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lundi 1 octobre 2012
"On nous prend pour des abrutis !" Explication de texte !
"On nous prend pour des abrutis, on nous prend pour des cons" ...
C'est vrai que je, ou peut-être vous, nous (?), employons souvent cette expression par dépit ou par colère, en réaction à ces discours ou interventions, d'une nature ou d'une autre, auxquels nous sommes soumis, sans possibilité de réagir.
Frustrés !?
Trop souvent, l'homme ou la femme politique, (parfois aussi, quelqu'éditorialiste, commentateur ou animateur de médias), tient un discours simplificateur, manipulateur, harangueur, ou encore flatteur ...
Trop rarement il s'adresse à l'Intelligence, à notre intelligence, à l'intelligence du citoyen que nous sommes. Comme un déni !
C'est, en tout cas, pour ma part, un ressenti fréquent et fort !
Bon !
A moins que la nature du discours de nos politiques soit synchronisée sur ce que nous souhaitons entendre !
A moins que la nature du discours ne soit que le miroir de ce que nous avons dans la tête !
Notre cerveau brossé dans le sens du poil; car il peut en avoir du poil, notre cerveau, comme celui qui est dans la main qui ne travaille pas ! Quand notre cerveau refuse de réfléchir, préférant la facilité d'une harangue qui le flatte.
Alors, dans ce cas, c'est bien le citoyen, l'électeur, qui est le responsable, comme dans la fable de La Fontaine où le flatteur vit aux dépens de celui qui l'écoute ! Et finalement les hommes et femmes politiques vivent bien de nos votes et de nos deniers ...
Encore une fois, à titre personnel, je souffre de ces interventions ou de cette communication intellectuellement aliénantes.
C'est ce côté très réducteur de la politique et de sa fille bâtarde, la commmunication, la "com" comme "ils" disent qui m'est devenu insupportable !
Assez de flagorneries ! Oserais-je !
Haro sur sur les flagorneurs.
Ne pariez pas sur l'intelligence que vous êtes incapable de reconnaître chez vos concitoyens et encore moins de solliciter !
Sinon, l'alternative est simple:
Prenez des risques, exposez-vous, expliquez (ce qui est différent de "communiquez"), proposez, éduquez aussi ! Peut-être aurons-nous alors une chance de faire progresser Notre Pays !
Et de préparer son avenir, Notre Avenir.
Et, je pourrais enfin arrêter de m'énerver devant la télé ou la radio en râlant: "il nous prennent vraiment pour des abrutis !"
C'est vrai que je, ou peut-être vous, nous (?), employons souvent cette expression par dépit ou par colère, en réaction à ces discours ou interventions, d'une nature ou d'une autre, auxquels nous sommes soumis, sans possibilité de réagir.
Frustrés !?
Trop souvent, l'homme ou la femme politique, (parfois aussi, quelqu'éditorialiste, commentateur ou animateur de médias), tient un discours simplificateur, manipulateur, harangueur, ou encore flatteur ...
Trop rarement il s'adresse à l'Intelligence, à notre intelligence, à l'intelligence du citoyen que nous sommes. Comme un déni !
C'est, en tout cas, pour ma part, un ressenti fréquent et fort !
Bon !
A moins que la nature du discours de nos politiques soit synchronisée sur ce que nous souhaitons entendre !
A moins que la nature du discours ne soit que le miroir de ce que nous avons dans la tête !
Notre cerveau brossé dans le sens du poil; car il peut en avoir du poil, notre cerveau, comme celui qui est dans la main qui ne travaille pas ! Quand notre cerveau refuse de réfléchir, préférant la facilité d'une harangue qui le flatte.
Alors, dans ce cas, c'est bien le citoyen, l'électeur, qui est le responsable, comme dans la fable de La Fontaine où le flatteur vit aux dépens de celui qui l'écoute ! Et finalement les hommes et femmes politiques vivent bien de nos votes et de nos deniers ...
Encore une fois, à titre personnel, je souffre de ces interventions ou de cette communication intellectuellement aliénantes.
C'est ce côté très réducteur de la politique et de sa fille bâtarde, la commmunication, la "com" comme "ils" disent qui m'est devenu insupportable !
Assez de flagorneries ! Oserais-je !
Haro sur sur les flagorneurs.
Ne pariez pas sur l'intelligence que vous êtes incapable de reconnaître chez vos concitoyens et encore moins de solliciter !
