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dimanche 29 novembre 2009
245000 habitants en Calédonie ? Dont ACTE... 2 !!!
245000 habitants recensés ... Et moi ? EMOI !
A priori, le décompte de la population assuré par l'ISEE doit être juste et les correctifs faits selon les normes statistiques en vigueur. Par contre c'est peut-être le comptage qui a été défaillant, a-t-on compté tout le monde ? Mais, peut-être ne manque-t-il pas tant de monde à l'appel !
En revenant sur les élections provinciales et européennes de 2009 j'ai pu constater que nous étions:
135 932 électeurs inscrits aux élections provinciales de mai 2009 avec près de 19 000 électeurs inscrits sur le tableau annexe; et 154 151 électeurs aux élections européennes de juin 2009. Ces nombres sont cohérents entre eux (l'écart de 19 000 (*) étant attesté)... Le sont-ils avec ceux du recensement ?
A partir de là je me suis lancé dans une série de calculs basés sur des recoupements avec d'autres données
En arrondissant, j'ai fait le calcul suivant:
245 000 habitants - 154 000 électeurs (aux élections européennes, "tout le monde" vote !) = 91 000 ayant moins de 18 ans ou non inscrits sur les listes électorales et n'ayant pas été admis, de fait, à voter ! soit 37 % de la population ayant moins de 18 ans ou non inscrits mais recensés ! Peut-être ! Certaines statistiques démographiques nous proposent 29 % de moins de 14 ans (en 2004) !
Y-aurait-il 8 % (37%-29%) de la population ayant entre 14 et 18 ans ou plus mais non inscrits, soit un peu plus de 19 500 jeunes adolescents et de personnes habitants la Calédonie sans y être inscrits ! Peut-être !
En recoupant ces nombres avec les effectifs scolaires 2009 qui font apparaître que 36 502 élèves sont scolarisés en primaire, 19 259 en collège et 12 876 lycéens; au total 68 637 enfants scolarisés; l'ensemble reste cohérent, même en calculant "à la louche" comme je le fais ! [Vous me suivez ?]
En résumé:
154 000 électeurs + 73 500 enfants de moins de 14 ans + 19 500 ados et non inscrits = 247 000 habitants ...
Ou
154 000 électeurs + 68 637 élèves - les élèves ayant plus de 18 ans + les enfants non encore scolarisés + les habitants non inscrits sur les listes électorales = "jamais bien loin des" 245 000 !!! [ Vous me suivez toujours ?]
Ces quelques recoupements toujours "à la va vite" ne nous éloignent jamais tant des 245 000 habitants recensés !!!
A moins d'imaginer que TOUS les gens installés depuis peu, ou plus, en Nouvelle-Calédonie sont nombreux et ne sont pas TOUS inscrits sur les listes électorales, ce qui est également une hypothèse...
Dont acte... Deux !
Cette démonstration, qui n'en est pas une, pour signifier qu'en l'occurrence, je renonce à savoir qui a raison ! Bien qu'un doute s'immisce insidieusement dans mon esprit ...
Un mythe récent serait-il en train de s'effondrer ? Nous ne serions pas tant qu'on le pensait !
Dont acte ... trois ? Bientôt ?
Peut-être ...
Bon !
Je préfère laisser les chiens essayer de se mordre la queue, tournant sur eux-mêmes à en perdre la tête... Pour quant à moi persévérer dans une réflexion posée autant que fondée sur l'histoire de notre petit pays et de ses peuples et populations toujours en quête d'un avenir !
(*) Au fait, ces 19 000 électeurs inscrits sur le tableau annexe ne sont-ils pas le fait, avéré, de l'existence d'un flux migratoire vers la Nouvelle-Calédonie depuis 1998, que l'on peut qualifier d'immigration en se plaçant du point de vue du Pays Nouvelle-Calédonie, et que sembleraient contester certains commentaires sur le recensement ?
Post-scriptum (mots latins, littéralement: "écrit après") du 10 mars 2010:
Après les réactions épidermiques, des uns et des autres comme des miennes, après les recoupements approximatifs mais (à mon avis bien sûr) pertinents ci-dessus, il reste un doute qu'ont exprimé le Gouvernement de Nouvelle-Calédonie et l'Union Calédonienne. Et ce doute est recevable !
