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mercredi 2 novembre 2016
Saint Louis 2016: Décoiré; St Louis, il y a (pas si) longtemps: Dawano
Les réseaux dits "sociaux" se déchaînent" sous l'anonymat digne des plus courageux calédoniens qui ont trouvé là un moyen moderne d'exprimer leur "grande gueule" sans l'assumer au vu et au su de tout un chacun (les réseaux "sociaux", c'est le courage à bon marché) ...
Je n'ai eu de cesse dans ce blog de rappeler l'Histoire et les leçons que j'essaie d'en tirer.
L'histoire en Calédonie, se répète, bégaie ...
...
Ce n'est pas ce qui était prévu par cette succession d'accords:
> Matignon;
> Oudinot;
> de Nouméa.
NON ! Ce n'est pas ce qui était prévu !!!
En 1989, en 1998 ...
...
Ce ne sont pas les gendarmes les responsables:
Ce sont nos hommes et femmes politiques, c'est nous, TOI, MOI, qui les avons élus sur ces discours, (qui flattent nos peurs et nos égoïsmes); c'est NOUS, TOI, MOI, tant de Non Kanak, qui ne voulons pas voir la vérité en face; avec cette mentalité qui reste fondamentalement colonialiste ! Et internet en est l"'expression la plus vive !!! Qui véhicule la haine et la bêtise (d'où qu'elle vienne ...).
...
Combien d'entre nous (non Kanak) pensent:
"les Kanak nous emmerdent, leurs jeunes nous emmerdent, leur coutume nous emmerde !
Qu'on nous laisse occuper ce beau pays, y faire fortune, bronzer ... Et que les Kanak s'intègrent en oubliant leur milliers d'années de culture" ... ça serait facile ainsi, n'est-ce-pas !
...
Mais ça ne se passe pas comme ça. Et c'est heureux
Les Kanak ne peuvent pas se laisser "engloutir" sans réagir !
Et n'avons-nous pas nous aussi, non Kanak, besoin d'eux !?
...
Saint Louis, c'est le village gaulois d'Astérix qui résiste à l'envahisseur.
Bien sûr, la sociologie, la psychosociologie, la psychologie, l'économie, l'histoire, peuvent expliquer des choses; enfin, les experts venus de "Métropole" expliquent des choses; enfin, compliquent les choses ... quant ils devraient se taire et y rester ... chez eux !
...
Je ne justifie pas la violence des jeunes Kanak, je l'explique par l'histoire !
Une histoire récente ratée où la délinquance de la jeunesse kanak actuelle en est un des pires symptômes !
Trop souvent au bord de la route, comme leurs vieux; ils la bloquent !
...
Si l'ordre public est de la compétence de L’État, le Vivre ensemble, le Respect mutuel, la Solidarité, la Compassion, la Fraternité, sont de la compétence de chacun, de chaque citoyen ...
...
Dans toute cette "histoire", je ne comprends qu'une chose:
On me vole Mon Pays; on énerve Mes Frères, les Kanak, on me confisque la Paix; pour laquelle j'avais milité et voté en ... 1989 et encore en 1998 !
Combien de temps cela va-t-il durer ? Faudra-t-il l'indépendance pour initier enfin un Destin Commun tant rabâché ?
...
Dawano avait été tué par un gendarme mobile déjà, à Saint Louis; pendant les Evénements dans les années 80 ... J'avais assisté à son enterrement avec quelques "Blancs" de l'UC, à l'époque; j'y avais été insulté par des jeunes de la tribu ... Régis, moi-même, quelques amis, debouts, sous la pluie qui pleurait pour nous.
Comment appelez-vous cela ?
Si ce n'est une histoire qui se répète 30 années après ...
...
Que s'est-t-il passé entre temps ?
Qu'avons-nous fait de tout ce temps ?
Qu'avez-vous fait de tout ce temps: haussaires, ministres, politiques, "citoyens" ...
Qu'avez-vous fait ?
...
Une carrière ? Enrichis ? Bronzés ?
...
Post scritum:
Attention , qu'on ne lise pas ce que je n'ai pas écrit ! Alors je l'écris: je compatis sur le sort des habitants du Mont-Dore, du Sud, qui sont trop souvent dans une Grande Galère à chaque fois que Saint Louis s'échauffe ... victimes collatérales de ces ratés de l'histoire calédonienne récente que j'évoque !
Et, merci à Eric Gay,
pour le super boulot qu'il a fait ... qu'il fait.
Lui; a la Mémoire de Notre pays !
Je n'ai eu de cesse dans ce blog de rappeler l'Histoire et les leçons que j'essaie d'en tirer.
L'histoire en Calédonie, se répète, bégaie ...
...
Ce n'est pas ce qui était prévu par cette succession d'accords:
> Matignon;
> Oudinot;
> de Nouméa.
NON ! Ce n'est pas ce qui était prévu !!!
En 1989, en 1998 ...
...
Ce ne sont pas les gendarmes les responsables:
Ce sont nos hommes et femmes politiques, c'est nous, TOI, MOI, qui les avons élus sur ces discours, (qui flattent nos peurs et nos égoïsmes); c'est NOUS, TOI, MOI, tant de Non Kanak, qui ne voulons pas voir la vérité en face; avec cette mentalité qui reste fondamentalement colonialiste ! Et internet en est l"'expression la plus vive !!! Qui véhicule la haine et la bêtise (d'où qu'elle vienne ...).
...
Combien d'entre nous (non Kanak) pensent:
"les Kanak nous emmerdent, leurs jeunes nous emmerdent, leur coutume nous emmerde !
Qu'on nous laisse occuper ce beau pays, y faire fortune, bronzer ... Et que les Kanak s'intègrent en oubliant leur milliers d'années de culture" ... ça serait facile ainsi, n'est-ce-pas !
...
Mais ça ne se passe pas comme ça. Et c'est heureux
Les Kanak ne peuvent pas se laisser "engloutir" sans réagir !
Et n'avons-nous pas nous aussi, non Kanak, besoin d'eux !?
...
Saint Louis, c'est le village gaulois d'Astérix qui résiste à l'envahisseur.
Bien sûr, la sociologie, la psychosociologie, la psychologie, l'économie, l'histoire, peuvent expliquer des choses; enfin, les experts venus de "Métropole" expliquent des choses; enfin, compliquent les choses ... quant ils devraient se taire et y rester ... chez eux !
...
Je ne justifie pas la violence des jeunes Kanak, je l'explique par l'histoire !
Une histoire récente ratée où la délinquance de la jeunesse kanak actuelle en est un des pires symptômes !
Trop souvent au bord de la route, comme leurs vieux; ils la bloquent !
...
Si l'ordre public est de la compétence de L’État, le Vivre ensemble, le Respect mutuel, la Solidarité, la Compassion, la Fraternité, sont de la compétence de chacun, de chaque citoyen ...
...
Dans toute cette "histoire", je ne comprends qu'une chose:
On me vole Mon Pays; on énerve Mes Frères, les Kanak, on me confisque la Paix; pour laquelle j'avais milité et voté en ... 1989 et encore en 1998 !
Combien de temps cela va-t-il durer ? Faudra-t-il l'indépendance pour initier enfin un Destin Commun tant rabâché ?
...
Dawano avait été tué par un gendarme mobile déjà, à Saint Louis; pendant les Evénements dans les années 80 ... J'avais assisté à son enterrement avec quelques "Blancs" de l'UC, à l'époque; j'y avais été insulté par des jeunes de la tribu ... Régis, moi-même, quelques amis, debouts, sous la pluie qui pleurait pour nous.
Comment appelez-vous cela ?
Si ce n'est une histoire qui se répète 30 années après ...
...
Que s'est-t-il passé entre temps ?
Qu'avons-nous fait de tout ce temps ?
