lundi 15 juin 2009
Ne pourrait-on pas faire de la contre-publicité ! Et comment ?
La défense des consommateurs est un vaste sujet déjà pris en charge par diverses associations que tout le monde peut connaître.
Ayant eu fort à faire et mal à pâtir avec un équipement informatique acquis suite à des propositions publicitaires alléchantes, mais qui s'avérait défaillant, et avoir eu à faire à un service après vente qui n'avait de service que le nom, je me suis interrogé sur les possibilités qu'auraient les consommateurs de faire de l'anti-publicité ou de la contre-publicité. En dehors de l'action de ces associations dont l'efficacité me paraît limitée.
J'imaginais faire de la contre-publicité dans les journaux, à la radio ou la télévision; ou encore de faire de la contre-promotion à l'aide de ces mêmes dépliants de plusieurs pages qui encombrent nos journaux et boîtes aux lettres; ou mieux un super blog ou un super site internet qui dénonceraient tel équipement, tel produit ou telle promotion de voyages ou encore telle boutique ou tel autre commerce ... (Mais peut-être existent-ils déjà ? Où ?).
Bref j'étais "fin colère" et je me voyais utiliser ces mêmes supports avec lesquels on attrappe (nigaud) le consommateur.
Puisque les marchands ont le droit de faire de la publicité pour leurs produits, en retour, les consommateurs n'auraient-ils pas le droit de payer des pages publicitaires pour dénoncer ces mêmes produits ? (Quoique le prix de ces pages soit fort élevé !).
Etant entendu que bien souvent c'est le consommateur ayant peu de revenus qui est piégé et se trouve démuni, lui qui n'a pas les moyens de mettre le prix de la qualité qui le mettrait à l'abri de toutes ces déconvenues. Comment fait-il lui, après s'être fait rembarré par le SAV ou le vendeur, s'il est encore là, pour rentrer dans son droit d'avoir un équipement qui fonctionne comme présenté dans telle ou telle pub ou promo ?
Ayant eu fort à faire et mal à pâtir avec un équipement informatique acquis suite à des propositions publicitaires alléchantes, mais qui s'avérait défaillant, et avoir eu à faire à un service après vente qui n'avait de service que le nom, je me suis interrogé sur les possibilités qu'auraient les consommateurs de faire de l'anti-publicité ou de la contre-publicité. En dehors de l'action de ces associations dont l'efficacité me paraît limitée.
J'imaginais faire de la contre-publicité dans les journaux, à la radio ou la télévision; ou encore de faire de la contre-promotion à l'aide de ces mêmes dépliants de plusieurs pages qui encombrent nos journaux et boîtes aux lettres; ou mieux un super blog ou un super site internet qui dénonceraient tel équipement, tel produit ou telle promotion de voyages ou encore telle boutique ou tel autre commerce ... (Mais peut-être existent-ils déjà ? Où ?).
Bref j'étais "fin colère" et je me voyais utiliser ces mêmes supports avec lesquels on attrappe (nigaud) le consommateur.
Puisque les marchands ont le droit de faire de la publicité pour leurs produits, en retour, les consommateurs n'auraient-ils pas le droit de payer des pages publicitaires pour dénoncer ces mêmes produits ? (Quoique le prix de ces pages soit fort élevé !).
Etant entendu que bien souvent c'est le consommateur ayant peu de revenus qui est piégé et se trouve démuni, lui qui n'a pas les moyens de mettre le prix de la qualité qui le mettrait à l'abri de toutes ces déconvenues. Comment fait-il lui, après s'être fait rembarré par le SAV ou le vendeur, s'il est encore là, pour rentrer dans son droit d'avoir un équipement qui fonctionne comme présenté dans telle ou telle pub ou promo ?
mardi 5 mai 2009
Commémoration: Nous avons voulu courir son rêve ...
Et en
hommage à Philippe Napwé GOROU, qui m'avait soutenu dans cette
initiative et nous a quitté récemment, trop jeune (56 ans) au goût de sa
famille, son clan, sa tribu, sa commune, Ponérihouen, sa Province, ses
amis ...
Hommage, cher Grand Homme!
"Toi qui passe par ici, arrête un instant et écoute:
Hommage, cher Grand Homme!
"Toi qui passe par ici, arrête un instant et écoute:
Si tu trouves que cette route est belle, pense qu'elle
est le résultat de dix années de travail.
Sache que c'est en 1990 que le premier coup de pioche
A été donné et que les travaux se sont achevés
En octobre 2000.
En appréciant la beauté des sites et des paysages,
Songe qu'il a fallu arracher et déplacer
2.700.000 mètres cubes de terre, utiliser
30.000 mètres cubes de béton, et investir
7 milliards F.CFP
Tout cela est impressionnant mais n'oublie pas que
Pour les habitants de la Côte Est et la Côte Ouest,
Le temps et les distances se sont raccourcies.