L'observation, au quotidien, de la vie en Nouvelle-Calédonie en général et à Nouméa en particulier, l'autorise. Il semble qu'il y a quelque chose qui cloche et qui n'est pas en conformité avec les "chiffres officiels". Il y a peut-être une part non négligeable de la population vivant en Nouvelle-Calédonie qui n'est pas prise en compte ou, qui ne fait rien pour être prise en compte. Non recensée (volontairement ou non), n'ayant plus ou pas encore (!) l'âge d'être scolarisée, ne souhaitant pas s'inscrire sur les listes électorales, arrivant de la France (métropolitaine), ou de la Réunion (ou d'autres DOM) ou encore de Wallis & Futuna ou de Polynésie, pour travailler en Nouvelle-Calédonie quelques temps (plus ou moins longs voire définitivement); le développement actuel de Notre Pays favorisant (nécessitant ?) cette immigration laborieuse.
Les chiffres de la CAFAT pourraient être intéressants à ce sujet, sauf pour les gens travaillant "au noir" bien sûr ... Mon matricule CAFAT se trouve dans la série 50 000, j'ai travaillé dès 18 ans et j'en ai 58, je travaille toujours, mais les matricules des nouveaux inscrits ont dépassé les 400 000 et ce nombre monte très vite ...
A priori, le décompte de la population assuré par l'ISEE doit être juste et les correctifs faits selon les normes statistiques en vigueur. Par contre c'est peut-être le comptage qui a été défaillant, a-t-on compté tout le monde ? Mais, peut-être ne manque-t-il pas tant de monde à l'appel !
En revenant sur les élections provinciales et européennes de 2009 j'ai pu constater que nous étions:
135 932 électeurs inscrits aux élections provinciales de mai 2009 avec près de 19 000 électeurs inscrits sur le tableau annexe; et 154 151 électeurs aux élections européennes de juin 2009. Ces nombres sont cohérents entre eux (l'écart de 19 000 (*) étant attesté)... Le sont-ils avec ceux du recensement ?
A partir de là je me suis lancé dans une série de calculs basés sur des recoupements avec d'autres données
En arrondissant, j'ai fait le calcul suivant:
245 000 habitants - 154 000 électeurs (aux élections européennes, "tout le monde" vote !) = 91 000 ayant moins de 18 ans ou non inscrits sur les listes électorales et n'ayant pas été admis, de fait, à voter ! soit 37 % de la population ayant moins de 18 ans ou non inscrits mais recensés ! Peut-être ! Certaines statistiques démographiques nous proposent 29 % de moins de 14 ans (en 2004) !
Y-aurait-il 8 % (37%-29%) de la population ayant entre 14 et 18 ans ou plus mais non inscrits, soit un peu plus de 19 500 jeunes adolescents et de personnes habitants la Calédonie sans y être inscrits ! Peut-être !
En recoupant ces nombres avec les effectifs scolaires 2009 qui font apparaître que 36 502 élèves sont scolarisés en primaire, 19 259 en collège et 12 876 lycéens; au total 68 637 enfants scolarisés; l'ensemble reste cohérent, même en calculant "à la louche" comme je le fais ! [Vous me suivez ?]
En résumé:
154 000 électeurs + 73 500 enfants de moins de 14 ans + 19 500 ados et non inscrits = 247 000 habitants ...
Ou
154 000 électeurs + 68 637 élèves - les élèves ayant plus de 18 ans + les enfants non encore scolarisés + les habitants non inscrits sur les listes électorales = "jamais bien loin des" 245 000 !!! [ Vous me suivez toujours ?]
Ces quelques recoupements toujours "à la va vite" ne nous éloignent jamais tant des 245 000 habitants recensés !!!
A moins d'imaginer que TOUS les gens installés depuis peu, ou plus, en Nouvelle-Calédonie sont nombreux et ne sont pas TOUS inscrits sur les listes électorales, ce qui est également une hypothèse...
Dont acte... Deux !
Cette démonstration, qui n'en est pas une, pour signifier qu'en l'occurrence, je renonce à savoir qui a raison ! Bien qu'un doute s'immisce insidieusement dans mon esprit ...
Un mythe récent serait-il en train de s'effondrer ? Nous ne serions pas tant qu'on le pensait !
Dont acte ... trois ? Bientôt ?
Peut-être ...
Bon !