Qu'avez-vous fait de tout ce temps: haussaires, ministres, politiques, "citoyens" ...
Qu'avez-vous fait ?
...
Une carrière ? Enrichis ? Bronzés ?
...
Post scritum:
Attention , qu'on ne lise pas ce que je n'ai pas écrit ! Alors je l'écris: je compatis sur le sort des habitants du Mont-Dore, du Sud, qui sont trop souvent dans une Grande Galère à chaque fois que Saint Louis s'échauffe ... victimes collatérales de ces ratés de l'histoire calédonienne récente que j'évoque !
Et, merci à Eric Gay,
pour le super boulot qu'il a fait ... qu'il fait.
Lui; a la Mémoire de Notre pays !
lundi 25 février 2013
Etre kanak et ... SDF ! Quelque chose m'échappe !
Paradoxes de la modernité kanak:
La société kanak est traversée par de nombreux paradoxes, paradoxes qui fondent autant sa modernité, son actualité et sa richesse, qu'ils la déchirent ...
Etre squatter ...
Etre SDF ...
Etre Homme ou femme politique ... Et coutumier ...
Mais l'un de ces paradoxes qui me frappe le plus (parfois au sens propre !), c'est celui des SDF kanak, donc des "sans domicile fixe " kanak !!!
Comment peut-on être kanak, en (Kanaky-)Nouvelle-Calédonie, et ... sans domicile fixe !
Plus qu'un paradoxe, c'est une antinomie, que dis-je, une aberration, une absurdité ... et pourtant une réalité.
Donc, nous avons dans Notre Pays, des kanak qui n'ont pas de domicile fixe; au vu de la culture et de la coutume kanak comme de l'histoire du Peuple Kanak, cela signifie que des kanak n'ont pas de famille (cela se pourrait), de clans d'appartenance (cela devient difficile à penser), de lignée de référence (impossible à concevoir), de tertre d'origine, bref, de case tout simplement. Mais alors sont-ils encore "kanak" ? ...
Au secours, Téin Kanaké !
...
En clair:
Tous ces kanak qui "zonent" à Nouméa surtout, et parfois, et de plus en plus un peu partout en Nouvelle-Calédonie seraient sans "tertre fixe", sans clan de rattachement ? Ont-ils oublié leur nom ?
...
Que se passe-t-il ?
Ces kanak SDF, sont-ils des parias ?
Ont-ils été bannis de leurs tribus ?
Sont-ils devenus plus "blancs" que kanak pour oublier d'où ils viennent, d'où ils sortent, ou ne pas vouloir y retourner ?
Se sentent-ils mieux (j'insiste sur le "mieux") à "zonner" et à "taper le popper" ou le passant, qu'à retourner vivre à la tribu pour y prendre leur place (?) participer aux travaux collectifs, travailler aux champs, prendre en charge leurs Vieux et leurs Vieilles, leurs petits frères et leurs petites soeurs ... ou, militer (hem!);
Se sentent-ils, sont-ils rejetés par une société kanako-calédonienne impuissante à faire "vivre ensemble" tout son monde !
Ou,
Sont-ils une avant-garde guerrière mais "dormante" d'une contestation qui couve ou à venir ?
A moins ...
A moins que nous ayons là, devant les yeux, l'expression "popper-isée" (heu ! paupérisée) d'une soufrance ou d'une colère sourdes !
A moins que nous observions là des gens sans vergogne qui ont bien compris l'intérêt de vivre entre deux mondes, celui de la tribu et celui de la ville ... sans contrainte, d'où qu'elle vienne.
...
Les chefs de clans et les conseils de chefs de clans ont-ils l'intention de réagir ? Le souhaitent-ils ? Le veulent-ils ? Le peuvent-ils ? Doivent-ils le faire ?
...
Réfléchissez ! Ré-flé-chi-ssez !
Toutes mes questions sont (ou seront) des réponses ... autant que des questions tant qu'elles resteront sans réponses ... ??? !!!
Toujours sur ces questions de délinquance, de violence ouverte ou contenue ... Lisez:
http://chroniquekanakynouvellecaledonie.blogspot.com/2009/03/delinquance-avant-il-y-avait-moins-de.html
http://chroniquekanakynouvellecaledonie.blogspot.com/2009/01/une-violence-kanak-prvisible.html
http://chroniquekanakynouvellecaledonie.blogspot.com/2009/01/jai-lu-la-revue-juridique-politique-et.html
La société kanak est traversée par de nombreux paradoxes, paradoxes qui fondent autant sa modernité, son actualité et sa richesse, qu'ils la déchirent ...
Etre squatter ...
Etre SDF ...
Etre Homme ou femme politique ... Et coutumier ...
Mais l'un de ces paradoxes qui me frappe le plus (parfois au sens propre !), c'est celui des SDF kanak, donc des "sans domicile fixe " kanak !!!
Comment peut-on être kanak, en (Kanaky-)Nouvelle-Calédonie, et ... sans domicile fixe !
Plus qu'un paradoxe, c'est une antinomie, que dis-je, une aberration, une absurdité ... et pourtant une réalité.
Donc, nous avons dans Notre Pays, des kanak qui n'ont pas de domicile fixe; au vu de la culture et de la coutume kanak comme de l'histoire du Peuple Kanak, cela signifie que des kanak n'ont pas de famille (cela se pourrait), de clans d'appartenance (cela devient difficile à penser), de lignée de référence (impossible à concevoir), de tertre d'origine, bref, de case tout simplement. Mais alors sont-ils encore "kanak" ? ...
Au secours, Téin Kanaké !
...
En clair:
Tous ces kanak qui "zonent" à Nouméa surtout, et parfois, et de plus en plus un peu partout en Nouvelle-Calédonie seraient sans "tertre fixe", sans clan de rattachement ? Ont-ils oublié leur nom ?
...
Que se passe-t-il ?
Ces kanak SDF, sont-ils des parias ?
Ont-ils été bannis de leurs tribus ?
Sont-ils devenus plus "blancs" que kanak pour oublier d'où ils viennent, d'où ils sortent, ou ne pas vouloir y retourner ?
Se sentent-ils mieux (j'insiste sur le "mieux") à "zonner" et à "taper le popper" ou le passant, qu'à retourner vivre à la tribu pour y prendre leur place (?) participer aux travaux collectifs, travailler aux champs, prendre en charge leurs Vieux et leurs Vieilles, leurs petits frères et leurs petites soeurs ... ou, militer (hem!);
Se sentent-ils, sont-ils rejetés par une société kanako-calédonienne impuissante à faire "vivre ensemble" tout son monde !
Ou,
Sont-ils une avant-garde guerrière mais "dormante" d'une contestation qui couve ou à venir ?
A moins ...
A moins que nous ayons là, devant les yeux, l'expression "popper-isée" (heu ! paupérisée) d'une soufrance ou d'une colère sourdes !
A moins que nous observions là des gens sans vergogne qui ont bien compris l'intérêt de vivre entre deux mondes, celui de la tribu et celui de la ville ... sans contrainte, d'où qu'elle vienne.
...
Les chefs de clans et les conseils de chefs de clans ont-ils l'intention de réagir ? Le souhaitent-ils ? Le veulent-ils ? Le peuvent-ils ? Doivent-ils le faire ?
...
Réfléchissez ! Ré-flé-chi-ssez !
Toutes mes questions sont (ou seront) des réponses ... autant que des questions tant qu'elles resteront sans réponses ... ??? !!!
Toujours sur ces questions de délinquance, de violence ouverte ou contenue ... Lisez:
http://chroniquekanakynouvellecaledonie.blogspot.com/2009/03/delinquance-avant-il-y-avait-moins-de.html
http://chroniquekanakynouvellecaledonie.blogspot.com/2009/01/une-violence-kanak-prvisible.html
http://chroniquekanakynouvellecaledonie.blogspot.com/2009/01/jai-lu-la-revue-juridique-politique-et.html
samedi 9 février 2013
Insécurité et vie chère: comment le diable se mord la queue !
