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mercredi 13 mars 2013

La solution consensuelle est morte ! Vive les blocs opposés... l'affrontement, donc.

Etat des lieux un an avant les échéances de 2014.
Chacun fourbit ses armes ! C'est l'heure. 2014, c'est demain !
Et tous nos politiciens sont dans les "startings blocks". Quels qu'ils soient, malheureusement.
Je ne sais pas si je dois parler de Yanno, qui se prépare à (s')assurer un avenir (re-député, maire de Nouméa), pour continuer à vivre de la politique, sur le dos de quelques crédules franco-français ou de nouméens apeurés.
Je ne sais pas si je dois parler de Gomès, qui attend son heure, revanchard finalement assumé.
Je ne sais pas si je dois parler de Paul, qui gère sa province comme un état quasi indépendant ... dépendant pourtant des subsides de la France, des transferts des moyens avec celui des compétences, d'une clé de répartition favorable, de ses investissements en Corée, du nickel "pompé" à tout va !
Je ne sais pas si je dois parler de "Loulou", qui marque Gomès comme son ombre, avec raison (?), qu'il juge faire trop d'ombre à son peuple, Loulou qui sublime 2014 !
Je ne sais pas si je dois parler d'Harold, s'agrippant à son fauteuil, renaclant aux critiques dont il a été lui-même un fervent pourvoyeur.
Je ne sais pas si je dois parler de Pierre Frogier, inspiré tardivement, communiquant navrant, sur une corde raide.
Je ne sais pas si je dois parler de Daniel Goa, présidant, depuis peu, aux destinées de l'Union Calédonienne (!?). Saura-t-il, comme ses prédécesseurs inspirés, trouver la voie étroite pour sortir d'une impasse certaine.
Je ne sais pas si je dois parler de vous, de nous, de moi, égoïstes, gâtés par un si beau pays, incapables de nous élever à son image; peureux du lendemain et agrippés au jour le jour ... ou jouissant à l'idée d'y "foutre le bordel" !
...
La solution consensuelle est moribonde, elle a été usée jusqu'à la corde ... par des égos en mal d'être les premiers, les meilleurs (?), les éloquents, les riches, les potentats .. marchant sur nos têtes qui l'ont bien mérité. Plus de solution consensuelle pour l'avenir ! Normal, dans une société qui n'a rien de consensuelle !
OUI !
A partir de ce jour, la Solution Consensuelle Nouvelle est morte née.
...
Chacun de nos partis politiques fourbit ses armes pour 2014, et après ?
Quelques uns sont sur une stratégie de blocs, du rapport de force donc.
Yanno, c'est sûr !
Gomès de manière plus perverse, puisqu'il prétend représenter un "peuple calédonien" qui n'existe que dans son imaginaire démagogique comme ce drapeau commun revendiqué et tout aussi démagogique; mais à Calédonie Ensemble, aucune tête ne dépasse derrière la "tête-pensée-unique" du leader !
Au RUMP, Pierre Frogier semble vouloir réécrire l'histoire de la solution consensuelle, est-il armé (?!) pour l'imposer ?
D'autres, au FLNKS, ont une stratégie plus subtile, s'appuyant sur un corps électoral figé (une forme de rapport de forces), tellement figé et depuis si longtemps qu'il en est devenu "momifié" et complètement en contradiction avec une réalité qui l'a dépassé ... ou qui le dépassera ! Dans une stratégie institutionnelle courageuse, mais bien incertaine ... Si cette stratégie échouait, quelle serait l'alternative ?
...
Nous n'avons plus personne sur qui compter !
...
Je suis Néo-Calédonien, et je suis sans avenir, je vis sans avenir, je prépare mes enfants à assurer leur avenir sans trop compter sur l'avenir ...
Et mes frères Kanak, depuis quand sont-ils sans avenir ?
Et tous ces métros, venus chercher un avenir (meilleur ?) en Calédonie, ne brouillent-ils pas notre avenir ? Celui des Kanak ? Finalement, le leur (*)!
Et ces Wallisiens ici, comme chez eux, avec leurs chefferies; accepteraient-ils que nous, (Kanak, Caldoches, Métros) allions assurer notre avenir en nous installant par milliers à Wallis et Futuna (par exemple après l'indépendance de la Calédonie !) comme eux, le font ici !
Et, tant d'aveuglement traverse ces communautés.
Avons-nous, tous, ensemble, les uns et les autres, les uns contre les autres, les uns avec les autres, un avenir ?
...
L'avenir ?
Nouvelle solution consensuelle, rapports de force, statu-quo, référendums (**), indépendance, partition, etc. ?
Beaucoup de bavardages mais, aucune lisibilité, aucune visibilité pour l'avenir !
La (Kanaky-)Nouvelle-Calédonie fonce à tombeau ouvert, dans le brouillard, vers un avenir complètement incertain.
...
OUI !
Rien n'est bon ! L'avenir sent mauvais !
Il sent l'égoïsme mauvais, il sent le pouvoir mauvais, il sent l'argent mauvais, il sent la méfiance et la défiance mauvaises, il sent la dispute mauvaise... L'avenir sent mauvais.
Notre Pays nous échappe ! Lui avons-nous jamais appartenu ? Préférant qu'il nous appartienne ...
...
La démagogie va régner en maîtresse pensée !
...
Manque de capacité de réflexion, manque d'imagination, manque d'éducation (tout court ou) politique, manque d'analyse, manque d'affection, manque d'émotion ? Et manque de lucidité; cette lucidité qui permet de faire face à la réalité avec courage, responsabilité et humilité (trois mots qui n'ont pas trop leur place dans le verbe politique calédonien).
...
Il nous manquait Marine Le Pen, pour comble de tout, c'est fait !
...
Et pourtant, il y a tant de belles choses qui se font au quotidien, tant de progrès déjà accomplis, tant de bonheur à partager nos différentes cultures et de plaisir à vivre ensemble ! Comment préserver, voire approfondir tout cela ?
En s'affrontant ?
...
P.S. Je sais être critique vis-vis de nos politiciens, politiciennes; mais n'ont-ils pas voulu ou prétendu  s'occuper de notre avenir en se présentant aux élections, ne sont-ils pas (bien) payés en tant qu'élus pour cela ?
...
(*) Au fait, que tout ce beau monde arrête de prétendre à intégrer le corps électoral spécial sous prétexte qu'ils participent à la richesse du Pays. Index de correction, enrichissement personnel, etc. ; ne profitent-ils pas largement de la Calédonie ? Et puis, ça ne gêne personne que nombre d'entre eux, comme de calédoniens, investissent massivement ailleurs, en France, en Australie, en Nouvelle-Zélande ! L'argent n'a pas de frontière et s'en"fout" des nationalités ! Qu'ils arrêtent de nous "bassiner" avec cet argument qui ne convainc qu'eux-mêmes et les crédules.