Je préfère laisser les chiens essayer de se mordre la queue, tournant sur eux-mêmes à en perdre la tête... Pour quant à moi persévérer dans une réflexion posée autant que fondée sur l'histoire de notre petit pays et de ses peuples et populations toujours en quête d'un avenir !
(*) Au fait, ces 19 000 électeurs inscrits sur le tableau annexe ne sont-ils pas le fait, avéré, de l'existence d'un flux migratoire vers la Nouvelle-Calédonie depuis 1998, que l'on peut qualifier d'immigration en se plaçant du point de vue du Pays Nouvelle-Calédonie, et que sembleraient contester certains commentaires sur le recensement ?
Post-scriptum (mots latins, littéralement: "écrit après") du 10 mars 2010:
Après les réactions épidermiques, des uns et des autres comme des miennes, après les recoupements approximatifs mais (à mon avis bien sûr) pertinents ci-dessus, il reste un doute qu'ont exprimé le Gouvernement de Nouvelle-Calédonie et l'Union Calédonienne. Et ce doute est recevable !
L'observation, au quotidien, de la vie en Nouvelle-Calédonie en général et à Nouméa en particulier, l'autorise. Il semble qu'il y a quelque chose qui cloche et qui n'est pas en conformité avec les "chiffres officiels". Il y a peut-être une part non négligeable de la population vivant en Nouvelle-Calédonie qui n'est pas prise en compte ou, qui ne fait rien pour être prise en compte. Non recensée (volontairement ou non), n'ayant plus ou pas encore (!) l'âge d'être scolarisée, ne souhaitant pas s'inscrire sur les listes électorales, arrivant de la France (métropolitaine), ou de la Réunion (ou d'autres DOM) ou encore de Wallis & Futuna ou de Polynésie, pour travailler en Nouvelle-Calédonie quelques temps (plus ou moins longs voire définitivement); le développement actuel de Notre Pays favorisant (nécessitant ?) cette immigration laborieuse.
Les chiffres de la CAFAT pourraient être intéressants à ce sujet, sauf pour les gens travaillant "au noir" bien sûr ... Mon matricule CAFAT se trouve dans la série 50 000, j'ai travaillé dès 18 ans et j'en ai 58, je travaille toujours, mais les matricules des nouveaux inscrits ont dépassé les 400 000 et ce nombre monte très vite ...
lundi 16 novembre 2009
245000 habitants en Nouvelle-Calédonie: "Dont acte" !
Oui; nous devons prendre acte d'une évaluation (peut-être ?) enfin digne de confiance.
Quelques commentaires pavoisent pour stigmatiser ceux qui soupçonnent une immigration massive ...Pour ma part, je persiste et je signe:
Si j'ai dénoncé les risques que recouvre l'immigration (quelle qu'elle soit et d'où qu'elle vienne) sans contrôle en Nouvelle-Calédonie, ça n'a jamais été tant en terme quantitatif que qualitatif !
Je ré-explique:
Si l'Accord de Nouméa et ses inventeurs, prétendaient, enfin, rapprocher les communautés générées par la colonisation, envers et contre le Peuple Kanak, en stabilisant dans un corps électoral regroupant les populations concernées par l'avenir du Pays Nouvelle-Calédonie, à la date de 1998, il n'en supposait pas moins, ainsi, un approfondissement des relations entre les dites communautés pour, avec le temps donné à ce moment-là (vingt ans), favoriser la fondation d'un Destin Commun !
Or;
De mon point de vue, l'immigration, en elle-même, n'a pas besoin d'être massive (ou tout du moins il faudrait s'entendre sur le "moment quantitatif" où elle devient influente ou déterminante) pour déstabiliser un rapprochement inter-communautaire fragile et espéré à travers ce fameux accord.
C'est donc, vous l'avez (peut-être) compris, l'impact qualitatif de toute immigration qui importe, plus que son importance quantitative.
Des cadres, culturels, professionnels, décisionnels, réfléchissant, encadrant ou préparant l'avenir de Notre Pays, auront plus d'influence qu'un nombre plus important d'immigrants se fondant dans Les Populations Indigènes ...
Dont acte !
245000 habitants recensés, et alors ?
Où en est la communauté de destin ?
Vous la voyez, vous ? Où ça ?
... ---...
Dans les mélanges de races et les méfiances inter-communautaires ?
Dans les quartiers réservés, de riches ou de pauvres ?
Dans les injures inter-raciales ?
Dans les soulographies généralisées ?