Sinon, l'alternative est simple:
Prenez des risques, exposez-vous, expliquez (ce qui est différent de "communiquez"), proposez, éduquez aussi ! Peut-être aurons-nous alors une chance de faire progresser Notre Pays !
Et de préparer son avenir, Notre Avenir.
Et, je pourrais enfin arrêter de m'énerver devant la télé ou la radio en râlant: "il nous prennent vraiment pour des abrutis !"
mardi 22 juin 2010
Une "sacrée" addiction ... Qui peut faire mal !
Il existe une terrible addiction, dont on parle peu et qui peut faire souffrir, parfois tout un pays:
L'addiction au POUVOIR, politique, en particulier.
Ceux qui y ont pris goût ont du mal à s'en passer; à s'en délivrer ?
Tout comme l'alcool ou la drogue; cette addiction au pouvoir présente nombre de symptômes similaires:
Le Pouvoir :
Renforce l'égo,
Fait oublier la réalité,
Désinhibe la personnalité,
Libère le sentiment de toute puissance, parfois en le décuplant.
Rend inaccessible à l'entourage et isole.
Rend insensible à la souffrance (des autres ?)
On peut parler d'addiction au Pouvoir car la recherche, ou la quête du Pouvoir conduit parfois à tous les excès. Et ces excès sont sensibles dans un petit pays, qui plus est une île, où l'accès à des pouvoirs relativement importants peut être rapide, ou les proximités des pouvoirs économiques, judiciaires et politiques amplifient les jeux d'influences.
Dans des pays plus grands ou plus peuplés, le changement d'échelle (passage d'un pays petit ou peu peuplé à un pays plus grand) rend l'accès à au(x) pouvoir(s) plus difficile, la "sélection" y est plus grande et la compétition beaucoup plus forte; même en ce qui concerne les pouvoirs locaux ou régionaux.
En Nouvelle-Calédonie, quand on voit depuis quand certains hommes (ou femmes) politiques sont au(x) Pouvoir(s), on peut s'interroger :
Est-il normal et sain pour la vie, la gestion, la gouvernance d'un pays d'avoir des elus (quasiment) à vie ? Ne sommes nous pas finalement dans une forme de dictature démocratique ?
A moins que l'abus de pouvoir(s) entraîne une forme d'addiction ... Au pouvoir !
Mais, pour une telle addiction, il n'y a que les électeurs qui possèdent le remède, la thérapie est connue et elle passe par l'urne ! Toutefois, comme nombre de sujets atteints d'addictions nos politiques savent ruser pour se procurer à tout prix le moyen d'assouvir leur addiction ... Le bulletin de vote !
Dit autrement;
Si dans un premier temps le doublement d'un mandat politique électoral peut éventuellement apporter quelques compétences à l'élu(e), la répétition de ces mandats sans limitation finit, avec le temps par couper l'élu(e) de toutes les réalités de la vie VRAIE, réelle, de ces mêmes gens qui l'ont élu(e) ...
Parfois aussi, après avoir goûté au pouvoir et à ses attributs, chez certains élu(e)s, c'est alors la volonté de se maintenir et de multiplier les mandats qui va primer, et aboutir une recherche addictive des moyens d'assouvir sa quête ... De l'objet tant désiré: le pouvoir.
Mais notons bien que la vraie compétence (peut-être la seule) avérée qu'un élu doit posséder dans un pays démocratique, c'est celle d'être capable de représenter avec fidélité et conscience ceux qui l'ont élu: le Peuple en fait. Donc prétendre qu'il est nécessaire de faire plusieurs mandats pour acquérir des compétences politiques est une fumisterie permettant de justifier une soi-disant "professionnalisation" des politiciens !
Un élu n'a pas besoin d'être médecin pour présider une commission de la santé, d'être ingénieur pour présider celle des travaux publics, etc. Il doit simplement (!?) porter les intérêts du Peuple et connaître la réalité de ses besoins par exemple dans le domaine de la santé ou celui de l'aménagement du territoire.
Sinon à quoi servent donc tous ces chargés de mission, attachés de cabinet, etc. payés pour assister les élus ? Ce sont eux qui doivent avoir effectivement les compétences pour monter les dossiers techniques selon les orientations donnés par leurs élus ...
P.S. Le brouillon de ce billet était daté du 8 juin, date à laquelle j'en avais bâti l'architecture; et, par une étrange coincidence, Laurent EDO publiait dans l'hebdomadaire "Les Infos" du 11 juin un article très intéressant intitulé "les addictions et réalités socio-culturelles".
Mon billet vient donc fort opportunément compléter son analyse adaptée au contexte politique local.