(**) A propos de référendum et pour ceux qui n'ont pas la mémoire nécessaire, le dernier référendum d'autodétermination ("pour" ou "contre" l'indépendance) en Nouvelle-Calédonie date du 13 septembre 1987 (avec une condition restrictive de résidence de 3 ans). Il avait vu le "non" à l'indépendance l'emportait à 98,3% pour une participation de 59,1%. Le FLNKS  avait appelé à boycotté ce référendum. Résultat sur le terrain, les violences avaient redoublé !

mardi 8 mars 2011

Donner la parole au Peuple: à quel peuple ? Assez de rodomontades !

Peuple: ensemble d'êtres humains vivant en société, habitant un territoire défini et ayant en commun un certain nombre de coutumes, d'institutions (Le Petit Robert).

Calédonie Ensemble justifie toutes ses rodomontades par sa volonté claironnée de "redonner la parole au peuple" !
Mais, a quel peuple ?
Le Peuple Kanak ?
Le peuple des citoyens calédoniens inscrits sur les listes électorales spéciales ? Si c'en est un (de peuple) ?
Le Peuple Calédonien ? Que tout le monde appelle de ses voeux ... Peuple virtuel s'il en est !
Le peuple de Nouméa ou encore peut-être celui de l'Anse-Vata ?!
Nous sommes loin, très loin de former UN Peuple en Nouvelle-Calédonie: nous vivons peut-être sur un territoire défini mais de manière très inégale en densité et en composition,  dans une société loin d'être homogène, avec un nombre de coutumes en commun réduit, et des institutions toujours transitoires ...
Alors,
Il faut arrêter de jouer avec des mots aussi importants dans un pays où, en réalité, tant de choses nous divisent encore, pour en faire des slogans d'un populisme de bas niveau.
Tout le monde sait, et en premier lieu nos élus, que la société calédonienne est un patchwork social, culturel, politique, loin d'être harmonieux.

"Pourquoi tant de hargne" ?
Le clan des philippiens de Calédonie Ensemble s'est érigé en donneur de leçons, en détenteur et défendeur de La Vérité politique calédonienne ... Que ça en devient insupportable.
La légitimité en Calédonie n'est pas issue d'un Peuple qui n'existe pas. Peuple imaginaire voire factice appelé à la rescousse pour justifier des prises de positions politiques à des fins très personnelles de Pouvoir.
La légitimité politique en Calédonie n'est pas monolithique; elle est équilibre, fondée sur des droits, parfois contradictoires, de communautés historiques; sur une volonté d'atteindre un équilibre de justice et d'équité entre ces communautés. Tout engagement politique en Notre Pays ne peut en faire abstraction; même au nom d'un idéal supérieur, qu'il soit républicain, laïque ou encore religieux !
La paix en Calédonie a été construite sur ce constat et une volonté (vision géniale et ingénieuse) d'un nécessaire équilibre, curieusement fondé sur des justes déséquilibres : Le découpage administratif et politique de la Calédonie en Provinces, la clé de répartition, les corps électoraux spéciaux ...
Cette construction (terme éminemment positif et porteur d'espoir), on l'accepte ou on la rejette, encore faut-il être légitime pour la rejeter ! Mais dans ce dernier cas il faut l'annoncer clairement, choisir son camp: celui de la Calédonie Pas Tous Ensemble !