ATTENTION, réflexion non politiquement correcte ! Mais assumée, rassurez-vous.
...
Mais, un paradoxe bien calédonien !
...
un cercle vicieux ?
je vais faire mes petites courses au magasin du coin, un vigile se tient près de la porte. Pourtant, ce magasin est un PETIT magasin de quartier, qui dépanne les clients de proximité. Combien lui coûte ce vigile ? Qui, au final, paie ce vigile ?
La ville de Nouméa et celles du "Grand Nouméa" embauchent à tout va, agents municipaux de police, auxiliaires de proximité ... Qui va les payer ? Peut-être la modification de la clé de répartition en faveur de la Province Sud ? Puisque celle-ci subventionne Nouméa et ses villes satellites pour faire face à cette dépense (et qu'une bonne part de la cause de cette insécurité serait due à des gens venus des autres provinces à majorité kanak travailler ou étudier ou emprisonnés dans le Sud; troublant, non comme raisonnement, comme "non-dit" ... Hem !) !
Nombre d'entreprises font appel à des sociétés de gardiennage ou des vigiles ...
Combien cela coûte au final, quelle marge cela "bouffe-t-il" ou dans quelle mesure les marges doivent-elles être augmentées pour couvrir ces dépenses "collatérales"!
La délinquance qui fait peur, mais ne fait-elle pas vivre une économie qui se réjouit ?
Les syndicats qui se mobilisent contre "la vie chère", que ne dénoncent-ils pas cette insécurité qui la favorise en prenant leur part de responsabilité dans la cohésion sociale et morale de la société calédonienne !
Et nos politiques (de quelque bord qu'ils soient) ne se jouent-ils pas de cette même vie chère ... et de l'insécurité comme d'un fond de commerce électoral ?
Tout ce beau monde ne profite-t-il pas de ce phénomène ... qu'ils entretiennent d'une façon ou d'une autre ?
...
Un cercle vertueux ?
Tout cela finalement procure du travail à de nombreuses personnes sans ou avec peu de qualifications qui vont "gardienner" tous ces lieux sensibles, petits, grands magasins, parcs municipaux, boîtes de nuit, et autres lieux susceptibles d'être "mal famés" ou d'attirer quelques petits ou grands prédateurs.
Alors, l'insécurité contribuant à "la vie chère" n'aurait-elle pas la vertu de favoriser la création d'emplois !!!
Drôle de cercle vertueux, n'est-ce-pas ?
Et nos politiciens (de quelque bord qu'ils soient) d'exploiter ce trouble socio-politique pour surfer sur l'une ou l'autre des vagues qui les portera au firmament du microcosme politique calédonien (la vague de l'insécurité toujours porteuse politiquement, la vague de la reconnaissance pour le travail fournit aux agents de sécurité ou encore la vague de la peur qui submerge bon nombre d'électeurs versus la vague d'une déstabilisation sociétale et politique potentielle que représente cette délinquance !)... pour finalement assurer leur élection ou leur réélection !
...
Alors;
Je me pose la question:
A qui profite ce "crime" ?
...
Quand tout ce beau monde (politico-syndical(*)) s'attache à si mal entretenir ce qu'ils ont commis: un soi-disant "destin commun" dont on s'éloigne aussi vite que la délinquance augmente !!!
Parce que, au fond, c'est toujours de la cohésion sociale de la société calédonienne multi-ethnique et multiculturelle dont il s'agit ... et de la cohérence des actions, individuelles, collectives, publiques ... et politiques !
De la responsabilité de TOUS et de CHACUN au fond (et personne ne peut s'en absoudre, qu'il soit honnête citoyen ou citoyen délinquant !).
...
Euh !
...
Bonne réflexion !
Et n'oubliez pas de fermer votre porte à clef !
Au fait! Avez-vous vérifier si votre voiture est fermée à clef également!
Mais laissez votre flingot dans son armoire, c'est une mauvaise idée d'y ... penser.
Et vous, délinquants potentiels, à 80% kanak, tenez-vous à l'abri de toute provocation, facile (ça peut faire du bien dans la tête), mais par trop contre-productive !
Quel est l'enjeu, inavoué par tous et par chacun, de toute cette agitation ?
(*) Je sais évidemment qu'il n'est pas dans la fonction des syndicats d'assurer la sécurité publique, mais c'est bien eux qui ont soulevé le problème de "la vie chère" dont ce billet est le thème presque principal ...
Dans le même registre consulter:
http://chroniquekanakynouvellecaledonie.blogspot.com/2009/10/la-citoyennete-comme-un-solution.html
http://chroniquekanakynouvellecaledonie.blogspot.com/2009/03/delinquance-avant-il-y-avait-moins-de.html
...
Mais, un paradoxe bien calédonien !
...
un cercle vicieux ?
je vais faire mes petites courses au magasin du coin, un vigile se tient près de la porte. Pourtant, ce magasin est un PETIT magasin de quartier, qui dépanne les clients de proximité. Combien lui coûte ce vigile ? Qui, au final, paie ce vigile ?
La ville de Nouméa et celles du "Grand Nouméa" embauchent à tout va, agents municipaux de police, auxiliaires de proximité ... Qui va les payer ? Peut-être la modification de la clé de répartition en faveur de la Province Sud ? Puisque celle-ci subventionne Nouméa et ses villes satellites pour faire face à cette dépense (et qu'une bonne part de la cause de cette insécurité serait due à des gens venus des autres provinces à majorité kanak travailler ou étudier ou emprisonnés dans le Sud; troublant, non comme raisonnement, comme "non-dit" ... Hem !) !
Nombre d'entreprises font appel à des sociétés de gardiennage ou des vigiles ...
Combien cela coûte au final, quelle marge cela "bouffe-t-il" ou dans quelle mesure les marges doivent-elles être augmentées pour couvrir ces dépenses "collatérales"!
La délinquance qui fait peur, mais ne fait-elle pas vivre une économie qui se réjouit ?
Les syndicats qui se mobilisent contre "la vie chère", que ne dénoncent-ils pas cette insécurité qui la favorise en prenant leur part de responsabilité dans la cohésion sociale et morale de la société calédonienne !
Et nos politiques (de quelque bord qu'ils soient) ne se jouent-ils pas de cette même vie chère ... et de l'insécurité comme d'un fond de commerce électoral ?
Tout ce beau monde ne profite-t-il pas de ce phénomène ... qu'ils entretiennent d'une façon ou d'une autre ?
...
Un cercle vertueux ?
Tout cela finalement procure du travail à de nombreuses personnes sans ou avec peu de qualifications qui vont "gardienner" tous ces lieux sensibles, petits, grands magasins, parcs municipaux, boîtes de nuit, et autres lieux susceptibles d'être "mal famés" ou d'attirer quelques petits ou grands prédateurs.
Alors, l'insécurité contribuant à "la vie chère" n'aurait-elle pas la vertu de favoriser la création d'emplois !!!
Drôle de cercle vertueux, n'est-ce-pas ?
Et nos politiciens (de quelque bord qu'ils soient) d'exploiter ce trouble socio-politique pour surfer sur l'une ou l'autre des vagues qui les portera au firmament du microcosme politique calédonien (la vague de l'insécurité toujours porteuse politiquement, la vague de la reconnaissance pour le travail fournit aux agents de sécurité ou encore la vague de la peur qui submerge bon nombre d'électeurs versus la vague d'une déstabilisation sociétale et politique potentielle que représente cette délinquance !)... pour finalement assurer leur élection ou leur réélection !
