau kanak à côté du drapeau français au sénat coutumier, entourés de coutumiers et de responsables politiques calédoniens et français, n'est pas digne (tout n'est pas bon pour gagner, surtout la bêtise).
A contrario, cette photo illustre, de mon point de vue ce qu'il nous faudrait faire à l'échelle de Notre pays: une immense fête et un immense pilou qui rassemblerait toutes les communautés de Calédonie avec le Peuple Kanak qui danseraient autour de nos deux drapeaux ... une fête fondatrice du Destin Commun et d'un toujours improbable "Peuple Calédonien"!
dimanche 8 décembre 2013
Nelson Mandéla: l'hommage impossible.
Tant d'unanimité ! A travers le monde et ... en Notre pays ... que j'en deviens méfiant, soupçonneux ...
L'hommage est-t-il possible ?
Quand l'Homme est si Grand !
Johnny Clegg, André Brink, mes compagnons "blancs" de lutte contre tous les ségrégationnismes, vous qui m'avez accompagné, jeune militant contre les injustices faites aux noirs d'Afrique du Sud comme aux Kanak, qu'en pensez-vous ?
L'idéalisme a toujours raison face au pragmatisme, mais le pragmatisme gagne toujours, grâce à l'entêtement des idéalistes: c'est cela la leçon Mandéla que je retiens !
...
Nation "Arc-En-Ciel" et "Destin Commun", un même idéal ? Avec quels hommes ? Quelles femmes ?
Grande Nation, en construction, l'Afrique du Sud, et petit pays en construction, (Kanaky)-Nouvelle-Calédonie; avec une (Kanaky) toujours entre parenthèses; des "blancs" anti-indépendantistes, toujours virulents face à la revendication Kanak, bientôt majoritaires grâce à une colonisation qui ne veut plus dire son nom; au nom de la libre circulation des français ... Et au principe crypto-démocratique d'"un homme une voix", noyant un peuple (Kanak) dans le marais d'une démocratie tueuse du droit des peuples plus sûrement que les balles ! Le combat de Nelson Mandéla transposé en Calédonie n'est pas gagné .
N'y aurait-il que les hypocrites pour rendre hommage à ce Grand Homme en Nouvelle-Calédonie (et dans le monde) ?
Chez nous avec quelque récupération à usage local d'un goût si mauvais que j'en ai vomi (une histoire de drapeau récupéré à la volée (*) ...) !
Non;
Nelson Mandéla: l'hommage est impossible !
L'Homme est trop Grand !
En Nouvelle-Calédonie ... Impossible !
Sauf à révolutionner le cerveau de tant de nos dirigeants et citoyens !
(Et dans tant de pays dans le monde ... Où la facilité de l'hommage prévaut sur l'effort de démocratie ... Vive l'hypocrisie des grands de ce monde) !
...
La Nouvelle-Calédonie n'est pas le nombril du monde ... Humilité et modestie, s'il vous plaît !
Impossible, le parallèle entre la Nouvelle-Calédonie et l'Afrique du Sud ...
Histoire, économie, sociologie, peuplement, organisation politique, si peu de choses nous rapprochent ... Sauf, peut-être, la volonté de domination des uns et la volonté d'exister des autres ...
(Ce disant, le parallèle, je le fais ...)
Quelques comparaisons hasardeuses Mandéla/De clerck et Tjibaou/Lafleur peuvent surgir dans l'enflure d'un hommage récupérateur ou à propos d'un Accord politique calédonien (prétendûment ?) précurseur ...
A balayer !
Restons sur notre île où tout reste à faire, encore, me semble-t-il ?
Et avant tout la construction d'une véritable société consensuelle ...
Non ?
...
Vous m'avez compris, je n'aime pas qu'on refasse l'histoire ...
Les hommes (ou femmes) politiques aiment à refaire l'histoire ...
Les peuples subissent l'histoire ...
Les historiens écrivent l'histoire ...
...
L'Histoire se fout de nous !
...
Ce sera mon hommage, torturé, à Nelson Mandéla.
Adieu, Grand Homme !
Je danse, moi aussi, avec ton peuple, dans les pas énergiques et engagés de Johnny Clegg.
...
En attendant de danser un pilou endiablé avec le mien, toujours en devenir, peut-être un jour réconcilié et véritablement uni ...
...
Nelson Mandéla: l'hommage est-t-il possible quand l'Homme est si Grand ...
L'hommage est-t-il possible ?
Quand l'Homme est si Grand !
Johnny Clegg, André Brink, mes compagnons "blancs" de lutte contre tous les ségrégationnismes, vous qui m'avez accompagné, jeune militant contre les injustices faites aux noirs d'Afrique du Sud comme aux Kanak, qu'en pensez-vous ?
L'idéalisme a toujours raison face au pragmatisme, mais le pragmatisme gagne toujours, grâce à l'entêtement des idéalistes: c'est cela la leçon Mandéla que je retiens !
...
Nation "Arc-En-Ciel" et "Destin Commun", un même idéal ? Avec quels hommes ? Quelles femmes ?
Grande Nation, en construction, l'Afrique du Sud, et petit pays en construction, (Kanaky)-Nouvelle-Calédonie; avec une (Kanaky) toujours entre parenthèses; des "blancs" anti-indépendantistes, toujours virulents face à la revendication Kanak, bientôt majoritaires grâce à une colonisation qui ne veut plus dire son nom; au nom de la libre circulation des français ... Et au principe crypto-démocratique d'"un homme une voix", noyant un peuple (Kanak) dans le marais d'une démocratie tueuse du droit des peuples plus sûrement que les balles ! Le combat de Nelson Mandéla transposé en Calédonie n'est pas gagné .
N'y aurait-il que les hypocrites pour rendre hommage à ce Grand Homme en Nouvelle-Calédonie (et dans le monde) ?
Chez nous avec quelque récupération à usage local d'un goût si mauvais que j'en ai vomi (une histoire de drapeau récupéré à la volée (*) ...) !
Non;
Nelson Mandéla: l'hommage est impossible !
L'Homme est trop Grand !
En Nouvelle-Calédonie ... Impossible !
Sauf à révolutionner le cerveau de tant de nos dirigeants et citoyens !
(Et dans tant de pays dans le monde ... Où la facilité de l'hommage prévaut sur l'effort de démocratie ... Vive l'hypocrisie des grands de ce monde) !
...
La Nouvelle-Calédonie n'est pas le nombril du monde ... Humilité et modestie, s'il vous plaît !
Impossible, le parallèle entre la Nouvelle-Calédonie et l'Afrique du Sud ...
Histoire, économie, sociologie, peuplement, organisation politique, si peu de choses nous rapprochent ... Sauf, peut-être, la volonté de domination des uns et la volonté d'exister des autres ...
(Ce disant, le parallèle, je le fais ...)
Quelques comparaisons hasardeuses Mandéla/De clerck et Tjibaou/Lafleur peuvent surgir dans l'enflure d'un hommage récupérateur ou à propos d'un Accord politique calédonien (prétendûment ?) précurseur ...
A balayer !
Restons sur notre île où tout reste à faire, encore, me semble-t-il ?
Et avant tout la construction d'une véritable société consensuelle ...
Non ?
...
Vous m'avez compris, je n'aime pas qu'on refasse l'histoire ...
Les hommes (ou femmes) politiques aiment à refaire l'histoire ...
Les peuples subissent l'histoire ...
Les historiens écrivent l'histoire ...
...
L'Histoire se fout de nous !
...
Ce sera mon hommage, torturé, à Nelson Mandéla.
Adieu, Grand Homme !
Je danse, moi aussi, avec ton peuple, dans les pas énergiques et engagés de Johnny Clegg.
...
En attendant de danser un pilou endiablé avec le mien, toujours en devenir, peut-être un jour réconcilié et véritablement uni ...
...
Nelson Mandéla: l'hommage est-t-il possible quand l'Homme est si Grand ...
jeudi 28 novembre 2013
"Plus on en sait mieux on se porte"? FAUX !
Nouvelle Calédonie 1ère fait l'auto promotion de ses émissions d'information avec ce slogan: "Plus on en sait, mieux on se porte".
Je dis: "FAUX" !
Cette campagne aurait mieux porté, à mes yeux, avec le slogan:
"MIEUX on le sait, mieux on se porte" !
Oui, MIEUX, et non pas PLUS !
Ce dont on souffre, en Calédonie, ce n'est pas d'être informé, plus ou moins, c'est de l'être MIEUX !
C'est la dimension qualitative qui doit être valorisée, pas la dimension quantitative.
Pourquoi ?
Parce que le PLUS (on en sait) on en déborde ... Toutes les radios, télés, locales, nationales et internationales, sans compter les réseaux sociaux, internet, avec ses lots de "tout et n'importe quoi" ... Et tous ces médias écrits, gratuits ou presque (rémunérés pas leur publicité consumériste) ou encore propagandistes, finalement, si peu consistants.
Sans compter, les ragots, les rumeurs ...
Non, le "plus on en sait", on n'en manque pas, on en est submergé ! A s'y perdre ! Voire à s'en rendre malade, donc à s'en porter moins bien...
Le "mieux on le sait", par contre, nous manque cruellement.
Alors, je te le dis, cher Wallès (si tu permets que je te tutoies respectueusement), plus d'information ? Non, laisse tomber !
Une plus grande qualité de l'information ! Oui, on est preneur, les citoyens sont preneurs, Notre Pays est preneur.
Mais, ce n'est pas sans risque, sans difficulté, sans contrainte !
Tes collaborateurs, sont-ils tous prêts à s'y risquer ?
Qualité;
Objectivité;
Réflexion;
Engagement;
Distanciation;
Approfondissement;
...
Voilà quelques maîtres mots qui accompagneraient bien un "mieux on le sait, mieux on se porte" !
Cela dit, nous devons reconnaître que depuis ces dernières années, NC1ère a fait de gros efforts pour diversifier ses émissions d'information, dont la campagne pour les promouvoir est le reflet; cette diversification va dans le sens du "MIEUX "; mon propos, ne nie pas ses efforts; il appelle à la vigilance ... Le mieux vaut mieux que le plus, j'insiste !
Je dis: "FAUX" !
Cette campagne aurait mieux porté, à mes yeux, avec le slogan:
"MIEUX on le sait, mieux on se porte" !
Oui, MIEUX, et non pas PLUS !
Ce dont on souffre, en Calédonie, ce n'est pas d'être informé, plus ou moins, c'est de l'être MIEUX !
C'est la dimension qualitative qui doit être valorisée, pas la dimension quantitative.
Pourquoi ?
Parce que le PLUS (on en sait) on en déborde ... Toutes les radios, télés, locales, nationales et internationales, sans compter les réseaux sociaux, internet, avec ses lots de "tout et n'importe quoi" ... Et tous ces médias écrits, gratuits ou presque (rémunérés pas leur publicité consumériste) ou encore propagandistes, finalement, si peu consistants.
Sans compter, les ragots, les rumeurs ...
Non, le "plus on en sait", on n'en manque pas, on en est submergé ! A s'y perdre ! Voire à s'en rendre malade, donc à s'en porter moins bien...
Le "mieux on le sait", par contre, nous manque cruellement.
Alors, je te le dis, cher Wallès (si tu permets que je te tutoies respectueusement), plus d'information ? Non, laisse tomber !
Une plus grande qualité de l'information ! Oui, on est preneur, les citoyens sont preneurs, Notre Pays est preneur.
Mais, ce n'est pas sans risque, sans difficulté, sans contrainte !
Tes collaborateurs, sont-ils tous prêts à s'y risquer ?
Qualité;
Objectivité;
Réflexion;
Engagement;
Distanciation;
Approfondissement;
...
Voilà quelques maîtres mots qui accompagneraient bien un "mieux on le sait, mieux on se porte" !
Cela dit, nous devons reconnaître que depuis ces dernières années, NC1ère a fait de gros efforts pour diversifier ses émissions d'information, dont la campagne pour les promouvoir est le reflet; cette diversification va dans le sens du "MIEUX "; mon propos, ne nie pas ses efforts; il appelle à la vigilance ... Le mieux vaut mieux que le plus, j'insiste !
mercredi 27 novembre 2013
Le néo-populisme de Calédonie Ensemble
On peut jouer sur les mots, mais l'exigence démocratique l'autorise-t-elle ?
Samedi 23 novembre, à hippodrome de Nouméa, s'agissait-il d'un congrès ou d'un meeting ?
Les dirigeants et militants de Calédonie Ensemble, devaient-ils débattre et faire approuver un projet, des décisions politiques, par leurs adhérents et militants accrédités, ou cherchaient-ils une forme de plébiscite par le nombre (d'où le choix de l'hippodrome) ?
Ou, le problème de Calédonie Ensemble, est-il que leur leader, M. Philippe Gomès, cherche avec une permanence remarquable, jusqu'à l'absurde parfois, le plébiscite, debout, face au "peuple" qu'il harangue, faisant des allers-retours incessants avec son micro ?
Je souhaite qu'il ne nous prenne pas pour des abrutis ... Prêts à gober n'importe quelle affirmation sans réfléchir; des calédoniens qui réfléchissent, ça existe ...
Pour autant, je ne dénie pas à Philippe Gomès (et aux membres de son parti), d'être généreux, d'avoir de bonnes idées, un sens de la justice sociale et de vouloir le meilleur pour Notre Pays; cela, c'est sur le fond. Mais, sur la forme, cette arrogance à claironner que lui seul détient LA Vérité pour Notre Pays devient particulièrement détestable !
1500 adhérents et sympathisants annoncés au CONGRES de Calédonie Ensemble ! OK !
Or;
J'ai, comme beaucoup d'autres, reçu une invitation à participer à ce congrès, par téléphone, sur mon mobilis !!! Mais, je n'ai rien à voir, de près ou de loin avec ce parti !!!...
Cela veut dire que sans être membre de Calédonie Ensemble, j'avais l'occasion d'influencer sur ses décisions, de "remplir les tribunes" !?
Combien ont-ils été dans mon cas dans ces tribunes, venus au mieux sans autre intérêt que la curiosité (et, là, je suis généreux avec Calédonie Ensemble), au pire, pour le casse-croûte.
Cela n'a pas de sens !
Ou est-ce que cela veut dire que tout était décidé d'avance et que l'essentiel lors de ce soi-disant "congrès" était dans l'image propagandiste, celle de l'impact du nombre auprès du "peuple" incrédule grâce à des médias peu regardants !
Sauf à créditer Charlotte Risch de NC 1ère d'un peu de lucidité face à Philippe Gomès lors de l'interview de ce dernier au cours du journal télévisé .
Congrès ou meeting ?
L'amalgame ne coûte pas cher quand on méprise le peuple, l'ambition surfant sur sa crédulité, ses rancoeurs et ses peurs ...
...
Mais;
Soyons juste ...
Qu'en sera-t-il de la nature du congrès du RUMP à l'Arène du Sud, le week-end prochain ?
Hmm ?
Samedi 23 novembre, à hippodrome de Nouméa, s'agissait-il d'un congrès ou d'un meeting ?
Les dirigeants et militants de Calédonie Ensemble, devaient-ils débattre et faire approuver un projet, des décisions politiques, par leurs adhérents et militants accrédités, ou cherchaient-ils une forme de plébiscite par le nombre (d'où le choix de l'hippodrome) ?
Ou, le problème de Calédonie Ensemble, est-il que leur leader, M. Philippe Gomès, cherche avec une permanence remarquable, jusqu'à l'absurde parfois, le plébiscite, debout, face au "peuple" qu'il harangue, faisant des allers-retours incessants avec son micro ?
Je souhaite qu'il ne nous prenne pas pour des abrutis ... Prêts à gober n'importe quelle affirmation sans réfléchir; des calédoniens qui réfléchissent, ça existe ...
Pour autant, je ne dénie pas à Philippe Gomès (et aux membres de son parti), d'être généreux, d'avoir de bonnes idées, un sens de la justice sociale et de vouloir le meilleur pour Notre Pays; cela, c'est sur le fond. Mais, sur la forme, cette arrogance à claironner que lui seul détient LA Vérité pour Notre Pays devient particulièrement détestable !
1500 adhérents et sympathisants annoncés au CONGRES de Calédonie Ensemble ! OK !
Or;
J'ai, comme beaucoup d'autres, reçu une invitation à participer à ce congrès, par téléphone, sur mon mobilis !!! Mais, je n'ai rien à voir, de près ou de loin avec ce parti !!!...
Cela veut dire que sans être membre de Calédonie Ensemble, j'avais l'occasion d'influencer sur ses décisions, de "remplir les tribunes" !?
Combien ont-ils été dans mon cas dans ces tribunes, venus au mieux sans autre intérêt que la curiosité (et, là, je suis généreux avec Calédonie Ensemble), au pire, pour le casse-croûte.
Cela n'a pas de sens !
Ou est-ce que cela veut dire que tout était décidé d'avance et que l'essentiel lors de ce soi-disant "congrès" était dans l'image propagandiste, celle de l'impact du nombre auprès du "peuple" incrédule grâce à des médias peu regardants !
Sauf à créditer Charlotte Risch de NC 1ère d'un peu de lucidité face à Philippe Gomès lors de l'interview de ce dernier au cours du journal télévisé .
Congrès ou meeting ?
L'amalgame ne coûte pas cher quand on méprise le peuple, l'ambition surfant sur sa crédulité, ses rancoeurs et ses peurs ...
...
Mais;
Soyons juste ...
Qu'en sera-t-il de la nature du congrès du RUMP à l'Arène du Sud, le week-end prochain ?
Hmm ?
jeudi 14 novembre 2013
POUR ou CONTRE l'indépendance ?
Au seuil du transfert ou non des compétences régaliennes, donc de l'accession ou non "à la pleine souveraineté", je m'interroge !