L'addiction au POUVOIR, politique, en particulier.
Ceux qui y ont pris goût ont du mal à s'en passer; à s'en délivrer ?
Tout comme l'alcool ou la drogue; cette addiction au pouvoir présente nombre de symptômes similaires:
Le Pouvoir :
Renforce l'égo,
Fait oublier la réalité,
Désinhibe la personnalité,
Libère le sentiment de toute puissance, parfois en le décuplant.
Rend inaccessible à l'entourage et isole.
Rend insensible à la souffrance (des autres ?)
On peut parler d'addiction au Pouvoir car la recherche, ou la quête du Pouvoir conduit parfois à tous les excès. Et ces excès sont sensibles dans un petit pays, qui plus est une île, où l'accès à des pouvoirs relativement importants peut être rapide, ou les proximités des pouvoirs économiques, judiciaires et politiques amplifient les jeux d'influences.
Dans des pays plus grands ou plus peuplés, le changement d'échelle (passage d'un pays petit ou peu peuplé à un pays plus grand) rend l'accès à au(x) pouvoir(s) plus difficile, la "sélection" y est plus grande et la compétition beaucoup plus forte; même en ce qui concerne les pouvoirs locaux ou régionaux.
En Nouvelle-Calédonie, quand on voit depuis quand certains hommes (ou femmes) politiques sont au(x) Pouvoir(s), on peut s'interroger :
Est-il normal et sain pour la vie, la gestion, la gouvernance d'un pays d'avoir des elus (quasiment) à vie ? Ne sommes nous pas finalement dans une forme de dictature démocratique ?
A moins que l'abus de pouvoir(s) entraîne une forme d'addiction ... Au pouvoir !
Mais, pour une telle addiction, il n'y a que les électeurs qui possèdent le remède, la thérapie est connue et elle passe par l'urne ! Toutefois, comme nombre de sujets atteints d'addictions nos politiques savent ruser pour se procurer à tout prix le moyen d'assouvir leur addiction ... Le bulletin de vote !
Dit autrement;
Si dans un premier temps le doublement d'un mandat politique électoral peut éventuellement apporter quelques compétences à l'élu(e), la répétition de ces mandats sans limitation finit, avec le temps par couper l'élu(e) de toutes les réalités de la vie VRAIE, réelle, de ces mêmes gens qui l'ont élu(e) ...
Parfois aussi, après avoir goûté au pouvoir et à ses attributs, chez certains élu(e)s, c'est alors la volonté de se maintenir et de multiplier les mandats qui va primer, et aboutir une recherche addictive des moyens d'assouvir sa quête ... De l'objet tant désiré: le pouvoir.
Mais notons bien que la vraie compétence (peut-être la seule) avérée qu'un élu doit posséder dans un pays démocratique, c'est celle d'être capable de représenter avec fidélité et conscience ceux qui l'ont élu: le Peuple en fait. Donc prétendre qu'il est nécessaire de faire plusieurs mandats pour acquérir des compétences politiques est une fumisterie permettant de justifier une soi-disant "professionnalisation" des politiciens !
Un élu n'a pas besoin d'être médecin pour présider une commission de la santé, d'être ingénieur pour présider celle des travaux publics, etc. Il doit simplement (!?) porter les intérêts du Peuple et connaître la réalité de ses besoins par exemple dans le domaine de la santé ou celui de l'aménagement du territoire.
Sinon à quoi servent donc tous ces chargés de mission, attachés de cabinet, etc. payés pour assister les élus ? Ce sont eux qui doivent avoir effectivement les compétences pour monter les dossiers techniques selon les orientations donnés par leurs élus ...
P.S. Le brouillon de ce billet était daté du 8 juin, date à laquelle j'en avais bâti l'architecture; et, par une étrange coincidence, Laurent EDO publiait dans l'hebdomadaire "Les Infos" du 11 juin un article très intéressant intitulé "les addictions et réalités socio-culturelles".
Mon billet vient donc fort opportunément compléter son analyse adaptée au contexte politique local.
lundi 30 mars 2009
Qui est de droite, qui est de gauche, en Nouvelle-Calédonie ? Pas si simple !
On a pris l'habitude, en Nouvelle-Calédonie, de penser et de dire qu'être indépendantiste et kanak, c'est être de gauche et qu'être anti-indépendantiste ou loyaliste et non-kanak, c'est être de droite.
