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mercredi 2 juillet 2008

Les mots "fourre-tout"... pour experts en tout.

Après le sujet sur les mots piégés du langage des "experts" en politique, il est d'autres mots qui méritent un peu d'attention tant ils peuvent être utilisés pour tout et rien expliquer. Quelque soit le type de communication d'ailleurs, politique, économique, sociale, éducative, affective, etc.

Echantillon (absurde bien sûr!) :
"Le problème c'est que cette contrainte est un véritable obstacle qui entraînera beaucoup de difficultés ... et bla, bla,bla ..."
Problème, contrainte, obstacle, difficulté, sont des termes très souvent utilisés pour ... noyer le problème, oublier la contrainte, ignorer l'obstacle ou mésestimer la difficulté.

Eclaircissements:
Un problème: je le pose et je le résous; et cela ne s'improvise pas ! Il faut de la méthode (des méthodologies de résolution de problèmes existent aussi rigoureuses que variées).
Une contrainte: je l'intègre après l'avoir appréciée; elle peut très souvent devenir une ressource, il faut juste un peu (ou beaucoup selon les cas) d'imagination.
Un obstacle: je le contourne; sans états d'âme ... car enfin, un obstacle reste un obstacle, par définition ! "On ne déplace pas les montagnes (quoique ...)!
Une difficulté ? Je la surmonte après l'avoir évaluée; bien souvent cela demande un effort qui peut être physique, technique ou intellectuel.
Cependant, il peut y avoir glissement du sens d'un terme vers celui d'un autre à partir du moment où il y a analyse à priori et à froid de l'objet faisant problème, contrainte, obstacle ou difficulté: une difficulté peut devenir obstacle, une contrainte ingérable, un problème insoluble, un obstacle ne plus en être un, etc...
Mais, il restera toujours la nécessité avant toute chose de discriminer au mieux l'emploi de ce vocabulaire.

Si vous êtes un peu attentifs vous serez vite confrontés à la (l'im ?)pertinence de l'usage de ces mots; comme de beaucoup d'autres, les plus fréquemment utilisés par beaucoup de "communiquants".

lundi 30 juin 2008

MON EXPERTISE de Kanako-Néo-Calédonien...

Au point où j'en suis arrivé et du haut de mes 56 ans qui font de moi un jeune Vieux, je voudrais expliquer et donner à comprendre le sens de ce blog.
J'ai tant vécu la Calédonie et ses gens, j'ai tant vécu ses joies et ses peines, tant vécu ses espoirs et ses déchirures;
J'ai tant réfléchi la Calédonie et ses gens, dans ma tête, dans les livres, dans mes écrits;
J'ai tant "agi la Calédonie" et ses gens, dans mes militances, dans mes jobs;
J'ai tant essayé de comprendre, les gens, les faits, les dits et les non dits;
J'ai tant aimé la Calédonie et ses gens, mon beau pays sous les tropiques, malmenés l'une comme les autres; comme moi-même, et ceux qui se reconnaîtront dans ce que j'exprime, l'ont été.
Je ne ressors pas indemne de ce demi siècle de conscience de Mon Pays !
Je porte en moi Mon Pays, autant dans mon coeur que dans mes tripes, dans ma tête aussi ... J'en porte beaucoup de ses contradictions et de ses cicatrices.J'ai cotoyé les Kanak, travaillé avec eux, milité avec eux; j'ai cherché à les comprendre, j'ai partagé leur "quête du tertre originel", leur quête de dignité humaine et économique ...
Je suis Caldoche et j'ai continué à partager la vie des Caldoches même quand je ne partageais pas certains de leurs points de vue rétrogrades ou dépassés à mes yeux, j'ai beaucoup d'affection pour les Broussards, trop souvent invoqués comme pionniers, ou mal aimés comme colons, manipulés comme électeurs...Caricaturés aussi.
Comme ces Wallisiens et Futuniens que j'ai appris à connaître à Païta, bien souvent manipulés eux aussi et dont trop peu comprennent le sens de la lutte du Peuple Kanak. Eux dont l'origine géographique océanienne est si proche...
J'ai vécu la brousse, la ville, le village, la tribu.
J'ai vécu aussi l'Eglise ! J'ai vécu la colère contre l'Eglise !
J'ai enseigné ces jeunes Kanak, Caldoches, Océaniens, j'ai eu mal à leurs échecs, eux dont je lisais l'intelligence dans le regard, eux dont je connaissais l'intelligence sitôt sortis des quatre murs de la classe; au point que j'ai souvent remis en cause ce put... de système soi disant éducatif !
J'ai remis sur le métier l'ouvrage de la didactique des mathématiques et je suis parti à la découverte de pédagogies renouvelées, audacieuses voire subversives.