Préalable:
Est-ce que "pleine souveraineté" équivaut à "indépendance" ? Ces termes coexistent dans la panoplie du langage politique calédonien sans qu'il soit certain que nos hommes ou femmes politiques les remplissent du même contenu ... Le terme "indépendance" me semblant plus connoté négativement dans la population non indépendantiste car ressenti comme une vraie et totale rupture; tandis que "pleine souveraineté" fait plus "soft" et semble laisser percevoir, en filigrane, le maintien d'un lien avec la future "ex-mère patrie", vrai, faux ? ... Bref, les mystères de la sémantique politicienne ne sont pas, eux, accessibles aux citoyens de base ! Et les "experts" qui se sont penchés sur le berceau des futurs possibles du futur pays-nouveau-né ne m'ont pas particulièrement éclairé sur l’ambiguïté de cette coexistence des termes (quant aux statuts de "sortie" possibles, ces experts ont été limpides!).
J'ai milité pour l'indépendance dans les années 70/80; et j'en suis fier. Cette revendication a été le seul vecteur politique de progrès dans une société néo-calédonienne encore très marquée, voire bloquée, dans son statut colonial où les Kanak étaient encore des "citoyens de seconde zone". Sans cette revendication, la Nouvelle-Calédonie n'aurait pas progressé; et c'est tout à l'honneur des militants de cette cause et à ses morts ...
Mais, en cette fin d'année 2013, je m'interroge, avec la sincérité que je dois à ces convictions qui m'ont animé durant des années, à mes amis politiques, à ma famille.
Suis-je prêt à franchir le Rubicon ? Cette feuille de "papier job" qui sépare la Nouvelle-Calédonie AUTONOME DANS la République Française DE la Kanaky(-Nouvelle-Calédonie ?) LIBRE et INDEPENDANTE ?
Pour savoir qu'entre deux points infiniment proches il existe un espace tout aussi infini, je sais que le pas à franchir peut être grand, très grand, trop grand ! Psychologiquement, par peur de l'avenir, par souci de sécurité (politique et économique), ou par manque d'ambition.
Mais, quel bonheur ce serait également de construire un pays libre plus juste, plus équilibré pour tous ses habitants, plus serein, avec une vraie interculturalité, par acculturation réciproque, fier d'apporter sa petite pierre originale et authentique dans le concert des nations pour une Terre Patrie (cf. Edgar Morin) meilleure. Bref, une sorte de modèle à construire ensemble !
Ainsi, j'ai décidé d'égrener pendant quelques temps et au fil de ce temps, des événements et de mes réflexions, les POUR et les CONTRE qui me feraient pencher vers l'option INDÉPENDANCE ou NON.
Attention!
Ce n'est pas le nombre de POUR ou de CONTRE qui ferait pencher la balance au moment du scrutin d'autodétermination, c'est la valeur de chaque POUR ou CONTRE, affectée d'un coefficient psychologique et sociologique, et pondérée par ce coefficient; l'un pouvant emporter la décision contre tous les autres ... Vous m'avez compris ?
POUR: Quand je vois le sort réservé aux "valeurs républicaines" en France:
Non respect de la commémoration du 11 novembre et des morts pour la France avec ces sifflets contre le Président de la République; je me dis que cette France-là n'est pas la mienne !
Ces faits, associés au racisme "anti-Taubira", étalé sans vergogne; NON, cette France-là je la quitte sans hésiter !
La France, à travers sa vie politique et médiatique actuelle, est loin d'incarner cette valeur cardinale qu'est le Respect, valeur que nous, les océaniens de toutes couleurs de Calédonie, appelons de nos vœux et faisons vivre malgré les difficultés ou les incompréhensions ...
POUR: Si on admet qu'il sera impossible de réussir une décolonisation de la Nouvelle-Calédonie (inscrite dans l'Accord de Nouméa) quand n'importe quel français ou européen peut venir s'y installer sans réserve ! La Nouvelle-Calédonie resterait donc une colonie(*) de peuplement pour laquelle la seule issue d'une réelle décolonisation serait l'indépendance avec un contrôle de l'immigration à ses frontières (aériennes et maritimes).
Problématique subsidiaire:
Peut-on décoloniser et permettre dans le même temps une installation sans réserve des populations du pays colonisateur dans le "futur-ex-pays-colonisé".
Résoudre ce paradoxe ! C'était bien là, il me semble, la fonction de la (trop) fameuse CITOYENNETÉ calédonienne, prévue dans l'Accord de 1998, et qui devait accoucher d'un Destin Commun; était-elle une fumisterie intellectuelle et une grosse tromperie politique ?
(*) Colonie: réunion de personnes parties d'un pays pour aller habiter, exploiter un autre (cf. Le Petit Robert).
CONTRE: Si on prévoit qu'après l'indépendance, les querelles politiciennes seront exacerbées dans un microcosme îlien et politicien où la course auX pouvoirS ne pourra plus être régulée par une puissance supérieure détenant entre ses mains la justice et l'armée ...
Donc, rester sous la protection de la Constitution Française garantirait la paix et la sécurité .Comme cela a été le cas durant ces 25 dernières années.
POUR: Si on continue à (con)fondre le Peuple Kanak dans une communauté au même titre que les autres communautés. La Nouvelle-Calédonie n'est pas la Réunion, ici il y a un peuple "premier"; ce que semble vouloir nier un certain discours populiste évoquant "à tour de mots" un peuple, LE peuple (*), "sui generis" comme ultime argument politique !
Trop d'hommes ou de femmes politiques, comme trop de calédoniens, citoyens ou non, se refusent encore à reconnaître que les Kanak forment un Peuple à part entière. C'est un malentendu majeur !
De mon point de vue, c'est cette reconnaissance, pleine et entière, authentique, qui peut fonder la communauté de destin au-delà des clichés.
Le Peuple Kanak dans sa totalité, que les Kanak soient indépendantistes ou non, souffre en silence de cette non reconnaissance, de ce déni d'existence. Et c'est pour cette raison fondamentale que plus des 3/4 du Peuple Kanak est en faveur de l'indépendance ...
(*) Un peuple, c'est comme une mayonnaise "maison", la somme de ses ingrédients ne suffit pas à la réussir, elle prend ou elle ne prend pas ! La réussite de la mayonnaise, tient à un coup de main, à la température, à l'atmosphère, en bref, tient du miracle ! Pas de la harangue ! (les cuisinières le savent bien, pas les politiciens ...).
A suivre ...
CONTRE: Si on considère que les flux financiers de la France vers la Nouvelle-Calédonie risquent de diminuer considérablement mettant en péril le niveau de vie des populations du pays, y compris celui des plus pauvres (?).
POUR: Peut-être l'indépendance est-elle le seul moyen de faire baisser le coût de la vie dans Notre Pays et de réduire les écarts indécents entre les plus hauts et les plus bas revenus ?
L'indépendance comme solution contre la vie chère ! (L'Intersyndicale "Vie Chère" y-a-t-elle pensé ?)
L'indépendance pour réussir la désindexation et revenir à une fourchette des salaires plus raisonnable !
ET
CONTRE: Car, l'écart entre les plus hauts revenus et les plus bas peut aussi se creuser considérablement dans un pays indépendant, et les inégalités devenir plus fortes encore, si les régulations s'effondrent et si la corruption s'installe.Ce genre de contre-exemple a malheureusement été fréquent au cours de l'histoire des décolonisations et indépendances.
A suivre ...
Préalable:
Est-ce que "pleine souveraineté" équivaut à "indépendance" ? Ces termes coexistent dans la panoplie du langage politique calédonien sans qu'il soit certain que nos hommes ou femmes politiques les remplissent du même contenu ... Le terme "indépendance" me semblant plus connoté négativement dans la population non indépendantiste car ressenti comme une vraie et totale rupture; tandis que "pleine souveraineté" fait plus "soft" et semble laisser percevoir, en filigrane, le maintien d'un lien avec la future "ex-mère patrie", vrai, faux ? ... Bref, les mystères de la sémantique politicienne ne sont pas, eux, accessibles aux citoyens de base ! Et les "experts" qui se sont penchés sur le berceau des futurs possibles du futur pays-nouveau-né ne m'ont pas particulièrement éclairé sur l’ambiguïté de cette coexistence des termes (quant aux statuts de "sortie" possibles, ces experts ont été limpides!).
J'ai milité pour l'indépendance dans les années 70/80; et j'en suis fier. Cette revendication a été le seul vecteur politique de progrès dans une société néo-calédonienne encore très marquée, voire bloquée, dans son statut colonial où les Kanak étaient encore des "citoyens de seconde zone". Sans cette revendication, la Nouvelle-Calédonie n'aurait pas progressé; et c'est tout à l'honneur des militants de cette cause et à ses morts ...
Mais, en cette fin d'année 2013, je m'interroge, avec la sincérité que je dois à ces convictions qui m'ont animé durant des années, à mes amis politiques, à ma famille.
Suis-je prêt à franchir le Rubicon ? Cette feuille de "papier job" qui sépare la Nouvelle-Calédonie AUTONOME DANS la République Française DE la Kanaky(-Nouvelle-Calédonie ?) LIBRE et INDEPENDANTE ?
Pour savoir qu'entre deux points infiniment proches il existe un espace tout aussi infini, je sais que le pas à franchir peut être grand, très grand, trop grand ! Psychologiquement, par peur de l'avenir, par souci de sécurité (politique et économique), ou par manque d'ambition.
Mais, quel bonheur ce serait également de construire un pays libre plus juste, plus équilibré pour tous ses habitants, plus serein, avec une vraie interculturalité, par acculturation réciproque, fier d'apporter sa petite pierre originale et authentique dans le concert des nations pour une Terre Patrie (cf. Edgar Morin) meilleure. Bref, une sorte de modèle à construire ensemble !
Ainsi, j'ai décidé d'égrener pendant quelques temps et au fil de ce temps, des événements et de mes réflexions, les POUR et les CONTRE qui me feraient pencher vers l'option INDÉPENDANCE ou NON.
Attention!
Ce n'est pas le nombre de POUR ou de CONTRE qui ferait pencher la balance au moment du scrutin d'autodétermination, c'est la valeur de chaque POUR ou CONTRE, affectée d'un coefficient psychologique et sociologique, et pondérée par ce coefficient; l'un pouvant emporter la décision contre tous les autres ... Vous m'avez compris ?
POUR: Quand je vois le sort réservé aux "valeurs républicaines" en France:
Non respect de la commémoration du 11 novembre et des morts pour la France avec ces sifflets contre le Président de la République; je me dis que cette France-là n'est pas la mienne !
Ces faits, associés au racisme "anti-Taubira", étalé sans vergogne; NON, cette France-là je la quitte sans hésiter !
La France, à travers sa vie politique et médiatique actuelle, est loin d'incarner cette valeur cardinale qu'est le Respect, valeur que nous, les océaniens de toutes couleurs de Calédonie, appelons de nos vœux et faisons vivre malgré les difficultés ou les incompréhensions ...
POUR: Si on admet qu'il sera impossible de réussir une décolonisation de la Nouvelle-Calédonie (inscrite dans l'Accord de Nouméa) quand n'importe quel français ou européen peut venir s'y installer sans réserve ! La Nouvelle-Calédonie resterait donc une colonie(*) de peuplement pour laquelle la seule issue d'une réelle décolonisation serait l'indépendance avec un contrôle de l'immigration à ses frontières (aériennes et maritimes).
Problématique subsidiaire:
Peut-on décoloniser et permettre dans le même temps une installation sans réserve des populations du pays colonisateur dans le "futur-ex-pays-colonisé".
Résoudre ce paradoxe ! C'était bien là, il me semble, la fonction de la (trop) fameuse CITOYENNETÉ calédonienne, prévue dans l'Accord de 1998, et qui devait accoucher d'un Destin Commun; était-elle une fumisterie intellectuelle et une grosse tromperie politique ?
(*) Colonie: réunion de personnes parties d'un pays pour aller habiter, exploiter un autre (cf. Le Petit Robert).
CONTRE: Si on prévoit qu'après l'indépendance, les querelles politiciennes seront exacerbées dans un microcosme îlien et politicien où la course auX pouvoirS ne pourra plus être régulée par une puissance supérieure détenant entre ses mains la justice et l'armée ...
Donc, rester sous la protection de la Constitution Française garantirait la paix et la sécurité .Comme cela a été le cas durant ces 25 dernières années.
POUR: Si on continue à (con)fondre le Peuple Kanak dans une communauté au même titre que les autres communautés. La Nouvelle-Calédonie n'est pas la Réunion, ici il y a un peuple "premier"; ce que semble vouloir nier un certain discours populiste évoquant "à tour de mots" un peuple, LE peuple (*), "sui generis" comme ultime argument politique !
Trop d'hommes ou de femmes politiques, comme trop de calédoniens, citoyens ou non, se refusent encore à reconnaître que les Kanak forment un Peuple à part entière. C'est un malentendu majeur !
De mon point de vue, c'est cette reconnaissance, pleine et entière, authentique, qui peut fonder la communauté de destin au-delà des clichés.
Le Peuple Kanak dans sa totalité, que les Kanak soient indépendantistes ou non, souffre en silence de cette non reconnaissance, de ce déni d'existence. Et c'est pour cette raison fondamentale que plus des 3/4 du Peuple Kanak est en faveur de l'indépendance ...
(*) Un peuple, c'est comme une mayonnaise "maison", la somme de ses ingrédients ne suffit pas à la réussir, elle prend ou elle ne prend pas ! La réussite de la mayonnaise, tient à un coup de main, à la température, à l'atmosphère, en bref, tient du miracle ! Pas de la harangue ! (les cuisinières le savent bien, pas les politiciens ...).
A suivre ...
CONTRE: Si on considère que les flux financiers de la France vers la Nouvelle-Calédonie risquent de diminuer considérablement mettant en péril le niveau de vie des populations du pays, y compris celui des plus pauvres (?).
POUR: Peut-être l'indépendance est-elle le seul moyen de faire baisser le coût de la vie dans Notre Pays et de réduire les écarts indécents entre les plus hauts et les plus bas revenus ?
L'indépendance comme solution contre la vie chère ! (L'Intersyndicale "Vie Chère" y-a-t-elle pensé ?)
L'indépendance pour réussir la désindexation et revenir à une fourchette des salaires plus raisonnable !
ET
CONTRE: Car, l'écart entre les plus hauts revenus et les plus bas peut aussi se creuser considérablement dans un pays indépendant, et les inégalités devenir plus fortes encore, si les régulations s'effondrent et si la corruption s'installe.Ce genre de contre-exemple a malheureusement été fréquent au cours de l'histoire des décolonisations et indépendances.
A suivre ...
dimanche 15 septembre 2013
MA fête de la Citoyenneté: MES histoires oubliées et MA mémoire perdue.
Citoyennes, citoyens:
"Y'en a qui disent que...":
"'faut oublier le passé, 'faut arrêter de regarder en arrière ..."
Ceux-là, "ben", ils vont droit dans le mur de ... derrière !
Parce que c'est de la VIE réelle dont il s'agit lorsqu'on évoque le passé ou qu'on prépare l'avenir; pas d'un passé idéalisé ou rejeté, ni d'un avenir rêvé, sous la forme de slogans souvent inaccessibles; dont les plus malins font un usage politique "intensif" ou auxquels, les plus crédules s'accrochent ...
Les gens qui ne veulent pas qu'on évoque le passé me fatiguent. Ils s'assoient sur nos souffrances ou nos souvenirs, bons et mauvais, pour nous donner mauvaise conscience et se construire une ... bonne conscience ! Et rater l'avenir de Notre Pays; en s'asseyant sur toutes ces petites histoires, de tout le monde et de chacun, dont, les miennes !
Peut-être, sont-ils contre toute commémoration ! Le 14 juillet, le 11 novembre, le 8 mai 45, Oradour, le Vel d'Hiv, ..., ou encore, en Nouvelle-Calédonie, le 24 septembre et le 26 juin !
Je ne pense pas comme "ces gens-là"; je crois que c'est parce qu'on n'oublie pas qu'on peut éviter que l'Histoire se répète; la Grande Histoire, celle dont on parle dans les livres et celle des grands historiens; ou, celles, petites histoires qui font nos vies au quotidien et qui peuvent nous la pourrir la vie.
Ainsi, dans cet article, j'évoquerai ces petites histoires dont ma mémoire garde quelques traces:
Histoires oubliées d'une mémoire (un peu) perdue !
Entre le 24 septembre 1853 et le 26 juin 1988, j'évoquerai ce que l'histoire commémorée oublie trop facilement à mon goût.
> Et d'abord, Hienghène, le guet-apens de décembre 1984, et la tuerie dont on parle si peu. "Hienghène, ou le désespoir calédonien" comme l'a si bien décrit Lionel Duroy dans son livre.
Ouvéa, 1988, c'était entre l'armée française et le FLNKS, dont acte.
Mais, Hienghène, 1984, c'était entre des colons, métisses ou assimilés, et des Kanak; et j'ai vu les photos par l'intermédiaire de mon ami militant Régis, j'ai vu les photos des cadavres des gens de Tiendanite morts ... ! Où en est-on du Grand Pardon entre la communauté "caldoche" et le peuple Kanak ?
Et nos chers "zoreilles" qu'y comprennent-ils ?
> Sans (?) rapport, il y a ces colons libres, arrivés avec le vent, ni bagnards, ni arabes, ni arrivés dans les frusques de Feuillet, ni viets, javanais et wallisiens, arrivés sous "contrats" forcés ... Non, simples migrants, fuyant la pauvreté, partis chercher "un avenir meilleur" (Philippe Lavil), comme cet arrière-grand-père, quittant un cirque de l'île Bourbon, Salazie, pour se poser au fond d'une grande vallée de la Côte Est. Il était pauvre et libre.