Il est vrai qu'être non-kanak (terme qui regroupe donc tous les habitants de Calédonie qui ne sont pas kanak: européens, wallisiens ou futuniens, asiatiques, tahitiens, antillais et réunionnais, etc.), être non-kanak donc, et s'installer dans cette colonie d'outre-mer porte plutôt à droite et qu'être kanak et lutter contre le colonialisme porte plutôt à gauche.
Les médias vont donc évoquer souvent "La Droite Locale" et les Kanak indépendantistes seront affichés de fait à gauche, avec le soutien des gauches exogènes, comme une évidence.
Et pourtant;
Les Indépendantistes sont-ils tous "de gauche" ? N'y-a-il pas des Non-Indépendantistes "de gauche" ? Et des Indépendantistes "de droite" ? Même si certains positionnements peuvent être paradoxaux !
A y regarder de plus près, ce n'est pas si simple, même si la catégorisation initiale peut-être commode !
Il a existé une époque où les superpositions: "indépendantiste/kanak/gauche" et "anti-indépendantiste/blanc/droite" étaient pertinentes et avaient un sens. C'était essentiellement les kanak qui revendiquaient l'indépendance et les non-kanak (blancs, wallisiens et futuniens, etc.) qui luttaient contre, à quelques exceptions de part et d'autre (dont je suis), qui confirmaient donc cette règle.
La revendication d'indépendance puisait sa légitimité dans une vision de gauche voire marxiste du monde tel qu'il était au 20ème siècle.
Dans ce cadre, la lutte pour la liberté sous-tendait l'anti-colonialisme et l'anti-impérialisme et passait par la mise sous tutelle étatique de l'économie; les régimes communistes et socialistes étaient l'expression aboutie d'une théorie de la libération des peuples.
La lutte contre l'indépendance s'arc-boutait quant à elle sur des principes de droite allant d'une volonté colonisatrice voire "civilisatrice" de la domination européenne à des réactions de peur incontrôlées face à un éventuel renversement des rapports de forces.
Dans ce cadre-ci, la lutte pour la liberté sous-tendait l'approche libérale de l'économie sur laquelle s'appuyait le capitalisme; les régimes démocratiques occidentaux étaient l'expression aboutie d'une théorie de la libération de l'Individu.
Pour faire simple, je dirais que c'était avant les années 90. Au cours de ces années-là (90), en Nouvelle-Calédonie, plusieurs glissements ont commencé à s'opérer sur ces superpositions (la tectonique des plaques politiques en quelque sorte, plaques dont la ligne de fracture reste toujours l'indépendance). L'exercice du pouvoir pour les uns (indépendantistes kanak au Nord et aux Iles), le partage du pouvoir pour les autres (anti-indépendantistes) a corrigé imperceptiblement les catégories:
Des indépendantistes kanak ont mis de la gestion "capitalistique" dans leur gouvernance provinciale; des anti-indépendantistes blancs ont mis du social et l'interventionnisme dans la leur; entre autres, dans la gestion des sociétés d'économies mixtes et des holdings financières provinciales (Sofinor, Sodil, Promosud, ...).
Avec le déroulement un peu lent certes, mais réel, de l'Accord de Nouméa, Notre Pays acquiert de plus en plus d'autonomie et (re) prend possession d'éléments de souveraineté à travers le transfert de grandes compétences. On n'est d'ailleurs jamais allé aussi loin dans l'histoire mouvementée des statuts de la Nouvelle-Calédonie.
Et pour moi, les choses ne sont plus aussi claires qu'il y a vingt ans:
Je ne suis plus sûr du tout sûr que tous les indépendantistes soient réellement "de gauche" et que tous ceux qui se prononcent en fin de compte contre l'indépendance soient systématiquement "de droite". La mise en oeuvre progressive de l'Accord de Nouméa déplace les lignes; en particulier celle de l'acceptation, "de facto", d'une souveraineté partagée avec la France. Avec l'exercice par le Pays Nouvelle-Calédonie de quasiment toutes les compétences de la souveraineté.
"De facto" donc, l'évolution de la société calédonienne et de ses acteurs ne permet plus de les ranger aussi facilement qu'il y a quelques années dans les catégories "de gauche-indépendantiste/de droite-anti-indépendantiste".
Des gens partageant les valeurs, "traditionnellement de gauche", de justice, d'équité sociale, d'égalité entre les peuples, peuvent ne pas vouloir franchir le dernier pas vers l'indépendance !
