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jeudi 8 janvier 2026

Etre ou ne pas être colon en 2026 !?

Pseudo-fiction number "fort(ine) de café" ... euh, 14 !
Mais; est-ce une fiction ?
OU
Une Vérité dure à supporter et à entendre ...

Oui, "fort de café" !

A-t-on besoin d'être Kanak pour comprendre le Peuple Kanak ?
A-t-on besoin d'être un intellectuel métro, un homme ou une femme politique de gauche, pour comprendre le Peuple Kanak ?
Pour comprendre les injustices dont il a souffert et dont il souffre encore !

Les réseaux (a)sociaux pullulent de billets tirant à boulets rouges sur les colons et ils viennent de partout (les billets), de tout le monde: de Kanak, d'intellectuels ou de politiciens métros ou de quelques partis arrivistes se construisant une notoriété sur notre dos exposé à la vindicte populiste pro-kanak !

Je suis descendant de colons, qu'y puis-je ?
Je ne suis pas colon !
Je ne suis pas responsable de la colonisation; sinon par descendance d'un trisaïeul, voire au-delà, c'est selon ...
Mais c'est mon héritage, assumé, revendiqué; face à cette "mode" dans les idéologies ambiantes, ressassées et indigestes de nous "bouc-émissariser" !...

Les sanglots de l'Homme Blanc ?
C'est pas "mon truc" !
Nous ne sommes pas des Blancs; "c'est quoi un Blanc" ?
Une couleur de peau ? 
Tout faux pour la plupart des descendants de colons, où l'arc-en-en-ciel prédomine !
Comme,
Tout faux dans n'importe quelle tribu où la "variété des couleurs de peaux", comme un arc-en-ciel, prédomine ...

Et puis, il y a nos frères Viets, Javanais, Wallisiens, Japonais, arabes, encore d'autres "variétés de couleurs" !
Eux, colons ? Pas colons ? On va où là avec toutes ces diatribes qui accompagnent ces idéologies mal digérées balancées à l'emporte pièce ...
Mais, c'est plus facile de cibler "Le Colon Blanc" ou ses descendants, non ? 

En kanaky-Nouvelle-Calédonie, les VRAIS descendants des colons historiques sont les descendants des Broussards dont les aïeux ont été confrontés, pour le pire et le meilleur, aux Kanak ... et ont appris d'eux, avec violence souvent, malgré eux quoiqu'il en soit, ou par nécessité, ou par opportunisme :
L'humilité,
La réserve,
La fraternité !
La langue,
Une culture ?
Mais aussi, confrontés à l'exploitation par d'autres colons, comme eux, mais ? Mais, fortunés, affairistes, avides, imbus de leur supériorité, pour beaucoup trop de ceux-là ...

C'est pourquoi:
J'assume et JE REVENDIQUE toute l'histoire de la Kanaky-Nouvelle-Calédonie; sous tous ses aspects:
Les spoliations des terres,
Les confrontations,
Les guerres.
Ataï ou Noël et leurs combats, partie intégrante de MON Histoire, comme mes aïeux venus d'un peu partout auxquels ils ont pu être confrontés; 
Et puis le travail acharné de ces mêmes aïeux pour s'en sortir;
C'est l'Histoire, toute l'Histoire ; qu'y puis-je ??? 
Mais, c'est Mon Histoire, personne n'est légitime à me la contester.

JE REVENDIQUE également mon acculturation,
L'inspiration que j'éprouve devant cette très vieille Culture Kanak.
Je respecte les anciens tertres, les anciens billons, sur lesquels j'ai construit ma maison, cultivé mon propre champ; JE SAIS; oui, je sais, où mes pieds se sont enracinés ! Je sais ce que je dois à cette Terre et à son Premier Peuple.
J'ai appris tant bien que mal, "La Coutume", j'assume mes maladresses: j'ai plus au moins la peau blanche mais je n'ai pas le masque noir.
Ma différence est assumée, elle est fraternelle et nous unit (comprenne qui pourra ... marre d'avoir à expliquer cette relation dialectique !!!)

C'est peut-être notre supériorité, à nous les descendants des colons historiques, et notre tragique fatalité devenue grande fragilité.

Le tournant des années 60-70, avec le "Boom du Nickel", a vu une nouvelle colonisation submerger Le Vrai Pays, puis une autre accompagnant l'Accord de Nouméa de 98 ; elles ont balayé l'Histoire et fourvoyé l'Avenir. 
Sans racine, décomplexés, avides pour quelques uns de ces acteurs, ignorants de Notre Histoire trop souvent, ces néo-colons ne sont pas assimilables aux colons historiques; ces derniers se font discrets; les autres se partagent entre travail acharné, enrichissement, ou colonie de vacances ... 

Alors, l'Histoire a pris une autre tournure:
Fin de l'autonomie interne;
Mort de l'idéal des "deux couleurs un seul peuple"...
Oublié Nainvilles-Les-Roches.
Niée la Citoyenneté de l'Accord de Nouméa dont Dewey Gorodey avait initié les prémices.
Opposés les deux drapeaux que Pierre Frogier et Charly Pidjot avaient levés côte à côte.
Bafoué le Destin Commun devenu un slogan vide de sens !

Je n'existe plus; nous n'existons plus; Amen.

Post-scriptum:
Ne nous voilons pas la face: les discours actuels des indépendantistes Kanak (ou assimilés) radicaux, ME laissent peu de place !
Juste retour de l'Histoire, me direz-vous:
La décolonisation du Peuple Kanak ne laisse pas de place à tes états d'âmes(-éric) !
Encore et encore, il te faut assumer la ligne de crête !...

jeudi 11 décembre 2025

8 mai 1979 : un petit calédonien prenait position pour l'indépendance !

Vous lirez ci-après un article écrit en 1979 par un "petit calédonien", expression employée par Max Chivot, socialiste calédonien, pour désigner ces calédoniens non Kanak d'origines modestes qu'il ne voulait pas voir confondus avec la classe des grands propriétaires terriens ou des grandes "Maisons" de la Place de Nouméa qui dominaient l'économie calédonienne.
Je croyais et je m'entête à croire, au fond de moi, que cette Union Calédonienne de nos Pères et de nos Vieux, celle des "deux couleurs, un seul peuple", était le Mouvement politique où il fallait être ... et je pensais que c'est bien en "préparant l'indépendance" après une période d'autonomie interne qu'on arriverait à ce rêve. C'est ce qui m'a motivé à rejoindre l'UC en 1977, année ou malheureusement, après le congrès de Bourail, d'autres la quittaient ...
Et aujourd'hui, en l'honneur de la date anniversaire de la naissance de "L'Avenir Calédonien", hebdomadaire de l'UC, né le 11 décembre 1954 ( référence: "Contribution à l'histoire du Pays Kanak", Editions IKS), j'ai décidé de proposer cet article, publié précisément dans "L'Avenir" en 1979, et que j'avais écrit à la demande de Pierre Declercq dans le but d'expliquer pourquoi, en tant que "Calédonien Blanc", j'estimais que le choix de l'indépendance était légitime pour cette partie de la population dont je faisais partie.
Traduction en termes d'aujourd'hui, je dirais que: "les calédoniens de toutes origines devaient rejoindre le combat du Peuple Kanak, pour mettre fin à une situation coloniale aliénante pour tout le monde"; situation qui est toujours d'actualité !!!...
.../...
N.B.: Chère lectrice et cher lecteur (rares) de ce blog, je vous demande d'excuser cette insertion de photos ci-après de l'Avenir, de mauvaise qualité; je ne suis pas un champion de l'informatique !!!
Dans cet article qui date donc de mai 1979, vous devrez excuser également les termes employés qu'il faut contextualiser: Calédonien blanc, Mélanésien, entre autres ...
C'était il y a ... 46 ans !




vendredi 3 mai 2024

Dégel du corps électoral: je ne comprends pas !...