Pas intéressant ? Victimes de l'Histoire ou fabricants d'Histoire ?
> Il y a aussi le CACI (comité d'action contre l'indépendance), sorte d'OAS (organisation de l'armée secrète en Algérie) locale, qui sévissait pendant les événements; souvent sous forme de milices; comme à Poindimié, menaçant les (trop) sympathisants de la cause Kanak ... Je n'oublie pas ! ... Non, je n'oublie pas. Impossible. Mais peut-être, eux aussi avaient-ils peur ! Finalement, de toutes ces tribus qui "cernaient" les villages de la Côte Est. Jusqu'à quel point avaient-ils raison, d'avoir peur ?
> Et puis, il y a encore, de manière anecdotique (?) ces pâturages améliorés sur la Côte Ouest, dont certains éleveurs, dans les années 70/80, se faisaient les adeptes tout en défonçant méthodiquement toute trace de présence kanak en labourant dans tous les sens les anciens billons d'ignames ou tarodières visibles ... Disparu, le premier occupant; j'en ai été le témoin, un peu abasourdi !
Ce n'est pas fini ...
> Toutes ces violences durant les "Evénements" dont les kanak n'avaient pas l'exclusivité, loin de là ! Combien de familles kanak en gardent le souvenir, pourchassés dans les rues de Nouméa ou dans des villages, parfois terrorisés, subissant la nomadisation militaire dans les tribus ...
Mais violences subies aussi par des caldoches ou des "métros": comme le vieux cousin de mon père, Julien et sa femme, séquestrés à Tchamba par des "cagoulés" ... ou mon ami Paul, "métro" trop proche des Kanak au goût de certains, menacé par quelques caldoches et "pieds noirs" ou autres débarqués d'anciennes colonies françaises ! C'était à à Poindimié.
> Curieusement, et dans un tout autre registre, je me souviens, quand j'étais pensionnaire à Nouméa, des sirènes annonçant les prises de quarts à la SLN, rythmant la vie de toute la ville, et de tant de familles. Me rappelant avec force que cette vieille usine nous a marqué dans notre chair, comme elle a accompagné la vie de tant de calédoniens.
Alors, la balancer d'un revers de mot, la rejeter comme un vieil os rongé dont on ne supporte plus l'odeur ... Un peu facile, non ?
> Et puis, dans la petite histoire, et comme un anachronisme, un curieux épisode de la vie calédonienne me vient en mémoire: CABREL, dont une part de la population souhaitait boycotter la venue pour montrer sa désapprobation quant à certaines des prises de positions du chanteur, jugées trop en faveur des indépendantistes et des Kanak ... Finalement le chanteur avait annulé sa tournée en Calédonie. Drôle de victoire pour tous ces "blancs", par ailleurs très attachés à la liberté, l'égalité, la fraternité dans la République française ! Mais en Calédonie, on n'est pas à une contradiction près.
Pas de dépôt de gerbes pour mes histoires oubliées, pas de député, ni de gouverneur ou de ministre, ni de président de province, de gouvernement pour commémorer ces petites histoires oubliées; juste ces quelques petites fleurs déposées sur ma mémoire (un peu) perdue !
Mes enfants, comme les vôtres, vivent, certes, à l'heure d'internet et de la mondialisation, mais ils vivent, circulent, dorment, vont à l'école ... en Nouvelle-Calédonie, et en ... chair et en os, pas virtuellement.
"Hic et nunc" !
Alors il est interdit d'oublier; sous peine de voir l'histoire se répéter et nos mémoires, comme les leurs, continuer à engranger de la douleur ...
Pour éviter que la "Terre Violente" de Jacqueline Sénès, ne se rappelle à notre bon (?) souvenir.
Lucidité et principe de réalité doivent accompagner le rêve et l'idéal !
A suivre ...
Postscriptum du 25 septembre 2013:
Après avoir constaté à travers les compte-rendus des médias, écrits, parlés et télévisuels de ce week-end prolongé du 24 septembre, à quel point la volonté de beaucoup de monde de "ne pas oublier" était vive, je me suis pris à penser que je "radotais" un peu avec mes "histoires oubliées" ...
Mais, après réflexion, j'ose croire que non ! Car, la vraie question reste: que fait-on de ces rappels de mémoires ? Quelle est la portée de ces "commémorations" en tous genres ?
L'esprit de mon billet est de rappeler (mais comment le faire bien ?) que cette histoire est encore récente, notre mémoire bien souvent encore à vif et que ces souvenirs, douloureux ou non, nous ont marqués psychologiquement et physiquement, nous ont construits et parfois "déconstruits" ...
Alors nous devons tous faire preuve d'inventivité pédagogique pour transmettre cette histoire et faire en sorte qu'elle féconde l'invention de notre avenir !
Le quotidien vécu nous montre de manière têtue à quel point il y a loin des slogans, même les plus généreux, à la réalité !!!
...
"Y'en a qui disent que...":
"'faut oublier le passé, 'faut arrêter de regarder en arrière ..."
Ceux-là, "ben", ils vont droit dans le mur de ... derrière !
Parce que c'est de la VIE réelle dont il s'agit lorsqu'on évoque le passé ou qu'on prépare l'avenir; pas d'un passé idéalisé ou rejeté, ni d'un avenir rêvé, sous la forme de slogans souvent inaccessibles; dont les plus malins font un usage politique "intensif" ou auxquels, les plus crédules s'accrochent ...
Les gens qui ne veulent pas qu'on évoque le passé me fatiguent. Ils s'assoient sur nos souffrances ou nos souvenirs, bons et mauvais, pour nous donner mauvaise conscience et se construire une ... bonne conscience ! Et rater l'avenir de Notre Pays; en s'asseyant sur toutes ces petites histoires, de tout le monde et de chacun, dont, les miennes !
Peut-être, sont-ils contre toute commémoration ! Le 14 juillet, le 11 novembre, le 8 mai 45, Oradour, le Vel d'Hiv, ..., ou encore, en Nouvelle-Calédonie, le 24 septembre et le 26 juin !
Je ne pense pas comme "ces gens-là"; je crois que c'est parce qu'on n'oublie pas qu'on peut éviter que l'Histoire se répète; la Grande Histoire, celle dont on parle dans les livres et celle des grands historiens; ou, celles, petites histoires qui font nos vies au quotidien et qui peuvent nous la pourrir la vie.
Ainsi, dans cet article, j'évoquerai ces petites histoires dont ma mémoire garde quelques traces:
Histoires oubliées d'une mémoire (un peu) perdue !
Entre le 24 septembre 1853 et le 26 juin 1988, j'évoquerai ce que l'histoire commémorée oublie trop facilement à mon goût.
> Et d'abord, Hienghène, le guet-apens de décembre 1984, et la tuerie dont on parle si peu. "Hienghène, ou le désespoir calédonien" comme l'a si bien décrit Lionel Duroy dans son livre.
Ouvéa, 1988, c'était entre l'armée française et le FLNKS, dont acte.
Mais, Hienghène, 1984, c'était entre des colons, métisses ou assimilés, et des Kanak; et j'ai vu les photos par l'intermédiaire de mon ami militant Régis, j'ai vu les photos des cadavres des gens de Tiendanite morts ... ! Où en est-on du Grand Pardon entre la communauté "caldoche" et le peuple Kanak ?
Et nos chers "zoreilles" qu'y comprennent-ils ?
> Sans (?) rapport, il y a ces colons libres, arrivés avec le vent, ni bagnards, ni arabes, ni arrivés dans les frusques de Feuillet, ni viets, javanais et wallisiens, arrivés sous "contrats" forcés ... Non, simples migrants, fuyant la pauvreté, partis chercher "un avenir meilleur" (Philippe Lavil), comme cet arrière-grand-père, quittant un cirque de l'île Bourbon, Salazie, pour se poser au fond d'une grande vallée de la Côte Est. Il était pauvre et libre.
Pas intéressant ? Victimes de l'Histoire ou fabricants d'Histoire ?
> Il y a aussi le CACI (comité d'action contre l'indépendance), sorte d'OAS (organisation de l'armée secrète en Algérie) locale, qui sévissait pendant les événements; souvent sous forme de milices; comme à Poindimié, menaçant les (trop) sympathisants de la cause Kanak ... Je n'oublie pas ! ... Non, je n'oublie pas. Impossible. Mais peut-être, eux aussi avaient-ils peur ! Finalement, de toutes ces tribus qui "cernaient" les villages de la Côte Est. Jusqu'à quel point avaient-ils raison, d'avoir peur ?
> Et puis, il y a encore, de manière anecdotique (?) ces pâturages améliorés sur la Côte Ouest, dont certains éleveurs, dans les années 70/80, se faisaient les adeptes tout en défonçant méthodiquement toute trace de présence kanak en labourant dans tous les sens les anciens billons d'ignames ou tarodières visibles ... Disparu, le premier occupant; j'en ai été le témoin, un peu abasourdi !
Ce n'est pas fini ...
> Toutes ces violences durant les "Evénements" dont les kanak n'avaient pas l'exclusivité, loin de là ! Combien de familles kanak en gardent le souvenir, pourchassés dans les rues de Nouméa ou dans des villages, parfois terrorisés, subissant la nomadisation militaire dans les tribus ...
Mais violences subies aussi par des caldoches ou des "métros": comme le vieux cousin de mon père, Julien et sa femme, séquestrés à Tchamba par des "cagoulés" ... ou mon ami Paul, "métro" trop proche des Kanak au goût de certains, menacé par quelques caldoches et "pieds noirs" ou autres débarqués d'anciennes colonies françaises ! C'était à à Poindimié.
> Curieusement, et dans un tout autre registre, je me souviens, quand j'étais pensionnaire à Nouméa, des sirènes annonçant les prises de quarts à la SLN, rythmant la vie de toute la ville, et de tant de familles. Me rappelant avec force que cette vieille usine nous a marqué dans notre chair, comme elle a accompagné la vie de tant de calédoniens.
Alors, la balancer d'un revers de mot, la rejeter comme un vieil os rongé dont on ne supporte plus l'odeur ... Un peu facile, non ?
> Et puis, dans la petite histoire, et comme un anachronisme, un curieux épisode de la vie calédonienne me vient en mémoire: CABREL, dont une part de la population souhaitait boycotter la venue pour montrer sa désapprobation quant à certaines des prises de positions du chanteur, jugées trop en faveur des indépendantistes et des Kanak ... Finalement le chanteur avait annulé sa tournée en Calédonie. Drôle de victoire pour tous ces "blancs", par ailleurs très attachés à la liberté, l'égalité, la fraternité dans la République française ! Mais en Calédonie, on n'est pas à une contradiction près.
Pas de dépôt de gerbes pour mes histoires oubliées, pas de député, ni de gouverneur ou de ministre, ni de président de province, de gouvernement pour commémorer ces petites histoires oubliées; juste ces quelques petites fleurs déposées sur ma mémoire (un peu) perdue !
Mes enfants, comme les vôtres, vivent, certes, à l'heure d'internet et de la mondialisation, mais ils vivent, circulent, dorment, vont à l'école ... en Nouvelle-Calédonie, et en ... chair et en os, pas virtuellement.
"Hic et nunc" !
Alors il est interdit d'oublier; sous peine de voir l'histoire se répéter et nos mémoires, comme les leurs, continuer à engranger de la douleur ...
Pour éviter que la "Terre Violente" de Jacqueline Sénès, ne se rappelle à notre bon (?) souvenir.
Lucidité et principe de réalité doivent accompagner le rêve et l'idéal !
A suivre ...
Postscriptum du 25 septembre 2013:
Après avoir constaté à travers les compte-rendus des médias, écrits, parlés et télévisuels de ce week-end prolongé du 24 septembre, à quel point la volonté de beaucoup de monde de "ne pas oublier" était vive, je me suis pris à penser que je "radotais" un peu avec mes "histoires oubliées" ...
Mais, après réflexion, j'ose croire que non ! Car, la vraie question reste: que fait-on de ces rappels de mémoires ? Quelle est la portée de ces "commémorations" en tous genres ?
L'esprit de mon billet est de rappeler (mais comment le faire bien ?) que cette histoire est encore récente, notre mémoire bien souvent encore à vif et que ces souvenirs, douloureux ou non, nous ont marqués psychologiquement et physiquement, nous ont construits et parfois "déconstruits" ...
Alors nous devons tous faire preuve d'inventivité pédagogique pour transmettre cette histoire et faire en sorte qu'elle féconde l'invention de notre avenir !
Le quotidien vécu nous montre de manière têtue à quel point il y a loin des slogans, même les plus généreux, à la réalité !!!
...
jeudi 12 septembre 2013
Quelques mots paisibles dans le brouhaha ambiant ...
Petite méditation néo-calédonienne:
Conserver son CALME, retrouver le CALME ou faire place au CALME.
Être à l’ÉCOUTE, de soi, des autres, des oiseaux, de notre environnement, de l'univers.
Pour redécouvrir la PAIX, intérieure, relationnelle ou sociale.
Et accéder à la SÉRÉNITÉ, salvatrice et ... fondatrice;
Et ? ... et à la VOLUPTÉ !
Pour y parvenir ?
Faire preuve de PATIENCE.
Et garder CONFIANCE
CALME, ÉCOUTE, PAIX, SÉRÉNITÉ, VOLUPTÉ, PATIENCE, CONFIANCE ...
Ne vous y trompez pas, ces mots sont très exigeants et ne tolèrent aucune faiblesse ... ils sont force tranquille.
Et puis,
Ne trouvez-vous pas, en lisant ces sept mots, qu'ils sont comme un ÉCHO au pays du séjour paisible qu'évoquait Jean-Marie TJIBAOU ou dont Jean MARIOTTI était à la conquête !
Bon ! Maintenant, à chacun d'en trouver le chemin ... Quoique, à y regarder de plus près et en laissant résonner chacun d'eux dans notre tête, chaque mot devient chemin !
Conserver son CALME, retrouver le CALME ou faire place au CALME.
Être à l’ÉCOUTE, de soi, des autres, des oiseaux, de notre environnement, de l'univers.
Pour redécouvrir la PAIX, intérieure, relationnelle ou sociale.
Et accéder à la SÉRÉNITÉ, salvatrice et ... fondatrice;
Et ? ... et à la VOLUPTÉ !
Pour y parvenir ?
Faire preuve de PATIENCE.
Et garder CONFIANCE
CALME, ÉCOUTE, PAIX, SÉRÉNITÉ, VOLUPTÉ, PATIENCE, CONFIANCE ...
Ne vous y trompez pas, ces mots sont très exigeants et ne tolèrent aucune faiblesse ... ils sont force tranquille.
Et puis,
Ne trouvez-vous pas, en lisant ces sept mots, qu'ils sont comme un ÉCHO au pays du séjour paisible qu'évoquait Jean-Marie TJIBAOU ou dont Jean MARIOTTI était à la conquête !
Bon ! Maintenant, à chacun d'en trouver le chemin ... Quoique, à y regarder de plus près et en laissant résonner chacun d'eux dans notre tête, chaque mot devient chemin !
mercredi 13 mars 2013
La solution consensuelle est morte ! Vive les blocs opposés... l'affrontement, donc.
Etat des lieux un an avant les échéances de 2014.
Chacun fourbit ses armes ! C'est l'heure. 2014, c'est demain !
Et tous nos politiciens sont dans les "startings blocks". Quels qu'ils soient, malheureusement.
Je ne sais pas si je dois parler de Yanno, qui se prépare à (s')assurer un avenir (re-député, maire de Nouméa), pour continuer à vivre de la politique, sur le dos de quelques crédules franco-français ou de nouméens apeurés.
Je ne sais pas si je dois parler de Gomès, qui attend son heure, revanchard finalement assumé.
Je ne sais pas si je dois parler de Paul, qui gère sa province comme un état quasi indépendant ... dépendant pourtant des subsides de la France, des transferts des moyens avec celui des compétences, d'une clé de répartition favorable, de ses investissements en Corée, du nickel "pompé" à tout va !
Je ne sais pas si je dois parler de "Loulou", qui marque Gomès comme son ombre, avec raison (?), qu'il juge faire trop d'ombre à son peuple, Loulou qui sublime 2014 !
Je ne sais pas si je dois parler d'Harold, s'agrippant à son fauteuil, renaclant aux critiques dont il a été lui-même un fervent pourvoyeur.
Je ne sais pas si je dois parler de Pierre Frogier, inspiré tardivement, communiquant navrant, sur une corde raide.
Je ne sais pas si je dois parler de Daniel Goa, présidant, depuis peu, aux destinées de l'Union Calédonienne (!?). Saura-t-il, comme ses prédécesseurs inspirés, trouver la voie étroite pour sortir d'une impasse certaine.
Je ne sais pas si je dois parler de vous, de nous, de moi, égoïstes, gâtés par un si beau pays, incapables de nous élever à son image; peureux du lendemain et agrippés au jour le jour ... ou jouissant à l'idée d'y "foutre le bordel" !
...
La solution consensuelle est moribonde, elle a été usée jusqu'à la corde ... par des égos en mal d'être les premiers, les meilleurs (?), les éloquents, les riches, les potentats .. marchant sur nos têtes qui l'ont bien mérité. Plus de solution consensuelle pour l'avenir ! Normal, dans une société qui n'a rien de consensuelle !
OUI !
A partir de ce jour, la Solution Consensuelle Nouvelle est morte née.
...
Chacun de nos partis politiques fourbit ses armes pour 2014, et après ?
Quelques uns sont sur une stratégie de blocs, du rapport de force donc.
Yanno, c'est sûr !