Des gens souhaitant l'indépendance "à tout prix", peuvent en avoir une vision "droitière" en y recherchant la possibilté de l'utiliser à leur profit particulier ou à celui d'une catégorie particulière de la population et pas spécialement la plus défavorisée (un Kanak qui s'est enrichi - mais force est d'admettre que leur nombre est loin d'être en rapport avec celui des membres riches des autres ethnies- pourrait avoir une vision plus personnelle que communautaire de cet enrichissement) !
Moralité:
Volonté d'enrichissement personnel, de pouvoir et de puissance ne sont pas des "(anti-) valeurs" uniquement occidentales, et en Nouvelle-Calédonie, elles commencent à être largement partagées par des individus de toutes les communautés !
Il est vrai qu'être non-kanak (terme qui regroupe donc tous les habitants de Calédonie qui ne sont pas kanak: européens, wallisiens ou futuniens, asiatiques, tahitiens, antillais et réunionnais, etc.), être non-kanak donc, et s'installer dans cette colonie d'outre-mer porte plutôt à droite et qu'être kanak et lutter contre le colonialisme porte plutôt à gauche.
Les médias vont donc évoquer souvent "La Droite Locale" et les Kanak indépendantistes seront affichés de fait à gauche, avec le soutien des gauches exogènes, comme une évidence.
Et pourtant;
Les Indépendantistes sont-ils tous "de gauche" ? N'y-a-il pas des Non-Indépendantistes "de gauche" ? Et des Indépendantistes "de droite" ? Même si certains positionnements peuvent être paradoxaux !
A y regarder de plus près, ce n'est pas si simple, même si la catégorisation initiale peut-être commode !
Il a existé une époque où les superpositions: "indépendantiste/kanak/gauche" et "anti-indépendantiste/blanc/droite" étaient pertinentes et avaient un sens. C'était essentiellement les kanak qui revendiquaient l'indépendance et les non-kanak (blancs, wallisiens et futuniens, etc.) qui luttaient contre, à quelques exceptions de part et d'autre (dont je suis), qui confirmaient donc cette règle.
La revendication d'indépendance puisait sa légitimité dans une vision de gauche voire marxiste du monde tel qu'il était au 20ème siècle.
Dans ce cadre, la lutte pour la liberté sous-tendait l'anti-colonialisme et l'anti-impérialisme et passait par la mise sous tutelle étatique de l'économie; les régimes communistes et socialistes étaient l'expression aboutie d'une théorie de la libération des peuples.
La lutte contre l'indépendance s'arc-boutait quant à elle sur des principes de droite allant d'une volonté colonisatrice voire "civilisatrice" de la domination européenne à des réactions de peur incontrôlées face à un éventuel renversement des rapports de forces.
Dans ce cadre-ci, la lutte pour la liberté sous-tendait l'approche libérale de l'économie sur laquelle s'appuyait le capitalisme; les régimes démocratiques occidentaux étaient l'expression aboutie d'une théorie de la libération de l'Individu.
Pour faire simple, je dirais que c'était avant les années 90. Au cours de ces années-là (90), en Nouvelle-Calédonie, plusieurs glissements ont commencé à s'opérer sur ces superpositions (la tectonique des plaques politiques en quelque sorte, plaques dont la ligne de fracture reste toujours l'indépendance). L'exercice du pouvoir pour les uns (indépendantistes kanak au Nord et aux Iles), le partage du pouvoir pour les autres (anti-indépendantistes) a corrigé imperceptiblement les catégories:
Des indépendantistes kanak ont mis de la gestion "capitalistique" dans leur gouvernance provinciale; des anti-indépendantistes blancs ont mis du social et l'interventionnisme dans la leur; entre autres, dans la gestion des sociétés d'économies mixtes et des holdings financières provinciales (Sofinor, Sodil, Promosud, ...).
Avec le déroulement un peu lent certes, mais réel, de l'Accord de Nouméa, Notre Pays acquiert de plus en plus d'autonomie et (re) prend possession d'éléments de souveraineté à travers le transfert de grandes compétences. On n'est d'ailleurs jamais allé aussi loin dans l'histoire mouvementée des statuts de la Nouvelle-Calédonie.
Et pour moi, les choses ne sont plus aussi claires qu'il y a vingt ans:
Je ne suis plus sûr du tout sûr que tous les indépendantistes soient réellement "de gauche" et que tous ceux qui se prononcent en fin de compte contre l'indépendance soient systématiquement "de droite". La mise en oeuvre progressive de l'Accord de Nouméa déplace les lignes; en particulier celle de l'acceptation, "de facto", d'une souveraineté partagée avec la France. Avec l'exercice par le Pays Nouvelle-Calédonie de quasiment toutes les compétences de la souveraineté.