Les membres de Calédonie Ensemble doivent raisonner leurs chefs ... Avant qu'ils ne deviennent fous.
Il n'y a pas eu de putsch avec la démission d'une liste du Gouvernement; après des mois de travail en commun, cette démission n'a finalement été que l'expression d'une divergence de fond, qu'elle porte sur les drapeaux ou sur des méthodes de travail ou encore sur des choix de politiques ou de réformes.
Car il faut l'admettre, le paradoxe c'est que la collégialité au gouvernement n'efface pas les différences de  programme et de vision politiques de ceux qui le composent. Le discours de politique générale n'est jamais qu'une belle mayonnaise dans laquelle chaque composante politique au gouvernement doit se retrouver ... Plus ou moins.

En l'occurrence, il y aurait abus de pouvoir si un parti faisait systématiquement démissionner sa liste avant même que le nouveau gouvernement ne travaille et mette en place quelque politique.
Si Philippe Gomès, après des élections victorieuses devenait à nouveau président et qu'une "petite" liste lui jouait le même tour en démissionnant systématiquement comme il a annoncé qu'il ferait, que dirait-il ? Je suppose qu'il parlerait encore d'un putsch !
Philippe Gomès, qui a le verbe haut et facile, devrait balayer devant sa porte, lui qui a trahi Didier Leroux en se présentant aux législatives contre ce dernier alors qu'ils appartenaient au même parti, parti qui avait programmé de présenter M. Leroux.
Philippe Gomès pensait alors être le meilleur; comme il n'accepte pas d'être aujourd'hui débarqué du gouvernement parce qu'il pense encore être le meilleur !

L'intelligence ne se résume pas à une "bonne" communication ... Et un micro !

A bon entendeur: un éveilleur néo-calédonien.

Post-scriptum du 9 mars 2011:
La concomitance de ce billet avec le colloque organisé entre autres par le Professeur Faberon n'est que pure coïncidence ... La référence au "Peuple" dont nous assommait Calédonie (pas tous) Ensemble avait vraiment fini par user ma patience; d'où ce billet, pensé il y a quelques jours déjà.
En écoutant ce soir encore la conférence de presse de Calédonie (pas tous) Ensemble, je réalisais que nous n'habitions certainement pas le même pays, que nous n'avions pas vécu la même histoire ... Dont acte.

jeudi 15 juillet 2010

Renouvellement du bureau du Congrès: quand la confusion devient la règle !

La confusion est donc devenue la règle au Congrès de la Nouvelle-Calédonie :
La (més)Entente Républicaine où les partenaires d'un jour deviennent adversaires du lendemain; se déchirant à qui mieux mieux sans politique cohérente et lisible !
Autant donc le dire: l'Entente Républicaine n'existe plus. Sauf à vouloir tromper le monde !
Le FLNKS, l'historique, celui qui regroupe l'UC, le Palika, l'UPM et le RDO, qui n'a plus de "Front" que le "F"; trop occupé à se déchirer pour nous proposer une vision commune de l'avenir !
Autant donc le dire: le FLNKS n'existe plus. Sauf à vouloir tromper le monde !
Mais la tromperie est trop souvent un mode de communication en politique... Comme dans la blague lue il n'y a pas longtemps et que je vous livre: "Comment savoir si un politicien ment ? Ses lèvres bougent !"

Lutte d'égos à défaut de confrontation de programmes;
Lutte d'idéologies "bon marché" à défaut de confrontation d'idéaux et d'idées.
Car en analysant bien ce qu'il se passe depuis quelques temps dans notre landernau politique calédonien, c'est bien de cette double confrontation dont il s'agit:
Lutte d'égos car ce sont d'abord les querelles de personnes, de personnalités qui prédominent à travers ces jeux curieux du style "je t'aime moi non plus" ...
Lutte d'idéologies "de comptoir" car ces égos servent des positions politiques plus proches de l'idéologie au sens restrictif du terme que de propositions d'actions concrètes efficaces et surtout au service de l'intérêt général. Des idéologies sous forme de catalogues de propositions plus proches de la démagogie où le discours prétendra toujours servir l'intérêt général ou encore les plus pauvres quand il sert en réalité des intérêts particuliers, partisans ou de lobbies.