...
Alors;
Je me pose la question:
A qui profite ce "crime" ?
...
Quand tout ce beau monde (politico-syndical(*)) s'attache à si mal entretenir ce qu'ils ont commis: un soi-disant "destin commun" dont on s'éloigne aussi vite que la délinquance augmente !!!
Parce que, au fond, c'est toujours de la cohésion sociale de la société calédonienne multi-ethnique et multiculturelle dont il s'agit ... et de la cohérence des actions, individuelles, collectives, publiques ... et politiques !
De la responsabilité de TOUS et de CHACUN au fond (et personne ne peut s'en absoudre, qu'il soit honnête citoyen ou citoyen délinquant !).
...
Euh !
...
Bonne réflexion !
Et n'oubliez pas de fermer votre porte à clef !
Au fait! Avez-vous vérifier si votre voiture est fermée à clef également!
Mais laissez votre flingot dans son armoire, c'est une mauvaise idée d'y ... penser.
Et vous, délinquants potentiels, à 80% kanak, tenez-vous à l'abri de toute provocation, facile (ça peut faire du bien dans la tête), mais par trop contre-productive !
Quel est l'enjeu, inavoué par tous et par chacun, de toute cette agitation ?
(*) Je sais évidemment qu'il n'est pas dans la fonction des syndicats d'assurer la sécurité publique, mais c'est bien eux qui ont soulevé le problème de "la vie chère" dont ce billet est le thème presque principal ...
Dans le même registre consulter:
http://chroniquekanakynouvellecaledonie.blogspot.com/2009/10/la-citoyennete-comme-un-solution.html
http://chroniquekanakynouvellecaledonie.blogspot.com/2009/03/delinquance-avant-il-y-avait-moins-de.html
jeudi 5 août 2010
Citoyenneté, civisme ... Revenons à la source du sens des mots.
Intro: Sens interdit.
Par bien des aspects, la vie en société en Calédonie est devenue déplorable, malgré des apparences trompeuses voire flatteuses ...
Pour les uns il s'agit de s'y préserver une bulle qui peut parfois être en connection avec d'autres bulles semblables, des bulles dans lesquelles une liberté et une sécurité relatives vont donner une illusion de bonheur ... A "bon marché", parfois en solde !
Pour d'autres la bulle sera la tribu, protectrice ... Quand elle n'est pas exclusion ou expulsion, s'entend.
Il ya aussi les bulles du quartier ou du squat, du club, du groupe ou de "la bande"
Parfois,ces bulles se frôlent, s'entrechoquent, rarement elles fusionnent pour produire une bulle unique un peu plus grande,
Pour d'autres encore pas de bulles, des migrations permanentes perdus entre ces bulles, les perçant parfois pour les faire éclater ... Et s'éclater.
Plus de sens, sans sens, le sens de la vie en société humaine se dilue et se perd, un peu, beaucoup, chez nous.
Sauve-qui-peut ! (*)
Sens des mots.
Citoyenneté, civisme, civilité;
Citoyen, civique, civil;
Dans le bourbier des maux, l'emploi des mots dans tous les sens peut faire perdre le sens des choses !
Le bon sens voudrait qu'on évite les faux sens, l'usage de faux étant une spécialité calédonienne, pour retrouver l'essence des mots.
Bon sens.
Faut-il enseigner la citoyenneté à l'école et oublier d'appliquer et de faire appliquer les règles simples de civilité ?
Faut-il communiquer à tout va sur la citoyenneté pour en déplorer l'absence quand il faudrait évoquer le manque de civisme dont beaucoup trop d'adultes ont oublié le sens alors qu'ils sont sensés montrer l'exemple !
Plus de sens.
La politesse, le respect, comme le civisme sont-ils passés de mode, remplacés par ce mot fourre-tout qu'est devenu celui de "citoyenneté" en Nouvelle-Calédonie dans toutes les bouches ouvertes béates ou inquiètes sur les problèmes que rencontre notre société.
La citoyenneté, qu'elle soit de Nouvelle-Calédonie ou liée à l'appartenance à quelqu'état est devenue cet arbuste qui cache le désert de ces règles simples et universellement humaines qui régissent toute vie en société.
Donner du sens.
De nos jours, l'exemple de civisme, de respect mutuel, de civilité voire de civilisation n'arrive plus d'EN HAUT ! Ce HAUT, quelqu'il soit, qui manque tant aux jeunes d'aujourd'hui.
Ce haut qui pourrait être nos hommes et femmes politiques ...
Ce pourrait être les parents, les chefs de familles, les chefs de clans, les chefs d'entreprise ... Ou les syndicalistes !
Ce pourrait être les enseignants à l'école, dans les collèges et les lycées ...
Ce pourrait être les hommes d'Eglise ...
Ce pourrait être les grands frères ou les grandes soeurs ...
C'est peut-être TOI et MOI.
Sens autorisé.
On a oublié la vertu de l'exemple ! De l'exemplarité.
Cet exemple qui commence dès les premiers âges à faire son sillon. Ou à ne pas le faire si l'exemple manque ! Ou à virer de travers sous l'exemple mauvais ...
Cet exemple sans lequel aucune éducation, qu'elle soit familiale, scolaire, sociétale ou politique, n'est crédible !
Cet exemple par lequel tout est possible quand on se donne la peine d'y être sensible et de le faire vivre avec conviction, avec force. Avec un peu de courage aussi !
Conclusion: un sens unique.
La force de l'exemple et sa valeur, et en ce sens l'exemple est craint, c'est qu'on ne peut pas rejeter la faute sur l'Autre !
(*) J'aime bien évoquer la vie en société avec ses bulles ... Comme cette théorie astrophysique qui imagine l'univers formé de plusieurs univers-bulles flottant comme autant de galaxies se croisant, se télescopant, s'absorbant ou dégénérant ...
Par bien des aspects, la vie en société en Calédonie est devenue déplorable, malgré des apparences trompeuses voire flatteuses ...
Pour les uns il s'agit de s'y préserver une bulle qui peut parfois être en connection avec d'autres bulles semblables, des bulles dans lesquelles une liberté et une sécurité relatives vont donner une illusion de bonheur ... A "bon marché", parfois en solde !
Pour d'autres la bulle sera la tribu, protectrice ... Quand elle n'est pas exclusion ou expulsion, s'entend.
Il ya aussi les bulles du quartier ou du squat, du club, du groupe ou de "la bande"
Parfois,ces bulles se frôlent, s'entrechoquent, rarement elles fusionnent pour produire une bulle unique un peu plus grande,
Pour d'autres encore pas de bulles, des migrations permanentes perdus entre ces bulles, les perçant parfois pour les faire éclater ... Et s'éclater.
Plus de sens, sans sens, le sens de la vie en société humaine se dilue et se perd, un peu, beaucoup, chez nous.
Sauve-qui-peut ! (*)
Sens des mots.
Citoyenneté, civisme, civilité;
Citoyen, civique, civil;
Dans le bourbier des maux, l'emploi des mots dans tous les sens peut faire perdre le sens des choses !
Le bon sens voudrait qu'on évite les faux sens, l'usage de faux étant une spécialité calédonienne, pour retrouver l'essence des mots.
Bon sens.
Faut-il enseigner la citoyenneté à l'école et oublier d'appliquer et de faire appliquer les règles simples de civilité ?
Faut-il communiquer à tout va sur la citoyenneté pour en déplorer l'absence quand il faudrait évoquer le manque de civisme dont beaucoup trop d'adultes ont oublié le sens alors qu'ils sont sensés montrer l'exemple !
Plus de sens.
La politesse, le respect, comme le civisme sont-ils passés de mode, remplacés par ce mot fourre-tout qu'est devenu celui de "citoyenneté" en Nouvelle-Calédonie dans toutes les bouches ouvertes béates ou inquiètes sur les problèmes que rencontre notre société.