Imagine combien cette route facilite les rapports
Humains et l'organisation de la vie.
Regarde la épouser le flanc des montagnes,
Traverser les crêtes, serpenter le long des vallées,
Enjamber les rivières. Retiens que par la
Volonté des hommes, la force organisatrice de la vie
Arrive toujours à nous faire réaliser l'impossible.
En poursuivant ton chemin, pense que des hommes
Etaient dans cet état d'esprit lorsqu'ils l'ont rêvée.
Parmi eux, souviens-toi de
Jean-Marie Tjibaou."
Le texte que vous venez de lire est celui qui est gravé dans la plaque commémorative placée au coeur de la Grande Transversale Tiwaka-Koné.
Le texte que vous venez de lire est celui qui est gravé dans la plaque commémorative placée au coeur de la Grande Transversale Tiwaka-Koné.
Cette route a ceci de particulier qu'elle n'est pas une "route coloniale". Elle a été voulue par un Kanak: Jean-Marie TJIBAOU. Elle suit les anciens sentiers coutumiers qui parcouraient l'aire Païcî entre la Côte Est et la Côte Ouest en passant par la Chaîne Centrale. Elle est positionnée au centre de la Province Nord. Elle est l'outil qui peut contribuer au développement harmonieux de la Province Nord à travers l'idée du Grand H de son défunt promoteur:
Poya-Pouembout-Koné-Voh formant la barre gauche du H, Ponérihouen-poindimié-Touho-Hienghène en formant la barre droite du même H, barres reliées par ce trait horizontal constitué par la Transversale.
Imaginons un instant la Povince Nord sans sa Grande Transversale !!!En accompagnant et en encadrant un relais libre des jeunes (et des moins jeunes) de Tchamba, nous ( le Chef Willy et quelques Anciens de ma génération, Napwé, Joseph, Cîbaou, Dogo, entre autres), avons voulu montrer la force de la volonté à accomplir sinon l'impossible, du moins le difficile, quelque soit le domaine où elle s'exerce. Nous avons voulu partager un super moment dans un environnement superbe, nous avons voulu faire acte de citoyenneté, comme un Destin à réaliser ensemble, dans le respect, l'effort, la convivialité ...
YES WE CAN ont-ils dit ... Et ils l'ont fait !
mercredi 22 avril 2009
Provinciales 2009. Billet N°9: La liste Arc-en-ciel.
Ca y est, c'est parti, toutes les listes électorales ont été validées et rendues publiques... Toutes ? Sauf une, la meilleure, la liste Arc-En-Ciel. La seule vraie liste d'ouverture, celle où toutes les sensibilités de l'échiquier politique sont représentées.
L'arc-en-ciel apparaît dans le ciel lorsque les rayons de lumière et les gouttes d'eau en suspension dans les nuages (souvent sombres), interagissent pour décomposer la lumière par réfraction.
Et;
Toutes ces listes me font penser à ces nuages plus ou moins sombres qui s'avancent et envahissent de plus en plus notre ciel médiatique calédonien, ciel que la lumière qui sort de mon regard d'observateur électeur inquiet traverse pour décrypter, analyser, réfléchir, réfracter...
Chaque nom de liste, chaque tête de liste, chaque nom situé en première, deuxième, ou dernière place, constituent autant de prismes, comme des gouttes d'eau, celles-ci suspendues à mon bulletin de vote.
De l'infra-rouge du Parti Travailliste de Louis Kotra Uregeï à l'ultra-violet du Front National de Bianca Hénin, en passant par la couleur indéfinissable de la liste ROC-Plurielle, ou le jaune-vert-bleu de la liste conduite par Gérard Poadja, ou encore le bleu vieilli de la liste de Pierre Frogier.
Et toutes les couleurs incertaines de ces listes qui fluctuent sur le spectre politique de ces élections.
De la force tranquille de Paul Néaoutyine, à la rigueur kanak de Néko Népéune, en passant par l'engagement rageur de Louis kotra Uregeï, ou la conviction exacerbée de Philippe Gomès, la fraîcheur généreuse de Gilbert Tuyénon ou encore l'entêtement tout calédonien de Pierre Frogier et l'expérience éprouvée d'Harold Martin, enfin l'acharnement idéaliste de Jean-Raymond Postic.
La plus belle des listes ne serait-elle pas celle qui rassemble toutes ces personnalités, toutes ces sensibilités;
La plus belle liste, ne serait-elle pas cette liste arc-en-ciel où toute hiérarchie aurait disparu pour laisser la place aux teintes nombreuses et variées de toutes ces listes et de leurs leaders.
Car;
La liste arc-en-ciel, non contente d'intégrer toutes les couleurs de notre ciel politique en exprimerait toutes les nuances, des pro-français apeurés en passant par toutes les tendances du loyalisme poursuivant par les crypto-indépendantistes pour finir par les indépendantistes acharnés !