Je ne comprends pas qu'on en soit arrivé là
Je ne comprends pas un tel gâchis
.../...
Je ne comprends pas que le Gouvernement Français en 2024 méconnaisse encore autant l'histoire de Notre Pays
Je ne comprends pas que le gouvernement français oublie de nouveau que le Peuple Kanak a toujours lutté contre la colonisation les insurrections de 1878 1917 l'Union Calédonienne de l'autonomie interne les groupes 1878 les foulards rouges le comité de revendications des terres le Parti de Libération Kanak le FLNKS en témoignent
Je ne comprends pas que l'Etat Français ne comprenne pas que le Peuple Kanak existe et qu'il a peur de mourir qu'il ne veut pas mourir submergé dans le pays qui l'a vu naître il y a des milliers d'années
.../...
Je ne comprends pas que les non-indépendantistes méconnaissent autant l'histoire de leur propre pays et de celui du Peuple Kanak à moins de vouloir les nier
Je ne comprends pas que les non indépendantistes ne reconnaissent pas le peuple kanak en tant que société et culture singulière qui ne peut être confondu avec les Autres communautés
Je ne comprends pas la langue politique que parlent les "loyalistes"
Je ne comprends pas l'arrogance de certains discours "loyalistes"
Je ne comprends pas que ni le Gouvernement Français ni nos loyalistes ne se posent pas de questions devant tant d'errances existentielles des jeunes Kanak déscolarisations délinquances drogues
.../...
Je ne comprends pas que des responsables indépendantistes kanak irresponsables évoquent qu'ils sont prêts à "sacrifier" 1000 de leurs jeunes
Je ne comprends pas qu'ils oublient qu'il y a 36 ans Jean-Marie Tjibaou et ses compagnons avaient accepté de signer le compromis de Matignon car disait Jean-Marie "nous sommes un petit peuple et nous avons déjà eu trop de morts"
Je ne comprends pas que des responsables politiques Kanak oublient autant les avancées positives que la lutte des Anciens a permis pour le Peuple Kanak
Je ne comprends pas la nouvelle langue politique des leaders indépendantistes qui excluent maintenant "les Autres" en invoquant une Kanaky d'exclusion tout en affirmant le contraire
.../...
Je ne comprends pas tous ces "on est chez nous" provocateurs des Kanak légitimes à le crier et les "on est chez nous" des "Autres" légitimes à se sentir exclus
Je ne comprends pas cette politique du slogan de l'harangue du défi permanent
.../...
Je ne comprends pas qu'on oppose démocratie et préservation des droits légitimes d'un peuple qui a été colonisé et que précisément la démocratie a le devoir de protéger
.../...
Je ne comprends pas que ces deux beaux drapeaux levés fièrement côte à côte grâce à Pierre Frogier et Charly Pidjot et qui honorent mon blog soient brandis maintenant l'un contre l'autre
Je ne comprends pas toute cette haine qui grandit et ce racisme sournois qui affleure
.../...
Je ne comprends pas pourquoi et comment on en est arrivé là
Je ne comprends pas ce gâchis 
.../...
Tout cela est à pleurer
Tout cela est à désespérer de Kanaky-Nouvelle-Calédonie et je suis désespéré
J'ai mal à Mon Pays rêvé de Kanaky-Nouvelle-Calédonie
.../...
Je ne comprends plus Mon Pays
Je ne comprends plus et je pleure sous mes deux drapeaux
Nâbwé
(Texte écrit dans un soupir sans être ponctué ...)

samedi 2 décembre 2023

ET si ? ... L'indépendance !

 Et si l'indépendance en association ou en partenariat avec la France était la seule et la vraie solution dans la résolution de cette quadrature du cercle qu'est l'avenir institutionnel de la Calédonie que j'évoquais dans mon billet précédent !!!
Comme d'autres pays et territoires du Pacifique qui sont dans cette configuration avec La Nouvelle-Zélande, l'Australie ou les Etats-Unis (avec des nuances certes).
Une solution à inventer sans préjugés ! 
.../...
Revenons sur les résultats du deuxième référendum, le plus significatif de tous les référendums, une bonne "référence":
> 180 799 inscrits;
> 154 918 votants soit 85,69 % de participation;
> 153 036 exprimés;
> OUI = 71 533 soit 46,74 %;
> NON = 81 503 soit 53,26 %.
10 000 voix d'écart pour presque 155 000 votants; c'est peu !
Et si nous allons plus loin dans l'analyse en regardant les résultats dans le détail (tribu par tribu par exemple), on peut sans (trop) se tromper affirmer que les Kanak, en tant que Peuple, ont voté d'une seule voix (à plus de 80 %) pour le OUI à l'indépendance.
Il n'y a certainement pas cette unanimité dans le vote Non Kanak; et un nombre probablement non négligeable d'entre eux a pu joindre leur vote à celui des Kanak dans le vote OUI.
Les Kanak changeront-ils d'avis avec le temps en abandonnant la revendication d'indépendance  ? Rien n'est moins sûr !
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L'Etat Français peut-il ignorer cette situation et continuer à passer outre ?
Les Calédoniens peuvent-ils ignorer cette situation et continuer à passer outre ?
Les partis anti-indépendantistes s'acharnent à réclamer le dégel du corps car ils espèrent sans le dire haut et fort ainsi noyer un peu plus l'électorat kanak voire le Peuple Kanak. 
Et il est alors légitime pour les représentants kanak de parler de néo-colonisation; non ?
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Et si le meilleur compromis était une solution d'indépendance "interdépendante" (cf. Jean-Marie Tjibaou) ?!...
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Projetons-nous un peu:
Nous sommes (enfin ?) indépendant !
C'est véritablement une révolution ...
Ce qui n'a plus de raison d'exister:
> Le clivage "pour ou contre l'indépendance" ne peut plus être cette sorte de paradigme de la vie politique calédonienne qui cristallise toutes les oppositions;
> Le FLNKS perd sa raison d'être et perdra plus que sûrement son unité;
> Les Loyalistes n'ont plus de raison d'être "loyaux" sinon envers la nouvelle constitution de Kanaky-Nouvelle-Calédonie (on peut maintenant enlever les parenthèses encadrant Kanaky);
> Les indépendantistes ne peuvent plus parler de la droite locale en évoquant les partis anti-indépendantistes car le "S" de FLNKS sorte de paravent des divisions idéologiques se dissout maintenant dans des positions politiques plus nuancées ou des indépendantistes "de droite" peuvent s'afficher et rejoindre des anciens anti-indépendantistes aux sensibilités plutôt "de gauche";
> Ce faisant, de nouveaux partis tentent d'émerger à la faveur de la rupture de l'opposition indépendantistes VS anti-indépendantistes qui a dominé la vie politique du Pays depuis les années 60. Ces partis rassemblent maintenant largement au-delà des clivages ethniques sur des critères nettement plus programmatiques.
.../...
Ce qui est maintenant la nouvelle donne; perspectives et prospectives:
> Notre Pays a conservé après d'âpres négociations la possibilité d'une double nationalité qui permet aux kanako-néo-calédoniens qui le souhaitent d'avoir accès à la France et à l'UE avec les mêmes avantages qu'actuellement;
> Notre Pays a conservé après d'âpres négociations le maintien d'une monnaie en parité avec l'euro;
> Notre Pays a négocié avec la France une présence militaire raisonnée qui lui assure une protection internationale, une surveillance de sa ZEE et une aide sérieuse en cas de survenue d'épisodes cycloniques, par exemple;
> Kanaky-Nouvelle-Calédonie partage ses compétences en matière de justice et de maintien de l'ordre avec la France;
> L'éducation, compétence du Pays, fait l'objet d'une convention de partenariat avec la France, lui assurant une assistance technique et certaine continuité des formations et des diplômes;
> Le combat pour la survie de nos industries minières et métallurgiques fait rage entre les différentes visions des anciens et nouveaux responsables politiques ayant émergé de la nouvelle organisation politique du Pays; de ce point de vue, le Pays ne va toujours pas bien ! La recherche de nouveaux partenaires divise au-delà des anciens clivages. Les tensions sociales sont fortes;
> Et puis, Notre Pays a du mal a trouvé un équilibre entre les légitimités coutumières, civiles et politiques au-delà de ce qui est écrit dans la nouvelle constitution de Notre nouveau Pays;
> Dans ce dernier cadre, la problématique du foncier reste à stabiliser; des contentieux kanak/kanak et kanak/non-kanak émergent encore.
> Mais la société calédonienne est maintenant plus apaisée, plus consensuelle malgré encore quelques soubresauts ...
.../...
Bon, j'arrête là cette prospective rapide !!!...
Mais on peut ainsi imaginer les bouleversements en positif et en négatif d'un tel changement.
Ce travail de prospective pourrait être mis en oeuvre avec un certain bonheur (j'ose l'écrire) dans le cadre d'une période négociée de transition vers l'indépendance. Période qui serait donc une préfiguration offrant une organisation nous laissant le temps de corriger ce qui pourrait coincer après l'indépendance tout en préparant les esprits, la société, les organisations économiques et sociales, politiques et ... les habitants à cette future petite (?) révolution.
CQFD
.../...
Moi, j'aime bien. Car les plus beaux compromis sont les plus audacieux et Notre Pays en est la démonstration depuis 1988 et la fin des "événements"...