Messieurs et mesdames, hommes et femmes politiques; descendez de vos perchoirs,
Rejoignaient la vie réelle, l'économie réelle, la société réelle, la délinquance réelle, le désespoir réel, le travail réel, la maladie réelle, l'école réelle, les quartiers réels ou les tribus réelles.
Si vous aimez votre (Notre) Pays, oubliez vos programmes irréels, irréalistes, vos spécialistes et experts (ou du moins laissez-les là où ils doivent être, universités ou bureaux d'études).
Venez nous rejoindre ... Sur cette terre âpre !

Mais, que l'on ne se méprenne pas sur mon propos: je ne suis pas contre la société (la classe ?) politique; il y a des gens que j'estime parmi les politiques, mais, autant je respecte l'homme ou la femme derrière le politique, autant je déteste le JEU politique auquel certains se livrent avec trop de délectation ! Quelques uns semblent même préférer plus le jeu et ce qu'il peut leur rapporter que la mission qu'ils se sont engagés à remplir en se présentant aux élections !
A moins que certains de nos politiciens ne se sentent "élus" au sens divin et biblique de ce mot ! Ce serait encore plus grave ...

Alors, aujourd'hui, en cette journée un peu spéciale du renouvellement du Bureau du Congrès et du vote du voeu portant sur l'élévation du drapeau de Kanaky au côté de celui de la France, j'ai décidé de faire une petite liste de mes péférences, quitte à m'exposer un peu; ceci dit, j'en ai tellement pris dans la figure au cours de ma vie sociale, professionnelle et politique que ... Même pas peur ! J'ai même envie d'être provocateur.
Bien sûr cette petite liste d'appréciation m'appartient (tiens ce doit être une déformation professionnel d'ancien pédagogue), mais elle reste fondée sur quarante années de pratique politique consciente de la Calédonie de l'intérieur ou dans l'observation attentive; où j'ai vu émerger tant d'hommes (et un peu de femmes) politiques; sans jamais céder dans le sectarisme ni l'ostracisme, l'esprit d'ouverture restant pour ma part la quintessence de l'honnête homme politique !

Let's gooooo !
J'aime bien Caroline Machoro et Gilbert Tyuiénon, ces enfants de Canala dont l'histoire boulversée et mouvementée a rendu plus lucides sur ce qu'il reste à construire et la difficulté à le faire.
J'aime bien Harold Martin, homme de droite et anti-indépendantiste certes, mais un des meilleurs connaisseurs de Notre Pays, de ses gens et de leurs contradictions, qui a appris mieux que beaucoup d'autres l'art du compromis pour le bien de tous; et qui a su évoluer.
Je regrette Didier Leroux, vrai centriste, une gageure en Calédonie, mais aussi une qualité en Calédonie; homme d'affaires bien sûr mais avec un souci sincère des plus humbles et de vraies réflexions et propositions pour une modernisation de notre fiscalité indirecte (TVA) comme de notre économie.
J'estime aussi Louis kotra Urégueï, dont on dit tant de choses, mais parce qu'il fait tant de choses (affaires, syndicalisme, politique), en fait un homme aimable (si, si, j'insiste) en privé et avant tout défenseur de son peuple (Kanak) en public.
Et puis il y a ceux que je ne connais pas assez mais auxquels j'aurais envie de "faire un crédit" de confiance ... Jusqu'à preuve du contraire; comme Eric Gay ...
Il y a Pierre Frogier que je ne parviens toujours pas à cerner sans tomber dans la caricature: homme politique d'expérience et intègre ou homme d'appareil et d'opportunismes ? Mais sa dernière proposition de faire monter le drapeau de Kanaky à côté de celui de la France me ferait penser qu'il gagne en hauteur de vue reste pour lui à convaincre les membres de son parti et ses électeurs de le suivre sur cette voie.
Il y a Charlie (Pidjot) qui me semble vouloir maintenir une ligne qui serait celle de l'Union Calédonienne la plus authentique et historique, résultante de celle du Vieux Député Pidjot, de Jean-Marie Tjibaou et d'Eloi Machoro tout à la fois !
Il y a ceux que je nommerai pas pour ne pas les aimer !
Et il y a le Clan des Philippiens (Gomès, Michel, Germain, Dunoyer) qui me semblent trop s'agiter pour être honnêtes: ne chercheraient-ils pas à capter par tous les moyens ces électeurs inquiets devant un horizon politique dont ils ne comprennent rien (car l'électeur calédonien est trop souvent inculte qu'on peut lui faire gober n'importe quoi...)!
Il y a encore Paul Néaoutyine pour qui j'avais à une époque quelque admiration et dont le positionnement actuel me perturbe.