Une liste qui ne retiendrait que la part de vérité que chaque discours politique émet, laissant dans l'ombre la part de mensonge, de tromperie, de démagogie, de surenchère ou "d'ignard rance".
La liste arc-en-ciel n'existe pas, elle est dans ma tête comme dans celle de beaucoup d'électeurs, ceux qui ne se contentent pas d'une seule couleur, ceux qui dans la lumière qui les éclaire de sa vérité, y voient toutes ses nuances idéelles et colorées.
L'arc-en-ciel apparaît dans le ciel lorsque les rayons de lumière et les gouttes d'eau en suspension dans les nuages (souvent sombres), interagissent pour décomposer la lumière par réfraction.
Et;
Toutes ces listes me font penser à ces nuages plus ou moins sombres qui s'avancent et envahissent de plus en plus notre ciel médiatique calédonien, ciel que la lumière qui sort de mon regard d'observateur électeur inquiet traverse pour décrypter, analyser, réfléchir, réfracter...
Chaque nom de liste, chaque tête de liste, chaque nom situé en première, deuxième, ou dernière place, constituent autant de prismes, comme des gouttes d'eau, celles-ci suspendues à mon bulletin de vote.
De l'infra-rouge du Parti Travailliste de Louis Kotra Uregeï à l'ultra-violet du Front National de Bianca Hénin, en passant par la couleur indéfinissable de la liste ROC-Plurielle, ou le jaune-vert-bleu de la liste conduite par Gérard Poadja, ou encore le bleu vieilli de la liste de Pierre Frogier.
Et toutes les couleurs incertaines de ces listes qui fluctuent sur le spectre politique de ces élections.
De la force tranquille de Paul Néaoutyine, à la rigueur kanak de Néko Népéune, en passant par l'engagement rageur de Louis kotra Uregeï, ou la conviction exacerbée de Philippe Gomès, la fraîcheur généreuse de Gilbert Tuyénon ou encore l'entêtement tout calédonien de Pierre Frogier et l'expérience éprouvée d'Harold Martin, enfin l'acharnement idéaliste de Jean-Raymond Postic.
La plus belle des listes ne serait-elle pas celle qui rassemble toutes ces personnalités, toutes ces sensibilités;
La plus belle liste, ne serait-elle pas cette liste arc-en-ciel où toute hiérarchie aurait disparu pour laisser la place aux teintes nombreuses et variées de toutes ces listes et de leurs leaders.
Car;
La liste arc-en-ciel, non contente d'intégrer toutes les couleurs de notre ciel politique en exprimerait toutes les nuances, des pro-français apeurés en passant par toutes les tendances du loyalisme poursuivant par les crypto-indépendantistes pour finir par les indépendantistes acharnés !
Une liste qui ne retiendrait que la part de vérité que chaque discours politique émet, laissant dans l'ombre la part de mensonge, de tromperie, de démagogie, de surenchère ou "d'ignard rance".
La liste arc-en-ciel n'existe pas, elle est dans ma tête comme dans celle de beaucoup d'électeurs, ceux qui ne se contentent pas d'une seule couleur, ceux qui dans la lumière qui les éclaire de sa vérité, y voient toutes ses nuances idéelles et colorées.
mardi 31 mars 2009
J'ai lu: Les Infos; on a tous été "zoreille" à un moment ou un autre !
Trois articles à polémiques dans l'hebdomadaire "Les Infos" m'ont sidéré:
Action: "Portrait du zoreille de Nouvelle-Calédonie" par Olivier Houdan;
Réaction: "la chasse aux zoreilles est ouverte" par Georges Favero;
Sur-réaction: "Respectez-nous" par le premier.
Action-Réaction-Surréaction; surréalistes !
Trois articles qui n'apportent rien aux débats sur les problématiques d'immigration, d'emploi local, ou de citoyenneté; et qui ne démontrent rien sinon les limites de toute polémique quand elle devient diatribe.
[Ma réaction au 1er article] On a tous été "zoreille" à un moment ou un autre, nous, les blancs ou métis, tous ceux qui ont un de leurs parents ou de leurs aïeux débarqué de France il y a plus ou moins longtemps ...
Alors, "bouc-émissariser" le "zoreille" est inepte.
[Ma réaction au 2ème article] Mais continuer à nier (ou à vouloir le remettre en cause) le statut spécifique de la Nouvelle-Calédonie, inscrit dans la Constitution de cette même France, statut né de son histoire violente, pour en dénoncer l'exclusion des métropolitains, arrivés après 1998, des élections liées à ce statut (ils ne sont pas exclus des élections liées à leur nationalité) n'en est pas moins choquant. Et peut contribuer à focaliser contre eux incompréhension et colère.
Comment des gens peuvent-ils se sentir exclus d'un lieu (et par un statut) à un moment où ils n'y étaient pas, et n'envisageaient peut-être même pas d'y être en 1998 ? Absurde.