(N.B. Ma réflexion rejoint ici la proposition de l'UNI-Palika d'une période de transition vers une indépendance en partenariat avec la France et celle du Sénat coutumier qui évoque une période de dix ans ou plus précisément de deux "mandatures" avant l'indépendance, pour la préparer...)

jeudi 15 septembre 2022

Visite de M. CARENCO en septembre 2022: quid ?

A 70 ans passés, certains mots prononcés dans les différents discours me troublent.
Non par leur justesse, mais par leur impression de déjà vu après bientôt 35 ans (1988-2022) !
Les mots sont les mêmes, les tons employés sont les mêmes, les postures sont les mêmes, mais nous ne venons pas de vivre en 2022 une période qui a vu en quatre années (1984-1988) 70 morts des violences d'une quasi guerre civile; ou guerre de libération ?
Non, nous venons de vivre une longue période, de presque 35 ans de paix avec (beaucoup) plus de morts sur les routes que de conflits politiques violents !
Pour cette raison, parfois et trop souvent même, les mots de nos responsables politiques (je ne préfère même pas évoquer ceux de nos (cons)citoyens), sont confus, faux, inexacts, approximatifs ... idéalisant cette période pour les uns (loyalistes) ou la considérant comme inachevée pour les autres (indépendantistes). 
On ne refait pas l'histoire, mais certains (trop) cherchent à la refaire !
.../...
Des deux grandes formations politiques des époques 1988 puis 1998, le FLNKS et le RPCR en sus de l'Etat français, une seule existe encore avec, ou en face, de l'Etat Français: le FLNKS (un front un peu fissuré certes).
Quant au RPCR, il s'est dissout dans une myriade de petits partis "loyalistes" ou pro-français qui ne réussissent pas à s'unir, sauf contre la revendication d'indépendance du FLNKS ...
Les uns, pseudos héritiers du RPCR de l'époque veulent tourner la page; tandis que les prétendants héritiers du RPCR, s'accrochent (suivez mon regard...), vainement à ces moments dépassés de 1988 dont ils estiment  être les dépositaires ...
Mais d'autres encore prétendent (à coups de slogans et de harangues) ne rien lâcher aux indépendantistes pour les uns, ou aux loyalistes pour les autres, quitte à reprendre l'affrontement (les armes ?...).
.../...
On en est là, encore là, après cette période de 35 ans, si riche en évolutions, politique, sociale, économique, sociétale (en bien comme en mal); mais si pauvre en évolution des esprits et des mentalités. 
Voire en évolution des idées, en réflexions ...
Pour les uns, il faut passer "à autre chose" ! Il faut confondre les ethnies et ne plus évoquer que des communautés ... de destin, lequel ? Ici il n'y aurait plus qu'un peuple, le Peuple Calédonien; comme une prophétie auto-réalisatrice ?
Pour les autres, représentant (à plus de 80 %) le Peuple Kanak, seul peuple colonisé (qui pourrait le nier ?), l'avenir ne peut passer que par l'indépendance, fondement de sa dignité retrouvée.
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Pour les uns comme pour les autres, et ENTRE les uns et les autres, M. Carenco, M. Darmanin, Mme Borne et le Président Macron doivent inventer un nouveau chemin ... mais dont la France en conserverait quelque "avantage" !?...
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Il y a du boulot ! tant les esprits et les mentalités (jeunes ou vieux) ont, finalement, si peu évolué !
A moins que ...
Jean-Marie Tjibaou et Jacques Lafleur, eux qui étaient si éloignés l'un de l'autre (et leurs camps respectifs pareillement) à l'époque, n'inspirent tous ces laborieux prétendants à un vrai leadership pour rapprocher toutes les contradictions de la société et de l'histoire de notre (Kanaky-)Nouvelle-Calédonie !...
A suivre donc.
Verrai-je de mon vivant une fin harmonieuse à cette histoire ?
Celle, déchirée de la colonisation, et de la construction sur ces bases violentes d'une (Kanaky-)Nouvelle-Calédonie réconciliée et plurielle ... dans laquelle le Peuple Kanak (et ses enfants) trouverait enfin La Paix; dans une société qui deviendrait enfin consensuelle ! Quelle que soit l'organisation institutionnelle qui sera inventée.
.../...
Finalement, au-delà des mots et des trouvailles juridiques et institutionnelles donc, TOUT RESTE A FAIRE ... et surtout une révolution des mentalités (une révolution culturelle ?).
.../...
J'en prends ma part par ces mots.

jeudi 8 avril 2021

Vraies oppositions faux front : indépendantistes, de gauches ou de droites ? Du centre, communistes, libéraux ?