La citoyenneté, qu'elle soit de Nouvelle-Calédonie ou liée à l'appartenance à quelqu'état est devenue cet arbuste qui cache le désert de ces règles simples et universellement humaines qui régissent toute vie en société.
Donner du sens.
De nos jours, l'exemple de civisme, de respect mutuel, de civilité voire de civilisation n'arrive plus d'EN HAUT ! Ce HAUT, quelqu'il soit, qui manque tant aux jeunes d'aujourd'hui.
Ce haut qui pourrait être nos hommes et femmes politiques ...
Ce pourrait être les parents, les chefs de familles, les chefs de clans, les chefs d'entreprise ... Ou les syndicalistes !
Ce pourrait être les enseignants à l'école, dans les collèges et les lycées ...
Ce pourrait être les hommes d'Eglise ...
Ce pourrait être les grands frères ou les grandes soeurs ...
C'est peut-être TOI et MOI.
Sens autorisé.
On a oublié la vertu de l'exemple ! De l'exemplarité.
Cet exemple qui commence dès les premiers âges à faire son sillon. Ou à ne pas le faire si l'exemple manque ! Ou à virer de travers sous l'exemple mauvais ...
Cet exemple sans lequel aucune éducation, qu'elle soit familiale, scolaire, sociétale ou politique, n'est crédible !
Cet exemple par lequel tout est possible quand on se donne la peine d'y être sensible et de le faire vivre avec conviction, avec force. Avec un peu de courage aussi !
Conclusion: un sens unique.
La force de l'exemple et sa valeur, et en ce sens l'exemple est craint, c'est qu'on ne peut pas rejeter la faute sur l'Autre !
(*) J'aime bien évoquer la vie en société avec ses bulles ... Comme cette théorie astrophysique qui imagine l'univers formé de plusieurs univers-bulles flottant comme autant de galaxies se croisant, se télescopant, s'absorbant ou dégénérant ...
lundi 23 mars 2009
Délinquance ... Avant, il y avait moins de problèmes !?
Je souhaite ici éclairer un aspect de la problématique de la délinquance en Nouvelle-Calédonie: celui de la délinquance kanak.
Pas facile comme sujet, c'est un sujet sensible et éminemment politique, c'est un sujet sensible car il touche à la vie de beaucoup de nos compatriotes, kanak ou non; et puis je ne suis pas kanak, bien qu'ayant vécu près d'eux, travaillé avec eux, enseigné en leur milieu; et puis leur sort ne m'est pas indifférent, il ne peut d'ailleurs être indifférent à l'avenir de Notre Pays et de la communauté de destin que ce dernier est sensé abriter!
C'est un sujet sensible en cette période pré-électorale. Et c'est pour cette raison que je préfère le traiter hors de mes rubriques "provinciales 2009".
Même si "on" n'ose l'avouer que sur le bout des lèvres, l'essentiel de la délinquance en Nouvelle-Calédonie est d'origine kanak ! Non ? Quelle est la part des kanak dans la population carcérale du Camp Est ? 70%, 80% ? Et dans cette part, quelle est la part des jeunes de moins de 30 ans ? La réponse tout le monde peut la formuler ...
Mais;
Dans ce billet, c'est à l'une des causes de la délinquance chez les jeunes kanak, trop souvent évoquée par un peu tout le monde, que je souhaite apporter un éclairage (un peu éclairé): la carence éducative de parents !
L'éducation des enfants et des jeunes dans la société kanak, jusqu'à il y a une trentaine d'année (c'est-à-dire il y a une génération), s'inscrivait dans un environnement humain (parents, oncles maternels, les fratries, les Vieux et les Vieilles), social (les clans et les grandes lignées, la tribu, le Conseil des Anciens et le Chef, les tabous et les totems) et géographique (la disposition des cases, la toponymie, les montagnes, les vallées et les côtes, les sapins et les cocotiers, La Terre ...) séculaire, malgré la colonisation et ses bouleversements. Les Eglises, avec leurs missions et leurs institutions scolaires avaient intégré nombre d'éléments de la culture kanak dans leurs enseignements et elle-mêmes étaient intégrées au monde kanak, complétant cet ensemble de repères éducatifs.
Tout cela contribuait à une éducation enracinée et rassurante de l'enfant ou du jeune; même si le contexte historique de la colonisation était, lui, traumatisant.
Tous ces repères éducatifs complexes, ont explosé !
Qu'est-il advenu, en un peu plus d'une trentaine d'année, de ce contexte éducatif en milieu kanak ?
L'Ecole laïque et républicaine a très mal remplacé les écoles des Missions (en termes éducatifs); en se rapprochant de la ville, les nouveaux parents se sont éloignés (physiquement et socialement) de leurs tribus et de ces différents environnements évoqués plus haut. Les contraintes du travail salarié, les nouveaux modes de communications (télé, internet, entre autres !) ont supplanté les Temps de La Parole entre les générations ... Au mieux les liens se sont distendus, ou devenus artificiels, au pire ils se rompus !
Les parents se retrouvent dans des squats, des appartements exigus, des logements sociaux conçus "à l'occidentale"; très loins de ces repères qui les faisaient par essence être kanak, chacun à sa place, reconnu, dans sa case, autour de sa case et loin de sa case ...
L'éducation a mal supporté cette transition trop rapide.
Le temps a manqué pour inventer de nouveaux repères adaptés à ces nouvelles situations, il était insuffisant pour intégrer les nouveaux repères, étranges, étrangers ou rejetés.
Des associations de femmes, de parents d'élèves, des conseils des Anciens dans des tribus, des institutions, se préoccupent de ces questions, y travaillent déjà.
Pas facile !
Je suis parent, quatre fois, j'ai eu une éducation "à l'européenne", teintée d'acculturation océanienne au fil de plusieurs générations; mais une éducation que je peux transmettre malgré les difficultés de la vie (divorce, remariage, soucis financiers, personnels et professionnels), à l'intérieur de schémas éducatifs stables ...
Ce n'est pas le cas de tous ces parents kanak de ma génération ou plus jeunes, confrontés, eux, à ce défi de l'éducation; comment font-ils pour transmettre une "bonne éducation kanak" avec des schémas éducatifs qui ont été bouleversés ? Quels efforts d'adaptation, d'invention sont-ils obligés d'accomplir pour permettre à leurs enfants, à leurs jeunes de rester eux-mêmes (kanak et fiers de l'être) tout en s'adaptant à cette société moderne qui s'impose à tous, sans y perdre leur âme ?
Arrêtons donc de cristalliser les problèmes de délinquance sur une soi-disant démission de la part des parents kanak; balayons devant la porte de ce soi-disant progrès qui bouscule les traditions, les cultures autochtones, pour les ranger derrière une culture uniforme stérilisante ! Peut-être que, contrainte de surmonter toutes ces difficultés (dont celle de la délinquance de jeunes), la société kanak contribuera à la fondation de cette société commune plus douce et plus respectueuse des gens et leur environnement ... Paradoxalement. Nous éloignant de cette société calédonienne dure qui porte encore en elle quelques stigmates de la société coloniale et des rapports coloniaux dont on sort à peine.
Pas facile comme sujet, c'est un sujet sensible et éminemment politique, c'est un sujet sensible car il touche à la vie de beaucoup de nos compatriotes, kanak ou non; et puis je ne suis pas kanak, bien qu'ayant vécu près d'eux, travaillé avec eux, enseigné en leur milieu; et puis leur sort ne m'est pas indifférent, il ne peut d'ailleurs être indifférent à l'avenir de Notre Pays et de la communauté de destin que ce dernier est sensé abriter!