"De facto" donc, l'évolution de la société calédonienne et de ses acteurs ne permet plus de les ranger aussi facilement qu'il y a quelques années dans les catégories "de gauche-indépendantiste/de droite-anti-indépendantiste".
Des gens partageant les valeurs, "traditionnellement de gauche", de justice, d'équité sociale, d'égalité entre les peuples, peuvent ne pas vouloir franchir le dernier pas vers l'indépendance !
Des gens souhaitant l'indépendance "à tout prix", peuvent en avoir une vision "droitière" en y recherchant la possibilté de l'utiliser à leur profit particulier ou à celui d'une catégorie particulière de la population et pas spécialement la plus défavorisée (un Kanak qui s'est enrichi - mais force est d'admettre que leur nombre est loin d'être en rapport avec celui des membres riches des autres ethnies- pourrait avoir une vision plus personnelle que communautaire de cet enrichissement) !
Moralité:
Volonté d'enrichissement personnel, de pouvoir et de puissance ne sont pas des "(anti-) valeurs" uniquement occidentales, et en Nouvelle-Calédonie, elles commencent à être largement partagées par des individus de toutes les communautés !
P.S. (Post-Spritum, voyons ! Pas Parti Socialiste !!!). J'ai l'impression que mon billet est un peu compliqué ... Finalement c'est surtout la Calédonie qui est complexe et nous contraint à ces tours et détours intellectuels un peu tordus; toutefois la conclusion (ou moralité) , je la revendique sans détours !
mercredi 2 juillet 2008
Les mots "fourre-tout"... pour experts en tout.
Après le sujet sur les mots piégés du langage des "experts" en politique, il est d'autres mots qui méritent un peu d'attention tant ils peuvent être utilisés pour tout et rien expliquer. Quelque soit le type de communication d'ailleurs, politique, économique, sociale, éducative, affective, etc.
Echantillon (absurde bien sûr!) :
"Le problème c'est que cette contrainte est un véritable obstacle qui entraînera beaucoup de difficultés ... et bla, bla,bla ..."
Problème, contrainte, obstacle, difficulté, sont des termes très souvent utilisés pour ... noyer le problème, oublier la contrainte, ignorer l'obstacle ou mésestimer la difficulté.
Eclaircissements:
Un problème: je le pose et je le résous; et cela ne s'improvise pas ! Il faut de la méthode (des méthodologies de résolution de problèmes existent aussi rigoureuses que variées).
Une contrainte: je l'intègre après l'avoir appréciée; elle peut très souvent devenir une ressource, il faut juste un peu (ou beaucoup selon les cas) d'imagination.
Un obstacle: je le contourne; sans états d'âme ... car enfin, un obstacle reste un obstacle, par définition ! "On ne déplace pas les montagnes (quoique ...)!
Une difficulté ? Je la surmonte après l'avoir évaluée; bien souvent cela demande un effort qui peut être physique, technique ou intellectuel.
Cependant, il peut y avoir glissement du sens d'un terme vers celui d'un autre à partir du moment où il y a analyse à priori et à froid de l'objet faisant problème, contrainte, obstacle ou difficulté: une difficulté peut devenir obstacle, une contrainte ingérable, un problème insoluble, un obstacle ne plus en être un, etc...
Mais, il restera toujours la nécessité avant toute chose de discriminer au mieux l'emploi de ce vocabulaire.
Si vous êtes un peu attentifs vous serez vite confrontés à la (l'im ?)pertinence de l'usage de ces mots; comme de beaucoup d'autres, les plus fréquemment utilisés par beaucoup de "communiquants".
Echantillon (absurde bien sûr!) :
"Le problème c'est que cette contrainte est un véritable obstacle qui entraînera beaucoup de difficultés ... et bla, bla,bla ..."
Problème, contrainte, obstacle, difficulté, sont des termes très souvent utilisés pour ... noyer le problème, oublier la contrainte, ignorer l'obstacle ou mésestimer la difficulté.
Eclaircissements:
Un problème: je le pose et je le résous; et cela ne s'improvise pas ! Il faut de la méthode (des méthodologies de résolution de problèmes existent aussi rigoureuses que variées).
Une contrainte: je l'intègre après l'avoir appréciée; elle peut très souvent devenir une ressource, il faut juste un peu (ou beaucoup selon les cas) d'imagination.
Un obstacle: je le contourne; sans états d'âme ... car enfin, un obstacle reste un obstacle, par définition ! "On ne déplace pas les montagnes (quoique ...)!