J'aime en fait ceux qui ne me semblent pas trop soumis au chef, à l'idéologie, au pouvoir, à l'argent (par désintérêt, ou ... parce qu'ils en ont déjà beaucoup !).
Je n'aime pas tous ces médiocres, apparatchiks, suivistes, courtisans, ambitieux (pour eux-mêmes), ceux qui ne connaissent rien ou si peu en fait de Notre (Leur) Pays profond mais qui prétendent le contraire !

mardi 22 juin 2010

Une "sacrée" addiction ... Qui peut faire mal !

Il existe une terrible addiction, dont on parle peu et qui peut faire souffrir, parfois tout un pays:
L'addiction au POUVOIR, politique, en particulier.
Ceux qui y ont pris goût ont du mal à s'en passer; à s'en délivrer ?
Tout comme l'alcool ou la drogue; cette addiction au pouvoir présente nombre de symptômes similaires:
Le Pouvoir :
Renforce l'égo,
Fait oublier la réalité,
Désinhibe la personnalité,
Libère le sentiment de toute puissance, parfois en le décuplant.
Rend inaccessible à l'entourage et isole.
Rend insensible à la souffrance (des autres ?)

On peut parler d'addiction au Pouvoir car la recherche, ou la quête du Pouvoir conduit parfois à tous les excès. Et ces excès sont sensibles dans un petit pays, qui plus est une île, où l'accès à des pouvoirs relativement importants peut être rapide, ou les proximités des pouvoirs économiques, judiciaires et politiques amplifient les jeux d'influences.
Dans des pays plus grands ou plus peuplés, le changement d'échelle (passage d'un pays petit ou peu peuplé à un pays plus grand) rend l'accès à au(x) pouvoir(s) plus difficile, la "sélection" y est plus grande et la compétition beaucoup plus forte; même en ce qui concerne les pouvoirs locaux ou régionaux.

En Nouvelle-Calédonie, quand on voit depuis quand certains hommes (ou femmes) politiques sont au(x) Pouvoir(s), on peut s'interroger :
Est-il normal et sain pour la vie, la gestion, la gouvernance d'un pays d'avoir des elus (quasiment) à vie ? Ne sommes nous pas finalement dans une forme de dictature démocratique ?
A moins que l'abus de pouvoir(s) entraîne une forme d'addiction ... Au pouvoir !

Mais, pour une telle addiction, il n'y a que les électeurs qui possèdent le remède, la thérapie est connue et elle passe par l'urne ! Toutefois, comme nombre de sujets atteints d'addictions nos politiques savent ruser pour se procurer à tout prix le moyen d'assouvir leur addiction ... Le bulletin de vote !

Dit autrement;
Si dans un premier temps le doublement d'un mandat politique électoral peut éventuellement apporter quelques compétences à l'élu(e), la répétition de ces mandats sans limitation finit, avec le temps par couper l'élu(e) de toutes les réalités de la vie VRAIE, réelle, de ces mêmes gens qui l'ont élu(e) ...
Parfois aussi, après avoir goûté au pouvoir et à ses attributs, chez certains élu(e)s, c'est alors la volonté de se maintenir et de multiplier les mandats qui va primer, et aboutir une recherche addictive des moyens d'assouvir sa quête ... De l'objet tant désiré: le pouvoir.

Mais notons bien que la vraie compétence (peut-être la seule) avérée qu'un élu doit posséder dans un pays démocratique, c'est celle d'être capable de représenter avec fidélité et conscience ceux qui l'ont élu: le Peuple en fait. Donc prétendre qu'il est nécessaire de faire plusieurs mandats pour acquérir des compétences politiques est une fumisterie permettant de justifier une soi-disant "professionnalisation" des politiciens !
Un élu n'a pas besoin d'être médecin pour présider une commission de la santé, d'être ingénieur pour présider celle des travaux publics, etc. Il doit simplement (!?) porter les intérêts du Peuple et connaître la réalité de ses besoins par exemple dans le domaine de la santé ou celui de l'aménagement du territoire.
Sinon à quoi servent donc tous ces chargés de mission, attachés de cabinet, etc. payés pour assister les élus ? Ce sont eux qui doivent avoir effectivement les compétences pour monter les dossiers techniques selon les orientations donnés par leurs élus ...

P.S. Le brouillon de ce billet était daté du 8 juin, date à laquelle j'en avais bâti l'architecture; et, par une étrange coincidence, Laurent EDO publiait dans l'hebdomadaire "Les Infos" du 11 juin un article très intéressant intitulé "les addictions et réalités socio-culturelles".
Mon billet vient donc fort opportunément compléter son analyse adaptée au contexte politique local.

lundi 30 mars 2009

Qui est de droite, qui est de gauche, en Nouvelle-Calédonie ? Pas si simple !

