Consultations de ce blog depuis son ouverture:

Affichage des articles dont le libellé est 24 septembre. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est 24 septembre. Afficher tous les articles

dimanche 15 septembre 2013

MA fête de la Citoyenneté: MES histoires oubliées et MA mémoire perdue.

Citoyennes, citoyens:
"Y'en a qui disent que...": 
"'faut oublier le passé, 'faut arrêter de regarder en arrière ..." 
Ceux-là, "ben", ils vont droit dans le mur de ... derrière !
Parce que c'est de la VIE réelle dont il s'agit lorsqu'on évoque le passé ou qu'on prépare l'avenir; pas d'un passé idéalisé ou rejeté, ni d'un avenir rêvé, sous la forme de slogans souvent inaccessibles; dont les plus malins font un usage politique "intensif" ou auxquels, les plus crédules s'accrochent ...
 Les gens qui ne veulent pas qu'on évoque le passé me fatiguent. Ils s'assoient sur nos souffrances ou nos souvenirs, bons et mauvais, pour nous donner mauvaise conscience et se construire une ... bonne conscience ! Et rater l'avenir de Notre Pays; en s'asseyant sur toutes ces petites histoires, de tout le monde et de chacun, dont, les miennes !
Peut-être, sont-ils contre toute commémoration ! Le 14 juillet, le 11 novembre, le 8 mai 45, Oradour, le Vel d'Hiv, ..., ou encore, en Nouvelle-Calédonie, le 24 septembre et le 26 juin !
Je ne pense pas comme "ces gens-là"; je crois que c'est parce qu'on n'oublie pas qu'on peut éviter que l'Histoire se répète; la Grande Histoire, celle dont on parle dans les livres et celle des grands historiens; ou, celles, petites histoires qui font nos vies au quotidien et qui peuvent nous la pourrir la vie.
Ainsi, dans cet article, j'évoquerai ces petites histoires dont ma mémoire garde quelques traces:
Histoires oubliées d'une mémoire (un peu) perdue !
Entre le 24 septembre 1853 et le 26 juin 1988, j'évoquerai ce que l'histoire commémorée oublie trop facilement à mon goût.

> Et d'abord, Hienghène, le guet-apens de décembre 1984, et la tuerie dont on parle si peu. "Hienghène, ou le désespoir calédonien" comme l'a si bien décrit Lionel Duroy dans son livre.
Ouvéa, 1988, c'était entre l'armée française et le FLNKS, dont acte.
Mais, Hienghène, 1984, c'était entre des colons, métisses ou assimilés, et des Kanak; et j'ai vu les photos par l'intermédiaire de mon ami militant Régis, j'ai vu les photos des cadavres des gens de Tiendanite morts ... ! Où en est-on du Grand Pardon entre la communauté "caldoche" et le peuple Kanak ?
Et nos chers "zoreilles" qu'y comprennent-ils ?

> Sans (?) rapport, il y a ces colons libres, arrivés avec le vent, ni bagnards, ni arabes, ni arrivés dans les frusques de Feuillet, ni viets, javanais et wallisiens, arrivés sous "contrats" forcés ... Non, simples migrants, fuyant la pauvreté, partis chercher "un avenir meilleur" (Philippe Lavil), comme cet arrière-grand-père, quittant un cirque de l'île Bourbon, Salazie, pour se poser au fond d'une grande vallée de la Côte Est. Il était pauvre et libre.
Pas intéressant ? Victimes de l'Histoire ou fabricants d'Histoire ?

> Il y a aussi le CACI (comité d'action contre l'indépendance), sorte d'OAS (organisation de l'armée secrète en Algérie) locale, qui sévissait pendant les événements; souvent sous forme de milices; comme à Poindimié, menaçant les (trop) sympathisants de la cause Kanak ... Je n'oublie pas ! ... Non, je n'oublie pas. Impossible. Mais peut-être, eux aussi avaient-ils peur ! Finalement, de toutes ces tribus qui "cernaient" les villages de la Côte Est. Jusqu'à quel point avaient-ils raison, d'avoir peur ?