A la veille du troisième référendum, qu'en est-il du 17ème gouvernement ? Mais surtout du projet de société du FLNKS ? 
Au delà des affichages convenus...
Le FLNKS est-il si homogène dans sa proposition d'avenir ?
L'Union Calédonienne (UC, plutôt chrétienne, libérale mais sociale)) voit-elle la future société du Pays comme le Parti de Libération Kanak (PALIKA dont le symbole est la hache ostensoire croisée avec un fusil et résolument socialiste) ?
Je suis sceptique...
Etre uni pour accéder à l'indépendance est une chose, être uni pour gouverner ensemble en est une autre !
L'indépendance n'est pas un programme de gouvernement en quelque sorte; l'UC et le Palika en font prématurément l'expérience en ayant gagné la majorité du gouvernement calédonien.
...
Toutes ces questions me sautent à la figure avec la problématique de la désignation du futur président du 17ème gouvernement élu il y a plusieurs semaines !
Symptomatique: 
Le parti travailliste vote pour un candidat UNI (PALIKA) alors que LKU et Paul Néaoutyine sont des ennemis jurés (pourquoi ?...) et l'un n'a jamais voté pour l'autre (conférer les groupes constitués au Congrès), l'un et l'autre ne s'aiment pas !
Mais unis contre l'UC, quid ?
...
En fait on y arrive maintenant, sinon ça arrivera après l'indépendance, à une lutte entre une vision libérale de l'économie et sociale de la société, avec intégration coutumière (celle de l'UC, même si elle se proclame "socialiste") et une vision socialiste voire communiste (marxiste ?) de celle-ci (celle du PALIKA)!...
Celle qui anime le Palika et le parti travailliste ou celle de l'UC ?...
Et présentement les indépendantistes et le FLNKS sont au pied du mur d'une de leur plus grande contradiction !
IKS (Indépendance Kanak et Socialiste), IKSR (Indépendance Kanak Socialiste et Révolutionnaire) ? 
Basées sur des idéologies passées, dépassées, passéistes, ou une nouvelle vision de l'avenir de Notre Pays ? 
Une nouvelle vision débarrassée de ces boulets idéologiques que nous traînons à nos chevilles de descendants d'anciens bagnards, d'anciens kanak "cantonnés", de travailleurs "importés", de colons soi-disants "libres", tous esclaves d'idéologies nées au 19ème siècle...
Mais, la question se pose également pour les "loyalistes", quelle est leur vision, leur proposition, pour la future société calédonienne, à part , "toujours plus de France" (néo-coloniale ?), toujours plus de libéralisme, toujours plus de dépendances et toujours plus d'inégalités; quelle autonomie proposent-ils ? 
Et sur la base de quels fondements sociaux et économiques ?

Pour déjà une vieille réflexion, conférer:

lundi 14 mars 2016

Hypocrisie ! Quand tu tiens la Calédonie ...

Hypocrisie: attitude qui consiste à déguiser son véritable caractère, à manifester des opinions, des sentiments, et spécialement des vertus qu'on a pas ... (Le Petit Robert)
Alors, sous cette définition, trop de choses deviennent hypocrisie en Notre Pays !
Massivement.
Les politiciens, hypocrites ! Un pléonasme ?
Les médias, hypocrites; une normalité ou suis-je sévère ?
Les familles, hypocrites ! Une vieille réalité.
Les clans Kanak hypocrites; s’en rendent-ils seulement compte; quand ils ferment les yeux sur ce qui ne va pas dans leurs clans, à moins qu'ils n'y peuvent plus rien ...
Les délinquants hypocrites ? La meilleure façon de ne pas assumer de responsabilités, qu'elle soient claniques ou citoyennes.
Les patrons hypocrites: argent, grosses maisons et grosses bagnoles ou véritables entrepreneurs, avec un rien d'abnégation !
Les syndicats hypocrites: jaloux, planqués, revanchards, non ? Ou constructifs, avec un rien d'abnégation !
...
Les enseignants, hypocrites ? Ben, voyons ... ils orientent, ils désorientent, et ... partent en vacances, indexées ! Dévoués ou pas vraiment impliqués ?
Les experts, hypocrites ? Mais non, ils arrivent avec tant de solutions dans leurs bagages que même les douaniers, à Tontouta, n'y voient que du feu ... de Bengale !
...
Les réseaux soi-disant "sociaux" hypocrites ? Mais non, voyons, la vérité s'installe ... Celle de Chacun (merci, Pirandello); oui, chacun y peut et y va, de son piédestal égocentrique et péremptoire, caché derrière un "pseudonymat", décrire, commenter, "analyser", an(privatif)-alyser, surtout !
...
C'est l'image que j'ai, ce soir, de mon pays, de la vie ... en Calédonie; d'un "sauve qui peut" massivement hypocrite !!!...
A désespérer !
...
La démonstration du contraire reste à faire...
Les sénateurs coutumiers évoquant "un Plan Marshall" pour la jeunesse Kanak par exemple, s'y risquent ... en ce domaine.
.../...
Décryptage personnel de ce billet amer; au 19 mars 2016:
Pourquoi tant de haines pourraient me dire mes (quelques) lecteurs fidèles, mes amis voire ma famille ?
Ce n'est pas de la haine aurais-je envie de rétorquer !
C'est du désenchantement !
Oui, du désenchantement.
J'ai 64 ans, je vais mourir bientôt, je veux dire, il me reste moins de tant à vivre que ce que j'ai vécu ... c'est la réalité, toute nue.
Sur ces 64 ans, 50 ans à m'interroger sur Mon pays, à m'angoisser, à insupporter ces relations faussement amicales ou convenues entre les différentes ethnies du pays, à me préoccuper de l'avenir du Peuple kanak, à m’inquiéter de notre avenir, nous, les descendants de colons ou pionniers, c'est selon l'appréciation des intéressés; oui, 50 ans !!!
Ce carnet de route en témoigne, ma vie n'a jamais été heureuse; j'aime le Peuple Kanak, j'aime notre "culture" caldoche, j'aime mes frères métros venus essayer de s'en sortir ici, j'aime nos frères Wallis, javanais, viets,j'aime ...
Mais où en est-on aujourd'hui ? Que-est-ce que je lègue à mes quatre enfants ? Que lègue-t-on à nos enfants ? L'INCERTITUDE ? la MÉFIANCE ? la DÉFIANCE ? Le RACISME ? La MÉDIOCRITÉ ? Tout cela à la fois ...
Alors je maintiens: c'est l'hypocrisie des discours, des attitudes, des solutions, ... que je rejette, que je condamne.
Pour cela, je convoque TOUS les acteurs de la Calédonie d'aujourd'hui cinquante ans en arrière, pour qu'ils refassent avec moi tout ce chemin !
Une sorte de voyage dans le temps, initiatique: à la fois retour dans le passé puis retour vers le futur ... qu'ils réalisent à quel point Notre Pays a mal des vertus qu'ils sont incapables de manifester et de mettre en œuvre aujourd'hui ... 
Voilà; cher lecteur, j'ai mal à Mon Pays ! Mon Pays où la haine grise s'installe, insidieusement, sous le soleil. 
.../...
Hypocrisie, égoïsme, médiocrité, jalousie, haine, racisme ... arrêtons de se voiler la face, de se replier derrière nos palissades, derrière ces sourires de façade, derrière ces "il est bon où quoi" du lundi matin ...
La Calédonie va mal, et ce n'est pas à cause du nickel ! Mais à cause de notre nullité ! Que l'on transmet allègrement à notre jeunesse.
.../...
Mais, Bon Dieu, nos enfants de kanaky-Nouvelle-Calédonie, devront-ils refaire, revivre, ces épreuves, ces déchirures morales, existentielles; que j'ai trop vécues ?
Ils y sont déjà ! Et j'enrage !!!
.../...
Commentaire complémentaire au 21 mars 2016:
Ce que je veux signifier ici, et dont, une fois de plus, ce blog en est l'expression ultime, c'est:
Qu'a-t-on fait de ces trente années pour en arriver aussi bas ? Sans s'élever, finalement.
Savez-vous qu'en 1985, ce n’est pas un tabou pour les connaisseurs, j'étais favorable à l'idée d'indépendance-association proposée par Edgar Pisani. Seul compromis acceptable, à mes yeux, entre la revendication fondamentale d'indépendance des Kanak dont "Les Evénements" ont été l'expression majeure, et la revendication du rester "dans la France coûte que coûte" des "Non-Kanak", essentiellement liée à leur "peur du Kanak" !
Trente ans plus tard, où en est-on ? Après les deux compromis qu'ont été les Accords de Matignon-Oudinot de 1988 puis de Nouméa de 1998 ?
Où en est-on ?
Politiquement, les choses ont avancé, les Kanak ont gagné en reconnaissance et en pouvoirs dans les communes, et les Provinces. Économiquement aussi, les Kanak ont gagné en niveau de vie et en pouvoir.
MAIS, la société calédonienne, paradoxalement, se retrouve plus déchirée que ne l'était la coloniale ! Du moins avec beaucoup plus d’ambiguïté !
L'obsession ou la facilité de rechercher (?) une SOLUTION POLITIQUE consensuelle a oblitéré la nécessité de fonder une SOCIÉTÉ CONSENSUELLE !
Nos politiques, ou politiciens, ET NOUS-MÊMES, sommes laissés bercés par la facilité; la politique et les élections, les pouvoirs et les compromis, le repos du guerrier pour les uns, les dents aiguisées pour les autres ... durant trente années.
Pendant ce temps, notre société calédonienne se liquéfiait, se délabrait, pourrissait ... s'éloignant du consensus sociétal.
Nos experts, locaux, internationaux, sociologues, historiens, intellectuels, n'y ont vu que du feu ... ou bien ils ont été complices !?
Je ne donne ici de leçon à personne, je constate !
On a "persiflé" sur l'engagement de Jean-Raymond Postic et moi-même, en 2002, aux élections législatives, chacun dans une circonscription de Nouvelle-Calédonie, sous l'étiquette et le mot d'ordre: "Pour réussir l'Accord de Nouméa" ... Jean-Raymond et Eric, connaisseurs intimes, peut-être naïfs et déchirés de Leur Pays, enthousiastes curieusement pour ces "Accords", souhaitaient prévenir !
Eh bien !
Où en-est-on aujourd'hui ?
Qu'est-ce qu'ont réussi nos politiciens ?
Où comptent-t-ils nous emmener ?
.../...
Vers plus de troupes de police, de gendarmerie ?
Vers plus de délinquances ?
Vers plus de haines ?
Vers plus de méfiances ?
Vers plus d'individualismes ?
Vers plus d'échecs (scolaires) ? Plus de squatters ? Plus de va-nu-pieds ?
Vers plus ...
D'hypocrisies.
Et vers moins de fraternités véritables !
.../...