C'est un sujet sensible en cette période pré-électorale. Et c'est pour cette raison que je préfère le traiter hors de mes rubriques "provinciales 2009".
Même si "on" n'ose l'avouer que sur le bout des lèvres, l'essentiel de la délinquance en Nouvelle-Calédonie est d'origine kanak ! Non ? Quelle est la part des kanak dans la population carcérale du Camp Est ? 70%, 80% ? Et dans cette part, quelle est la part des jeunes de moins de 30 ans ? La réponse tout le monde peut la formuler ...
Mais;
Dans ce billet, c'est à l'une des causes de la délinquance chez les jeunes kanak, trop souvent évoquée par un peu tout le monde, que je souhaite apporter un éclairage (un peu éclairé): la carence éducative de parents !
L'éducation des enfants et des jeunes dans la société kanak, jusqu'à il y a une trentaine d'année (c'est-à-dire il y a une génération), s'inscrivait dans un environnement humain (parents, oncles maternels, les fratries, les Vieux et les Vieilles), social (les clans et les grandes lignées, la tribu, le Conseil des Anciens et le Chef, les tabous et les totems) et géographique (la disposition des cases, la toponymie, les montagnes, les vallées et les côtes, les sapins et les cocotiers, La Terre ...) séculaire, malgré la colonisation et ses bouleversements. Les Eglises, avec leurs missions et leurs institutions scolaires avaient intégré nombre d'éléments de la culture kanak dans leurs enseignements et elle-mêmes étaient intégrées au monde kanak, complétant cet ensemble de repères éducatifs.
Tout cela contribuait à une éducation enracinée et rassurante de l'enfant ou du jeune; même si le contexte historique de la colonisation était, lui, traumatisant.
Tous ces repères éducatifs complexes, ont explosé !
Qu'est-il advenu, en un peu plus d'une trentaine d'année, de ce contexte éducatif en milieu kanak ?
L'Ecole laïque et républicaine a très mal remplacé les écoles des Missions (en termes éducatifs); en se rapprochant de la ville, les nouveaux parents se sont éloignés (physiquement et socialement) de leurs tribus et de ces différents environnements évoqués plus haut. Les contraintes du travail salarié, les nouveaux modes de communications (télé, internet, entre autres !) ont supplanté les Temps de La Parole entre les générations ... Au mieux les liens se sont distendus, ou devenus artificiels, au pire ils se rompus !
Les parents se retrouvent dans des squats, des appartements exigus, des logements sociaux conçus "à l'occidentale"; très loins de ces repères qui les faisaient par essence être kanak, chacun à sa place, reconnu, dans sa case, autour de sa case et loin de sa case ...
L'éducation a mal supporté cette transition trop rapide.
Le temps a manqué pour inventer de nouveaux repères adaptés à ces nouvelles situations, il était insuffisant pour intégrer les nouveaux repères, étranges, étrangers ou rejetés.
Des associations de femmes, de parents d'élèves, des conseils des Anciens dans des tribus, des institutions, se préoccupent de ces questions, y travaillent déjà.
Pas facile !
Je suis parent, quatre fois, j'ai eu une éducation "à l'européenne", teintée d'acculturation océanienne au fil de plusieurs générations; mais une éducation que je peux transmettre malgré les difficultés de la vie (divorce, remariage, soucis financiers, personnels et professionnels), à l'intérieur de schémas éducatifs stables ...
Ce n'est pas le cas de tous ces parents kanak de ma génération ou plus jeunes, confrontés, eux, à ce défi de l'éducation; comment font-ils pour transmettre une "bonne éducation kanak" avec des schémas éducatifs qui ont été bouleversés ? Quels efforts d'adaptation, d'invention sont-ils obligés d'accomplir pour permettre à leurs enfants, à leurs jeunes de rester eux-mêmes (kanak et fiers de l'être) tout en s'adaptant à cette société moderne qui s'impose à tous, sans y perdre leur âme ?
Arrêtons donc de cristalliser les problèmes de délinquance sur une soi-disant démission de la part des parents kanak; balayons devant la porte de ce soi-disant progrès qui bouscule les traditions, les cultures autochtones, pour les ranger derrière une culture uniforme stérilisante ! Peut-être que, contrainte de surmonter toutes ces difficultés (dont celle de la délinquance de jeunes), la société kanak contribuera à la fondation de cette société commune plus douce et plus respectueuse des gens et leur environnement ... Paradoxalement. Nous éloignant de cette société calédonienne dure qui porte encore en elle quelques stigmates de la société coloniale et des rapports coloniaux dont on sort à peine.
mercredi 28 janvier 2009
J'ai lu: la revue juridique, politique et économique de Nelle-calédonie !
Et j'ai dépensé 1500 francs, excusez du peu, pour m'abêtir; alors que toutes les grandes institutions soutiennent et sponsorisent cette caricature de revue "savante"; la Nouvelle-Calédonie n'est pas prête de sortir de son ignorance !
N°12 (2008/2)
Quand on voit le soi-disant niveau des intervenants (je ne parle pas de leur CV à rallonge), c'est à faire peur de l'efficacité de l'université française à produire des hommes ou femmes, chercheurs objectifs !
A moins que cette revue sous ses aspects austères pour faire rigoureux et sientifique, ne soit qu'un outil de propagande ou de collecte de fonds publiques de plus !
A moins que tous ces chercheurs, consultants, doctorants, ne soient là que pour le soleil et le fric !
Le thème du dossier principal: "Prévention de la violence, des incivilités et de l'insécurité en Nouvelle-calédonie". J'ai été sensible... A la lecture du titre du dossier.
Ben ! J'en ai été pour mon argent, grave !
Même l'interview de Yazid Kerfi, qui a "habité 25 ans la quartier du Val-Fourré à Mantes-La-Jolie", est hors du temps et de l'espace calédonien. J'avais envie de crier: " et moi, cela fait presque 60 ans que j'habite en Calédonie, sur la Côte Est, à Nouméa, à Païta", et je que je suis pas "trop con", eh bien, cet interview m'a laissé pantois, une fois de plus; "ils" vont finir par me tuer.
J'avais envie, ici, d'extraire quelques phrases pour faire la démonstration de l'inadaptation de cette phraséologie, mais j'ai renoncé à perdre mon temps à faire du commentaire "sorti de son contexte" ?
L'article: "la délinquance en Nouvelle-Calédonie" de Benoît Coquelet, avec ses wagons de "taux", "d'agrégats" et "catégories", de "typologie des commettants", de "structure de la délinquance" ... M'a laissé "KO technique". Evidemment je sais que la précision du langage scientifique garantit sa rigueur, mais pas pour ne rien dire, rien proposer en final, surtout dans ce domaine précis des sciences humaines où tout citoyen qui se respecte est en attente de propositions auxquelles il pourrait adhérer!
Déjà, dès le début, ou presque, l'acte d'allégeance est accompli: le mot du "Président du gouvernement et maire de Païta", Harold Martin, celui de Jean Lèques, "maire de Nouméa", et enfin celui d'Eric Gay, "maire du Mont-Dore".
Bien encadrés, les scientifiques, alors que ces élus s'expriment déjà largement dans les revues, journaux et médias divers pour "propagander" leur vision des choses.
Pour parachever le "tout absurde", un article de Claire-Flore Aluze ... attention ... "Responsable de secteur, Cellule de coordination du contrat d'agglomération, ville de Nouméa". Il faudra agrandir le format des cartes de visite ! Qui commence par une introduction évoquant des mots du ministre de l'intérieur de 2005, M. Sarkozy. La suite n'a aucun goût, avec des définitions: "la sécurité", les "préventions précoce, primaire, secondaire (sic), tertiaire, sociale, situationnelle" ... En passant par "une coproduction de la sécurité" ... Ouf ! N'en jetez plus, j'abandonne la lecture, même celle du "projet de Charte sur le partage de l'information nominative dans le cadre des CLS du Grand Nouméa" ... Je vous jure, je n'invente rien !