[Ma réaction au 3ème article] Enfin, en appeler au "Respect" de la part de quiconque, exige en tout premier lieu qu'on l'exerce vis-à-vis de ce quiconque. Quel qu'il soit, quelle que soit la difficulté qu'il y a à dépasser ses préjugés !
Autant, dans cette chronique, j'ai dénoncé, souvent, cette attitude, quelle vienne des métropolitains, des wallisiens et futuniens, des tahitiens, des antillais ou réunionnais, qui arrivent en Nouvelle-Calédonie, au mieux en ignorant, au pire en niant son statut de Pays d'Outre-Mer en voie d'émancipation devant accéder (ou pas) à la pleine souveraineté. Statut salué dans le monde entier (n'ayant pas peur des mots) pour avoir réussi à prendre en compte la revendication du peuple kanak colonisé et les populations arrivées dans le cadre de cette colonisation.
Autant je dénonce tout propos pouvant être insultant pour telle personne ou telle communauté de personnes.
Des insultes de tout acabit dont les populations de Calédonie font déjà trop souvent usage ... En guise d'argument fatal !
Action: "Portrait du zoreille de Nouvelle-Calédonie" par Olivier Houdan;
Réaction: "la chasse aux zoreilles est ouverte" par Georges Favero;
Sur-réaction: "Respectez-nous" par le premier.
Action-Réaction-Surréaction; surréalistes !
Trois articles qui n'apportent rien aux débats sur les problématiques d'immigration, d'emploi local, ou de citoyenneté; et qui ne démontrent rien sinon les limites de toute polémique quand elle devient diatribe.
[Ma réaction au 1er article] On a tous été "zoreille" à un moment ou un autre, nous, les blancs ou métis, tous ceux qui ont un de leurs parents ou de leurs aïeux débarqué de France il y a plus ou moins longtemps ...
Alors, "bouc-émissariser" le "zoreille" est inepte.
[Ma réaction au 2ème article] Mais continuer à nier (ou à vouloir le remettre en cause) le statut spécifique de la Nouvelle-Calédonie, inscrit dans la Constitution de cette même France, statut né de son histoire violente, pour en dénoncer l'exclusion des métropolitains, arrivés après 1998, des élections liées à ce statut (ils ne sont pas exclus des élections liées à leur nationalité) n'en est pas moins choquant. Et peut contribuer à focaliser contre eux incompréhension et colère.
Comment des gens peuvent-ils se sentir exclus d'un lieu (et par un statut) à un moment où ils n'y étaient pas, et n'envisageaient peut-être même pas d'y être en 1998 ? Absurde.
[Ma réaction au 3ème article] Enfin, en appeler au "Respect" de la part de quiconque, exige en tout premier lieu qu'on l'exerce vis-à-vis de ce quiconque. Quel qu'il soit, quelle que soit la difficulté qu'il y a à dépasser ses préjugés !
Autant, dans cette chronique, j'ai dénoncé, souvent, cette attitude, quelle vienne des métropolitains, des wallisiens et futuniens, des tahitiens, des antillais ou réunionnais, qui arrivent en Nouvelle-Calédonie, au mieux en ignorant, au pire en niant son statut de Pays d'Outre-Mer en voie d'émancipation devant accéder (ou pas) à la pleine souveraineté. Statut salué dans le monde entier (n'ayant pas peur des mots) pour avoir réussi à prendre en compte la revendication du peuple kanak colonisé et les populations arrivées dans le cadre de cette colonisation.
Autant je dénonce tout propos pouvant être insultant pour telle personne ou telle communauté de personnes.
Des insultes de tout acabit dont les populations de Calédonie font déjà trop souvent usage ... En guise d'argument fatal !
lundi 30 mars 2009
Qui est de droite, qui est de gauche, en Nouvelle-Calédonie ? Pas si simple !
On a pris l'habitude, en Nouvelle-Calédonie, de penser et de dire qu'être indépendantiste et kanak, c'est être de gauche et qu'être anti-indépendantiste ou loyaliste et non-kanak, c'est être de droite.
Il est vrai qu'être non-kanak (terme qui regroupe donc tous les habitants de Calédonie qui ne sont pas kanak: européens, wallisiens ou futuniens, asiatiques, tahitiens, antillais et réunionnais, etc.), être non-kanak donc, et s'installer dans cette colonie d'outre-mer porte plutôt à droite et qu'être kanak et lutter contre le colonialisme porte plutôt à gauche.
Les médias vont donc évoquer souvent "La Droite Locale" et les Kanak indépendantistes seront affichés de fait à gauche, avec le soutien des gauches exogènes, comme une évidence.
Et pourtant;
Les Indépendantistes sont-ils tous "de gauche" ? N'y-a-il pas des Non-Indépendantistes "de gauche" ? Et des Indépendantistes "de droite" ? Même si certains positionnements peuvent être paradoxaux !