samedi 19 juillet 2014

Peut-on décoloniser DANS la France ? Un paradoxe calédonien de plus !

A l'orée de cette dernière mandature de l'Accord de Nouméa, pressés par une échéance qui approche irrémédiablement, leaders politiques calédoniens, membres du Gouvernement français, experts juridiques, s'échinent à ébaucher des solutions dans des termes non dichotomiques.

Je suis un peu perdu ! Et comme souvent, j'ai plus de questions que de réponses... Mais il n'y a pas de réflexion sans questionnement, n'est-ce-pas.

Oui, peut-on décoloniser DANS la France ?
Et puis, qu'est-ce que: "accéder à la pleine souveraineté", avec ou sans la France ?
Peut-on "partager la souveraineté" ?
Aurait-on résolu alors une sorte de "quadrature du cercle" sociopolitique ?

Un historien calédonien, Frédéric Angleviel, en fait le titre de la dernière partie de son livre: "Histoire illustrée de la Nouvelle-Calédonie"; la troisième partie: "Aujourd'hui, de l'autonomie à une décolonisation dans la France".
M. Gaël Yanno plaide au Comité de décolonisation des 24 de l'ONU pour une solution dans la France, tout en revendiquant une majorité de "Calédoniens" contre l'indépendance ! 
Quid de la revendication spécifique des Kanak ?
Accessoirement et implicitement, M. Yanno reconnaît ce Comité des 24 et reconnaît qu'il y a eu colonisation ...
Bref, tous les partis "anti-non-indépendantistes" prônent une sortie de l'Accord de Nouméa dans la France avec une grande imagination lexicale et quelques oxymores particulièrement intéressants ! 
De leur côté, les partis indépendantistes, pris entre revendication historique et pragmatisme, jonglent avec des mots qui ne veulent pas effrayer et une radicalité qui fonde leur existence et leur reconnaissance.

Nombre de questions submergent donc mon esprit:
Où s'arrête la décolonisation quand commence la néo-colonisation ?
Où s'arrête le colonialisme, quand commence le néocolonialisme ?
Où s'arrêtent les textes (les "Accords"), le Verbe (les discours politiques), quand les mentalités commencent-elles à évoluer ?
La Nouvelle-Calédonie est-elle toujours une colonie ... puisque tout le monde s'accorde à en évoquer la Décolonisation !
Peut-on décoloniser (dans la France) et laisser des flux migratoires sans contrôle ?
Vouloir construire un Destin Commun, n'est-ce-pas reconnaître qu'on en est loin ? Et subsidiairement que celui-ci passe par une décolonisation statutaire et des mentalités ?
Ces mentalités coloniales résurgentes, et récurrentes, n'ouvrent-elles pas la voie et la voix, comme un écho dialectique, à un discours anti-colonial primaire ou violent ! Sapant tout effort de dépassement de la contradiction et tout rapprochement original ...

Mais, au fait, revenons à la source des mots; qu'est-ce que décoloniser ?
Le Larousse dit: 
Décoloniser: "accorder l'indépendance à une colonie, la faire accéder au statut d'état".
Et, l'histoire des décolonisations se confond avec celle des indépendances. Réussies ou non, les indépendances ont accompagné les décolonisations !
Mais, la néo-colonisation et le néo-colonialisme a aussi succédé à de nombreuses indépendances ...