Dans les caillassages sporadiques ?
Dans les boîtes de nuits à la clientèle triée ?
...---...
Bon, OK ! Nous ne sommes "que" 245000 habiatnts, mais c'est plus qu'il est nécessaire pour "se mettre dessus" !
Les chiffres, aussi neutres soient-ils, n'empêcheront jamais la bêtise humaine, l'arrogance, l'incompréhension ou l'affrontement ...
Dont acte !
Au fait, où en est la "citoyenneté de la Nouvelle-Calédonie" inscrite dans la Constitution Française ?Combien de "citoyens de la Nouvelle-Calédonie" sommes-nous, 245000 ?
Quelques commentaires pavoisent pour stigmatiser ceux qui soupçonnent une immigration massive ...Pour ma part, je persiste et je signe:
Si j'ai dénoncé les risques que recouvre l'immigration (quelle qu'elle soit et d'où qu'elle vienne) sans contrôle en Nouvelle-Calédonie, ça n'a jamais été tant en terme quantitatif que qualitatif !
Je ré-explique:
Si l'Accord de Nouméa et ses inventeurs, prétendaient, enfin, rapprocher les communautés générées par la colonisation, envers et contre le Peuple Kanak, en stabilisant dans un corps électoral regroupant les populations concernées par l'avenir du Pays Nouvelle-Calédonie, à la date de 1998, il n'en supposait pas moins, ainsi, un approfondissement des relations entre les dites communautés pour, avec le temps donné à ce moment-là (vingt ans), favoriser la fondation d'un Destin Commun !
Or;
De mon point de vue, l'immigration, en elle-même, n'a pas besoin d'être massive (ou tout du moins il faudrait s'entendre sur le "moment quantitatif" où elle devient influente ou déterminante) pour déstabiliser un rapprochement inter-communautaire fragile et espéré à travers ce fameux accord.
C'est donc, vous l'avez (peut-être) compris, l'impact qualitatif de toute immigration qui importe, plus que son importance quantitative.
Des cadres, culturels, professionnels, décisionnels, réfléchissant, encadrant ou préparant l'avenir de Notre Pays, auront plus d'influence qu'un nombre plus important d'immigrants se fondant dans Les Populations Indigènes ...
Dont acte !
245000 habitants recensés, et alors ?
Où en est la communauté de destin ?
Vous la voyez, vous ? Où ça ?
... ---...
Dans les mélanges de races et les méfiances inter-communautaires ?
Dans les quartiers réservés, de riches ou de pauvres ?
Dans les injures inter-raciales ?
Dans les soulographies généralisées ?
Dans les caillassages sporadiques ?
Dans les boîtes de nuits à la clientèle triée ?
...---...
Bon, OK ! Nous ne sommes "que" 245000 habiatnts, mais c'est plus qu'il est nécessaire pour "se mettre dessus" !
Les chiffres, aussi neutres soient-ils, n'empêcheront jamais la bêtise humaine, l'arrogance, l'incompréhension ou l'affrontement ...
Dont acte !
Au fait, où en est la "citoyenneté de la Nouvelle-Calédonie" inscrite dans la Constitution Française ?Combien de "citoyens de la Nouvelle-Calédonie" sommes-nous, 245000 ?
samedi 1 août 2009
Recensement: j'ai opté pour "océanien" ... Par déduction logique !
A la question: A quelle communauté estimez-vous appartenir ?
J'ai finalement répondu "océanienne" !
Pourquoi ?
Nous avions le choix entre:
> Européenne; terme qui fait référence aux populations se reconnaissant originaires de pays du continent "Europe".
> Asiatique; terme qui fait référence aux populations se reconnaissant originaires de pays du continent "Asie".
Et aussi:
> Indonésienne; terme qui fait référence aux populations se reconnaissant originaires du pays "Indonésie".
> Vietnamienne; terme qui fait référence aux populations se reconnaissant originaires du pays "Vietnam"
> Ni-Vanuatu; terme qui fait référence aux populations se reconnaissant originaires du pays "Vanuatu".
Et encore:
> Tahitienne; terme qui fait référence aux populations se reconnaissant originaires du Territoire d'Outre-Mer "Tahiti".