Gomès de manière plus perverse, puisqu'il prétend représenter un "peuple calédonien" qui n'existe que dans son imaginaire démagogique comme ce drapeau commun revendiqué et tout aussi démagogique; mais à Calédonie Ensemble, aucune tête ne dépasse derrière la "tête-pensée-unique" du leader !
Au RUMP, Pierre Frogier semble vouloir réécrire l'histoire de la solution consensuelle, est-il armé (?!) pour l'imposer ?
D'autres, au FLNKS, ont une stratégie plus subtile, s'appuyant sur un corps électoral figé (une forme de rapport de forces), tellement figé et depuis si longtemps qu'il en est devenu "momifié" et complètement en contradiction avec une réalité qui l'a dépassé ... ou qui le dépassera ! Dans une stratégie institutionnelle courageuse, mais bien incertaine ... Si cette stratégie échouait, quelle serait l'alternative ?
...
Nous n'avons plus personne sur qui compter !
...
Je suis Néo-Calédonien, et je suis sans avenir, je vis sans avenir, je prépare mes enfants à assurer leur avenir sans trop compter sur l'avenir ...
Et mes frères Kanak, depuis quand sont-ils sans avenir ?
Et tous ces métros, venus chercher un avenir (meilleur ?) en Calédonie, ne brouillent-ils pas notre avenir ? Celui des Kanak ? Finalement, le leur (*)!
Et ces Wallisiens ici, comme chez eux, avec leurs chefferies; accepteraient-ils que nous, (Kanak, Caldoches, Métros) allions assurer notre avenir en nous installant par milliers à Wallis et Futuna (par exemple après l'indépendance de la Calédonie !) comme eux, le font ici !
Et, tant d'aveuglement traverse ces communautés.
Avons-nous, tous, ensemble, les uns et les autres, les uns contre les autres, les uns avec les autres, un avenir ?
...
L'avenir ?
Nouvelle solution consensuelle, rapports de force, statu-quo, référendums (**), indépendance, partition, etc. ?
Beaucoup de bavardages mais, aucune lisibilité, aucune visibilité pour l'avenir !
La (Kanaky-)Nouvelle-Calédonie fonce à tombeau ouvert, dans le brouillard, vers un avenir complètement incertain.
...
OUI !
Rien n'est bon ! L'avenir sent mauvais !
Il sent l'égoïsme mauvais, il sent le pouvoir mauvais, il sent l'argent mauvais, il sent la méfiance et la défiance mauvaises, il sent la dispute mauvaise... L'avenir sent mauvais.
Notre Pays nous échappe ! Lui avons-nous jamais appartenu ? Préférant qu'il nous appartienne ...
...
La démagogie va régner en maîtresse pensée !
...
Manque de capacité de réflexion, manque d'imagination, manque d'éducation (tout court ou) politique, manque d'analyse, manque d'affection, manque d'émotion ? Et manque de lucidité; cette lucidité qui permet de faire face à la réalité avec courage, responsabilité et humilité (trois mots qui n'ont pas trop leur place dans le verbe politique calédonien).
...
Il nous manquait Marine Le Pen, pour comble de tout, c'est fait !
...
Et pourtant, il y a tant de belles choses qui se font au quotidien, tant de progrès déjà accomplis, tant de bonheur à partager nos différentes cultures et de plaisir à vivre ensemble ! Comment préserver, voire approfondir tout cela ?
En s'affrontant ?
...
P.S. Je sais être critique vis-vis de nos politiciens, politiciennes; mais n'ont-ils pas voulu ou prétendu s'occuper de notre avenir en se présentant aux élections, ne sont-ils pas (bien) payés en tant qu'élus pour cela ?
...
(*) Au fait, que tout ce beau monde arrête de prétendre à intégrer le corps électoral spécial sous prétexte qu'ils participent à la richesse du Pays. Index de correction, enrichissement personnel, etc. ; ne profitent-ils pas largement de la Calédonie ? Et puis, ça ne gêne personne que nombre d'entre eux, comme de calédoniens, investissent massivement ailleurs, en France, en Australie, en Nouvelle-Zélande ! L'argent n'a pas de frontière et s'en"fout" des nationalités ! Qu'ils arrêtent de nous "bassiner" avec cet argument qui ne convainc qu'eux-mêmes et les crédules.
(**) A propos de référendum et pour ceux qui n'ont pas la mémoire nécessaire, le dernier référendum d'autodétermination ("pour" ou "contre" l'indépendance) en Nouvelle-Calédonie date du 13 septembre 1987 (avec une condition restrictive de résidence de 3 ans). Il avait vu le "non" à l'indépendance l'emportait à 98,3% pour une participation de 59,1%. Le FLNKS avait appelé à boycotté ce référendum. Résultat sur le terrain, les violences avaient redoublé !
Chacun fourbit ses armes ! C'est l'heure. 2014, c'est demain !
Et tous nos politiciens sont dans les "startings blocks". Quels qu'ils soient, malheureusement.
Je ne sais pas si je dois parler de Yanno, qui se prépare à (s')assurer un avenir (re-député, maire de Nouméa), pour continuer à vivre de la politique, sur le dos de quelques crédules franco-français ou de nouméens apeurés.
Je ne sais pas si je dois parler de Gomès, qui attend son heure, revanchard finalement assumé.
Je ne sais pas si je dois parler de Paul, qui gère sa province comme un état quasi indépendant ... dépendant pourtant des subsides de la France, des transferts des moyens avec celui des compétences, d'une clé de répartition favorable, de ses investissements en Corée, du nickel "pompé" à tout va !
Je ne sais pas si je dois parler de "Loulou", qui marque Gomès comme son ombre, avec raison (?), qu'il juge faire trop d'ombre à son peuple, Loulou qui sublime 2014 !
Je ne sais pas si je dois parler d'Harold, s'agrippant à son fauteuil, renaclant aux critiques dont il a été lui-même un fervent pourvoyeur.
Je ne sais pas si je dois parler de Pierre Frogier, inspiré tardivement, communiquant navrant, sur une corde raide.
Je ne sais pas si je dois parler de Daniel Goa, présidant, depuis peu, aux destinées de l'Union Calédonienne (!?). Saura-t-il, comme ses prédécesseurs inspirés, trouver la voie étroite pour sortir d'une impasse certaine.
Je ne sais pas si je dois parler de vous, de nous, de moi, égoïstes, gâtés par un si beau pays, incapables de nous élever à son image; peureux du lendemain et agrippés au jour le jour ... ou jouissant à l'idée d'y "foutre le bordel" !
...
La solution consensuelle est moribonde, elle a été usée jusqu'à la corde ... par des égos en mal d'être les premiers, les meilleurs (?), les éloquents, les riches, les potentats .. marchant sur nos têtes qui l'ont bien mérité. Plus de solution consensuelle pour l'avenir ! Normal, dans une société qui n'a rien de consensuelle !
OUI !
A partir de ce jour, la Solution Consensuelle Nouvelle est morte née.
...
Chacun de nos partis politiques fourbit ses armes pour 2014, et après ?
Quelques uns sont sur une stratégie de blocs, du rapport de force donc.
Yanno, c'est sûr !
Gomès de manière plus perverse, puisqu'il prétend représenter un "peuple calédonien" qui n'existe que dans son imaginaire démagogique comme ce drapeau commun revendiqué et tout aussi démagogique; mais à Calédonie Ensemble, aucune tête ne dépasse derrière la "tête-pensée-unique" du leader !
Au RUMP, Pierre Frogier semble vouloir réécrire l'histoire de la solution consensuelle, est-il armé (?!) pour l'imposer ?
D'autres, au FLNKS, ont une stratégie plus subtile, s'appuyant sur un corps électoral figé (une forme de rapport de forces), tellement figé et depuis si longtemps qu'il en est devenu "momifié" et complètement en contradiction avec une réalité qui l'a dépassé ... ou qui le dépassera ! Dans une stratégie institutionnelle courageuse, mais bien incertaine ... Si cette stratégie échouait, quelle serait l'alternative ?
...
Nous n'avons plus personne sur qui compter !
...
Je suis Néo-Calédonien, et je suis sans avenir, je vis sans avenir, je prépare mes enfants à assurer leur avenir sans trop compter sur l'avenir ...
Et mes frères Kanak, depuis quand sont-ils sans avenir ?
Et tous ces métros, venus chercher un avenir (meilleur ?) en Calédonie, ne brouillent-ils pas notre avenir ? Celui des Kanak ? Finalement, le leur (*)!
Et ces Wallisiens ici, comme chez eux, avec leurs chefferies; accepteraient-ils que nous, (Kanak, Caldoches, Métros) allions assurer notre avenir en nous installant par milliers à Wallis et Futuna (par exemple après l'indépendance de la Calédonie !) comme eux, le font ici !
Et, tant d'aveuglement traverse ces communautés.
Avons-nous, tous, ensemble, les uns et les autres, les uns contre les autres, les uns avec les autres, un avenir ?
...
L'avenir ?
Nouvelle solution consensuelle, rapports de force, statu-quo, référendums (**), indépendance, partition, etc. ?
Beaucoup de bavardages mais, aucune lisibilité, aucune visibilité pour l'avenir !
La (Kanaky-)Nouvelle-Calédonie fonce à tombeau ouvert, dans le brouillard, vers un avenir complètement incertain.
...
OUI !
Rien n'est bon ! L'avenir sent mauvais !
Il sent l'égoïsme mauvais, il sent le pouvoir mauvais, il sent l'argent mauvais, il sent la méfiance et la défiance mauvaises, il sent la dispute mauvaise... L'avenir sent mauvais.
Notre Pays nous échappe ! Lui avons-nous jamais appartenu ? Préférant qu'il nous appartienne ...
...
La démagogie va régner en maîtresse pensée !
...
Manque de capacité de réflexion, manque d'imagination, manque d'éducation (tout court ou) politique, manque d'analyse, manque d'affection, manque d'émotion ? Et manque de lucidité; cette lucidité qui permet de faire face à la réalité avec courage, responsabilité et humilité (trois mots qui n'ont pas trop leur place dans le verbe politique calédonien).
...
Il nous manquait Marine Le Pen, pour comble de tout, c'est fait !
...
Et pourtant, il y a tant de belles choses qui se font au quotidien, tant de progrès déjà accomplis, tant de bonheur à partager nos différentes cultures et de plaisir à vivre ensemble ! Comment préserver, voire approfondir tout cela ?
En s'affrontant ?
...
P.S. Je sais être critique vis-vis de nos politiciens, politiciennes; mais n'ont-ils pas voulu ou prétendu s'occuper de notre avenir en se présentant aux élections, ne sont-ils pas (bien) payés en tant qu'élus pour cela ?
...
(*) Au fait, que tout ce beau monde arrête de prétendre à intégrer le corps électoral spécial sous prétexte qu'ils participent à la richesse du Pays. Index de correction, enrichissement personnel, etc. ; ne profitent-ils pas largement de la Calédonie ? Et puis, ça ne gêne personne que nombre d'entre eux, comme de calédoniens, investissent massivement ailleurs, en France, en Australie, en Nouvelle-Zélande ! L'argent n'a pas de frontière et s'en"fout" des nationalités ! Qu'ils arrêtent de nous "bassiner" avec cet argument qui ne convainc qu'eux-mêmes et les crédules.
(**) A propos de référendum et pour ceux qui n'ont pas la mémoire nécessaire, le dernier référendum d'autodétermination ("pour" ou "contre" l'indépendance) en Nouvelle-Calédonie date du 13 septembre 1987 (avec une condition restrictive de résidence de 3 ans). Il avait vu le "non" à l'indépendance l'emportait à 98,3% pour une participation de 59,1%. Le FLNKS avait appelé à boycotté ce référendum. Résultat sur le terrain, les violences avaient redoublé !
lundi 25 février 2013
Etre kanak et ... SDF ! Quelque chose m'échappe !
Paradoxes de la modernité kanak:
La société kanak est traversée par de nombreux paradoxes, paradoxes qui fondent autant sa modernité, son actualité et sa richesse, qu'ils la déchirent ...
Etre squatter ...
Etre SDF ...
Etre Homme ou femme politique ... Et coutumier ...
Mais l'un de ces paradoxes qui me frappe le plus (parfois au sens propre !), c'est celui des SDF kanak, donc des "sans domicile fixe " kanak !!!
Comment peut-on être kanak, en (Kanaky-)Nouvelle-Calédonie, et ... sans domicile fixe !
Plus qu'un paradoxe, c'est une antinomie, que dis-je, une aberration, une absurdité ... et pourtant une réalité.
Donc, nous avons dans Notre Pays, des kanak qui n'ont pas de domicile fixe; au vu de la culture et de la coutume kanak comme de l'histoire du Peuple Kanak, cela signifie que des kanak n'ont pas de famille (cela se pourrait), de clans d'appartenance (cela devient difficile à penser), de lignée de référence (impossible à concevoir), de tertre d'origine, bref, de case tout simplement. Mais alors sont-ils encore "kanak" ? ...
Au secours, Téin Kanaké !
...
En clair:
Tous ces kanak qui "zonent" à Nouméa surtout, et parfois, et de plus en plus un peu partout en Nouvelle-Calédonie seraient sans "tertre fixe", sans clan de rattachement ? Ont-ils oublié leur nom ?
...
Que se passe-t-il ?
Ces kanak SDF, sont-ils des parias ?
Ont-ils été bannis de leurs tribus ?
Sont-ils devenus plus "blancs" que kanak pour oublier d'où ils viennent, d'où ils sortent, ou ne pas vouloir y retourner ?
Se sentent-ils mieux (j'insiste sur le "mieux") à "zonner" et à "taper le popper" ou le passant, qu'à retourner vivre à la tribu pour y prendre leur place (?) participer aux travaux collectifs, travailler aux champs, prendre en charge leurs Vieux et leurs Vieilles, leurs petits frères et leurs petites soeurs ... ou, militer (hem!);
Se sentent-ils, sont-ils rejetés par une société kanako-calédonienne impuissante à faire "vivre ensemble" tout son monde !
Ou,
Sont-ils une avant-garde guerrière mais "dormante" d'une contestation qui couve ou à venir ?
A moins ...
A moins que nous ayons là, devant les yeux, l'expression "popper-isée" (heu ! paupérisée) d'une soufrance ou d'une colère sourdes !
A moins que nous observions là des gens sans vergogne qui ont bien compris l'intérêt de vivre entre deux mondes, celui de la tribu et celui de la ville ... sans contrainte, d'où qu'elle vienne.
...
Les chefs de clans et les conseils de chefs de clans ont-ils l'intention de réagir ? Le souhaitent-ils ? Le veulent-ils ? Le peuvent-ils ? Doivent-ils le faire ?
...
Réfléchissez ! Ré-flé-chi-ssez !
Toutes mes questions sont (ou seront) des réponses ... autant que des questions tant qu'elles resteront sans réponses ... ??? !!!
Toujours sur ces questions de délinquance, de violence ouverte ou contenue ... Lisez:
http://chroniquekanakynouvellecaledonie.blogspot.com/2009/03/delinquance-avant-il-y-avait-moins-de.html
http://chroniquekanakynouvellecaledonie.blogspot.com/2009/01/une-violence-kanak-prvisible.html
http://chroniquekanakynouvellecaledonie.blogspot.com/2009/01/jai-lu-la-revue-juridique-politique-et.html
La société kanak est traversée par de nombreux paradoxes, paradoxes qui fondent autant sa modernité, son actualité et sa richesse, qu'ils la déchirent ...
Etre squatter ...
Etre SDF ...
Etre Homme ou femme politique ... Et coutumier ...
Mais l'un de ces paradoxes qui me frappe le plus (parfois au sens propre !), c'est celui des SDF kanak, donc des "sans domicile fixe " kanak !!!
Comment peut-on être kanak, en (Kanaky-)Nouvelle-Calédonie, et ... sans domicile fixe !
Plus qu'un paradoxe, c'est une antinomie, que dis-je, une aberration, une absurdité ... et pourtant une réalité.
Donc, nous avons dans Notre Pays, des kanak qui n'ont pas de domicile fixe; au vu de la culture et de la coutume kanak comme de l'histoire du Peuple Kanak, cela signifie que des kanak n'ont pas de famille (cela se pourrait), de clans d'appartenance (cela devient difficile à penser), de lignée de référence (impossible à concevoir), de tertre d'origine, bref, de case tout simplement. Mais alors sont-ils encore "kanak" ? ...
Au secours, Téin Kanaké !
...
En clair:
Tous ces kanak qui "zonent" à Nouméa surtout, et parfois, et de plus en plus un peu partout en Nouvelle-Calédonie seraient sans "tertre fixe", sans clan de rattachement ? Ont-ils oublié leur nom ?
...
Que se passe-t-il ?
Ces kanak SDF, sont-ils des parias ?
Ont-ils été bannis de leurs tribus ?
Sont-ils devenus plus "blancs" que kanak pour oublier d'où ils viennent, d'où ils sortent, ou ne pas vouloir y retourner ?
Se sentent-ils mieux (j'insiste sur le "mieux") à "zonner" et à "taper le popper" ou le passant, qu'à retourner vivre à la tribu pour y prendre leur place (?) participer aux travaux collectifs, travailler aux champs, prendre en charge leurs Vieux et leurs Vieilles, leurs petits frères et leurs petites soeurs ... ou, militer (hem!);
Se sentent-ils, sont-ils rejetés par une société kanako-calédonienne impuissante à faire "vivre ensemble" tout son monde !
Ou,
Sont-ils une avant-garde guerrière mais "dormante" d'une contestation qui couve ou à venir ?
A moins ...
A moins que nous ayons là, devant les yeux, l'expression "popper-isée" (heu ! paupérisée) d'une soufrance ou d'une colère sourdes !
A moins que nous observions là des gens sans vergogne qui ont bien compris l'intérêt de vivre entre deux mondes, celui de la tribu et celui de la ville ... sans contrainte, d'où qu'elle vienne.