Quoiqu'il en soit, l'Etat français est bien engagé dans l'avenir de la Nouvelle-Calédonie; il n'est ni arbitre impartial, ni neutre, ni médiateur; il est puissance tutélaire, historiquement (et présentement ?) (ex-?) puissance coloniale !

Et pourtant, il me semble qu'une partie de la question, "peut-on décoloniser dans la France ?", a trouvé réponse et pourrait justifier sa forme affirmative!
L'originalité de Notre Pays, la Nouvelle-Calédonie, c'est que les Accords, Matignon-Oudinot et de Nouméa, ont ouvert une voie originale d'une forme de décolonisation:
Par le partage des pouvoirs avec les représentants du Peuple Kanak, organisé grâce au fait provincial et à la collégialité gouvernementale, entre autres dispositions statutaires et institutionnelles; autorisant les représentants du peuple Kanak à exercer ces pouvoirs selon leur vision de la chose publique.
Par l'accès des Kanak aux pouvoirs économiques et industriels.
Par la mise en place de dispositifs de formation destinés de manière préférentielle aux Kanak (400 cadres, Cadre Avenir);
Par la reconnaissance institutionnelle de l'organisation coutumière et de la culture du Peuple kanak.
Et bien d'autres mesures et dispositions ...

Pour autant, la décolonisation est-elle achevée, ou sommes-nous au milieu d'un gué dont l'autre rive s'appelle "indépendance", "souveraineté" ?
Milieu du gué avec ces mesures inabouties ou controversées:
Celle, "révolutionnaire" par essence, comme la mise en place d'une citoyenneté du Pays pratiquement illisible (si ce n'est par quelque manifestation relevant plus du folklore), contrariant sûrement et pour un moment ce processus original de décolonisation !
Celle d'un corps électoral gelé ou restreint, incomprise et contestée par les tenants d'un continuum de peuplement exogène mettant en danger, avec le temps, la place déjà minoritaire du Peuple Kanak !
...
Ou la Nouvelle-Calédonie va-t-elle écrire une nouvelle page toujours originale de l'histoire mondiale des décolonisations ?

jeudi 14 novembre 2013

POUR ou CONTRE l'indépendance ?

Au seuil du transfert ou non des compétences régaliennes, donc de l'accession ou non "à la pleine souveraineté", je m'interroge !

Préalable:
Est-ce que "pleine souveraineté" équivaut à "indépendance" ? Ces termes coexistent dans la panoplie du langage politique calédonien sans qu'il soit certain que nos hommes ou femmes politiques les remplissent du même contenu ... Le terme "indépendance" me semblant plus connoté négativement dans la population non indépendantiste car ressenti comme une vraie et totale rupture; tandis que "pleine souveraineté" fait plus "soft" et semble laisser percevoir, en filigrane, le maintien d'un lien avec la future "ex-mère patrie", vrai, faux ? ... Bref, les mystères de la sémantique politicienne ne sont pas, eux, accessibles aux citoyens de base ! Et les "experts" qui se sont penchés sur le berceau des futurs possibles du futur pays-nouveau-né ne m'ont pas particulièrement éclairé sur l’ambiguïté de cette coexistence des termes (quant aux statuts de "sortie" possibles, ces experts ont été limpides!).

J'ai milité pour l'indépendance dans les années 70/80; et j'en suis fier. Cette revendication a été le seul vecteur politique de progrès dans une société néo-calédonienne encore très marquée, voire bloquée, dans son statut colonial où les Kanak étaient encore des "citoyens de seconde zone". Sans cette revendication, la Nouvelle-Calédonie n'aurait pas progressé; et c'est tout à l'honneur des militants de cette cause et à ses morts ...
Mais, en cette fin d'année 2013, je m'interroge, avec la sincérité que je dois à ces convictions qui m'ont animé durant des années, à mes amis politiques, à ma famille.
Suis-je prêt à franchir le Rubicon ? Cette feuille de "papier job" qui sépare la Nouvelle-Calédonie AUTONOME DANS la République Française DE la Kanaky(-Nouvelle-Calédonie ?) LIBRE et INDEPENDANTE ?
Pour savoir qu'entre deux points infiniment proches il existe un espace tout aussi infini, je sais que le pas à franchir peut être grand, très grand, trop grand ! Psychologiquement, par peur de l'avenir, par souci de sécurité (politique et économique), ou par manque d'ambition.
Mais, quel bonheur ce serait également de construire un pays libre plus juste, plus équilibré pour tous ses habitants, plus serein, avec une vraie interculturalité, par acculturation réciproque, fier d'apporter sa petite pierre originale et authentique dans le concert des nations pour une Terre Patrie (cf. Edgar Morin) meilleure. Bref, une sorte de modèle à construire ensemble !

Ainsi, j'ai décidé d'égrener pendant quelques temps et au fil de ce temps, des événements et de mes réflexions, les POUR et les CONTRE qui me feraient pencher vers l'option INDÉPENDANCE ou NON.

Attention!
Ce n'est pas le nombre de POUR ou de CONTRE qui ferait pencher la balance au moment du scrutin d'autodétermination, c'est la valeur de chaque POUR ou CONTRE, affectée d'un coefficient psychologique et sociologique, et pondérée par ce coefficient; l'un pouvant emporter la décision contre tous les autres ... Vous m'avez compris ?

POUR: Quand je vois le sort réservé aux "valeurs républicaines" en France:
Non respect de la commémoration du 11 novembre et des morts pour la France avec ces sifflets contre le Président de la République; je me dis que cette France-là n'est pas la mienne !
Ces faits, associés au racisme "anti-Taubira", étalé sans vergogne; NON, cette France-là je la quitte sans hésiter !
La France, à travers sa vie politique et médiatique actuelle, est loin d'incarner cette valeur cardinale qu'est le Respect, valeur que nous, les océaniens de toutes couleurs de Calédonie, appelons de nos vœux et faisons vivre malgré les difficultés ou les incompréhensions ...

POUR: Si on admet qu'il sera impossible de réussir une décolonisation de la Nouvelle-Calédonie (inscrite dans l'Accord de Nouméa) quand n'importe quel français ou européen peut venir s'y installer sans réserve ! La Nouvelle-Calédonie resterait donc une colonie(*) de peuplement pour laquelle la seule issue d'une réelle décolonisation serait l'indépendance avec un contrôle de l'immigration à ses frontières (aériennes et maritimes).
Problématique subsidiaire:
Peut-on décoloniser et permettre dans le même temps une installation sans réserve des populations du pays colonisateur dans le "futur-ex-pays-colonisé".
Résoudre ce paradoxe ! C'était bien là, il me semble, la fonction de la (trop) fameuse CITOYENNETÉ calédonienne, prévue dans l'Accord de 1998, et qui devait accoucher d'un Destin Commun; était-elle une fumisterie intellectuelle et une grosse tromperie politique ?
(*) Colonie: réunion de personnes parties d'un pays pour aller habiter, exploiter un autre (cf. Le Petit Robert).

CONTRE: Si on prévoit qu'après l'indépendance, les querelles politiciennes seront exacerbées dans un microcosme îlien et politicien où la course auX pouvoirS ne pourra plus être régulée par une puissance supérieure détenant entre ses mains la justice et l'armée ...
Donc, rester sous la protection de la Constitution Française garantirait la paix et la sécurité .Comme cela a été le cas durant ces 25 dernières années.