> Et puis, il y a encore, de manière anecdotique (?) ces pâturages améliorés sur la Côte Ouest, dont certains éleveurs, dans les années 70/80, se faisaient les adeptes tout en défonçant méthodiquement toute trace de présence kanak en labourant dans tous les sens les anciens billons d'ignames ou tarodières visibles ... Disparu, le premier occupant; j'en ai été le témoin, un peu abasourdi !

Ce n'est pas fini ...

> Toutes ces violences durant les "Evénements" dont les kanak n'avaient pas l'exclusivité, loin de là ! Combien de familles kanak en gardent le souvenir, pourchassés dans les rues de Nouméa ou dans des villages, parfois terrorisés, subissant la nomadisation militaire dans les tribus ...
Mais violences subies aussi par des caldoches ou des "métros": comme le vieux cousin de mon père, Julien et sa femme, séquestrés à Tchamba par des "cagoulés" ... ou mon ami Paul, "métro" trop proche des Kanak au goût de certains, menacé par quelques caldoches et "pieds noirs" ou autres débarqués d'anciennes colonies françaises ! C'était à à Poindimié.

> Curieusement, et dans un tout autre registre, je me souviens, quand j'étais pensionnaire à Nouméa, des sirènes annonçant les prises de quarts à la SLN, rythmant la vie de toute la ville, et de tant de familles. Me rappelant avec force que cette vieille usine nous a marqué dans notre chair, comme elle a accompagné la vie de tant de calédoniens.
Alors, la balancer d'un revers de mot, la rejeter comme un vieil os rongé dont on ne supporte plus l'odeur ... Un peu facile, non ?

> Et puis, dans la petite histoire, et comme un anachronisme, un curieux épisode de la vie calédonienne me vient en mémoire: CABREL, dont une part de la population souhaitait boycotter la venue pour montrer sa désapprobation quant à certaines des prises de positions du chanteur, jugées trop en faveur des indépendantistes et des Kanak ... Finalement le chanteur avait annulé sa tournée en Calédonie. Drôle de victoire pour tous ces "blancs", par ailleurs très attachés à la liberté, l'égalité, la fraternité dans la République française ! Mais en Calédonie, on n'est pas à une contradiction près.

Pas de dépôt de gerbes pour mes histoires oubliées, pas de député, ni de gouverneur ou de ministre, ni de président de province, de gouvernement pour commémorer ces petites histoires oubliées; juste ces quelques petites fleurs déposées sur ma mémoire (un peu) perdue !

Mes enfants, comme les vôtres, vivent, certes, à l'heure d'internet et de la mondialisation, mais ils vivent, circulent, dorment, vont à l'école ... en Nouvelle-Calédonie, et en ... chair et en os, pas virtuellement. 
"Hic et nunc" ! 
Alors il est interdit d'oublier; sous peine de voir l'histoire se répéter et nos mémoires, comme les leurs, continuer à engranger de la douleur ... 
Pour éviter que la "Terre Violente" de Jacqueline Sénès, ne se rappelle à notre bon (?) souvenir.

Lucidité et principe de réalité doivent accompagner le rêve et l'idéal !

A suivre ...

Postscriptum du 25 septembre 2013:
Après avoir constaté à travers les compte-rendus des médias, écrits, parlés et télévisuels de ce week-end prolongé du 24 septembre, à quel point la volonté de beaucoup de monde de "ne pas oublier" était vive, je me suis pris à penser que je "radotais" un peu avec mes "histoires oubliées" ... 
Mais, après réflexion, j'ose croire que non ! Car, la vraie question reste: que fait-on de ces rappels de mémoires ? Quelle est la portée de ces "commémorations" en tous genres ?
L'esprit de mon billet est de rappeler (mais comment le faire bien ?) que cette histoire est encore récente, notre mémoire bien souvent encore à vif et que ces souvenirs, douloureux ou non, nous ont marqués psychologiquement et physiquement, nous ont construits et parfois "déconstruits" ...
Alors nous devons tous faire preuve d'inventivité pédagogique pour transmettre cette histoire et faire en sorte qu'elle féconde l'invention de notre avenir !
Le quotidien vécu nous montre de manière têtue à quel point il y a loin des slogans, même les plus généreux, à la réalité !!!
...

mercredi 24 septembre 2008

24 septembre VS 14 juillet !