...
Les chefs de clans et les conseils de chefs de clans ont-ils l'intention de réagir ? Le souhaitent-ils ? Le veulent-ils ? Le peuvent-ils ? Doivent-ils le faire ?
...
Réfléchissez ! Ré-flé-chi-ssez !
Toutes mes questions sont (ou seront) des réponses ... autant que des questions tant qu'elles resteront sans réponses ... ??? !!!
Toujours sur ces questions de délinquance, de violence ouverte ou contenue ... Lisez:
http://chroniquekanakynouvellecaledonie.blogspot.com/2009/03/delinquance-avant-il-y-avait-moins-de.html
http://chroniquekanakynouvellecaledonie.blogspot.com/2009/01/une-violence-kanak-prvisible.html
http://chroniquekanakynouvellecaledonie.blogspot.com/2009/01/jai-lu-la-revue-juridique-politique-et.html
samedi 9 février 2013
Insécurité et vie chère: comment le diable se mord la queue !
ATTENTION, réflexion non politiquement correcte ! Mais assumée, rassurez-vous.
...
Mais, un paradoxe bien calédonien !
...
un cercle vicieux ?
je vais faire mes petites courses au magasin du coin, un vigile se tient près de la porte. Pourtant, ce magasin est un PETIT magasin de quartier, qui dépanne les clients de proximité. Combien lui coûte ce vigile ? Qui, au final, paie ce vigile ?
La ville de Nouméa et celles du "Grand Nouméa" embauchent à tout va, agents municipaux de police, auxiliaires de proximité ... Qui va les payer ? Peut-être la modification de la clé de répartition en faveur de la Province Sud ? Puisque celle-ci subventionne Nouméa et ses villes satellites pour faire face à cette dépense (et qu'une bonne part de la cause de cette insécurité serait due à des gens venus des autres provinces à majorité kanak travailler ou étudier ou emprisonnés dans le Sud; troublant, non comme raisonnement, comme "non-dit" ... Hem !) !
Nombre d'entreprises font appel à des sociétés de gardiennage ou des vigiles ...
Combien cela coûte au final, quelle marge cela "bouffe-t-il" ou dans quelle mesure les marges doivent-elles être augmentées pour couvrir ces dépenses "collatérales"!
La délinquance qui fait peur, mais ne fait-elle pas vivre une économie qui se réjouit ?
Les syndicats qui se mobilisent contre "la vie chère", que ne dénoncent-ils pas cette insécurité qui la favorise en prenant leur part de responsabilité dans la cohésion sociale et morale de la société calédonienne !
Et nos politiques (de quelque bord qu'ils soient) ne se jouent-ils pas de cette même vie chère ... et de l'insécurité comme d'un fond de commerce électoral ?
Tout ce beau monde ne profite-t-il pas de ce phénomène ... qu'ils entretiennent d'une façon ou d'une autre ?
...
Un cercle vertueux ?
Tout cela finalement procure du travail à de nombreuses personnes sans ou avec peu de qualifications qui vont "gardienner" tous ces lieux sensibles, petits, grands magasins, parcs municipaux, boîtes de nuit, et autres lieux susceptibles d'être "mal famés" ou d'attirer quelques petits ou grands prédateurs.
Alors, l'insécurité contribuant à "la vie chère" n'aurait-elle pas la vertu de favoriser la création d'emplois !!!
Drôle de cercle vertueux, n'est-ce-pas ?
Et nos politiciens (de quelque bord qu'ils soient) d'exploiter ce trouble socio-politique pour surfer sur l'une ou l'autre des vagues qui les portera au firmament du microcosme politique calédonien (la vague de l'insécurité toujours porteuse politiquement, la vague de la reconnaissance pour le travail fournit aux agents de sécurité ou encore la vague de la peur qui submerge bon nombre d'électeurs versus la vague d'une déstabilisation sociétale et politique potentielle que représente cette délinquance !)... pour finalement assurer leur élection ou leur réélection !
...
Alors;
Je me pose la question:
A qui profite ce "crime" ?
...
Quand tout ce beau monde (politico-syndical(*)) s'attache à si mal entretenir ce qu'ils ont commis: un soi-disant "destin commun" dont on s'éloigne aussi vite que la délinquance augmente !!!
Parce que, au fond, c'est toujours de la cohésion sociale de la société calédonienne multi-ethnique et multiculturelle dont il s'agit ... et de la cohérence des actions, individuelles, collectives, publiques ... et politiques !
De la responsabilité de TOUS et de CHACUN au fond (et personne ne peut s'en absoudre, qu'il soit honnête citoyen ou citoyen délinquant !).
...
Euh !
...
Bonne réflexion !
Et n'oubliez pas de fermer votre porte à clef !
Au fait! Avez-vous vérifier si votre voiture est fermée à clef également!
Mais laissez votre flingot dans son armoire, c'est une mauvaise idée d'y ... penser.
Et vous, délinquants potentiels, à 80% kanak, tenez-vous à l'abri de toute provocation, facile (ça peut faire du bien dans la tête), mais par trop contre-productive !
Quel est l'enjeu, inavoué par tous et par chacun, de toute cette agitation ?
(*) Je sais évidemment qu'il n'est pas dans la fonction des syndicats d'assurer la sécurité publique, mais c'est bien eux qui ont soulevé le problème de "la vie chère" dont ce billet est le thème presque principal ...
Dans le même registre consulter:
http://chroniquekanakynouvellecaledonie.blogspot.com/2009/10/la-citoyennete-comme-un-solution.html
http://chroniquekanakynouvellecaledonie.blogspot.com/2009/03/delinquance-avant-il-y-avait-moins-de.html
...
Mais, un paradoxe bien calédonien !
...
un cercle vicieux ?
je vais faire mes petites courses au magasin du coin, un vigile se tient près de la porte. Pourtant, ce magasin est un PETIT magasin de quartier, qui dépanne les clients de proximité. Combien lui coûte ce vigile ? Qui, au final, paie ce vigile ?
La ville de Nouméa et celles du "Grand Nouméa" embauchent à tout va, agents municipaux de police, auxiliaires de proximité ... Qui va les payer ? Peut-être la modification de la clé de répartition en faveur de la Province Sud ? Puisque celle-ci subventionne Nouméa et ses villes satellites pour faire face à cette dépense (et qu'une bonne part de la cause de cette insécurité serait due à des gens venus des autres provinces à majorité kanak travailler ou étudier ou emprisonnés dans le Sud; troublant, non comme raisonnement, comme "non-dit" ... Hem !) !
Nombre d'entreprises font appel à des sociétés de gardiennage ou des vigiles ...
Combien cela coûte au final, quelle marge cela "bouffe-t-il" ou dans quelle mesure les marges doivent-elles être augmentées pour couvrir ces dépenses "collatérales"!
La délinquance qui fait peur, mais ne fait-elle pas vivre une économie qui se réjouit ?
Les syndicats qui se mobilisent contre "la vie chère", que ne dénoncent-ils pas cette insécurité qui la favorise en prenant leur part de responsabilité dans la cohésion sociale et morale de la société calédonienne !
Et nos politiques (de quelque bord qu'ils soient) ne se jouent-ils pas de cette même vie chère ... et de l'insécurité comme d'un fond de commerce électoral ?
Tout ce beau monde ne profite-t-il pas de ce phénomène ... qu'ils entretiennent d'une façon ou d'une autre ?
...
Un cercle vertueux ?
Tout cela finalement procure du travail à de nombreuses personnes sans ou avec peu de qualifications qui vont "gardienner" tous ces lieux sensibles, petits, grands magasins, parcs municipaux, boîtes de nuit, et autres lieux susceptibles d'être "mal famés" ou d'attirer quelques petits ou grands prédateurs.
Alors, l'insécurité contribuant à "la vie chère" n'aurait-elle pas la vertu de favoriser la création d'emplois !!!
Drôle de cercle vertueux, n'est-ce-pas ?
Et nos politiciens (de quelque bord qu'ils soient) d'exploiter ce trouble socio-politique pour surfer sur l'une ou l'autre des vagues qui les portera au firmament du microcosme politique calédonien (la vague de l'insécurité toujours porteuse politiquement, la vague de la reconnaissance pour le travail fournit aux agents de sécurité ou encore la vague de la peur qui submerge bon nombre d'électeurs versus la vague d'une déstabilisation sociétale et politique potentielle que représente cette délinquance !)... pour finalement assurer leur élection ou leur réélection !
...
Alors;
Je me pose la question:
A qui profite ce "crime" ?
...
Quand tout ce beau monde (politico-syndical(*)) s'attache à si mal entretenir ce qu'ils ont commis: un soi-disant "destin commun" dont on s'éloigne aussi vite que la délinquance augmente !!!
Parce que, au fond, c'est toujours de la cohésion sociale de la société calédonienne multi-ethnique et multiculturelle dont il s'agit ... et de la cohérence des actions, individuelles, collectives, publiques ... et politiques !
De la responsabilité de TOUS et de CHACUN au fond (et personne ne peut s'en absoudre, qu'il soit honnête citoyen ou citoyen délinquant !).
...
Euh !
...
Bonne réflexion !
Et n'oubliez pas de fermer votre porte à clef !
Au fait! Avez-vous vérifier si votre voiture est fermée à clef également!
Mais laissez votre flingot dans son armoire, c'est une mauvaise idée d'y ... penser.
Et vous, délinquants potentiels, à 80% kanak, tenez-vous à l'abri de toute provocation, facile (ça peut faire du bien dans la tête), mais par trop contre-productive !
Quel est l'enjeu, inavoué par tous et par chacun, de toute cette agitation ?
(*) Je sais évidemment qu'il n'est pas dans la fonction des syndicats d'assurer la sécurité publique, mais c'est bien eux qui ont soulevé le problème de "la vie chère" dont ce billet est le thème presque principal ...
Dans le même registre consulter:
http://chroniquekanakynouvellecaledonie.blogspot.com/2009/10/la-citoyennete-comme-un-solution.html
http://chroniquekanakynouvellecaledonie.blogspot.com/2009/03/delinquance-avant-il-y-avait-moins-de.html
mercredi 5 décembre 2012
Retour aux cases de départ ... Celles qui n'étaient pas dans la ville !
J'ai préféré ne pas réagir "à chaud" à toutes les péripéties qui ont entouré l'implantation, l'occupation puis la destruction des cases construites dans Nouméa à l'occasion des fêtes de la citoyenneté de septembre dernier (drôle de fête et drôle de citoyenneté).
Beaucoup (trop ?) de choses ont été dites et écrites sur le sujet. Alors pour ma part je voulais simplement évoquer une période de l'histoire récente de Notre Pays; récente pour moi, lointaine pour d'autres et ignorée pour beaucoup, voire enterrée !
Cette période, à la fin des années soixante-dix et au début des années quatre-vingt, c'est celle des "cases symboliques" que les Kanak construisaient sur les terres des colons (*) pour afficher leur revendication. Ces "occupations de terres" ont bouleversé la Brousse Calédonienne, la vie des colons et la relation de ces derniers avec leurs voisins "les indigènes" (comme ils les nommaient à l'époque).
Cette évocation m'est venue sans forcer, naturellement, accompagnée du souvenir d'une prise de conscience brutale à l'époque: la TERRE représentait LE contentieux majeur entre le Peuple Kanak et les Calédoniens non kanak (descendants de colons "blancs", javanais, etc).
En cette période, Nouméa continuait à vivre sur son petit nuage ... Et je me souviens avoir pensé: "un jour ou l'autre, Nouméa n'échappera pas à la revendication kanak, sous une forme ou une autre, peut-être sociale ou culturelle, voire économique". Trente ans après les premières revendications de terres, au début des années 2000, avec les revendications dures de l'USTKE, Nouméa a commencé à réaliser que les Kanak existaient dans le domaine social et économique, en tout cas ils voulaient exister. Le contentieux entre Kanak et Non-Kanak s'est déplacé ... Pour porter sur le TRAVAIL ?
L'histoire continuait ...
Et, cette année des "cases symboliques" kanak ont occupé La Ville ...!!!
Et, l'histoire de la Nouvelle-Calédonie continue à bégayer ...
Juste retour des choses ? Ou plutôt juste une nouvelle étape de la longue lutte des Kanak pour affirmer leur identité, pour conquérir leur juste place dans un pays, le leur, que trop de gens à la mentalité rabougrie, leur dénient encore, ouvertement ou de manière subliminale ...
Mais, NOUS, ceux dont les terres ont été revendiquées ou leurs descendants, nous qui avons souffert en ces périodes troublées, nous qui n'avions pas toujours compris la revendication kanak, nous qui avions compris que Notre Pays ne pouvait plus rester en l'état, nous qui essayons d'oublier ...
NOUS, nous espérions de la Citoyenneté Calédonienne prévue dans l'Accord de Nouméa, comme un rêve pour dépasser et transcender nos différences ... Qu'est-elle devenue, qu'en ont-ils fait, qu'en avons-nous fait ?
RIEN.
Et le "Destin Commun" est devenu un véritable cache-misère !
(*) Pour mes lecteurs non au fait de l'histoire calédonienne, le sens du terme de "colon" tel que je l'emploie ici ne doit pas être confondu avec celui qui est employé à l'heure actuelle en Israël et en Palestine ... A moins que ... A moins qu'avec tout ce monde qui débarque sans qu'une véritable, authentique et régulatrice Citoyenneté Calédonienne ne soit mise en place, on aboutisse à une nouvelle colonisation de la Nouvelle-Calédonie (en tout cas, les Kanak pourraient recevoir comme tel ce phénomène)! Et là, Notre Pays aurait du souci à se faire: la période de paix des accords serait révolue, l'instabilité serait à prévoir (dont l'insécurité latente est une forme), le retour en arrière serait assuré.
Sur des thèmes semblables (histoire, mémoire, mentalité, citoyenneté), consulter:
http://chroniquekanakynouvellecaledonie.blogspot.com/2010/11/de-la-memoire-de-la-memoire-et-des.html
http://chroniquekanakynouvellecaledonie.blogspot.com/2011/03/les-mentalites-nont-pas-change-ou-un_30.html
http://chroniquekanakynouvellecaledonie.blogspot.com/2009/03/delinquance-avant-il-y-avait-moins-de.html
http://www.chroniquekanakynouvellecaledonie.blogspot.com/2009/10/la-citoyennete-comme-un-solution.html
Beaucoup (trop ?) de choses ont été dites et écrites sur le sujet. Alors pour ma part je voulais simplement évoquer une période de l'histoire récente de Notre Pays; récente pour moi, lointaine pour d'autres et ignorée pour beaucoup, voire enterrée !
Cette période, à la fin des années soixante-dix et au début des années quatre-vingt, c'est celle des "cases symboliques" que les Kanak construisaient sur les terres des colons (*) pour afficher leur revendication. Ces "occupations de terres" ont bouleversé la Brousse Calédonienne, la vie des colons et la relation de ces derniers avec leurs voisins "les indigènes" (comme ils les nommaient à l'époque).
Cette évocation m'est venue sans forcer, naturellement, accompagnée du souvenir d'une prise de conscience brutale à l'époque: la TERRE représentait LE contentieux majeur entre le Peuple Kanak et les Calédoniens non kanak (descendants de colons "blancs", javanais, etc).
En cette période, Nouméa continuait à vivre sur son petit nuage ... Et je me souviens avoir pensé: "un jour ou l'autre, Nouméa n'échappera pas à la revendication kanak, sous une forme ou une autre, peut-être sociale ou culturelle, voire économique". Trente ans après les premières revendications de terres, au début des années 2000, avec les revendications dures de l'USTKE, Nouméa a commencé à réaliser que les Kanak existaient dans le domaine social et économique, en tout cas ils voulaient exister. Le contentieux entre Kanak et Non-Kanak s'est déplacé ... Pour porter sur le TRAVAIL ?
L'histoire continuait ...
Et, cette année des "cases symboliques" kanak ont occupé La Ville ...!!!
Et, l'histoire de la Nouvelle-Calédonie continue à bégayer ...
Juste retour des choses ? Ou plutôt juste une nouvelle étape de la longue lutte des Kanak pour affirmer leur identité, pour conquérir leur juste place dans un pays, le leur, que trop de gens à la mentalité rabougrie, leur dénient encore, ouvertement ou de manière subliminale ...
Mais, NOUS, ceux dont les terres ont été revendiquées ou leurs descendants, nous qui avons souffert en ces périodes troublées, nous qui n'avions pas toujours compris la revendication kanak, nous qui avions compris que Notre Pays ne pouvait plus rester en l'état, nous qui essayons d'oublier ...
NOUS, nous espérions de la Citoyenneté Calédonienne prévue dans l'Accord de Nouméa, comme un rêve pour dépasser et transcender nos différences ... Qu'est-elle devenue, qu'en ont-ils fait, qu'en avons-nous fait ?
RIEN.
Et le "Destin Commun" est devenu un véritable cache-misère !
(*) Pour mes lecteurs non au fait de l'histoire calédonienne, le sens du terme de "colon" tel que je l'emploie ici ne doit pas être confondu avec celui qui est employé à l'heure actuelle en Israël et en Palestine ... A moins que ... A moins qu'avec tout ce monde qui débarque sans qu'une véritable, authentique et régulatrice Citoyenneté Calédonienne ne soit mise en place, on aboutisse à une nouvelle colonisation de la Nouvelle-Calédonie (en tout cas, les Kanak pourraient recevoir comme tel ce phénomène)! Et là, Notre Pays aurait du souci à se faire: la période de paix des accords serait révolue, l'instabilité serait à prévoir (dont l'insécurité latente est une forme), le retour en arrière serait assuré.