Je me suis formé et re-formé, je me suis transformé.J'ai formé des femmes et des hommes.
J'ai osé la politique, toujours, jamais celle du mouton; pour me ramasser de belles gamelles !
J'ai osé l'USTKE où j'ai de bons amis; parce que je partageais sa colère face à l'injustice sociale, en particulier celle que subissent beaucoup trop de Kanak.
J'ai couru aussi, après la vie, et ... des marathons, j'ai couru Poindimié-Koné par la grande transversale pour célébrer le 24 septembre, mon "Mwaka" à moi...
Et puis, j'ai cherché;J'ai cherché dans "Tristes Tropiques de Claude Lévi-Strauss", dans "Le Capital de Karl marx", dans "Humanisme et Terreur ", dans "Anthropologie structurale", dans "La Relativité", dans "La Pensée sauvage", dans les "Mémoires de Géronimo", dans "L'idiot du Voyage", dans le "Traité d'économique politique de Raymond Barre", dans le "Que Faire de Lénine", dans "Pédagogies des Opprimés", dans "Un monde sans hivers; les Tropiques, nature et sociétés de Francis Hallé", dans "L'Héritage de Saussol", dans "Hienghène, le desespoir calédonien", dans "Eclaircissements de Michel Serres", dans "Changdang, les Tonkinois de Calédonie au temps colonial", dans "Colonialisme et Contradictions en Nouvelle-calédonie", dans "Géopolitique du chaos", dans les "Fables de La Fontaine", dans "Tjibaou le Kanak", dans "La Constante macabre";
Oui, toujours j'ai cherché dans "Les Blancs sont venus", dans "Le piège de la mondialisation", dans "Mourir à Ouvéa de Plénel", dans "Malaise dans la civilisation de Freud", dans "Une brève histoire du temps de stéphen Hawking", dans "Economie assistée et changement social en Nouvelle-Calédonie", dans "Nations indiennes, nations souveraines", dans "Main basse sur l'Afrique", dans "Le Socialisme et l'homme";
J'ai cherché encore dans "Des astres, de la vie et des hommes" ...
J'ai cherhé et je cherche un sens à cette petite vie de petit calédonien, un sens à ma rebellion permanente, un sens à l'Espoir d'une Calédonie toujours (un peu) meilleure ...!!!???
C'est pourquoi je ne suis pas et ne serai jamais un "ancien combattant", parce que la lutte pour une liberté renouvelée en Calédonie, pour l'égalité retrouvée en Calédonie, pour une fraternité décomplexée en Calédonie, cette lutte est loin d'être terminée; le sera-t-elle jamais ... "Tant qu'il y aura des hommes" !
Voilà MON EXPERTISE; celle de toute une demie vie, intense, réfléchie et "agie".
Je la revendique; elle est Unique; elle est ma Force; elle est ma Science; elle est ma Conscience; elle est ma Peine et elle est ma Joie; elle est ma richesse et elle est ma faiblesse.

Elle est aussi MA COLERE face à la bêtise et l'ignorance, contre la prétention et l'orgueuil, d'où qu'ils viennent.
Elle est mémoire, connaissance et vision d'avenir !
Alors, un blog? Pourquoi pas ?
Une nouvelle forme du (toujours) même combat !

jeudi 22 mai 2008

Attention! La Calédonie "pônse" fort! "On" réfléchit à l'avenir ...

Colloques, conférences, assises, séminaires, missions et voyages d'études, rapports d'experts, consultations de spécialistes, ...
Je serais curieux de savoir si un pays nous bat dans ce domaine, en heures et coûts rapportés par tête d'habitant !
Depuis quelques années, Notre Pays est devenu un véritable eldorado pour tout ce qui compte de vendeurs de ces marchandises intellectuelles ... pour quelle valeur ajoutée ?
Connaissons-nous si peu Notre Pays, son histoire, sa géographie, son économie, sa composition sociale ?
Sommes-nous incapables de réfléchir par nous-mêmes ?
Manquons-nous tant que cela de cerveaux ?
Sommes-nous incapables de poser nous-mêmes nos problématiques ?
Sommes-nous incapables de méthodologie ?
Mais au fait, le "nous", qui représente-t-il ?
Ce que je veux dire ici, c'est que je vois autour de moi des gens de tous âges, de tous horizons, qui ont une expérience et une connaissance intimes de Notre Pays, qui ont des compétences avérées, qui ont le désir de s'investir pour Leur Pays; mais qui d'une certaine manière, voire d'une manière certaine, sont exclus, écartés de ces réflexions de fond qui les concernent au premier chef ... C'est de ces "nous"-là dont je veux parler !
Ce que je veux dire aussi, c'est qu'ici, la jalousie entre gens du Pays, la crainte que l'autre d'à côté ne prenne notre place, la peur qu'une position durement acquise ne soit remise en question par ce même autre, conduit à faire appel à un autre de "l'extérieur" qui lui saura brosser tout le monde dans le sens du poil, faire le beau, pour mieux s'incruster et imposer sa façon de voir ...!!!???