Une difficulté ? Je la surmonte après l'avoir évaluée; bien souvent cela demande un effort qui peut être physique, technique ou intellectuel.
Cependant, il peut y avoir glissement du sens d'un terme vers celui d'un autre à partir du moment où il y a analyse à priori et à froid de l'objet faisant problème, contrainte, obstacle ou difficulté: une difficulté peut devenir obstacle, une contrainte ingérable, un problème insoluble, un obstacle ne plus en être un, etc...
Mais, il restera toujours la nécessité avant toute chose de discriminer au mieux l'emploi de ce vocabulaire.
Si vous êtes un peu attentifs vous serez vite confrontés à la (l'im ?)pertinence de l'usage de ces mots; comme de beaucoup d'autres, les plus fréquemment utilisés par beaucoup de "communiquants".
lundi 23 juin 2008
Mots trompeurs, mots piégés pour candidats AUX POUVOIRS
A l'approche des élections provinciales de 2009, nous, le Peuple des citoyens, aurons de plus en plus besoin de s'armer de lucidité littéraire pour lutter contre l'invasion des slogans, des contrevérités, des simplifications outrancières, des raccourcis démagogiques ou des programmes "papiers glacés", CD-rhum (?!) à faire tourner nos pauvres têtes, quand ce ne seront pas tout simplement de vrais mensonges.
Face au fatras des mots politiques, au brouhaha de nos politiciens, à la cacophonie médiatique, il faudra à tout un chacun beaucoup de clairvoyance... Et parfois se boucher les oreilles !
Echantillon:
Indépendance, indépendantiste, anti-indépendantiste, loyaliste, autodétermination, droit des peuples, communautés, ethnies, dans la France, sans la France, avec la France, pour la France, partisans ( de la france ou de l'indépendance), indépendance association, souveraineté et souveraineté partagée, liste électorale spéciale, tableau annexe, citoyenneté (laquelle ?), décolonisation, vivre ensemble, communauté de destin et destin commun, honnêteté, loyauté, franchise, sens de l'abnégation (?!), intérêt général, intérêt particulier, mondialisation, protection, identité, culture, développement (comment déjà ?) ... durable (!), pollution, environnement, immigration(s), BAC cocotier, endémisme, un homme une voix, écarté du scrutin, référendum, consultation, purger (c'est vrai, la Calédonie est "fin malade" ...), nickel, usines, et, et ... milliaaaaaards ( euh... pour qui ?), équité, justice (impartiale), l'Etat, état associé, la Frônce, la Métrôpole... Programmes, 2025, consensus, majorité, avenir de "nozônfônts", Peuple Kanak, Caldoches, Métros, les Autres, Noirs, Blancs, Jaunes, Marrons, Métisses, "toutezethniesconfondues", "ômploi lôcâl", marché de l'emploi, compétences (in)égales, experts indépendants, Notre Jeunesse ... et puis, 2011, sports, équipements sportifs ...Chers amis citoyens( pas trop cons), à vos dictionnaires et surtout à votre sens de l'humour, pour éviter les maux (pardon, les mots) de tête.
Double sens, contre sens, faux sens ... voire sens interdits (!) nous attendent au tournant sur la route de la (l'in)compréhension politique pavées de toutes les meilleures mauvaises intentions du monde de nos politiciens professionnels. Dérapages verbaux incontrôlés et ivresses linguistiques n'ont pas fini de rendre nos routes politiques dangereuses.
Il faudra à tous ces candidats au (maintien ?) pouvoir, tout dire et sans en dire trop, redécouvir la vérité sans trop la découvir, jouer avec et sur les mots, surfer sur les vagues de mots ( avec les mots les plus vagues possibles).
Allez;
Bonne écoute à tous!
Face au fatras des mots politiques, au brouhaha de nos politiciens, à la cacophonie médiatique, il faudra à tout un chacun beaucoup de clairvoyance... Et parfois se boucher les oreilles !