POUR: Si on continue à (con)fondre le Peuple Kanak dans une communauté au même titre que les autres communautés. La Nouvelle-Calédonie n'est pas la Réunion, ici il y a un peuple "premier"; ce que semble vouloir nier un certain discours populiste évoquant "à tour de mots" un peuple, LE peuple (*), "sui generis" comme ultime argument politique !
Trop d'hommes ou de femmes politiques, comme trop de calédoniens, citoyens ou non, se refusent encore à reconnaître que les Kanak forment un Peuple à part entière. C'est un malentendu majeur !
De mon point de vue, c'est cette reconnaissance, pleine et entière, authentique, qui peut fonder la communauté de destin au-delà des clichés.
Le Peuple Kanak dans sa totalité, que les Kanak soient indépendantistes ou non, souffre en silence de cette non reconnaissance, de ce déni d'existence. Et c'est pour cette raison fondamentale que plus des 3/4 du Peuple Kanak est en faveur de l'indépendance ...
(*) Un peuple, c'est comme une mayonnaise "maison", la somme de ses ingrédients ne suffit pas à la réussir, elle prend ou elle ne prend pas ! La réussite de la mayonnaise, tient à un coup de main, à la température, à l'atmosphère, en bref, tient du miracle ! Pas de la harangue ! (les cuisinières le savent bien, pas les politiciens ...).

A suivre ...

CONTRE: Si on considère que les flux financiers de la France vers la Nouvelle-Calédonie risquent de diminuer considérablement mettant en péril le niveau de vie des populations du pays, y compris celui des plus pauvres (?).

POUR: Peut-être l'indépendance est-elle le seul moyen de faire baisser le coût de la vie dans Notre Pays et de réduire les écarts indécents entre les plus hauts et les plus bas revenus ?
L'indépendance comme solution contre la vie chère ! (L'Intersyndicale "Vie Chère" y-a-t-elle pensé ?)
L'indépendance pour réussir la désindexation et revenir à une fourchette des salaires plus raisonnable !
ET
CONTRE: Car, l'écart entre les plus hauts revenus et les plus bas peut aussi se creuser considérablement dans un pays indépendant, et les inégalités devenir plus fortes encore, si les régulations s'effondrent et si la corruption s'installe.Ce genre de contre-exemple a malheureusement été fréquent au cours de l'histoire des décolonisations et indépendances.

A suivre ...

mercredi 5 août 2009

VIVE LA FRANCE ! Ou, si la Calédonie était indépendante ?

Pseudo-fiction number sévère ... Euh, seven ...

A ce jour, à ce soir, où j'entends encore les sirènes de police ou des ambulances, parce qu'à Montravel ou à Saint Louis, les affrontements continuent entre forces de l'ordre et forces du désordre, je dis VIVE LA FRANCE !
Paradoxal ?
Sincère !
Réfléchi.

Si la Nouvelle-Calédonie était indépendante, comment le même type de situation conflictuelle serait-elle gérée ?
Fiction ?La Calédonie est bousculée, cela me rappelle de mauvais souvenirs ... Les Evénements des années 1984-1988; que j'ai vécus de plein fouet. Pas quelques jours de troubles, des années.
Mais, Vingt années plus tard, j'aurais envie de m'écrier: VIVE LA FRANCE !
Ca plaira à certains, qui ne me comptent pas dans leurs amis;
Ca ne plaira pas à d'autres, qui ne savent pas si je suis de leurs amis ...
Simplement;
Ce que nous vivons à l'heure actuelle en Nouvelle-Calédonie; la guerrilla syndico-socio-politique à Nouméa ou dans certains lieux de la Province Nord, sont possibles parce que, paradoxalement, la Nouvelle-Calédonie dépend encore de la France !
Si nous étions indépendants, si la Nouvelle-Calédonie était indépendante, quel Droit l'Etat Kanako-Néo-Calédonien serait-il en mesure d'imposer ?
Celui de milices coutumières îliennes qui régleraient leur compte à Jodar, Goyetche ou Puja-Pujane; celui de milices patronales qui, armées jusqu'aux dents, protégeraient les entreprises agressées par une USTKE armée et manipulant de jeunes désoeuvrés n'ayant rien à perdre ! Celui imposé par des interventions extérieures, françaises, appelées en secours par un gouvernement local déstabilisé, selon des accords d'état à état; ou celui des armées papoues appelées au secours par des provinces kanak au bord de la sécession ...
Fiction ?

Tous ces jeunes qui astiquent et caillassent les "forces de l'ordre" de notre pays indépendant, auraient alors à faire à une justice plus expéditive que celle de l'état français !
Quand Rheebù Nùù avait bloqué le chantier de l'usine du sud, dans un pays indépendant, de droits fragiles et divers, la multinationale n'aurait-elle pas fait appel à des mercenaires pour liquider ces vélléités revendicatrices. Avec l'accord d'un gouvernement enchaîné aux subsides de ladite multinationale ?
Fiction ?
C'est pourquoi, en ce soir du mercredi 5 août 2009, à la veille de "La Transfiguration", du haut de mes 57 ans passés dans CE pays impossible, ancien militant de l'indépendance avec l'Union Calédonienne, je m'interroge sur l'opportunité pour Notre Pays de franchir le rubicon ... !!! ???
Fiction ?
Je m'interroge aussi sur l'intelligence de mes compatriotes, TROP, trop souvent plus CONS que patriotes !

lundi 30 mars 2009

Qui est de droite, qui est de gauche, en Nouvelle-Calédonie ? Pas si simple !