En ce 24 septembre 2008, la Calédonie médiatique, historique, politique et nous-mêmes, nous prenons les pieds dans le tapis du calendrier comémoratif. Quelle date représente symboliquement le mieux Notre Pays et mériterait d'être fériée et chômée: le 24 septembre !
Merci au "Comité 150 ans après" de s'entêter à en faire LA journée de la citoyenneté.
Je l'ai déjà affirmé ici, il faut défendre cette date; et je veux l'expliquer sous un autre angle. En faisant un parallèle avec le 14 juillet.
Que représente le 14 juillet, fête nationale française ?
La prise de la Bastille et la mise à bas d'un régime absolutiste et monarchique honni par le peuple. C'est-à-dire une date symbolisant tout sauf la douceur et la paix ! Mais une date qui a déterminé pour plusieurs siècles l'histoire de la France; une histoire faite de rages, de désespoirs (!), de luttes fratricides, de ... vous le savez mieux que moi ... mais cette date comme cette histoire fondent la France moderne.
Alors j'ose penser que, seule, la date du 24 septembre représente le mieux l'histoire de la Nouvelle-Calédonie faite de rages et de désespoirs (re-(!)), de luttes fratricides, de ... vous le savez mieux que moi ... C'est cette date-là qui fonde la Calédonie moderne, puisque c'est cette histoire-ci qui aboutit à la nécessité (enfin) bien (?) comprise de paix durable issus d'accords renouvelés et équilibrés !
Sans cette histoire, la Nouvelle-Calédonie ne serait pas ce qu'elle est !

Elle serait rhodésienne ou afrikaner;
Elle serait kanak mais sans les Autres; elle serait les Autres mais les Kanak dans les réserves;
Elle serait Libéria;
Elle serait Liban;
Elle serait Israël et Territoires occupés;
Elle serait Vanuatu;
Elle serait Fidji.
Notre Monde ne manque pas d'exemples ou de contre-exemples.
Vive le 24 septembre, vraie et meilleure date citoyenne et peut-être nationale (là, je prends des risques) !!!

P.S.1. Messieurs dames du gouvernement, quand la décrétez-vous fériée et chômée que je puisse assister et contribuer moi aussi aux festivités au même titre qu'un 14 juillet et sans "sacrifier" un jour de congé ?

P.S.2. J'avais raison,,,
Au Mont-Dore, et en ce jour, il y a eu un dépôt de gerbe digne d'un 14 juillet; comme quoi le 24 septembre inspire les cocardiers, les adeptes du tricolore (rouge, jaune, vert ? Non; bleu, blanc, rouge !), les répétiteurs de la prise de possession ! Faut-il s'en remettre à de telles contorsions (maux de dos assurés !) avec l'histoire pour montrer que l'on veut rester français et en arriver à confondre presque 14 juillet et 24 septembre !
En ce jour donc, (24 septembre) les descendants des révolutionnaires de 1789 étaient au monument aux morts de la commune du Mont-Dore ... Qu'en pensent les véléitaires de l'indépendance révolutionnaire kanak; un modèle vous est offert sur un plateau: célébrer une prise de possession comme une prise de la Bastille ?

Quelle Bastille le maire du Mont-Dore (lui) veut-il prendre ? La Maison Bleue ?

P.S.3. Merci aux grimoiriens du Mont-Dore; je souhaite que votre magie ne nous entraîne pas trop dans le noir !

29 septembre 2011 ...
Trois ans après !
Le maire du Mont Dore est vice-président de la Province Sud; mais c'est un détail de cette histoire même si je l'en félicite.
Le drapeau de la France flotte à côté de celui de Kanaky; presqu'un incroyable revirement de notre histoire calédonienne récente !
Mais, le plus important à mes yeux est dans ces cérémonies et festivités qui ont eu lieu à Balade. Je n'y étais pas, mais j'ai ressenti beaucoup d'émotions positives, en écoutant les discours des autorités coutumières kanak et en particulier du Grand Chef. Décidément, malgré les vicissitudes de l'histoire et ses difficultés d'aujourd'hui, le Peuple Kanak reste un Grand Petit Peuple ! Merci à lui, et aux aux Responsables Calédoniens participant à cette initiative, de persévérer à tenter de rassembler ce qui, à priori, reste encore difficile à rapprocher. Merci d'enfin rassembler Notre Histoire commune sous ces deux drapeaux ... En attendant mieux, peut-être.

lundi 30 juin 2008

MON EXPERTISE de Kanako-Néo-Calédonien...