Echantillon:
Indépendance, indépendantiste, anti-indépendantiste, loyaliste, autodétermination, droit des peuples, communautés, ethnies, dans la France, sans la France, avec la France, pour la France, partisans ( de la france ou de l'indépendance), indépendance association, souveraineté et souveraineté partagée, liste électorale spéciale, tableau annexe, citoyenneté (laquelle ?), décolonisation, vivre ensemble, communauté de destin et destin commun, honnêteté, loyauté, franchise, sens de l'abnégation (?!), intérêt général, intérêt particulier, mondialisation, protection, identité, culture, développement (comment déjà ?) ... durable (!), pollution, environnement, immigration(s), BAC cocotier, endémisme, un homme une voix, écarté du scrutin, référendum, consultation, purger (c'est vrai, la Calédonie est "fin malade" ...), nickel, usines, et, et ... milliaaaaaards ( euh... pour qui ?), équité, justice (impartiale), l'Etat, état associé, la Frônce, la Métrôpole... Programmes, 2025, consensus, majorité, avenir de "nozônfônts", Peuple Kanak, Caldoches, Métros, les Autres, Noirs, Blancs, Jaunes, Marrons, Métisses, "toutezethniesconfondues", "ômploi lôcâl", marché de l'emploi, compétences (in)égales, experts indépendants, Notre Jeunesse ... et puis, 2011, sports, équipements sportifs ...Chers amis citoyens( pas trop cons), à vos dictionnaires et surtout à votre sens de l'humour, pour éviter les maux (pardon, les mots) de tête.
Double sens, contre sens, faux sens ... voire sens interdits (!) nous attendent au tournant sur la route de la (l'in)compréhension politique pavées de toutes les meilleures mauvaises intentions du monde de nos politiciens professionnels. Dérapages verbaux incontrôlés et ivresses linguistiques n'ont pas fini de rendre nos routes politiques dangereuses.
Il faudra à tous ces candidats au (maintien ?) pouvoir, tout dire et sans en dire trop, redécouvir la vérité sans trop la découvir, jouer avec et sur les mots, surfer sur les vagues de mots ( avec les mots les plus vagues possibles).
Allez;
Bonne écoute à tous!
mardi 22 janvier 2008
Transparence ou visibilité ?
"On" a l'habitude, en politique, mais aussi pour nombre d'autres organisations ( institutions, administrations, entreprises, etc.), de parler de "transparence", comme d'une qualité majeure de la dite organisation, ou de la dite politique, bref, du dit objet ...
En Nouvelle-Calédonie, nous n'échappons pas cette règle ! Et nos politiciens de vanter à tout propos du caratère "transparent", de tel programme, de tel projet, de tel plan de financement, etc. Et, cette "transparence" pare immédiatement son objet d'une irréprochabilité indiscutable.
Bon !
Cela finit vraiment par m'irriter les oreilles.
Car, quelque chose de "transparent", on voit à travers, je dis bien à travers, l'objet lui-même, celui qui est transparent, on ne le voit pas !!! User de la transparence en politique est une belle fumisterie, une tromperie majeure.
Ne devrait-on lui préférer la visibilité ou la lisibilité ? L'objet dont on parle, pour être compris, critiqué, apprécié à sa juste valeur, doit être visible et lisible dans tous les sens de ces deux termes !
Où peut-on le VOIR, ce projet, ce programme, ce plan de financement, etc. ? Peut-on le LIRE, en termes accessibles par tout le monde (syntaxe et vocabulaire appropiés) ?
J'ai la très désagréable sensation qu'"on" se gargarise de transparence pour cacher (?) l'opacité de ces objets. A moins qu'il s'agisse de glace à fond teint ...
Dorénavant, soyez attentif à ces "objets" présentés en toute "transparence".
A bon entendeur ...
En Nouvelle-Calédonie, nous n'échappons pas cette règle ! Et nos politiciens de vanter à tout propos du caratère "transparent", de tel programme, de tel projet, de tel plan de financement, etc. Et, cette "transparence" pare immédiatement son objet d'une irréprochabilité indiscutable.
Bon !
Cela finit vraiment par m'irriter les oreilles.
Car, quelque chose de "transparent", on voit à travers, je dis bien à travers, l'objet lui-même, celui qui est transparent, on ne le voit pas !!! User de la transparence en politique est une belle fumisterie, une tromperie majeure.
Ne devrait-on lui préférer la visibilité ou la lisibilité ? L'objet dont on parle, pour être compris, critiqué, apprécié à sa juste valeur, doit être visible et lisible dans tous les sens de ces deux termes !
Où peut-on le VOIR, ce projet, ce programme, ce plan de financement, etc. ? Peut-on le LIRE, en termes accessibles par tout le monde (syntaxe et vocabulaire appropiés) ?
J'ai la très désagréable sensation qu'"on" se gargarise de transparence pour cacher (?) l'opacité de ces objets. A moins qu'il s'agisse de glace à fond teint ...
Dorénavant, soyez attentif à ces "objets" présentés en toute "transparence".
A bon entendeur ...
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