On a pris l'habitude, en Nouvelle-Calédonie, de penser et de dire qu'être indépendantiste et kanak, c'est être de gauche et qu'être anti-indépendantiste ou loyaliste et non-kanak, c'est être de droite.
Il est vrai qu'être non-kanak (terme qui regroupe donc tous les habitants de Calédonie qui ne sont pas kanak: européens, wallisiens ou futuniens, asiatiques, tahitiens, antillais et réunionnais, etc.), être non-kanak donc, et s'installer dans cette colonie d'outre-mer porte plutôt à droite et qu'être kanak et lutter contre le colonialisme porte plutôt à gauche.
Les médias vont donc évoquer souvent "La Droite Locale" et les Kanak indépendantistes seront affichés de fait à gauche, avec le soutien des gauches exogènes, comme une évidence.
Et pourtant;
Les Indépendantistes sont-ils tous "de gauche" ? N'y-a-il pas des Non-Indépendantistes "de gauche" ? Et des Indépendantistes "de droite" ? Même si certains positionnements peuvent être paradoxaux !
A y regarder de plus près, ce n'est pas si simple, même si la catégorisation initiale peut-être commode !
Il a existé une époque où les superpositions: "indépendantiste/kanak/gauche" et "anti-indépendantiste/blanc/droite" étaient pertinentes et avaient un sens. C'était essentiellement les kanak qui revendiquaient l'indépendance et les non-kanak (blancs, wallisiens et futuniens, etc.) qui luttaient contre, à quelques exceptions de part et d'autre (dont je suis), qui confirmaient donc cette règle.
La revendication d'indépendance puisait sa légitimité dans une vision de gauche voire marxiste du monde tel qu'il était au 20ème siècle.
Dans ce cadre, la lutte pour la liberté sous-tendait l'anti-colonialisme et l'anti-impérialisme et passait par la mise sous tutelle étatique de l'économie; les régimes communistes et socialistes étaient l'expression aboutie d'une théorie de la libération des peuples.
La lutte contre l'indépendance s'arc-boutait quant à elle sur des principes de droite allant d'une volonté colonisatrice voire "civilisatrice" de la domination européenne à des réactions de peur incontrôlées face à un éventuel renversement des rapports de forces.
Dans ce cadre-ci, la lutte pour la liberté sous-tendait l'approche libérale de l'économie sur laquelle s'appuyait  le capitalisme; les régimes démocratiques occidentaux étaient l'expression aboutie d'une théorie de la libération de l'Individu.
Pour faire simple, je dirais que c'était avant les années 90. Au cours de ces années-là (90), en Nouvelle-Calédonie, plusieurs glissements ont commencé à s'opérer sur ces superpositions (la tectonique des plaques politiques en quelque sorte, plaques dont la ligne de fracture reste toujours l'indépendance). L'exercice du pouvoir pour les uns (indépendantistes kanak au Nord et aux Iles), le partage du pouvoir pour les autres (anti-indépendantistes) a corrigé imperceptiblement les catégories:
Des indépendantistes kanak ont mis de la gestion "capitalistique" dans leur gouvernance provinciale; des anti-indépendantistes blancs ont mis du social et l'interventionnisme dans la leur; entre autres, dans la gestion des sociétés d'économies mixtes et des holdings financières provinciales (Sofinor, Sodil, Promosud, ...).
Avec le déroulement un peu lent certes, mais réel, de l'Accord de Nouméa, Notre Pays acquiert de plus en plus d'autonomie et (re) prend possession d'éléments de souveraineté à travers le transfert de grandes compétences. On n'est d'ailleurs jamais allé aussi loin dans l'histoire mouvementée des statuts de la Nouvelle-Calédonie.
Et pour moi, les choses ne sont plus aussi claires qu'il y a vingt ans:
Je ne suis plus sûr du tout sûr que tous les indépendantistes soient réellement "de gauche" et que tous ceux qui se prononcent en fin de compte contre l'indépendance soient systématiquement "de droite". La mise en oeuvre progressive de l'Accord de Nouméa déplace les lignes; en particulier celle de l'acceptation, "de facto", d'une souveraineté partagée avec la France. Avec l'exercice par le Pays Nouvelle-Calédonie de quasiment toutes les compétences de la souveraineté.
"De facto" donc, l'évolution de la société calédonienne et de ses acteurs ne permet plus de les ranger aussi facilement qu'il y a quelques années dans les catégories "de gauche-indépendantiste/de droite-anti-indépendantiste".
Des gens partageant les valeurs, "traditionnellement de gauche", de justice, d'équité sociale, d'égalité entre les peuples, peuvent ne pas vouloir franchir le dernier pas vers l'indépendance !
Des gens souhaitant l'indépendance "à tout prix", peuvent en avoir une vision "droitière" en y recherchant la possibilté de l'utiliser à leur profit particulier ou à celui d'une catégorie particulière de la population et pas spécialement la plus défavorisée (un Kanak qui s'est enrichi - mais force est d'admettre que leur nombre est loin d'être en rapport avec celui des membres riches des autres ethnies- pourrait avoir une vision plus personnelle que communautaire de cet enrichissement) !
Moralité:
Volonté d'enrichissement personnel, de pouvoir et de puissance ne sont pas des "(anti-) valeurs" uniquement occidentales, et en Nouvelle-Calédonie, elles commencent à être largement partagées par des individus de toutes les communautés !

P.S. (Post-Spritum, voyons ! Pas Parti Socialiste !!!). J'ai l'impression que mon billet est un peu compliqué ... Finalement c'est surtout la Calédonie qui est complexe et nous contraint à ces tours et détours intellectuels un peu tordus; toutefois la conclusion (ou moralité) , je la revendique sans détours !

mardi 13 mai 2008

Anniversaires politiques et historiques en série...

Antescriptum: Il y a dix ans (1998), j'écrivais un essai publié aux éditions "Ile de Lumière": "l'avenir de la Nouvelle-Calédonie en question(s)". A cette occasion, j'offre en dédicace à mes lecteurs Kanak la postface ci-dessus que j'ai scannée et qui fermait cette contribution.

Il y a dix ans (1998) l'Accord de Nouméa était signé puis adopté par le Parlement Français et les "populations concernées" de Nouvelle-Calédonie.
Le Centre Culturel Tjibaou voyait le jour.
Il y a vingt ans (1988) quatre gendarmes, deux militaires et dix neuf militants FLNKS d'Ouvéa étaient tués lors des événements liés à la lutte du Peuple Kanak pour l'indépendance.
Les Accords de Matignon et Oudinot étaient adoptés prévoyant un référendum d'autodétermination en 1998.
Il y a trente ans (1978) L'Union Calédonienne, dans sa motion de politique générale du congrès de Maré (j'y étais!), prenait clairement position pour l'indépendance; en prônant l'autonomie interne en vue de la préparer.
Il y a quarante ans (1968) en France, mai 68 battait son pavé, j'étais en première à Nouméa et j'essayais de comprendre ce qui se passait là-bas si loin aux antipodes. Ici c'était calme (politiquement), par contre économiquement, le "Boum du Nickel" faisait gronder les bulls et les camions sur les mines...sans retenues !
Il y a cinquante ans (1958) la Loi Cadre sur l'Autonomie Interne du Territoire de Nouvelle-calédonie fêtait sa première année avec un Gouvernement présidé par Maurice Lenormand entouré de plusieurs ministres Kanak et Calédoniens...
Chaque année on pourra égrainner, "fêter", commémorer, des dates anniversaires, pour quoi faire ? Quel sens donner à toute cette histoire, à toutes ces histoires ?
J'ai vieilli avec des idéaux qui m'ont porté et enthousiasmé, avec des idéologies qui ont structuré mon désir d'agir, avec des lectures qui ont contribué à me forger des grilles d'analyse du réel ... Pour finalement me laisser sur le bord de la route, plein d'amertume pour les gâchis du passé et d'inquiétude pour cet avenir illisible.
Car c'est bien de cela qu'il s'agit ici, la Nouvelle-Calédonie n'a pas d'avenir, si ce n'est celui à courte vue de beaucoup de nos politiciens locaux reflétant en cela une vision timorée de l'avenir, vision entretenue et partagée avec leurs concitoyens électeurs ! Petites visions pour grande ambition: se maintenir au pouvoir le plus longtemps possible pour en tirer les meilleurs bénéfices...
Alors;
Dans dix ans (2018), on repart pour un nouvel Accord ? On fête les 20 ans du CCT ! Et puis quoi encore ???
Postscriptum: A titre personnel, je n'accepterai pas de repartir, ENCORE (!?), pour un nouvel accord à terme; c'est-à-dire, pour une période donnée qu'elle soit de 10, 20, 30 ans ... Un accord définitif, OUI, un accord à échéance, NON.
Vivre à court terme, ça-suf-fit !!!