Sur des thèmes semblables (histoire, mémoire, mentalité, citoyenneté), consulter:
http://chroniquekanakynouvellecaledonie.blogspot.com/2010/11/de-la-memoire-de-la-memoire-et-des.html
http://chroniquekanakynouvellecaledonie.blogspot.com/2011/03/les-mentalites-nont-pas-change-ou-un_30.html
http://chroniquekanakynouvellecaledonie.blogspot.com/2009/03/delinquance-avant-il-y-avait-moins-de.html
http://www.chroniquekanakynouvellecaledonie.blogspot.com/2009/10/la-citoyennete-comme-un-solution.html
lundi 1 octobre 2012
"On nous prend pour des abrutis !" Explication de texte !
"On nous prend pour des abrutis, on nous prend pour des cons" ...
C'est vrai que je, ou peut-être vous, nous (?), employons souvent cette expression par dépit ou par colère, en réaction à ces discours ou interventions, d'une nature ou d'une autre, auxquels nous sommes soumis, sans possibilité de réagir.
Frustrés !?
Trop souvent, l'homme ou la femme politique, (parfois aussi, quelqu'éditorialiste, commentateur ou animateur de médias), tient un discours simplificateur, manipulateur, harangueur, ou encore flatteur ...
Trop rarement il s'adresse à l'Intelligence, à notre intelligence, à l'intelligence du citoyen que nous sommes. Comme un déni !
C'est, en tout cas, pour ma part, un ressenti fréquent et fort !
Bon !
A moins que la nature du discours de nos politiques soit synchronisée sur ce que nous souhaitons entendre !
A moins que la nature du discours ne soit que le miroir de ce que nous avons dans la tête !
Notre cerveau brossé dans le sens du poil; car il peut en avoir du poil, notre cerveau, comme celui qui est dans la main qui ne travaille pas ! Quand notre cerveau refuse de réfléchir, préférant la facilité d'une harangue qui le flatte.
Alors, dans ce cas, c'est bien le citoyen, l'électeur, qui est le responsable, comme dans la fable de La Fontaine où le flatteur vit aux dépens de celui qui l'écoute ! Et finalement les hommes et femmes politiques vivent bien de nos votes et de nos deniers ...
Encore une fois, à titre personnel, je souffre de ces interventions ou de cette communication intellectuellement aliénantes.
C'est ce côté très réducteur de la politique et de sa fille bâtarde, la commmunication, la "com" comme "ils" disent qui m'est devenu insupportable !
Assez de flagorneries ! Oserais-je !
Haro sur sur les flagorneurs.
Ne pariez pas sur l'intelligence que vous êtes incapable de reconnaître chez vos concitoyens et encore moins de solliciter !
Sinon, l'alternative est simple:
Prenez des risques, exposez-vous, expliquez (ce qui est différent de "communiquez"), proposez, éduquez aussi ! Peut-être aurons-nous alors une chance de faire progresser Notre Pays !
Et de préparer son avenir, Notre Avenir.
Et, je pourrais enfin arrêter de m'énerver devant la télé ou la radio en râlant: "il nous prennent vraiment pour des abrutis !"
C'est vrai que je, ou peut-être vous, nous (?), employons souvent cette expression par dépit ou par colère, en réaction à ces discours ou interventions, d'une nature ou d'une autre, auxquels nous sommes soumis, sans possibilité de réagir.
Frustrés !?
Trop souvent, l'homme ou la femme politique, (parfois aussi, quelqu'éditorialiste, commentateur ou animateur de médias), tient un discours simplificateur, manipulateur, harangueur, ou encore flatteur ...
Trop rarement il s'adresse à l'Intelligence, à notre intelligence, à l'intelligence du citoyen que nous sommes. Comme un déni !
C'est, en tout cas, pour ma part, un ressenti fréquent et fort !
Bon !
A moins que la nature du discours de nos politiques soit synchronisée sur ce que nous souhaitons entendre !
A moins que la nature du discours ne soit que le miroir de ce que nous avons dans la tête !
Notre cerveau brossé dans le sens du poil; car il peut en avoir du poil, notre cerveau, comme celui qui est dans la main qui ne travaille pas ! Quand notre cerveau refuse de réfléchir, préférant la facilité d'une harangue qui le flatte.
Alors, dans ce cas, c'est bien le citoyen, l'électeur, qui est le responsable, comme dans la fable de La Fontaine où le flatteur vit aux dépens de celui qui l'écoute ! Et finalement les hommes et femmes politiques vivent bien de nos votes et de nos deniers ...
Encore une fois, à titre personnel, je souffre de ces interventions ou de cette communication intellectuellement aliénantes.
C'est ce côté très réducteur de la politique et de sa fille bâtarde, la commmunication, la "com" comme "ils" disent qui m'est devenu insupportable !
Assez de flagorneries ! Oserais-je !
Haro sur sur les flagorneurs.
Ne pariez pas sur l'intelligence que vous êtes incapable de reconnaître chez vos concitoyens et encore moins de solliciter !
Sinon, l'alternative est simple:
Prenez des risques, exposez-vous, expliquez (ce qui est différent de "communiquez"), proposez, éduquez aussi ! Peut-être aurons-nous alors une chance de faire progresser Notre Pays !
Et de préparer son avenir, Notre Avenir.
Et, je pourrais enfin arrêter de m'énerver devant la télé ou la radio en râlant: "il nous prennent vraiment pour des abrutis !"
jeudi 27 septembre 2012
A Charly Pidjot.
Il aimait à m'appeler par le terme "Vieux", avec respect. Cela me faisait tout drôle, je me sentais honoré. Je ne savais pas que nous avions dix années d'écart, je viens d'avoir soixante ans ! Il en avait cinquante, trop jeune !
Je réalisais alors que lorsque je suis entré à l'Union Calédonienne, en 1977, j'avais 25 ans, que je fréquentais la tribu de La Conception pour aller chez le Vieux député Rock Pidjot; il devait déjà être là, dans les "parages", dans les familles, encore bien jeune, à 15 ans.
Je regrette Charly, il avait une vision de l'avenir ! J'ai eu l'occasion de lui en faire la remarque en l'engageant à COMMUNIQUER sur sa vision; car une vision tient plus de l'intuition que du raisonnement rationnel ! Et tout le monde n'est pas censé accéder spontanément à une vision !
Il en va de même pour Pierre Frogier, d'ailleurs, dans cette histoire de drapeau et de partage des pouvoirs !
Charly marchait sur une ligne de crête, moralement fort, physiquement affaibli. Il a trébuché, il est tombé, Yasur a avalé un homme patient et déterminé, parfois coléreux, à juste titre !
Notre Vieux Parti est décapité, une fois de plus ... J'en suis malade !
Il s'en relèvera, c'est sûr, mais à quel prix.
Kanaky-Nouvelle-Calédonie est une fille "un peu perdue"; son jeune cerveau part dans tous les sens; et ses parents, toujours aussi séparés, ne maîtrisent plus grand'chose, tout en faisant semblant ...
Charly, tu es mort en colère, tu l'avais crachée, après l'élection d'un drôle de président au Congrès, comme le Yasur, au pied duquel tu t'étais réfugié, pour te soigner. tu t'es senti trahi par des hommes et des femmes politiques de peu de foi ... De peu de foi en Ton Pays; celui qui les accueille pourtant !
Quand la politique se fait manipulatrice, Charly, ta foi en un pays réconcilié n'y peut rien.
Comment te rendre hommage, Charly, peut-être en adhérant à nouveau à ce vieux Mouvement d'Union Calédonienne ? Comme pour faire la preuve que quelques uns avaient été touchés par ta démarche ... et celle de Pierre Frogier !
A bientôt, Charly, nous en reparlerons ensemble; repose-toi bien maintenant, tu as fait le job, merci !
Je réalisais alors que lorsque je suis entré à l'Union Calédonienne, en 1977, j'avais 25 ans, que je fréquentais la tribu de La Conception pour aller chez le Vieux député Rock Pidjot; il devait déjà être là, dans les "parages", dans les familles, encore bien jeune, à 15 ans.
Je regrette Charly, il avait une vision de l'avenir ! J'ai eu l'occasion de lui en faire la remarque en l'engageant à COMMUNIQUER sur sa vision; car une vision tient plus de l'intuition que du raisonnement rationnel ! Et tout le monde n'est pas censé accéder spontanément à une vision !
Il en va de même pour Pierre Frogier, d'ailleurs, dans cette histoire de drapeau et de partage des pouvoirs !
Charly marchait sur une ligne de crête, moralement fort, physiquement affaibli. Il a trébuché, il est tombé, Yasur a avalé un homme patient et déterminé, parfois coléreux, à juste titre !
Notre Vieux Parti est décapité, une fois de plus ... J'en suis malade !
Il s'en relèvera, c'est sûr, mais à quel prix.
Kanaky-Nouvelle-Calédonie est une fille "un peu perdue"; son jeune cerveau part dans tous les sens; et ses parents, toujours aussi séparés, ne maîtrisent plus grand'chose, tout en faisant semblant ...
Charly, tu es mort en colère, tu l'avais crachée, après l'élection d'un drôle de président au Congrès, comme le Yasur, au pied duquel tu t'étais réfugié, pour te soigner. tu t'es senti trahi par des hommes et des femmes politiques de peu de foi ... De peu de foi en Ton Pays; celui qui les accueille pourtant !
Quand la politique se fait manipulatrice, Charly, ta foi en un pays réconcilié n'y peut rien.
Comment te rendre hommage, Charly, peut-être en adhérant à nouveau à ce vieux Mouvement d'Union Calédonienne ? Comme pour faire la preuve que quelques uns avaient été touchés par ta démarche ... et celle de Pierre Frogier !
A bientôt, Charly, nous en reparlerons ensemble; repose-toi bien maintenant, tu as fait le job, merci !
mercredi 29 août 2012
Vigilance intellectuelle oblige !
Coucou me revoilà ! "Pour une sorte de deuxième saison" !
" Les Infos" ont disparu sans prévenir !!! Sans respect pour les lecteurs fidèles à la recherche d'informations et d'analyses un peu fouillées ! Les laissant là, en plan.
Notre pays est à la dérive, une fois de plus ... De mon point de vue. C'est ce point de vue que je veux à nouveau soumettre à la réflexion de tous ceux qui souhaitent mieux comprendre Notre Pays ... Et, ce faisant, réfléchir moi-même à quel monde est possible en Nouvelle-Calédonie.
Elections législatives, élections à la présidence du Congrès, la confusion est totale, le désordre est de mise, on (qui ?) nous (qui ?) prend pour des abrutis, ce n'est pas nouveau; en Calédonie on aime ça !
Aucun esprit (journaleux ou intello) ne se risque à critiquer, avec un peu d'objectivité, la situation du Pays; on reste dans le commentaire flatulent ou pédant; quelques vrais intellectuels nous proposent malgré tout leurs analyses sans trop prendre de risques toutefois; le pays du non-dit, jadis décrypté par Louis-José, revient en force ...
Ou bien quand on parle, c'est le règne de l'invective et du raccourci !
Alors, je reprends la plume de mon ordinateur. Comme un devoir, mais avec humilité, complexité oblige !
Mais, ce sera sans commentaires !
Oui, ce sera une écriture à sens unique.
J'en ai marre de ces sites où tout et n'importe quoi peut être écrit, avec si peu de fondement, si peu de réflexion.
J'ai la prétention d'avoir quelque peu d'expérience de Notre Pays et beaucoup de recul.
Donc:
J'écris, tu lis, tu réfléchis, surtout ... Ou tu t'en vas !
C'est la règle.
A très bientôt ! Ou ... A jamais.
" Les Infos" ont disparu sans prévenir !!! Sans respect pour les lecteurs fidèles à la recherche d'informations et d'analyses un peu fouillées ! Les laissant là, en plan.
Notre pays est à la dérive, une fois de plus ... De mon point de vue. C'est ce point de vue que je veux à nouveau soumettre à la réflexion de tous ceux qui souhaitent mieux comprendre Notre Pays ... Et, ce faisant, réfléchir moi-même à quel monde est possible en Nouvelle-Calédonie.
Elections législatives, élections à la présidence du Congrès, la confusion est totale, le désordre est de mise, on (qui ?) nous (qui ?) prend pour des abrutis, ce n'est pas nouveau; en Calédonie on aime ça !
Aucun esprit (journaleux ou intello) ne se risque à critiquer, avec un peu d'objectivité, la situation du Pays; on reste dans le commentaire flatulent ou pédant; quelques vrais intellectuels nous proposent malgré tout leurs analyses sans trop prendre de risques toutefois; le pays du non-dit, jadis décrypté par Louis-José, revient en force ...
Ou bien quand on parle, c'est le règne de l'invective et du raccourci !
Alors, je reprends la plume de mon ordinateur. Comme un devoir, mais avec humilité, complexité oblige !
Mais, ce sera sans commentaires !
Oui, ce sera une écriture à sens unique.
J'en ai marre de ces sites où tout et n'importe quoi peut être écrit, avec si peu de fondement, si peu de réflexion.
J'ai la prétention d'avoir quelque peu d'expérience de Notre Pays et beaucoup de recul.
Donc:
J'écris, tu lis, tu réfléchis, surtout ... Ou tu t'en vas !
C'est la règle.
A très bientôt ! Ou ... A jamais.
lundi 7 novembre 2011
Au revoir !
Ce blog va avoir quatre ans et j'ai décidé de le fermer.Tenir cette chronique durant quatre années m'a apporté beaucoup. Elle m'a permis de réactualiser ma vie et mes engagements passés au regard de l'actualité de la Nouvelle-Calédonie sous le régime de l'Accord de Nouméa.
Réactualiser mes réflexions aussi, à partir de ce que j'ai été ou fait, de ce que je suis devenu et les proposer par ce biais, internet.
...
Clics et déclics !
Ce que j'ai vu, entendu, ressenti au cours des deux ou trois mois écoulés a participé au déclic !
Retour sur ces dernières semaines.
Pêle-mêle:
. Le déboulé de M. Sarkozy, Président de la République Française, en Nouvelle-Calédonie !
A l'image de son quinquennat d'homme pressé. Mais ses prises de parole avaient de la hauteur, de l'équilibre, de l'ouverture. Tout cela m'a finalement plutôt plû.
. L'élection de Roch Wamytan à la présidence du Congrès et son discours relativement ouvert et autocritique quand il évoque l'image lamentable que donne trop souvent le monde politique calédonien.
. Les Jeux du Pacifique, un super moment qui n'a pas effacé dans ma mémoire les Jeux de 1987 à Nouméa, en pleine période des "Evénements"; quand boycott et manifestations autour du stade de Magenta avec gaz lacrymogènes remplaçaient moins avantageusement les feux d'artifices de 2011 ! Reste un malaise sur une forme de démesure de milliards et de médailles qui "coulent à flot" submergeant comme un tsunami les autres îles du Pacifique, sans moyens ni défenses.
. La commémoration des trente ans de l'assassinat de Pierre Declercq, martyr blanc de la cause kanak, que j'ai si bien connu comme professeur et "mentor" politique. Beaucoup d'émotions à l'évocation de cette période qui m'aura marqué à jamais, où la haine courait les rues de Nouméa ... Et de quelques autres villages de Brousse. Pierre Declercq avec qui j'ai partagé trop tôt des idéaux de justice, d'égalité et de fraternité pour Notre Pays.
. Le 24 septembre à Balade et ces discours de Chefs Kanak tellement dignes ! Pour un retour aux vraies sources de cette confrontation de destins de peuples, de communautés et d'individus avant qu'ils ne deviennent peut-être enfin communs ...
. Stéphane Hénocque, un des leaders du "Collectif pour un drapeau commun", et un homme d'avenir peut-être, entendu et écouté dans l'émission "C'est-à-dire" de Thierry Rigoureau. J'ai apprécié sa sincérité et son honnêté intellectuelle. Même si, à titre personnel, j'ai déjà trouvé le drapeau qui peut le mieux nous représenter tous, celui de Kanaky ! Envers et contre toutes les réticences.
. Et encore, tout dernièrement, la lecture de l'article de Jean-Paul Caillard dans l'hebdomadaire "Les Infos" N°441 et paru sous le titre: "Deux peuples, une nation" et dont je partage la teneur. Satisfaction dans le même registre de lire Laurent Edo rapportant ses impressions et les leçons qu'il retire de la Semaine de la Citoyenneté autour des célébrations du 24 septembre 2011, toujours dans "Les Infos" ... Ses mots à lui évoquant pour moi une première expérience personnelle, il y a trente ans quand je suis allé à la rencontre de militants indépendantistes kanak à Poindimié alors qu'ils marquaient le deuil kanak du 24 septembre.
. Enfin, La "réappari(u)tion" de l'hebdo "Les Infos", nouvelle formule que je salue, comme une bouffée d'oxygène d'informations, de réflexions et d'analyses bien utiles par ces temps autant incertains qu''hyper médiatisés.
...
Autocritique:
Il y a du bon et du mauvais dans ces 150 messages écrits durant cette période de quatre ans.
Du bon quand je garde un peu de hauteur dans mes propositions d'analyses... et que je travaille "un peu" ce que j'écris.
Du mauvais quand le primaire s'exprime trop fortement laissant la colère ou parfois la rancoeur dominer.
J'ai voulu:
Réagir et donner à réfléchir sur ce qui se joue en ce début d'un nouveau siècle pour la Calédonie, comme un grand témoin et petit acteur des soixante dernières années écoulées, à vivre, à m'engager et à réfléchir pour mon pays; donner à réfléchir à partir de ma propre expérience, vécue en Calédonie, non pas du haut d'une théorie ou d'une idéologie mais accompagnée d'idéaux de justice et de paix nourris d'un humanisme peut-être un peu vieillot (?).
J'ai aimé:
Cet exercice périlleux, comme un saut dans le vide (avec un élastique aux pieds !).