Arrêtez la masturbation intellectuelle ... S'il vous plaît !
Définitivement; je sais que je n'habite pas le même pays que "ces gens-là".
Et merci M.Brel.
Sur ce sujet de la délinquance, consulter ces autres billets, pour des réflexions moins "scientifiques", certes, mais néanmoins quelque peu fondées :
http://chroniquekanakynouvellecaledonie.blogspot.com/2009/03/delinquance-avant-il-y-avait-moins-de.html
http://chroniquekanakynouvellecaledonie.blogspot.com/2013/02/insecurite-et-vie-chere-comment-le.html
http://chroniquekanakynouvellecaledonie.blogspot.com/2010/08/citoyennete-civisme-revenons-la-source.html
http://chroniquekanakynouvellecaledonie.blogspot.com/2009/10/la-citoyennete-comme-un-solution.html
http://chroniquekanakynouvellecaledonie.blogspot.com/2013/02/etre-kanak-et-sdf-ben-longin-y-quelque.html
N°12 (2008/2)
Quand on voit le soi-disant niveau des intervenants (je ne parle pas de leur CV à rallonge), c'est à faire peur de l'efficacité de l'université française à produire des hommes ou femmes, chercheurs objectifs !
A moins que cette revue sous ses aspects austères pour faire rigoureux et sientifique, ne soit qu'un outil de propagande ou de collecte de fonds publiques de plus !
A moins que tous ces chercheurs, consultants, doctorants, ne soient là que pour le soleil et le fric !
Le thème du dossier principal: "Prévention de la violence, des incivilités et de l'insécurité en Nouvelle-calédonie". J'ai été sensible... A la lecture du titre du dossier.
Ben ! J'en ai été pour mon argent, grave !
Même l'interview de Yazid Kerfi, qui a "habité 25 ans la quartier du Val-Fourré à Mantes-La-Jolie", est hors du temps et de l'espace calédonien. J'avais envie de crier: " et moi, cela fait presque 60 ans que j'habite en Calédonie, sur la Côte Est, à Nouméa, à Païta", et je que je suis pas "trop con", eh bien, cet interview m'a laissé pantois, une fois de plus; "ils" vont finir par me tuer.
J'avais envie, ici, d'extraire quelques phrases pour faire la démonstration de l'inadaptation de cette phraséologie, mais j'ai renoncé à perdre mon temps à faire du commentaire "sorti de son contexte" ?
L'article: "la délinquance en Nouvelle-Calédonie" de Benoît Coquelet, avec ses wagons de "taux", "d'agrégats" et "catégories", de "typologie des commettants", de "structure de la délinquance" ... M'a laissé "KO technique". Evidemment je sais que la précision du langage scientifique garantit sa rigueur, mais pas pour ne rien dire, rien proposer en final, surtout dans ce domaine précis des sciences humaines où tout citoyen qui se respecte est en attente de propositions auxquelles il pourrait adhérer!
Déjà, dès le début, ou presque, l'acte d'allégeance est accompli: le mot du "Président du gouvernement et maire de Païta", Harold Martin, celui de Jean Lèques, "maire de Nouméa", et enfin celui d'Eric Gay, "maire du Mont-Dore".
Bien encadrés, les scientifiques, alors que ces élus s'expriment déjà largement dans les revues, journaux et médias divers pour "propagander" leur vision des choses.
Pour parachever le "tout absurde", un article de Claire-Flore Aluze ... attention ... "Responsable de secteur, Cellule de coordination du contrat d'agglomération, ville de Nouméa". Il faudra agrandir le format des cartes de visite ! Qui commence par une introduction évoquant des mots du ministre de l'intérieur de 2005, M. Sarkozy. La suite n'a aucun goût, avec des définitions: "la sécurité", les "préventions précoce, primaire, secondaire (sic), tertiaire, sociale, situationnelle" ... En passant par "une coproduction de la sécurité" ... Ouf ! N'en jetez plus, j'abandonne la lecture, même celle du "projet de Charte sur le partage de l'information nominative dans le cadre des CLS du Grand Nouméa" ... Je vous jure, je n'invente rien !
Arrêtez la masturbation intellectuelle ... S'il vous plaît !
Définitivement; je sais que je n'habite pas le même pays que "ces gens-là".
Et merci M.Brel.
Sur ce sujet de la délinquance, consulter ces autres billets, pour des réflexions moins "scientifiques", certes, mais néanmoins quelque peu fondées :
http://chroniquekanakynouvellecaledonie.blogspot.com/2009/03/delinquance-avant-il-y-avait-moins-de.html
http://chroniquekanakynouvellecaledonie.blogspot.com/2013/02/insecurite-et-vie-chere-comment-le.html
http://chroniquekanakynouvellecaledonie.blogspot.com/2010/08/citoyennete-civisme-revenons-la-source.html
http://chroniquekanakynouvellecaledonie.blogspot.com/2009/10/la-citoyennete-comme-un-solution.html
http://chroniquekanakynouvellecaledonie.blogspot.com/2013/02/etre-kanak-et-sdf-ben-longin-y-quelque.html
mercredi 14 janvier 2009
Une violence kanak prévisible ?
Oui, parlons de cette violence qui couve chez les Kanak, et pas seulement chez les jeunes.
Parlons de la violence de la colonisation, qui perdure sous des formes modernisées en ce 21ème siècle.
Parlons de la violence faîte à ces hommes et ces femmes cantonnés dans des "réserves", condamnés à disparaître de "la grande histoire" dans les années 1920.
Parlons de la violence de toutes ces images chocs qu'internet et les médias véhiculent.
Parlons de la violence du mal être de ceux qui ont si peu quand d'autres à côté ont tant.
Parlons de la violence des rapports de domination entre les hommes, selon qu'ils ont le pouvoir politique ou économique, selon la couleur de leur peau, selon qu'ils sont instruits ou non, selon qu'ils sont hommes ou femmes.
Parlons de la violence de l'Ecole Républicaine incapable à produire plus d'élites kanak au cours des 156 années de présence française.
Parlons de la violence faite aux fesses de femmes noires offertes que les missionnaires ont voulu cacher quand les fesses de leurs femmes blanches étaient couvertes de jupons; pour qu'au 21ème siècle, les fesses de femmes blanches s'exposent sans vergogne quand les fesses des femmes kanak sont cachées sous des robes dites "missions" !
Parlons de la violence d'un rapport à la Terre aussi improbable, difficile, que toujours remis en question.
Parlons de la violence de ces "grands" médias populaires locaux si timorés ou ignorants de leur propre pays, champions du "pas de vague" ou du conformisme, du publi-reportage; incapables du moindre journalisme d'investigation.
... ---...
Parlons de toutes ces violences qui, comme dans une tragédie, en un même lieu, un même temps, une même action, frappent le cerveau de ces hommes-femmes; et dont ils ne peuvent s'échapper au pire qu'à l'aide de quelques expédients alcoolisés ou cannabisés, au mieux en s'accrochant à quelque religion un peu plus généreuse.
Comme je les comprends.
Comme je comprends leur révolte insoutenable.
Comme je comprends leur tentation suicidaire; sous quelque forme ...
Que faire ? Aurait dit un Lénine. Qu'y faire, dirais-je ?
...---...
Et pourtant, combien Notre Pays est beau, si riche, si plein "d'à venir" heureux; ou d'avenir incertain ...
Et pourtant, il y a de nombreux Kanak au volant de beaux 4x4; accèdent-ils enfin à la "réussite" ?
Et pourtant, il y a de plus en plus de serveuses Kanak dans les restaurants; sérieuses et engagées dans leur job ! Bon signe ? ...