Au point où j'en suis arrivé et du haut de mes 56 ans qui font de moi un jeune Vieux, je voudrais expliquer et donner à comprendre le sens de ce blog.
J'ai tant vécu la Calédonie et ses gens, j'ai tant vécu ses joies et ses peines, tant vécu ses espoirs et ses déchirures;
J'ai tant réfléchi la Calédonie et ses gens, dans ma tête, dans les livres, dans mes écrits;
J'ai tant "agi la Calédonie" et ses gens, dans mes militances, dans mes jobs;
J'ai tant essayé de comprendre, les gens, les faits, les dits et les non dits;
J'ai tant aimé la Calédonie et ses gens, mon beau pays sous les tropiques, malmenés l'une comme les autres; comme moi-même, et ceux qui se reconnaîtront dans ce que j'exprime, l'ont été.
Je ne ressors pas indemne de ce demi siècle de conscience de Mon Pays !
Je porte en moi Mon Pays, autant dans mon coeur que dans mes tripes, dans ma tête aussi ... J'en porte beaucoup de ses contradictions et de ses cicatrices.J'ai cotoyé les Kanak, travaillé avec eux, milité avec eux; j'ai cherché à les comprendre, j'ai partagé leur "quête du tertre originel", leur quête de dignité humaine et économique ...
Je suis Caldoche et j'ai continué à partager la vie des Caldoches même quand je ne partageais pas certains de leurs points de vue rétrogrades ou dépassés à mes yeux, j'ai beaucoup d'affection pour les Broussards, trop souvent invoqués comme pionniers, ou mal aimés comme colons, manipulés comme électeurs...Caricaturés aussi.
Comme ces Wallisiens et Futuniens que j'ai appris à connaître à Païta, bien souvent manipulés eux aussi et dont trop peu comprennent le sens de la lutte du Peuple Kanak. Eux dont l'origine géographique océanienne est si proche...
J'ai vécu la brousse, la ville, le village, la tribu.
J'ai vécu aussi l'Eglise ! J'ai vécu la colère contre l'Eglise !
J'ai enseigné ces jeunes Kanak, Caldoches, Océaniens, j'ai eu mal à leurs échecs, eux dont je lisais l'intelligence dans le regard, eux dont je connaissais l'intelligence sitôt sortis des quatre murs de la classe; au point que j'ai souvent remis en cause ce put... de système soi disant éducatif !
J'ai remis sur le métier l'ouvrage de la didactique des mathématiques et je suis parti à la découverte de pédagogies renouvelées, audacieuses voire subversives.

Je me suis formé et re-formé, je me suis transformé.J'ai formé des femmes et des hommes.
J'ai osé la politique, toujours, jamais celle du mouton; pour me ramasser de belles gamelles !
J'ai osé l'USTKE où j'ai de bons amis; parce que je partageais sa colère face à l'injustice sociale, en particulier celle que subissent beaucoup trop de Kanak.
J'ai couru aussi, après la vie, et ... des marathons, j'ai couru Poindimié-Koné par la grande transversale pour célébrer le 24 septembre, mon "Mwaka" à moi...
Et puis, j'ai cherché;J'ai cherché dans "Tristes Tropiques de Claude Lévi-Strauss", dans "Le Capital de Karl marx", dans "Humanisme et Terreur ", dans "Anthropologie structurale", dans "La Relativité", dans "La Pensée sauvage", dans les "Mémoires de Géronimo", dans "L'idiot du Voyage", dans le "Traité d'économique politique de Raymond Barre", dans le "Que Faire de Lénine", dans "Pédagogies des Opprimés", dans "Un monde sans hivers; les Tropiques, nature et sociétés de Francis Hallé", dans "L'Héritage de Saussol", dans "Hienghène, le desespoir calédonien", dans "Eclaircissements de Michel Serres", dans "Changdang, les Tonkinois de Calédonie au temps colonial", dans "Colonialisme et Contradictions en Nouvelle-calédonie", dans "Géopolitique du chaos", dans les "Fables de La Fontaine", dans "Tjibaou le Kanak", dans "La Constante macabre";
Oui, toujours j'ai cherché dans "Les Blancs sont venus", dans "Le piège de la mondialisation", dans "Mourir à Ouvéa de Plénel", dans "Malaise dans la civilisation de Freud", dans "Une brève histoire du temps de stéphen Hawking", dans "Economie assistée et changement social en Nouvelle-Calédonie", dans "Nations indiennes, nations souveraines", dans "Main basse sur l'Afrique", dans "Le Socialisme et l'homme";
J'ai cherché encore dans "Des astres, de la vie et des hommes" ...
J'ai cherhé et je cherche un sens à cette petite vie de petit calédonien, un sens à ma rebellion permanente, un sens à l'Espoir d'une Calédonie toujours (un peu) meilleure ...!!!???
C'est pourquoi je ne suis pas et ne serai jamais un "ancien combattant", parce que la lutte pour une liberté renouvelée en Calédonie, pour l'égalité retrouvée en Calédonie, pour une fraternité décomplexée en Calédonie, cette lutte est loin d'être terminée; le sera-t-elle jamais ... "Tant qu'il y aura des hommes" !
Voilà MON EXPERTISE; celle de toute une demie vie, intense, réfléchie et "agie".
Je la revendique; elle est Unique; elle est ma Force; elle est ma Science; elle est ma Conscience; elle est ma Peine et elle est ma Joie; elle est ma richesse et elle est ma faiblesse.