A y regarder de plus près, ce n'est pas si simple, même si la catégorisation initiale peut-être commode !
Il a existé une époque où les superpositions: "indépendantiste/kanak/gauche" et "anti-indépendantiste/blanc/droite" étaient pertinentes et avaient un sens. C'était essentiellement les kanak qui revendiquaient l'indépendance et les non-kanak (blancs, wallisiens et futuniens, etc.) qui luttaient contre, à quelques exceptions de part et d'autre (dont je suis), qui confirmaient donc cette règle.
La revendication d'indépendance puisait sa légitimité dans une vision de gauche voire marxiste du monde tel qu'il était au 20ème siècle.
Dans ce cadre, la lutte pour la liberté sous-tendait l'anti-colonialisme et l'anti-impérialisme et passait par la mise sous tutelle étatique de l'économie; les régimes communistes et socialistes étaient l'expression aboutie d'une théorie de la libération des peuples.
La lutte contre l'indépendance s'arc-boutait quant à elle sur des principes de droite allant d'une volonté colonisatrice voire "civilisatrice" de la domination européenne à des réactions de peur incontrôlées face à un éventuel renversement des rapports de forces.
Dans ce cadre-ci, la lutte pour la liberté sous-tendait l'approche libérale de l'économie sur laquelle s'appuyait le capitalisme; les régimes démocratiques occidentaux étaient l'expression aboutie d'une théorie de la libération de l'Individu.
Pour faire simple, je dirais que c'était avant les années 90. Au cours de ces années-là (90), en Nouvelle-Calédonie, plusieurs glissements ont commencé à s'opérer sur ces superpositions (la tectonique des plaques politiques en quelque sorte, plaques dont la ligne de fracture reste toujours l'indépendance). L'exercice du pouvoir pour les uns (indépendantistes kanak au Nord et aux Iles), le partage du pouvoir pour les autres (anti-indépendantistes) a corrigé imperceptiblement les catégories:
Des indépendantistes kanak ont mis de la gestion "capitalistique" dans leur gouvernance provinciale; des anti-indépendantistes blancs ont mis du social et l'interventionnisme dans la leur; entre autres, dans la gestion des sociétés d'économies mixtes et des holdings financières provinciales (Sofinor, Sodil, Promosud, ...).
Avec le déroulement un peu lent certes, mais réel, de l'Accord de Nouméa, Notre Pays acquiert de plus en plus d'autonomie et (re) prend possession d'éléments de souveraineté à travers le transfert de grandes compétences. On n'est d'ailleurs jamais allé aussi loin dans l'histoire mouvementée des statuts de la Nouvelle-Calédonie.
Et pour moi, les choses ne sont plus aussi claires qu'il y a vingt ans:
Je ne suis plus sûr du tout sûr que tous les indépendantistes soient réellement "de gauche" et que tous ceux qui se prononcent en fin de compte contre l'indépendance soient systématiquement "de droite". La mise en oeuvre progressive de l'Accord de Nouméa déplace les lignes; en particulier celle de l'acceptation, "de facto", d'une souveraineté partagée avec la France. Avec l'exercice par le Pays Nouvelle-Calédonie de quasiment toutes les compétences de la souveraineté.
"De facto" donc, l'évolution de la société calédonienne et de ses acteurs ne permet plus de les ranger aussi facilement qu'il y a quelques années dans les catégories "de gauche-indépendantiste/de droite-anti-indépendantiste".
Des gens partageant les valeurs, "traditionnellement de gauche", de justice, d'équité sociale, d'égalité entre les peuples, peuvent ne pas vouloir franchir le dernier pas vers l'indépendance !
Des gens souhaitant l'indépendance "à tout prix", peuvent en avoir une vision "droitière" en y recherchant la possibilté de l'utiliser à leur profit particulier ou à celui d'une catégorie particulière de la population et pas spécialement la plus défavorisée (un Kanak qui s'est enrichi - mais force est d'admettre que leur nombre est loin d'être en rapport avec celui des membres riches des autres ethnies- pourrait avoir une vision plus personnelle que communautaire de cet enrichissement) !
Moralité:
Volonté d'enrichissement personnel, de pouvoir et de puissance ne sont pas des "(anti-) valeurs" uniquement occidentales, et en Nouvelle-Calédonie, elles commencent à être largement partagées par des individus de toutes les communautés !
Il est vrai qu'être non-kanak (terme qui regroupe donc tous les habitants de Calédonie qui ne sont pas kanak: européens, wallisiens ou futuniens, asiatiques, tahitiens, antillais et réunionnais, etc.), être non-kanak donc, et s'installer dans cette colonie d'outre-mer porte plutôt à droite et qu'être kanak et lutter contre le colonialisme porte plutôt à gauche.
Les médias vont donc évoquer souvent "La Droite Locale" et les Kanak indépendantistes seront affichés de fait à gauche, avec le soutien des gauches exogènes, comme une évidence.