On a pris l'habitude, en Nouvelle-Calédonie, de penser et de dire qu'être indépendantiste et kanak, c'est être de gauche et qu'être anti-indépendantiste ou loyaliste et non-kanak, c'est être de droite.
Il est vrai qu'être non-kanak (terme qui regroupe donc tous les habitants de Calédonie qui ne sont pas kanak: européens, wallisiens ou futuniens, asiatiques, tahitiens, antillais et réunionnais, etc.), être non-kanak donc, et s'installer dans cette colonie d'outre-mer porte plutôt à droite et qu'être kanak et lutter contre le colonialisme porte plutôt à gauche.
Les médias vont donc évoquer souvent "La Droite Locale" et les Kanak indépendantistes seront affichés de fait à gauche, avec le soutien des gauches exogènes, comme une évidence.
Et pourtant;
Les Indépendantistes sont-ils tous "de gauche" ? N'y-a-il pas des Non-Indépendantistes "de gauche" ? Et des Indépendantistes "de droite" ? Même si certains positionnements peuvent être paradoxaux !
A y regarder de plus près, ce n'est pas si simple, même si la catégorisation initiale peut-être commode !
Il a existé une époque où les superpositions: "indépendantiste/kanak/gauche" et "anti-indépendantiste/blanc/droite" étaient pertinentes et avaient un sens. C'était essentiellement les kanak qui revendiquaient l'indépendance et les non-kanak (blancs, wallisiens et futuniens, etc.) qui luttaient contre, à quelques exceptions de part et d'autre (dont je suis), qui confirmaient donc cette règle.
La revendication d'indépendance puisait sa légitimité dans une vision de gauche voire marxiste du monde tel qu'il était au 20ème siècle.
Dans ce cadre, la lutte pour la liberté sous-tendait l'anti-colonialisme et l'anti-impérialisme et passait par la mise sous tutelle étatique de l'économie; les régimes communistes et socialistes étaient l'expression aboutie d'une théorie de la libération des peuples.
La lutte contre l'indépendance s'arc-boutait quant à elle sur des principes de droite allant d'une volonté colonisatrice voire "civilisatrice" de la domination européenne à des réactions de peur incontrôlées face à un éventuel renversement des rapports de forces.
Dans ce cadre-ci, la lutte pour la liberté sous-tendait l'approche libérale de l'économie sur laquelle s'appuyait  le capitalisme; les régimes démocratiques occidentaux étaient l'expression aboutie d'une théorie de la libération de l'Individu.
Pour faire simple, je dirais que c'était avant les années 90. Au cours de ces années-là (90), en Nouvelle-Calédonie, plusieurs glissements ont commencé à s'opérer sur ces superpositions (la tectonique des plaques politiques en quelque sorte, plaques dont la ligne de fracture reste toujours l'indépendance). L'exercice du pouvoir pour les uns (indépendantistes kanak au Nord et aux Iles), le partage du pouvoir pour les autres (anti-indépendantistes) a corrigé imperceptiblement les catégories:
Des indépendantistes kanak ont mis de la gestion "capitalistique" dans leur gouvernance provinciale; des anti-indépendantistes blancs ont mis du social et l'interventionnisme dans la leur; entre autres, dans la gestion des sociétés d'économies mixtes et des holdings financières provinciales (Sofinor, Sodil, Promosud, ...).
Avec le déroulement un peu lent certes, mais réel, de l'Accord de Nouméa, Notre Pays acquiert de plus en plus d'autonomie et (re) prend possession d'éléments de souveraineté à travers le transfert de grandes compétences. On n'est d'ailleurs jamais allé aussi loin dans l'histoire mouvementée des statuts de la Nouvelle-Calédonie.
Et pour moi, les choses ne sont plus aussi claires qu'il y a vingt ans:
Je ne suis plus sûr du tout sûr que tous les indépendantistes soient réellement "de gauche" et que tous ceux qui se prononcent en fin de compte contre l'indépendance soient systématiquement "de droite". La mise en oeuvre progressive de l'Accord de Nouméa déplace les lignes; en particulier celle de l'acceptation, "de facto", d'une souveraineté partagée avec la France. Avec l'exercice par le Pays Nouvelle-Calédonie de quasiment toutes les compétences de la souveraineté.
"De facto" donc, l'évolution de la société calédonienne et de ses acteurs ne permet plus de les ranger aussi facilement qu'il y a quelques années dans les catégories "de gauche-indépendantiste/de droite-anti-indépendantiste".
Des gens partageant les valeurs, "traditionnellement de gauche", de justice, d'équité sociale, d'égalité entre les peuples, peuvent ne pas vouloir franchir le dernier pas vers l'indépendance !
Des gens souhaitant l'indépendance "à tout prix", peuvent en avoir une vision "droitière" en y recherchant la possibilté de l'utiliser à leur profit particulier ou à celui d'une catégorie particulière de la population et pas spécialement la plus défavorisée (un Kanak qui s'est enrichi - mais force est d'admettre que leur nombre est loin d'être en rapport avec celui des membres riches des autres ethnies- pourrait avoir une vision plus personnelle que communautaire de cet enrichissement) !
Moralité:
Volonté d'enrichissement personnel, de pouvoir et de puissance ne sont pas des "(anti-) valeurs" uniquement occidentales, et en Nouvelle-Calédonie, elles commencent à être largement partagées par des individus de toutes les communautés !