Ce genre, le blog, carnet de bord où le privé se frotte, se heurte parfois, au public avec internet comme filtre pour une osmose plus ou moins réussie; intellectuellement et psychologiquement loin d'être de tout repos ! Internet, par quoi notre "production" nous échappe dès le premier "clic" sur "publier votre message" ... Comme la fameuse bouteille jetée à la mer et aussitôt emportée par les courants de l'océan ... Ceux d'internet, "flux RSS" et autres "liens" m'échappant complètement ! Et les reflux sous commentaires anonymes souvent déstabilisant.
Je n'ai pas aimé:
Cet aspect de la communication immatérielle, cette absence de contact physique qui tempère le mot; en particulier l'anonymat de ces commentaires introduisant une sorte d'échange inégal. Quand ce que j'écris peut être apprécié, commenté, critiqué à partir de ce que je donne à être sans que la réciprocité ne s'exerce ...
"Mais bon !" C'est la loi du genre et je l'ai acceptée en ne censurant aucun commentaire.
La suite ?
C'est simple, à partir de la date anniversaire des quatre ans de cette chronique d'une Kanaky-Nouvelle-Calédonie en devenir (peut-être !), le blog s'effacera ... Ou si vous préferez, s'autodétruira, comme (dans) une mission impossible (!).
...
Dernière réflexion ...
Il serait bon que l'on abandonne enfin, un peu, cette dictature des mots et slogans politiques en tous genres qui nous emprisonnent ou même nous empoisonnent, que l'on s'envoie à la figure, ou auxquels on se raccroche pour continuer à exister ... Pour nous ouvrir sur d'autres mondes qui pourraient être possibles (!). Certains, il y a quelques années, en Europe, ont montré ce chemin difficile, en abandonnant celui controversé de "la dictature du prolétariat", d'autres, il n'y a pas si longtemps, en revenant sur ces sacrosaints principes ultralibéraux de non intervention de l'Etat, pour des régulations nécessaires ...
A moins que ces mots et slogans soient les dernières vigies de combats passés avant d'être dépassés.
Ce qui ne signifie pas que les luttes ou les idéaux que ces mots recouvrent soient à abandonner, ni qu'ils soient vidés de leur sens.
Mais comment rendre compréhensibles, "appréhensibles" oserais-je, les objectifs, les espoirs, les idéaux passés et ceux de notre jeunesse d'aujourd'hui, si multiple, multicolore, multiculturelle, pour que les maux d'aujourd'hui trouvent leurs mots et se transforment en objectifs, espoirs et idéaux de maintenant pour le demain de cette jeunesse ... et de ses Anciens ?
Et une ultime proposition;
Les partis politiques calédoniens et l'Etat français se penchent dorénavant sur un éventuel nouvel accord politique pour "l'après 2014 ou 2019", et ils ont raison d'anticiper ces échéances; MAIS, quelqu'il soit, cet accord ne sera qu'un cadre politique, juridique et constitutionnel pour Notre Pays, jamais un cadre socio-culturel du vivre ensemble dans une société consensuelle. Autrement dit, un projet de société. Une société consensuelle ne se décrète pas, elle se fonde, et d'abord sur des valeurs partagées !
Sommes nous, tous, vous, moi, les autres, capables d'identifier des valeurs que les différentes communautés de Nouvelle-Calédonie partagent déjà ou pourrait partager ?
Par exemple, sommes nous capables de dépasser les incantations en usant et abusant de mots tels que le "respect" quand celui-ci recouvre des situations, des actions, des postures, etc. très variées et variables selon ces mêmes communautés ...
Peut-être serait-il envisageable d'organiser des "états-généraux" pour l'avenir de Notre Pays auxquels tous les citoyens seraient appelés à participer, parallèlement à la mise en place de nouvelles institutions; ce n'est sûrement pas une utopie, j'en suis convaincu, et le "comment" ne demande qu'un peu d'imagination ! Ce "Comment" devant éviter les écueils rencontrés lors de l'organisation du Grand Débat sur l'Ecole, un peu trop formelle.
Nous pourrions ainsi poser les fondements du Destin Commun dans les termes d'un projet de société consensuel dans lequel chacun et chaque communauté se reconnaîtrait, qui transcenderait les clivages politiques et culturels et irriguerait le projet éducatif de la future Kanaky-Nouvelle-Calédonie sans pour autant effacer les différences et les nuances entre ses composantes (je reste convaincu que très concrètement, ce travail de mise en évidence de ce qui nous rapproche tous est réalisable).
En guise de conclusion,
Je me sens apaisé. D'une certaine façon, j'ai vomi une Calédonie, j'en ai aimé une Autre, idéalisée !
Reste la plus belle à mes yeux, encore à construire, celle de mes enfants, de ces jeunes, Kanak, Caldoches, Wallisiens ou Futuniens, Javanais ou Viets, Métis, avec qui je partage tant et d'abord le respect et l'humour dans de grands éclats de rire. Reste aussi ma famille dont mes Oncles (Yvon, Camille, Jean, Roger, ou mon cousin aîné Daniel), qui me racontent tant de choses que mon père ne m'avait pas encore apprises (étais-je trop jeune ou trop imbu de mes certitudes pour le solliciter alors ?) ... Et ma Tribu au fond d'une Grande Vallée de Ponérihouen, à qui je rend hommage, une vraie Terre de Partage et de Parole, quand chacun, avec ses différences, fait un authentique pas vers l'autre. Hum ! Pas toujours facile de lâcher prise d'avec ses préjugés !
Et un Grand Regret, celui de n'avoir pas rencontré et échangé, fraternellement, avec mes lecteurs ... Un dernier MERCI à Eux, surtout à ceux qui ont fait preuve de patience et d'attention ainsi qu'à mon seul abonné qui se reconnaîtra.
Näbwé (fin)!
Jè mwââ wi-dëuru ... (à demain ...)
Et puis, ci-après, en guise de "postface", ce clin d'oeil pour un petit bouquin superbement écrit (bon, je sais, une évidence avec Jean D'Ormesson ...), mais surtout, dans un style et une forme que j'aime, apaisant, et un bonheur pour l'esprit ... Entre deux vieilles claquettes calédoniennes (re-clin d'oeil) un peu usées et rafistolées à l'image de leur propriétaire !
Réactualiser mes réflexions aussi, à partir de ce que j'ai été ou fait, de ce que je suis devenu et les proposer par ce biais, internet.
...
Clics et déclics !
Ce que j'ai vu, entendu, ressenti au cours des deux ou trois mois écoulés a participé au déclic !
Retour sur ces dernières semaines.
Pêle-mêle:
. Le déboulé de M. Sarkozy, Président de la République Française, en Nouvelle-Calédonie !
A l'image de son quinquennat d'homme pressé. Mais ses prises de parole avaient de la hauteur, de l'équilibre, de l'ouverture. Tout cela m'a finalement plutôt plû.
. L'élection de Roch Wamytan à la présidence du Congrès et son discours relativement ouvert et autocritique quand il évoque l'image lamentable que donne trop souvent le monde politique calédonien.
. Les Jeux du Pacifique, un super moment qui n'a pas effacé dans ma mémoire les Jeux de 1987 à Nouméa, en pleine période des "Evénements"; quand boycott et manifestations autour du stade de Magenta avec gaz lacrymogènes remplaçaient moins avantageusement les feux d'artifices de 2011 ! Reste un malaise sur une forme de démesure de milliards et de médailles qui "coulent à flot" submergeant comme un tsunami les autres îles du Pacifique, sans moyens ni défenses.
. La commémoration des trente ans de l'assassinat de Pierre Declercq, martyr blanc de la cause kanak, que j'ai si bien connu comme professeur et "mentor" politique. Beaucoup d'émotions à l'évocation de cette période qui m'aura marqué à jamais, où la haine courait les rues de Nouméa ... Et de quelques autres villages de Brousse. Pierre Declercq avec qui j'ai partagé trop tôt des idéaux de justice, d'égalité et de fraternité pour Notre Pays.
. Le 24 septembre à Balade et ces discours de Chefs Kanak tellement dignes ! Pour un retour aux vraies sources de cette confrontation de destins de peuples, de communautés et d'individus avant qu'ils ne deviennent peut-être enfin communs ...
. Stéphane Hénocque, un des leaders du "Collectif pour un drapeau commun", et un homme d'avenir peut-être, entendu et écouté dans l'émission "C'est-à-dire" de Thierry Rigoureau. J'ai apprécié sa sincérité et son honnêté intellectuelle. Même si, à titre personnel, j'ai déjà trouvé le drapeau qui peut le mieux nous représenter tous, celui de Kanaky ! Envers et contre toutes les réticences.
. Et encore, tout dernièrement, la lecture de l'article de Jean-Paul Caillard dans l'hebdomadaire "Les Infos" N°441 et paru sous le titre: "Deux peuples, une nation" et dont je partage la teneur. Satisfaction dans le même registre de lire Laurent Edo rapportant ses impressions et les leçons qu'il retire de la Semaine de la Citoyenneté autour des célébrations du 24 septembre 2011, toujours dans "Les Infos" ... Ses mots à lui évoquant pour moi une première expérience personnelle, il y a trente ans quand je suis allé à la rencontre de militants indépendantistes kanak à Poindimié alors qu'ils marquaient le deuil kanak du 24 septembre.
. Enfin, La "réappari(u)tion" de l'hebdo "Les Infos", nouvelle formule que je salue, comme une bouffée d'oxygène d'informations, de réflexions et d'analyses bien utiles par ces temps autant incertains qu''hyper médiatisés.
...
Autocritique:
Il y a du bon et du mauvais dans ces 150 messages écrits durant cette période de quatre ans.
Du bon quand je garde un peu de hauteur dans mes propositions d'analyses... et que je travaille "un peu" ce que j'écris.
Du mauvais quand le primaire s'exprime trop fortement laissant la colère ou parfois la rancoeur dominer.
J'ai voulu:
Réagir et donner à réfléchir sur ce qui se joue en ce début d'un nouveau siècle pour la Calédonie, comme un grand témoin et petit acteur des soixante dernières années écoulées, à vivre, à m'engager et à réfléchir pour mon pays; donner à réfléchir à partir de ma propre expérience, vécue en Calédonie, non pas du haut d'une théorie ou d'une idéologie mais accompagnée d'idéaux de justice et de paix nourris d'un humanisme peut-être un peu vieillot (?).
J'ai aimé:
Cet exercice périlleux, comme un saut dans le vide (avec un élastique aux pieds !).
Ce genre, le blog, carnet de bord où le privé se frotte, se heurte parfois, au public avec internet comme filtre pour une osmose plus ou moins réussie; intellectuellement et psychologiquement loin d'être de tout repos ! Internet, par quoi notre "production" nous échappe dès le premier "clic" sur "publier votre message" ... Comme la fameuse bouteille jetée à la mer et aussitôt emportée par les courants de l'océan ... Ceux d'internet, "flux RSS" et autres "liens" m'échappant complètement ! Et les reflux sous commentaires anonymes souvent déstabilisant.
Je n'ai pas aimé:
Cet aspect de la communication immatérielle, cette absence de contact physique qui tempère le mot; en particulier l'anonymat de ces commentaires introduisant une sorte d'échange inégal. Quand ce que j'écris peut être apprécié, commenté, critiqué à partir de ce que je donne à être sans que la réciprocité ne s'exerce ...
"Mais bon !" C'est la loi du genre et je l'ai acceptée en ne censurant aucun commentaire.
La suite ?
C'est simple, à partir de la date anniversaire des quatre ans de cette chronique d'une Kanaky-Nouvelle-Calédonie en devenir (peut-être !), le blog s'effacera ... Ou si vous préferez, s'autodétruira, comme (dans) une mission impossible (!).
...
Dernière réflexion ...
Il serait bon que l'on abandonne enfin, un peu, cette dictature des mots et slogans politiques en tous genres qui nous emprisonnent ou même nous empoisonnent, que l'on s'envoie à la figure, ou auxquels on se raccroche pour continuer à exister ... Pour nous ouvrir sur d'autres mondes qui pourraient être possibles (!). Certains, il y a quelques années, en Europe, ont montré ce chemin difficile, en abandonnant celui controversé de "la dictature du prolétariat", d'autres, il n'y a pas si longtemps, en revenant sur ces sacrosaints principes ultralibéraux de non intervention de l'Etat, pour des régulations nécessaires ...
A moins que ces mots et slogans soient les dernières vigies de combats passés avant d'être dépassés.
Ce qui ne signifie pas que les luttes ou les idéaux que ces mots recouvrent soient à abandonner, ni qu'ils soient vidés de leur sens.
Mais comment rendre compréhensibles, "appréhensibles" oserais-je, les objectifs, les espoirs, les idéaux passés et ceux de notre jeunesse d'aujourd'hui, si multiple, multicolore, multiculturelle, pour que les maux d'aujourd'hui trouvent leurs mots et se transforment en objectifs, espoirs et idéaux de maintenant pour le demain de cette jeunesse ... et de ses Anciens ?
Et une ultime proposition;
Les partis politiques calédoniens et l'Etat français se penchent dorénavant sur un éventuel nouvel accord politique pour "l'après 2014 ou 2019", et ils ont raison d'anticiper ces échéances; MAIS, quelqu'il soit, cet accord ne sera qu'un cadre politique, juridique et constitutionnel pour Notre Pays, jamais un cadre socio-culturel du vivre ensemble dans une société consensuelle. Autrement dit, un projet de société. Une société consensuelle ne se décrète pas, elle se fonde, et d'abord sur des valeurs partagées !
Sommes nous, tous, vous, moi, les autres, capables d'identifier des valeurs que les différentes communautés de Nouvelle-Calédonie partagent déjà ou pourrait partager ?
Par exemple, sommes nous capables de dépasser les incantations en usant et abusant de mots tels que le "respect" quand celui-ci recouvre des situations, des actions, des postures, etc. très variées et variables selon ces mêmes communautés ...
Peut-être serait-il envisageable d'organiser des "états-généraux" pour l'avenir de Notre Pays auxquels tous les citoyens seraient appelés à participer, parallèlement à la mise en place de nouvelles institutions; ce n'est sûrement pas une utopie, j'en suis convaincu, et le "comment" ne demande qu'un peu d'imagination ! Ce "Comment" devant éviter les écueils rencontrés lors de l'organisation du Grand Débat sur l'Ecole, un peu trop formelle.
Nous pourrions ainsi poser les fondements du Destin Commun dans les termes d'un projet de société consensuel dans lequel chacun et chaque communauté se reconnaîtrait, qui transcenderait les clivages politiques et culturels et irriguerait le projet éducatif de la future Kanaky-Nouvelle-Calédonie sans pour autant effacer les différences et les nuances entre ses composantes (je reste convaincu que très concrètement, ce travail de mise en évidence de ce qui nous rapproche tous est réalisable).
En guise de conclusion,
Je me sens apaisé. D'une certaine façon, j'ai vomi une Calédonie, j'en ai aimé une Autre, idéalisée !
Reste la plus belle à mes yeux, encore à construire, celle de mes enfants, de ces jeunes, Kanak, Caldoches, Wallisiens ou Futuniens, Javanais ou Viets, Métis, avec qui je partage tant et d'abord le respect et l'humour dans de grands éclats de rire. Reste aussi ma famille dont mes Oncles (Yvon, Camille, Jean, Roger, ou mon cousin aîné Daniel), qui me racontent tant de choses que mon père ne m'avait pas encore apprises (étais-je trop jeune ou trop imbu de mes certitudes pour le solliciter alors ?) ... Et ma Tribu au fond d'une Grande Vallée de Ponérihouen, à qui je rend hommage, une vraie Terre de Partage et de Parole, quand chacun, avec ses différences, fait un authentique pas vers l'autre. Hum ! Pas toujours facile de lâcher prise d'avec ses préjugés !
Et un Grand Regret, celui de n'avoir pas rencontré et échangé, fraternellement, avec mes lecteurs ... Un dernier MERCI à Eux, surtout à ceux qui ont fait preuve de patience et d'attention ainsi qu'à mon seul abonné qui se reconnaîtra.
Näbwé (fin)!
Jè mwââ wi-dëuru ... (à demain ...)
Et puis, ci-après, en guise de "postface", ce clin d'oeil pour un petit bouquin superbement écrit (bon, je sais, une évidence avec Jean D'Ormesson ...), mais surtout, dans un style et une forme que j'aime, apaisant, et un bonheur pour l'esprit ... Entre deux vieilles claquettes calédoniennes (re-clin d'oeil) un peu usées et rafistolées à l'image de leur propriétaire !
vendredi 12 août 2011
Maré: une si grande tristesse ! Et une leçon pour tous.
Maré,
J'ai mal à mon Pays.
Tant de familles endeuillées;
Tant de pleurs;
Tant de colères contenues;
Tant d'incompréhensions;
Maré,
Tant de Calédoniens se sentent aujourd'hui Maréens.
Je me sentais fatigué, avec l'envie très forte d'arrêter ce carnet de bord, à quoi bon, devant l'inutilité ou la vanité de la tâche, la puérilité voire la futilité de l'expression face à cette réalité calédonienne impossible à circonscrire...
Et pourtant, difficile de s'abstraire de la réalité trop souvent douloureuse de Notre Pays ... Quand on l'aime, lui et ses gens !
Je n'ai pas de leçon à donner et n'en donnerai pas; mais il y a une fois de plus UNE leçon que je tire de ces événements douloureux et dont, en toute modestie, ce blog se veut une expression têtue; une leçon pour TOUS, acteurs politiques, économiques, sociaux, ou encore intellectuels, qu'ils soient simples citoyens "de base", ou en charge de responsabilités de tous niveaux: c'est que nous devons aborder les problèmes de Notre Pays avec beaucoup de simplicité (posture synonyme pour moi d'humilité où l'égo se fait discret) et dans leur complexité (en termes d'analyse et de résolution de problèmes en termes également de solutions à proposer).