Elle est aussi MA COLERE face à la bêtise et l'ignorance, contre la prétention et l'orgueuil, d'où qu'ils viennent.
Elle est mémoire, connaissance et vision d'avenir !
Alors, un blog? Pourquoi pas ?
Une nouvelle forme du (toujours) même combat !

mercredi 18 juin 2008

26 juin, déni d'Histoire ?

Dans l'euphorie des anniversaires politico-historiques, on a trouvé un nouveau truc:
Déclarer le 26 juin férié voire chômé pour célébrer les vingt ans des Accords de Matignon-Oudinot ! Cet accord est une avancée fondamentale, mais on en a vu d'autres de ces avancées qui au bout de quelques années ont tourné court ...
Cela illustre à l'absurde ce que je dénonce depuis des années, la maladie de la mémoire courte, une forme d'égocentrisme chronique qui consiste à penser que ce que l'on vit est ce qu'il y a de plus important, de plus fort, de plus extraordinaire, ...
Cette maladie touche d'ailleurs plus les hommes politiques d'origine européenne (question d'égos surdimensionnés ...) que Kanak, elle touche naturellement tous les nouveaux arrivants dont beaucoup ramène la durée de l'histoire de la Nouvelle-Calédonie à celle de leur présence dans le Pays (fusse-t-elle de 20 ou 30 ans ...);
Désolé ! Mais ...
Il y a autant de raisons de célébrer les dits accords que de fêter la Loi Cadre de 1957, l'abolition du Code de l'indigénat, l'ouverture des écoles publiques aux Kanak, la mise en place de la parité homme-femme dans les éléctions en Nouvelle-Calédonie (cette dernière étant peut-être plus porteuse de vrai progrès dans notre Pays) ... J'en passe et certainement des meilleures.
J'évoquerais à peine le 24 septembre, date qui n'arrive pas à être consensuelle dans tout ce qu'elle représente ou a représenté. C'est pourtant, la date la plus chargée en symboles positifs et négatifs, celle qui, lorsqu'elle aura fait consensus, représentera le mieux l'Histoire de Notre Pays: prise de possession d'une île déjà habitée, confirmation du caractère français de cette colonie du Pacifique, célébration du travail des pionniers, objet de contestation fondamentale dans la lutte du Peuple Kanak, jour de deuil Kanak, mais aussi date revendiquée pour marquée la volonté d'un Destin Commun ...
Alors, franchement, le 26 juin (!?) pourquoi particulièrement cette date qui, aux yeux de tous et particulièrement de nos enfants qui n'iront pas à l'école, raccourcit l'histoire et ampute notre mémoire ???
Nos enfants apprennent mieux l'histoire de Leur Pays à l'école, alors n'allons surtout pas le 26 juin, planter un arbre qui cachera la forêt de notre (déjà longue) Histoire !
Le 26 juin j'irai travailler.