Et pourtant;
Les Indépendantistes sont-ils tous "de gauche" ? N'y-a-il pas des Non-Indépendantistes "de gauche" ? Et des Indépendantistes "de droite" ? Même si certains positionnements peuvent être paradoxaux !
A y regarder de plus près, ce n'est pas si simple, même si la catégorisation initiale peut-être commode !
Il a existé une époque où les superpositions: "indépendantiste/kanak/gauche" et "anti-indépendantiste/blanc/droite" étaient pertinentes et avaient un sens. C'était essentiellement les kanak qui revendiquaient l'indépendance et les non-kanak (blancs, wallisiens et futuniens, etc.) qui luttaient contre, à quelques exceptions de part et d'autre (dont je suis), qui confirmaient donc cette règle.
La revendication d'indépendance puisait sa légitimité dans une vision de gauche voire marxiste du monde tel qu'il était au 20ème siècle.
Dans ce cadre, la lutte pour la liberté sous-tendait l'anti-colonialisme et l'anti-impérialisme et passait par la mise sous tutelle étatique de l'économie; les régimes communistes et socialistes étaient l'expression aboutie d'une théorie de la libération des peuples.
La lutte contre l'indépendance s'arc-boutait quant à elle sur des principes de droite allant d'une volonté colonisatrice voire "civilisatrice" de la domination européenne à des réactions de peur incontrôlées face à un éventuel renversement des rapports de forces.
Dans ce cadre-ci, la lutte pour la liberté sous-tendait l'approche libérale de l'économie sur laquelle s'appuyait le capitalisme; les régimes démocratiques occidentaux étaient l'expression aboutie d'une théorie de la libération de l'Individu.
Pour faire simple, je dirais que c'était avant les années 90. Au cours de ces années-là (90), en Nouvelle-Calédonie, plusieurs glissements ont commencé à s'opérer sur ces superpositions (la tectonique des plaques politiques en quelque sorte, plaques dont la ligne de fracture reste toujours l'indépendance). L'exercice du pouvoir pour les uns (indépendantistes kanak au Nord et aux Iles), le partage du pouvoir pour les autres (anti-indépendantistes) a corrigé imperceptiblement les catégories:
Des indépendantistes kanak ont mis de la gestion "capitalistique" dans leur gouvernance provinciale; des anti-indépendantistes blancs ont mis du social et l'interventionnisme dans la leur; entre autres, dans la gestion des sociétés d'économies mixtes et des holdings financières provinciales (Sofinor, Sodil, Promosud, ...).
Avec le déroulement un peu lent certes, mais réel, de l'Accord de Nouméa, Notre Pays acquiert de plus en plus d'autonomie et (re) prend possession d'éléments de souveraineté à travers le transfert de grandes compétences. On n'est d'ailleurs jamais allé aussi loin dans l'histoire mouvementée des statuts de la Nouvelle-Calédonie.
Et pour moi, les choses ne sont plus aussi claires qu'il y a vingt ans:
Je ne suis plus sûr du tout sûr que tous les indépendantistes soient réellement "de gauche" et que tous ceux qui se prononcent en fin de compte contre l'indépendance soient systématiquement "de droite". La mise en oeuvre progressive de l'Accord de Nouméa déplace les lignes; en particulier celle de l'acceptation, "de facto", d'une souveraineté partagée avec la France. Avec l'exercice par le Pays Nouvelle-Calédonie de quasiment toutes les compétences de la souveraineté.
"De facto" donc, l'évolution de la société calédonienne et de ses acteurs ne permet plus de les ranger aussi facilement qu'il y a quelques années dans les catégories "de gauche-indépendantiste/de droite-anti-indépendantiste".
Des gens partageant les valeurs, "traditionnellement de gauche", de justice, d'équité sociale, d'égalité entre les peuples, peuvent ne pas vouloir franchir le dernier pas vers l'indépendance !
Des gens souhaitant l'indépendance "à tout prix", peuvent en avoir une vision "droitière" en y recherchant la possibilté de l'utiliser à leur profit particulier ou à celui d'une catégorie particulière de la population et pas spécialement la plus défavorisée (un Kanak qui s'est enrichi - mais force est d'admettre que leur nombre est loin d'être en rapport avec celui des membres riches des autres ethnies- pourrait avoir une vision plus personnelle que communautaire de cet enrichissement) !
Moralité:
Volonté d'enrichissement personnel, de pouvoir et de puissance ne sont pas des "(anti-) valeurs" uniquement occidentales, et en Nouvelle-Calédonie, elles commencent à être largement partagées par des individus de toutes les communautés !