Le drame de Maré en est une illustration où se téléscopent nombre des problématiques de la société calédonienne...
Et je dédie cette réflexion à nos frères et soeurs de Maré comme à nos gouvernants, responsables politiques, économiques, coutumiers, syndicaux, éducatifs et religieux ... Et à tout un chacun, cet anti-chacun antithèse de celui du "chacun pour soi" ou "du chacun chez soi" !
La situation calédonienne est complexe; les "Faut qu'on", "Ya qu'à", "Si l'on" et "Pitucé"(*) ne devraient pas y avoir leur place ! Ils nous submergent pourtant dans les médias ou les conversations privées ...
Car rien n'est simple en Nouvelle-Calédonie. Quelques exemples "survolés" (par nécessité du genre présent) de cette complexité des questions ou problématiques qui traversent Notre Pays:
Les conflits de légitimité des pouvoirs en tout premier lieu.
Dans un royaume le pouvoir vient du sang; dans une dictature il vient de la force (armée). En démocratie, le pouvoir vient de celui qui le délègue, l'électeur mais parfois, insidieusement, de l'argent; dans une chefferie kanak le pouvoir vient du sang mais aussi de la terre. Et peut-être pourrait-on se poser la question du pouvoir dans la famille, oui mais quelle famille ? Et pour certains, beaucoup, de nos jeunes, quel(s) pouvoir(s) sont-ils prêts à reconnaître ? ...
Les conflits de légitimité des pouvoirs minent la société calédonienne.
Les conflits d'intérêts économiques et de développements.
Le "tout nickel" qui fonde l'essentiel de la richesse de la Calédonie avec les transferts financiers de l'Etat dont l'index de correction est un avatar coûteux ... Trois usines sur notre petit archipel, dame Nature est généreuse dans sa terre rouge, mais tous ses "enfants" endémiques, verts forêts ou bleus lagons, vont souffrir ! Comment les (ré)concilier ? Imagine-t-on sérieusement d'autres développements alternatifs possibles ?
Les conflits d'intérêts économiques sapent le développement économique équilibré de la Nouvelle-Calédonie.
Les confusions entre des genres parfois (souvent ?) contradictoires.
Etre homme (ou femme) politique élu et grand patron par exemple; être chef coutumier et leader politique (choix cornélien de l'électeur qui est sujet !); être responsable syndical et patron; etc. ... Même si ces genres parfois contraires sont recevables, leur confusion participe grandement à rendre encore plus complexes voire inextricables nombre de situations politiques, sociales, économiques ou "sociétales" en Nouvelle-Calédonie.
Toutes ces confusions entre les genres troublent la vision politique de Notre Pays.
Les juxtapositions parfois confrontations de cultures et d'histoires.
Nous n'avons pas de culture commune, il faut bien le reconnaître. Même si l'Ecole transmet "de" la culture française ! Peu d'acculturation(**) en réalité, j'évoque celle qui ne se satisfait pas d'un week-end "découverte" même si cette démarche est utile d'un point de vue purement touristique ... Doit-on continuer à se satisfaire de cultures qui se côtoient même pacifiquement (ce qui n'est déjà pas si mal j'en conviens) ? Le constat reste que la richesse issue d'une diversité culturelle exceptionnelle ne parvient pas à générer une "créolité kanako-néo-calédonienne" qui serait le meilleur gage d'un destin partagé ...
Ces confrontations de cultures différentes en Nouvelle-Calédonie freinent encore trop l'essor d'une culture commune.
Les rapports sociaux tendus.
Les conflits sociaux ne sont-ils pas avant tout des conflits de société(S) ... Quand ils ne dégénèrent pas en conflit de personnes !
Des rapports sociaux tendus par des écarts de revenus inconsidérés trop peu compensés par des fiscalités, directe et indirecte, équitables qui feraient payer plus aux plus fortunés pour une meilleure répartition de la richesse produite par le Pays ou une meilleure redistribution au profit de tous !
Et donc (dans le cas du conflit d'Aircal) une prise en compte par le Pays et non par une seule collectivité ou une entreprise de la continuité territoriale (je parle de la vraie, celle qui concerne les déplacements à l'intérieur de notre archipel).
Des rapports sociaux tendus sur le marché du travail où la problématique de l'emploi local butte sur une citoyenneté en berne et une formation initiale incapable d'élever le niveau de compétences de l'ensemble des jeunes calédoniens, et en particulier de ceux qui ont le plus besoin ...
Des rapports sociaux, donc, souvent tendus en Calédonie et qui continuent à perturber la recherche d'une harmonie sociale; comme un rêve impossible à réaliser ?
Les paradigmes éducatifs si divers et différents.
Tant de questions sur ce plan-ci ! Et tant de réponses diverses parfois opposées ...
Les valeurs transmises au sein des familles, petites ou grandes, métropolitaines, wallisiennes, kanak, caldoches, vietnamiennes, etc., au sein des clans aux Iles ou sur la Grande Terre, sont-elles les mêmes ? Met-on les mêmes gestes, les mêmes mots derrière le mot "respect" par exemple et en infra celui de "politesse" ?
Et, jusqu'à quel point l'Ecole déforme-t-elle plus qu'elle ne forme en termes éducatifs ? Quand la scolarisation entraîne la désocialisation (pour un enfant kanak qui quitte sa tribu par exemple) et quand l'échec de la "socialisation scolaire" entraîne une déscolarisation destructive ...
Ces paradigmes éducatifs parfois trop différents qui rendent difficiles la compréhension de l'Autre et l'ouverture vers l'Autre ...
La complexité est partout présente en Nouvelle-Calédonie, au niveau des individus et dans les relations qu'ils entretiennent jusqu'au niveau de la gouvernance de Notre Pays. Toutes les problématiques, politiques, économiques, sociales ou sociétales, éducatives, culturelles, relationnelles, doivent l'intégrer pour promouvoir une société calédonienne plus équilibrée et juste, plus sereine enfin.
La complexité est partout présente mais trop de solutions apportées à ces problématiques ne sont que des solutions partielles, ou simplistes ... On ne traite quasiment systématiquement que les symptômes ou les conséquences rarement les causes des maux calédoniens ... Alors, l'impression de piétiner ou de retour en arrière persiste et plombe notre moral.
Et pourtant, les Accords de Matigon-Oudinot et l'Accord de Nouméa sont des modèles de solutions politiques complexes répondant à une situation politique calédonienne complexe !
Face aux problèmes de la société calédonienne qui perdurent, j'ai bien l'impression que c'était TROP GRAND ! Nos responsables politiques et nous-mêmes, citoyens de base, n'avons pas été à la hauteur du défi que comportait ces Accords !
C'est ce qui avait motivé ce blog que j'avais voulu illustrant cette complexité pour prendre mes distances, autant avec les experts "en tout et n'importe quoi" (***), qu'avec la politique, trop politicienne ("pirandellienne"(****)) à mon goût.
Engagé en politique je n'ai jamais pu penser que j'avais et mon parti avec moi, complètement raison et les partis adverses complètement tort ... C'est dur de faire de la politique avec une telle posture intellectuelle et c'est pourquoi j'assume mes contradictions (je les cultive même, et certains billets en sont un témoignage ...) comme une part vécue de ma réalité calédonienne. Mais aussi comme une porte ouverte sur la complexité des choses calédoniennes et son appréhension.
CAR;
Pour une complexité bien comprise:
La complexité ne signifie pas la complication des choses;
La complexité n'entraîne pas l'inertie, ni l'inaction;
La complexité, c'est l'approche globale des choses selon Edgar Morin.
La complexité c'est le paradigme du LIEN et de la mise en RELATION.
La complexité engendre l'ouverture d'esprit et nécessairement une attention à l'Autre;
la complexité enrichit l'action !
(*) "Héros" d'une petite bande dessinée du journal "Le Monde" il y a de nombreuses années.
(**) Acculturation : processus par lequel un groupe humain assimile tout ou partie des valeurs culturelles d'un autre groupe humain.
(***) Depuis le temps que ces experts nous étudient et nous scrutent ainsi que la société calédonienne que nous formons pour proposer des solutions à nos problèmes, le paradis ne devrait plus être loin !
(****)De "Pirandello" qui a écrit une pièce de théatre: "Chacun sa vérité".
J'ai mal à mon Pays.
Tant de familles endeuillées;
Tant de pleurs;
Tant de colères contenues;
Tant d'incompréhensions;
Maré,
Tant de Calédoniens se sentent aujourd'hui Maréens.
Je me sentais fatigué, avec l'envie très forte d'arrêter ce carnet de bord, à quoi bon, devant l'inutilité ou la vanité de la tâche, la puérilité voire la futilité de l'expression face à cette réalité calédonienne impossible à circonscrire...
Et pourtant, difficile de s'abstraire de la réalité trop souvent douloureuse de Notre Pays ... Quand on l'aime, lui et ses gens !
Je n'ai pas de leçon à donner et n'en donnerai pas; mais il y a une fois de plus UNE leçon que je tire de ces événements douloureux et dont, en toute modestie, ce blog se veut une expression têtue; une leçon pour TOUS, acteurs politiques, économiques, sociaux, ou encore intellectuels, qu'ils soient simples citoyens "de base", ou en charge de responsabilités de tous niveaux: c'est que nous devons aborder les problèmes de Notre Pays avec beaucoup de simplicité (posture synonyme pour moi d'humilité où l'égo se fait discret) et dans leur complexité (en termes d'analyse et de résolution de problèmes en termes également de solutions à proposer).
Le drame de Maré en est une illustration où se téléscopent nombre des problématiques de la société calédonienne...
Et je dédie cette réflexion à nos frères et soeurs de Maré comme à nos gouvernants, responsables politiques, économiques, coutumiers, syndicaux, éducatifs et religieux ... Et à tout un chacun, cet anti-chacun antithèse de celui du "chacun pour soi" ou "du chacun chez soi" !
La situation calédonienne est complexe; les "Faut qu'on", "Ya qu'à", "Si l'on" et "Pitucé"(*) ne devraient pas y avoir leur place ! Ils nous submergent pourtant dans les médias ou les conversations privées ...
Car rien n'est simple en Nouvelle-Calédonie. Quelques exemples "survolés" (par nécessité du genre présent) de cette complexité des questions ou problématiques qui traversent Notre Pays:
Les conflits de légitimité des pouvoirs en tout premier lieu.
Dans un royaume le pouvoir vient du sang; dans une dictature il vient de la force (armée). En démocratie, le pouvoir vient de celui qui le délègue, l'électeur mais parfois, insidieusement, de l'argent; dans une chefferie kanak le pouvoir vient du sang mais aussi de la terre. Et peut-être pourrait-on se poser la question du pouvoir dans la famille, oui mais quelle famille ? Et pour certains, beaucoup, de nos jeunes, quel(s) pouvoir(s) sont-ils prêts à reconnaître ? ...
Les conflits de légitimité des pouvoirs minent la société calédonienne.
Les conflits d'intérêts économiques et de développements.
Le "tout nickel" qui fonde l'essentiel de la richesse de la Calédonie avec les transferts financiers de l'Etat dont l'index de correction est un avatar coûteux ... Trois usines sur notre petit archipel, dame Nature est généreuse dans sa terre rouge, mais tous ses "enfants" endémiques, verts forêts ou bleus lagons, vont souffrir ! Comment les (ré)concilier ? Imagine-t-on sérieusement d'autres développements alternatifs possibles ?
Les conflits d'intérêts économiques sapent le développement économique équilibré de la Nouvelle-Calédonie.
Les confusions entre des genres parfois (souvent ?) contradictoires.
Etre homme (ou femme) politique élu et grand patron par exemple; être chef coutumier et leader politique (choix cornélien de l'électeur qui est sujet !); être responsable syndical et patron; etc. ... Même si ces genres parfois contraires sont recevables, leur confusion participe grandement à rendre encore plus complexes voire inextricables nombre de situations politiques, sociales, économiques ou "sociétales" en Nouvelle-Calédonie.
Toutes ces confusions entre les genres troublent la vision politique de Notre Pays.
Les juxtapositions parfois confrontations de cultures et d'histoires.
Nous n'avons pas de culture commune, il faut bien le reconnaître. Même si l'Ecole transmet "de" la culture française ! Peu d'acculturation(**) en réalité, j'évoque celle qui ne se satisfait pas d'un week-end "découverte" même si cette démarche est utile d'un point de vue purement touristique ... Doit-on continuer à se satisfaire de cultures qui se côtoient même pacifiquement (ce qui n'est déjà pas si mal j'en conviens) ? Le constat reste que la richesse issue d'une diversité culturelle exceptionnelle ne parvient pas à générer une "créolité kanako-néo-calédonienne" qui serait le meilleur gage d'un destin partagé ...
Ces confrontations de cultures différentes en Nouvelle-Calédonie freinent encore trop l'essor d'une culture commune.
Les rapports sociaux tendus.
Les conflits sociaux ne sont-ils pas avant tout des conflits de société(S) ... Quand ils ne dégénèrent pas en conflit de personnes !
Des rapports sociaux tendus par des écarts de revenus inconsidérés trop peu compensés par des fiscalités, directe et indirecte, équitables qui feraient payer plus aux plus fortunés pour une meilleure répartition de la richesse produite par le Pays ou une meilleure redistribution au profit de tous !
Et donc (dans le cas du conflit d'Aircal) une prise en compte par le Pays et non par une seule collectivité ou une entreprise de la continuité territoriale (je parle de la vraie, celle qui concerne les déplacements à l'intérieur de notre archipel).
Des rapports sociaux tendus sur le marché du travail où la problématique de l'emploi local butte sur une citoyenneté en berne et une formation initiale incapable d'élever le niveau de compétences de l'ensemble des jeunes calédoniens, et en particulier de ceux qui ont le plus besoin ...
Des rapports sociaux, donc, souvent tendus en Calédonie et qui continuent à perturber la recherche d'une harmonie sociale; comme un rêve impossible à réaliser ?
Les paradigmes éducatifs si divers et différents.
Tant de questions sur ce plan-ci ! Et tant de réponses diverses parfois opposées ...
Les valeurs transmises au sein des familles, petites ou grandes, métropolitaines, wallisiennes, kanak, caldoches, vietnamiennes, etc., au sein des clans aux Iles ou sur la Grande Terre, sont-elles les mêmes ? Met-on les mêmes gestes, les mêmes mots derrière le mot "respect" par exemple et en infra celui de "politesse" ?
Et, jusqu'à quel point l'Ecole déforme-t-elle plus qu'elle ne forme en termes éducatifs ? Quand la scolarisation entraîne la désocialisation (pour un enfant kanak qui quitte sa tribu par exemple) et quand l'échec de la "socialisation scolaire" entraîne une déscolarisation destructive ...
Ces paradigmes éducatifs parfois trop différents qui rendent difficiles la compréhension de l'Autre et l'ouverture vers l'Autre ...
La complexité est partout présente en Nouvelle-Calédonie, au niveau des individus et dans les relations qu'ils entretiennent jusqu'au niveau de la gouvernance de Notre Pays. Toutes les problématiques, politiques, économiques, sociales ou sociétales, éducatives, culturelles, relationnelles, doivent l'intégrer pour promouvoir une société calédonienne plus équilibrée et juste, plus sereine enfin.
La complexité est partout présente mais trop de solutions apportées à ces problématiques ne sont que des solutions partielles, ou simplistes ... On ne traite quasiment systématiquement que les symptômes ou les conséquences rarement les causes des maux calédoniens ... Alors, l'impression de piétiner ou de retour en arrière persiste et plombe notre moral.
Et pourtant, les Accords de Matigon-Oudinot et l'Accord de Nouméa sont des modèles de solutions politiques complexes répondant à une situation politique calédonienne complexe !
Face aux problèmes de la société calédonienne qui perdurent, j'ai bien l'impression que c'était TROP GRAND ! Nos responsables politiques et nous-mêmes, citoyens de base, n'avons pas été à la hauteur du défi que comportait ces Accords !
C'est ce qui avait motivé ce blog que j'avais voulu illustrant cette complexité pour prendre mes distances, autant avec les experts "en tout et n'importe quoi" (***), qu'avec la politique, trop politicienne ("pirandellienne"(****)) à mon goût.
Engagé en politique je n'ai jamais pu penser que j'avais et mon parti avec moi, complètement raison et les partis adverses complètement tort ... C'est dur de faire de la politique avec une telle posture intellectuelle et c'est pourquoi j'assume mes contradictions (je les cultive même, et certains billets en sont un témoignage ...) comme une part vécue de ma réalité calédonienne. Mais aussi comme une porte ouverte sur la complexité des choses calédoniennes et son appréhension.
CAR;
Pour une complexité bien comprise:
La complexité ne signifie pas la complication des choses;
La complexité n'entraîne pas l'inertie, ni l'inaction;
La complexité, c'est l'approche globale des choses selon Edgar Morin.
La complexité c'est le paradigme du LIEN et de la mise en RELATION.
La complexité engendre l'ouverture d'esprit et nécessairement une attention à l'Autre;
la complexité enrichit l'action !
(*) "Héros" d'une petite bande dessinée du journal "Le Monde" il y a de nombreuses années.
(**) Acculturation : processus par lequel un groupe humain assimile tout ou partie des valeurs culturelles d'un autre groupe humain.
(***) Depuis le temps que ces experts nous étudient et nous scrutent ainsi que la société calédonienne que nous formons pour proposer des solutions à nos problèmes, le paradis ne devrait plus être loin !
(****)De "Pirandello" qui a écrit une pièce de théatre: "Chacun sa vérité".
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