P.S. (Post-Spritum, voyons ! Pas Parti Socialiste !!!). J'ai l'impression que mon billet est un peu compliqué ... Finalement c'est surtout la Calédonie qui est complexe et nous contraint à ces tours et détours intellectuels un peu tordus; toutefois la conclusion (ou moralité) , je la revendique sans détours !

dimanche 26 octobre 2008

Pour contacter vos députés, prenez une carte RUMP !?

Eh oui ! Mes chers concitoyens de la 1ère circonscription habitant les Iles Loyauté ou ceux de la 2ème circonscription habitant le nord ou l'est de la Grande Terre; si vous voulez contacter "vos" députés en Nouvelle-Calédonie, vous devez venir à Nouméa et plus encore (ou pire), aller au siège du Rassemblement UMP. Ou téléphoner au siège du RUMP, ou encore envoyer un mail dans le domaine du dit RUMP ...
Pour moi c'en est trop ! Cela frôle le détournement des fonds liés à la fonction de député au profit du seul parti dont ils sont membres. Que je sache, les parlementaires français perçoivent des indemnités importantes de l'Etat pour assurer au mieux leur fonction de représentant du Peuple, de tout le peuple de leur circonscription; pas de représentant de leur unique parti ! Il suffit d'aller sur le site de l'Assemblée Nationale pour apprendre qu'ils perçoivent une indemnité mensuelle à laquelle s'ajoute entre autres une enveloppe des frais de secrétariat et de mandat conséquente qui je cite "sert à payer ses frais de voiture, de loyer pour la permanence, frais de réception, d' habillement, de transport, etc. [ils] disposent en outre d'un crédit affecté à la rémunération de collaborateurs. Calculé en principe pour trois, il peut toutefois, [...] être versé au profit d'un nombre de personnes variant de un à cinq. [... et en outre, ils disposent d'] un crédit annuel égal, [...] pour les députés de [...] Nouvelle-Calédonie [...] au coût de seize passages en première classe entre Paris et la circonscription". Et je ne parle pas des autres avantages en nature dont ils bénéficient.

Ce qui me choque, ce n'est pas que la République mette à la disposition de NOS Députés les moyens de leur fonction, c'est l'utilisation qu'ils en font, c'est que CES députés-ci ne nous offrent aucun autre lieu pour les rencontrer que le siège de leur parti auquel peut-être (ou dont) ils payent le loyer, on peut honnêtement se poser la question ! Même le directeur de leur publication ( vulgaire quatre pages de propagande et d'autosatisfaction) est le secrétaire général du RUMP !?
Or, la FRANCE démocratique et républicaine qu'ils prétendent représenter si fort met à leur disposition (j'insiste) les finances nécessaires pour qu'ils se dotent des moyens humains et matériels leur permettant de tenir une permanence ouverte à TOUS les administrés de leur circonscription, et pas seulement à ceux de leur parti; sinon peut-on obliger TOUS leurs concitoyens à se rendre au siège du RUMP ?

En conclusion, c'est déjà pour cette raison qu'en 2002, alors candidats aux législatives dans la 2ème circonscription et écoeurés par certaines pratiques, ma colistière, Marie Poinri et moi-même, proposions de tenir deux permanences, l'une dans le sud-ouest et l'autre dans le nord-est de la dite circonscription:

mercredi 12 mars 2008

A voté ...