P.S. (Post-Spritum, voyons ! Pas Parti Socialiste !!!). J'ai l'impression que mon billet est un peu compliqué ... Finalement c'est surtout la Calédonie qui est complexe et nous contraint à ces tours et détours intellectuels un peu tordus; toutefois la conclusion (ou moralité) , je la revendique sans détours !
lundi 23 mars 2009
Délinquance ... Avant, il y avait moins de problèmes !?
Je souhaite ici éclairer un aspect de la problématique de la délinquance en Nouvelle-Calédonie: celui de la délinquance kanak.
Pas facile comme sujet, c'est un sujet sensible et éminemment politique, c'est un sujet sensible car il touche à la vie de beaucoup de nos compatriotes, kanak ou non; et puis je ne suis pas kanak, bien qu'ayant vécu près d'eux, travaillé avec eux, enseigné en leur milieu; et puis leur sort ne m'est pas indifférent, il ne peut d'ailleurs être indifférent à l'avenir de Notre Pays et de la communauté de destin que ce dernier est sensé abriter!
C'est un sujet sensible en cette période pré-électorale. Et c'est pour cette raison que je préfère le traiter hors de mes rubriques "provinciales 2009".
Même si "on" n'ose l'avouer que sur le bout des lèvres, l'essentiel de la délinquance en Nouvelle-Calédonie est d'origine kanak ! Non ? Quelle est la part des kanak dans la population carcérale du Camp Est ? 70%, 80% ? Et dans cette part, quelle est la part des jeunes de moins de 30 ans ? La réponse tout le monde peut la formuler ...
Mais;
Dans ce billet, c'est à l'une des causes de la délinquance chez les jeunes kanak, trop souvent évoquée par un peu tout le monde, que je souhaite apporter un éclairage (un peu éclairé): la carence éducative de parents !
L'éducation des enfants et des jeunes dans la société kanak, jusqu'à il y a une trentaine d'année (c'est-à-dire il y a une génération), s'inscrivait dans un environnement humain (parents, oncles maternels, les fratries, les Vieux et les Vieilles), social (les clans et les grandes lignées, la tribu, le Conseil des Anciens et le Chef, les tabous et les totems) et géographique (la disposition des cases, la toponymie, les montagnes, les vallées et les côtes, les sapins et les cocotiers, La Terre ...) séculaire, malgré la colonisation et ses bouleversements. Les Eglises, avec leurs missions et leurs institutions scolaires avaient intégré nombre d'éléments de la culture kanak dans leurs enseignements et elle-mêmes étaient intégrées au monde kanak, complétant cet ensemble de repères éducatifs.
Tout cela contribuait à une éducation enracinée et rassurante de l'enfant ou du jeune; même si le contexte historique de la colonisation était, lui, traumatisant.
Tous ces repères éducatifs complexes, ont explosé !
Qu'est-il advenu, en un peu plus d'une trentaine d'année, de ce contexte éducatif en milieu kanak ?
L'Ecole laïque et républicaine a très mal remplacé les écoles des Missions (en termes éducatifs); en se rapprochant de la ville, les nouveaux parents se sont éloignés (physiquement et socialement) de leurs tribus et de ces différents environnements évoqués plus haut. Les contraintes du travail salarié, les nouveaux modes de communications (télé, internet, entre autres !) ont supplanté les Temps de La Parole entre les générations ... Au mieux les liens se sont distendus, ou devenus artificiels, au pire ils se rompus !
Les parents se retrouvent dans des squats, des appartements exigus, des logements sociaux conçus "à l'occidentale"; très loins de ces repères qui les faisaient par essence être kanak, chacun à sa place, reconnu, dans sa case, autour de sa case et loin de sa case ...
L'éducation a mal supporté cette transition trop rapide.
Le temps a manqué pour inventer de nouveaux repères adaptés à ces nouvelles situations, il était insuffisant pour intégrer les nouveaux repères, étranges, étrangers ou rejetés.
Des associations de femmes, de parents d'élèves, des conseils des Anciens dans des tribus, des institutions, se préoccupent de ces questions, y travaillent déjà.
Pas facile !
Je suis parent, quatre fois, j'ai eu une éducation "à l'européenne", teintée d'acculturation océanienne au fil de plusieurs générations; mais une éducation que je peux transmettre malgré les difficultés de la vie (divorce, remariage, soucis financiers, personnels et professionnels), à l'intérieur de schémas éducatifs stables ...
Ce n'est pas le cas de tous ces parents kanak de ma génération ou plus jeunes, confrontés, eux, à ce défi de l'éducation; comment font-ils pour transmettre une "bonne éducation kanak" avec des schémas éducatifs qui ont été bouleversés ? Quels efforts d'adaptation, d'invention sont-ils obligés d'accomplir pour permettre à leurs enfants, à leurs jeunes de rester eux-mêmes (kanak et fiers de l'être) tout en s'adaptant à cette société moderne qui s'impose à tous, sans y perdre leur âme ?