> Wallisienne-Futunienne; terme qui fait référence aux populations se reconnaissant originaires du Territoire d'Outre-Mer "Wallis et Futuna".
et enfin:
> Kanak; terme qui fait référence, à ce jour, aux populations qui se reconnaissent originaires ... D'où déjà ? Ben, d'ici ! Du "Pays Kanak".
Alors, moi, j'ai opté pour:
> Autre; et je précise: "océanienne" car ce terme fait référence aux populations qui se reconnaissent originaires de l'une des cinq grandes parties du monde que l'on nomme "Océanie", couvrant 9 000 000 de km² et peuplée de 30 915 000 habitants que l'on appelle les océaniens (dixit le Larousse). Je me reconnais bien dans cette communauté des "white oceanians" (les océaniens plus ou moins blancs), comme disent les néo-zélandais, qui est distincte de celles des peuples dits indigènes ou autochtones mais qui relève d'une présence durable et d'une authentique adaptation enrichie d'une acculturation certaine au monde océanien, génération après génération.
Ouf ! Ben, voilà, je me sens un peu mieux maintenant: j'ai une communauté d'appartenance qui n'est ni loufoque et fantaisiste, ni impropre et perturbante; une appartenance logique et dans laquelle chacun de mes gènes se retrouvera, ainsi que ceux de mes enfants ... Peut-être !
Toutefois cet archipel communautaire ne conforterait-il pas le communautarisme qui pourrait s'avérer un poison tuant à petit feu le destin espéré commun, de toutes ces communautés ???
J'ai finalement répondu "océanienne" !
Pourquoi ?
Nous avions le choix entre:
> Européenne; terme qui fait référence aux populations se reconnaissant originaires de pays du continent "Europe".
> Asiatique; terme qui fait référence aux populations se reconnaissant originaires de pays du continent "Asie".
Et aussi:
> Indonésienne; terme qui fait référence aux populations se reconnaissant originaires du pays "Indonésie".
> Vietnamienne; terme qui fait référence aux populations se reconnaissant originaires du pays "Vietnam"
> Ni-Vanuatu; terme qui fait référence aux populations se reconnaissant originaires du pays "Vanuatu".
Et encore:
> Tahitienne; terme qui fait référence aux populations se reconnaissant originaires du Territoire d'Outre-Mer "Tahiti".
> Wallisienne-Futunienne; terme qui fait référence aux populations se reconnaissant originaires du Territoire d'Outre-Mer "Wallis et Futuna".
et enfin:
> Kanak; terme qui fait référence, à ce jour, aux populations qui se reconnaissent originaires ... D'où déjà ? Ben, d'ici ! Du "Pays Kanak".
Alors, moi, j'ai opté pour:
> Autre; et je précise: "océanienne" car ce terme fait référence aux populations qui se reconnaissent originaires de l'une des cinq grandes parties du monde que l'on nomme "Océanie", couvrant 9 000 000 de km² et peuplée de 30 915 000 habitants que l'on appelle les océaniens (dixit le Larousse). Je me reconnais bien dans cette communauté des "white oceanians" (les océaniens plus ou moins blancs), comme disent les néo-zélandais, qui est distincte de celles des peuples dits indigènes ou autochtones mais qui relève d'une présence durable et d'une authentique adaptation enrichie d'une acculturation certaine au monde océanien, génération après génération.
Ouf ! Ben, voilà, je me sens un peu mieux maintenant: j'ai une communauté d'appartenance qui n'est ni loufoque et fantaisiste, ni impropre et perturbante; une appartenance logique et dans laquelle chacun de mes gènes se retrouvera, ainsi que ceux de mes enfants ... Peut-être !
Toutefois cet archipel communautaire ne conforterait-il pas le communautarisme qui pourrait s'avérer un poison tuant à petit feu le destin espéré commun, de toutes ces communautés ???
vendredi 10 juillet 2009
Une quadrature du cercle ethnico-communautaire ...
Métissage, mot-tissage, maux-tissage... Tissage de mots pour éviter tous ces maux tissés autour de ce mot et de mo-â.Barak Obama, est-il un noir qui a une mère blanche ... ou un blanc qui a un père noir ? (Question entendue dans l'une des émissions d'Yves Calvi regardée il y a quelques temps déjà: "C'est dans l'air").
Bonne question ! Mais, Barak Obama, qu'il soit noir ou blanc ... Ou métis, est de culture américaine, US !