Ce dimanche, je suis allé voter au bureau de la tribu de Tchamba. J'étais heureux; non pas d'aller voter, quoique, mais de retrouver mes amis. Napwé, Lalié, Cîbaou, le Vieux Oué, Paul et David, et puis les femmes, assises sur le bord de la terrasse du foyer socio-éducatif qui abrite le bureau de vote, et puis Dogo que tout le monde a charrié car il est arrivé à 15 heures pour voter alors qu'il était attendu à 8 heures comme assesseur ! Et les joueurs de pétanque (eh oui! même au fond de Kanaky-Nouvelle-calédonie).
Ponérihouen, commune de moins de 3500 habitants, un seul tour, six listes en concurrence.
J'avais envie de voter pour le maire sortant, André Gopoéa ( de l'UPM, l'Union Progressiste Mélanésienne) que je trouvais compétent... Mais voilà, j'apprends que ma mère (86 ans) et son compagnon (89 ans) lui avaient demandé il y a quelques temps s'il pouvait envoyer un engin (genre pelle rétro) pour arranger le passage à gué qui mène à sa maison, passage impraticable à cause des pluies abondantes de ces dernières semaines. Ils sont isolés sur leur petit bout de terre depuis plusieurs jours voire semaines sans pouvoir traverser la rivière à pied ou en voiture vu leur âge. Il faut savoir que nous habitons dans la chaîne, au milieu de montagnes et de rivières, aux confins des communes de Ponérihouen et Poindimié; un 4X4 nous est indispensable, mais un 4X4 ce n'est pas un bateau !
Le maire, André Gopoéa, leur a répondu que nous étions sur le territoire de la commune de Poindimié, qu'il avait fait un courrier et téléphoné, mais que sans réponse de la mairie de Poindimié, il ne pouvait rien faire... La mairie de Poindimié ne s'est jamais préoccupée des quelques habitants de Tchamba situés dans cette partie de sa commune ( Océa, Dogo, Eric et leur famille) ... Trop loins et recensés sur Ponérihouen, votant à Ponérihouen ...
Alors !
Eh bien Maman et Raymond ont passé la rivière avec mon aide et celle de mon oncle Yvon (73 ans), dans le courant avec de l'eau au-dessus de la ceinture, et nous sommes allés voter... pour une autre liste que la sienne !
C'est ça les élections municipales et leur enjeu.
Gauche, droite, indépendantiste, loyaliste, RPCR, FLNKS, Avenir Ensemble, et autres, que font-ils pour améliorer la vie de leurs administrés ?
Eau potable, routes, électricité, téléphone, école, santé, transport ... On en est toujours-là dans notre Brousse ... Et j'ai été frappé de lire toutes ces professions de foi remplies de généralités vides, remplies de "bonnes intentions" stériles, remplies de slogans sans sens ...
A moins que ... je me sois trompé d'élections !

mardi 22 janvier 2008

Transparence ou visibilité ?

"On" a l'habitude, en politique, mais aussi pour nombre d'autres organisations ( institutions, administrations, entreprises, etc.), de parler de "transparence", comme d'une qualité majeure de la dite organisation, ou de la dite politique, bref, du dit objet ...
En Nouvelle-Calédonie, nous n'échappons pas cette règle ! Et nos politiciens de vanter à tout propos du caratère "transparent", de tel programme, de tel projet, de tel plan de financement, etc. Et, cette "transparence" pare immédiatement son objet d'une irréprochabilité indiscutable.
Bon !
Cela finit vraiment par m'irriter les oreilles.
Car, quelque chose de "transparent", on voit à travers, je dis bien à travers, l'objet lui-même, celui qui est transparent, on ne le voit pas !!! User de la transparence en politique est une belle fumisterie, une tromperie majeure.
Ne devrait-on lui préférer la visibilité ou la lisibilité ? L'objet dont on parle, pour être compris, critiqué, apprécié à sa juste valeur, doit être visible et lisible dans tous les sens de ces deux termes !
Où peut-on le VOIR, ce projet, ce programme, ce plan de financement, etc. ? Peut-on le LIRE, en termes accessibles par tout le monde (syntaxe et vocabulaire appropiés) ?
J'ai la très désagréable sensation qu'"on" se gargarise de transparence pour cacher (?) l'opacité de ces objets. A moins qu'il s'agisse de glace à fond teint ...
Dorénavant, soyez attentif à ces "objets" présentés en toute "transparence".
A bon entendeur ...

dimanche 9 décembre 2007

De la démocratie calédonienne.

La démocratie peut devenir dictature;
Lorsque la peur, l'ignorance et l'indifférence, l'arrogance et la bêtise, le racisme et le conformisme, l'orgueuil et l'envie, ou encore l'argent et le pouvoir utilisent la liberté que cette-même démocratie offre...pour imposer leurs règles.
La Nouvelle-Calédonie peut toujours devenir un paradis pour ces "anti-valeurs", ces "mauvaises herbes" comme on dit chez nous. Le microcosme calédonien leur offre trop souvent un excellent terrain (ou un terreau ?) pour s'épanouir...
Si chaque citoyen devient lui-même une parcelle de ce terrain, s'il constitue un élément de ce terreau ;
Par exemple;
Lorsqu'il n'écoute qu'une seule radio, ne lit qu'un seul journal, n'exerce pas son libre arbitre en suivant aveuglément tel ou tel parti politique ou tel ou tel syndicat; lorsqu'il est sûr de son bon droit en ométtant de prendre en compte celui de l'Autre...