...---...
Je sais le bonheur de vivre en Calédonie, je connais les bonheurs des coups de fête sans se préoccuper de l'origine de l'un ou de l'autre, j'aime les métissages, des corps, des idées, des coups de gueule; j'ai peur de cette violence, latente, cachée, contenue, retenue, soudaine, mortelle, trop souvent.
Alors, cette violence kanak:
Anecdotique ? Négligeable ? Collatérale ? Fantasme ?
...---...
Amen.
Parlons de la violence de la colonisation, qui perdure sous des formes modernisées en ce 21ème siècle.
Parlons de la violence faîte à ces hommes et ces femmes cantonnés dans des "réserves", condamnés à disparaître de "la grande histoire" dans les années 1920.
Parlons de la violence de toutes ces images chocs qu'internet et les médias véhiculent.
Parlons de la violence du mal être de ceux qui ont si peu quand d'autres à côté ont tant.
Parlons de la violence des rapports de domination entre les hommes, selon qu'ils ont le pouvoir politique ou économique, selon la couleur de leur peau, selon qu'ils sont instruits ou non, selon qu'ils sont hommes ou femmes.
Parlons de la violence de l'Ecole Républicaine incapable à produire plus d'élites kanak au cours des 156 années de présence française.
Parlons de la violence faite aux fesses de femmes noires offertes que les missionnaires ont voulu cacher quand les fesses de leurs femmes blanches étaient couvertes de jupons; pour qu'au 21ème siècle, les fesses de femmes blanches s'exposent sans vergogne quand les fesses des femmes kanak sont cachées sous des robes dites "missions" !
Parlons de la violence d'un rapport à la Terre aussi improbable, difficile, que toujours remis en question.
Parlons de la violence de ces "grands" médias populaires locaux si timorés ou ignorants de leur propre pays, champions du "pas de vague" ou du conformisme, du publi-reportage; incapables du moindre journalisme d'investigation.
... ---...
Parlons de toutes ces violences qui, comme dans une tragédie, en un même lieu, un même temps, une même action, frappent le cerveau de ces hommes-femmes; et dont ils ne peuvent s'échapper au pire qu'à l'aide de quelques expédients alcoolisés ou cannabisés, au mieux en s'accrochant à quelque religion un peu plus généreuse.
Comme je les comprends.
Comme je comprends leur révolte insoutenable.
Comme je comprends leur tentation suicidaire; sous quelque forme ...
Que faire ? Aurait dit un Lénine. Qu'y faire, dirais-je ?
...---...
Et pourtant, combien Notre Pays est beau, si riche, si plein "d'à venir" heureux; ou d'avenir incertain ...
Et pourtant, il y a de nombreux Kanak au volant de beaux 4x4; accèdent-ils enfin à la "réussite" ?
Et pourtant, il y a de plus en plus de serveuses Kanak dans les restaurants; sérieuses et engagées dans leur job ! Bon signe ? ...
...---...
Je sais le bonheur de vivre en Calédonie, je connais les bonheurs des coups de fête sans se préoccuper de l'origine de l'un ou de l'autre, j'aime les métissages, des corps, des idées, des coups de gueule; j'ai peur de cette violence, latente, cachée, contenue, retenue, soudaine, mortelle, trop souvent.
Alors, cette violence kanak:
Anecdotique ? Négligeable ? Collatérale ? Fantasme ?
...---...
Amen.
lundi 4 août 2008
Etrange pays, étrange ville; étrange société ...
Dimanche matin 8 heures, plage de Magenta, départ du trail "interurbain" auquel je vais participer.
Le départ est prévu à 9 heures. Il doit avoir lieu en face de l'aéroclub.
On apprend que le départ sera déplacé 500 m plus avant en face de l'université car le bord de mer en face de l'aéroclub est "chaud": plusieurs dizaines d'individus ennivrés y sont stationnés et les organisateurs, sur les conseils de la police, ont préféré déplacer la ligne de départ "pour éviter tout ennui ou toute provocation".
Ces "individus" sont essentiellement des Kanak dont beaucoup sont encore présents, buvant et écoutant de la musique autour de voitures.
Le peloton de coureurs s'étoffe petit à petit et s'échauffe avant le départ; sillonnant l'endroit dans tous les sens.
... ... ...
J'éprouve une étrange sensation d'incongruité; mais qui est incongru ?
Les uns s'éclatent dans le sport, les autres s'éclatent dans l'alcool ! Il fait beau, ce sera une belle journée.
... ... ...
Mais où j'habite ?
Trois d'entre ces jeunes passent à côté de moi et de mon épouse pendant que l'on s'échauffe, tangant un peu, une bière à la main... Et un peu dans le vague. On les salue, ils nous souhaitent "bonne chance et bon courage" ! Nous les remercions.
Mais où j'habite ?
Dans le peloton des coureurs apparaît un groupe de jeunes Kanak et métis venus participer à ce "trail urbain", pas quelques unités, non, un groupe d'une vingtaine de coureurs.
Nous nous croisons les uns les autres.
Mais où j'habite ?
... ... ...
Cette coéxistence est paradoxale, non ? Non.
... ... ...
Je suis content, j'en suis arrivé au bout et à bout.
J'applaudis les autres coureurs, j'échange avec les jeunes (kanak et métis dont je parlais plus haut) venus courir...
Mais où j'habite ?
... ... ...
Euh ! A part ça;
Belle course, je la recommande !
... ... ...
J'habite en Kanaky et en Nouvelle-Calédonie, un peu en France, peu nulle part, un peu partout !


Le goût de l'effort! le plaisir de courir! Merci à vous d'avoir participé à ce beau moment de sport !
Le départ est prévu à 9 heures. Il doit avoir lieu en face de l'aéroclub.
On apprend que le départ sera déplacé 500 m plus avant en face de l'université car le bord de mer en face de l'aéroclub est "chaud": plusieurs dizaines d'individus ennivrés y sont stationnés et les organisateurs, sur les conseils de la police, ont préféré déplacer la ligne de départ "pour éviter tout ennui ou toute provocation".
Ces "individus" sont essentiellement des Kanak dont beaucoup sont encore présents, buvant et écoutant de la musique autour de voitures.
Le peloton de coureurs s'étoffe petit à petit et s'échauffe avant le départ; sillonnant l'endroit dans tous les sens.
... ... ...
J'éprouve une étrange sensation d'incongruité; mais qui est incongru ?
Les uns s'éclatent dans le sport, les autres s'éclatent dans l'alcool ! Il fait beau, ce sera une belle journée.
... ... ...
Mais où j'habite ?
Trois d'entre ces jeunes passent à côté de moi et de mon épouse pendant que l'on s'échauffe, tangant un peu, une bière à la main... Et un peu dans le vague. On les salue, ils nous souhaitent "bonne chance et bon courage" ! Nous les remercions.
Mais où j'habite ?
Dans le peloton des coureurs apparaît un groupe de jeunes Kanak et métis venus participer à ce "trail urbain", pas quelques unités, non, un groupe d'une vingtaine de coureurs.
Nous nous croisons les uns les autres.
Mais où j'habite ?
... ... ...
Cette coéxistence est paradoxale, non ? Non.
... ... ...
Je suis content, j'en suis arrivé au bout et à bout.
J'applaudis les autres coureurs, j'échange avec les jeunes (kanak et métis dont je parlais plus haut) venus courir...
Mais où j'habite ?
... ... ...
Euh ! A part ça;
Belle course, je la recommande !
... ... ...
J'habite en Kanaky et en Nouvelle-Calédonie, un peu en France, peu nulle part, un peu partout !
Le goût de l'effort! le plaisir de courir! Merci à vous d'avoir participé à ce beau moment de sport !
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