A l'heure d'un nouveau recensement de la population de la Nouvelle-Calédonie, qu'en est-il pour nous en Calédonie où toutes les nuances de couleur de peau nous renvoient à des cultures différentes voire très différentes ?
Dans quelle(s) communauté(s) est-ce que je me reconnais le mieux, existe-t-elle ???
Quel mot vais-je choisir pour éviter les maux de tête, pour éviter d'avoir mal à mon coeur ?
AUTRE ! Mais quoi AUTRE ? Quelle est cette communauté AUTRE dans laquelle je pourrais me réfugier ?
Bon !
Je suis assimilé blanc et européen ! Donc ethniquement et logiquement, je devrais cocher la case (en tôle ?) "européen". Pourquoi pas, à la limite, "je m'en fous", si l'ethnie n'est qu'une question de couleur de peau; mais l'ethnie et la culture sont-elles assimilables ? Ma différence y trouvera-t-elle son compte ... Mes aïeux chinois, kanak, y trouveront-ils leur compte ? Ces deux siècles et demi qui ont vu toutes ces générations d'aïeux bourbonnais se succéder sous le Tropique du Capricorne, dans l'Océan Indien avant de migrer dans l'Océan pacifique, y-trouveront-elles leur compte ? Qu'advient-il de leur "océaniennitude", et de la mienne ?
A moins que "Caldoche" définisse mieux ma communauté d'appartenance ... Mais qu'est-ce qui définit le "Caldoche", vais-je me reconnaître dans ces traits souvent grossiers (lesquels ?) caractérisant le Caldoche ?
Comme ailleurs, sous d'autres cieux tropicaux, d'autres sont "békés" ou "créoles", ou les deux.
Toutes ces questions se bousculent dans ma tête.
Et puis, même si je coche AUTRE, est-ce que les statisticiens de l'ISEE, au vu de mon nom de famille ne vont pas corriger d'eux-mêmes ma fiche pour m'expédier vers la case (en tôle ?) "européen" ?
Et puis, même si je coche AUTRE, est-ce que les statisticiens de l'ISEE, au vu de mon nom de famille ne vont pas corriger d'eux-mêmes ma fiche pour m'expédier vers la case (en tôle ?) "européen" ?
Bon, alors reprenons !
Puisque je peux choisir une ou plusieurs réponses possibles:
Je coche: "européen", "kanak", "autre asiatique" et ... "Autre à préciser", et je précise "caldoche" ... Pas mal, non ? C'est un peu la vérité, non ? Oui, ethniquement parlant !
Mais bien insatisfaisant du point de vue de la Grande Culture à laquelle j'estime appartenir, celle des Océans du Sud. Car le ciel que regardent les générations de mes aïeux qui m'ont précédé est celui de l'Hémisphère Sud avec la Croix du Sud ou la grande Constellation du Centaure (pas l'étoile du Berger ou la Grande Ourse) ... Le climat auquel ils se sont adaptés était tropical, La nourriture dont ils ont fait des plats succulents sont les taros (bourbons), les ignames ou maniocs. La langue qu'ils parlaient était un mauvais français, le créole ou la langue kanak de leur lieu d'implantation, les "tempêtes" qui les ont forgés étaient des cyclones ... Et que dire de cette acculturation (*) qui m'a tropicalisé depuis si longtemps et que je revendique ...
...
Ben ! Voilà, c'est comme ça, mon vieux, t'avais qu'à pas avoir un aïeul qui a quitté l'Alsace en 1761 pour l'Île Bourbon, un coolie chinois de Paddon arrivé dans les années 1840 à New-Caledonia et qui a épousé la fille du chef Titéma dit Watton, un autre arrivé de la Réunion en 1875 et installé à Ponérihouen et tchamba ... C'est comme ça et t'a qu'à démerde !!!
...
Au bout du compte, je remercie l'Histoire (de France, en partie) avec un grand H, qui a fait qu'autant de petites histoires humaines ont produit ce que je suis, un homme océanien un peu blanc, un peu marron ... Et fier de l'être, définitivement !
(*) Acculturation: processus par lequel un individu, un groupe social ou une société entre en contact avec une culture différente de la sienne et l'assimile en partie.
L'acculturation que j'évoque n'a rien à voir avec la simple chemise à fleur (que j'aime porter), le simple "copier-coller" d'expressions ( de gros mots ...) ou de mimiques qu'utilisent certains individus qui n'ont rien compris, pour faire "lôkââl" ...
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