Arrêtons donc de cristalliser les problèmes de délinquance sur une soi-disant démission de la part des parents kanak; balayons devant la porte de ce soi-disant progrès qui bouscule les traditions, les cultures autochtones, pour les ranger derrière une culture uniforme stérilisante ! Peut-être que, contrainte de surmonter toutes ces difficultés (dont celle de la délinquance de jeunes), la société kanak contribuera à la fondation de cette société commune plus douce et plus respectueuse des gens et leur environnement ... Paradoxalement. Nous éloignant de cette société calédonienne dure qui porte encore en elle quelques stigmates de la société coloniale et des rapports coloniaux dont on sort à peine.
Pas facile comme sujet, c'est un sujet sensible et éminemment politique, c'est un sujet sensible car il touche à la vie de beaucoup de nos compatriotes, kanak ou non; et puis je ne suis pas kanak, bien qu'ayant vécu près d'eux, travaillé avec eux, enseigné en leur milieu; et puis leur sort ne m'est pas indifférent, il ne peut d'ailleurs être indifférent à l'avenir de Notre Pays et de la communauté de destin que ce dernier est sensé abriter!
C'est un sujet sensible en cette période pré-électorale. Et c'est pour cette raison que je préfère le traiter hors de mes rubriques "provinciales 2009".
Même si "on" n'ose l'avouer que sur le bout des lèvres, l'essentiel de la délinquance en Nouvelle-Calédonie est d'origine kanak ! Non ? Quelle est la part des kanak dans la population carcérale du Camp Est ? 70%, 80% ? Et dans cette part, quelle est la part des jeunes de moins de 30 ans ? La réponse tout le monde peut la formuler ...
Mais;
Dans ce billet, c'est à l'une des causes de la délinquance chez les jeunes kanak, trop souvent évoquée par un peu tout le monde, que je souhaite apporter un éclairage (un peu éclairé): la carence éducative de parents !
L'éducation des enfants et des jeunes dans la société kanak, jusqu'à il y a une trentaine d'année (c'est-à-dire il y a une génération), s'inscrivait dans un environnement humain (parents, oncles maternels, les fratries, les Vieux et les Vieilles), social (les clans et les grandes lignées, la tribu, le Conseil des Anciens et le Chef, les tabous et les totems) et géographique (la disposition des cases, la toponymie, les montagnes, les vallées et les côtes, les sapins et les cocotiers, La Terre ...) séculaire, malgré la colonisation et ses bouleversements. Les Eglises, avec leurs missions et leurs institutions scolaires avaient intégré nombre d'éléments de la culture kanak dans leurs enseignements et elle-mêmes étaient intégrées au monde kanak, complétant cet ensemble de repères éducatifs.
Tout cela contribuait à une éducation enracinée et rassurante de l'enfant ou du jeune; même si le contexte historique de la colonisation était, lui, traumatisant.
Tous ces repères éducatifs complexes, ont explosé !
Qu'est-il advenu, en un peu plus d'une trentaine d'année, de ce contexte éducatif en milieu kanak ?
L'Ecole laïque et républicaine a très mal remplacé les écoles des Missions (en termes éducatifs); en se rapprochant de la ville, les nouveaux parents se sont éloignés (physiquement et socialement) de leurs tribus et de ces différents environnements évoqués plus haut. Les contraintes du travail salarié, les nouveaux modes de communications (télé, internet, entre autres !) ont supplanté les Temps de La Parole entre les générations ... Au mieux les liens se sont distendus, ou devenus artificiels, au pire ils se rompus !
Les parents se retrouvent dans des squats, des appartements exigus, des logements sociaux conçus "à l'occidentale"; très loins de ces repères qui les faisaient par essence être kanak, chacun à sa place, reconnu, dans sa case, autour de sa case et loin de sa case ...
L'éducation a mal supporté cette transition trop rapide.
Le temps a manqué pour inventer de nouveaux repères adaptés à ces nouvelles situations, il était insuffisant pour intégrer les nouveaux repères, étranges, étrangers ou rejetés.
Des associations de femmes, de parents d'élèves, des conseils des Anciens dans des tribus, des institutions, se préoccupent de ces questions, y travaillent déjà.
Pas facile !
Je suis parent, quatre fois, j'ai eu une éducation "à l'européenne", teintée d'acculturation océanienne au fil de plusieurs générations; mais une éducation que je peux transmettre malgré les difficultés de la vie (divorce, remariage, soucis financiers, personnels et professionnels), à l'intérieur de schémas éducatifs stables ...
Ce n'est pas le cas de tous ces parents kanak de ma génération ou plus jeunes, confrontés, eux, à ce défi de l'éducation; comment font-ils pour transmettre une "bonne éducation kanak" avec des schémas éducatifs qui ont été bouleversés ? Quels efforts d'adaptation, d'invention sont-ils obligés d'accomplir pour permettre à leurs enfants, à leurs jeunes de rester eux-mêmes (kanak et fiers de l'être) tout en s'adaptant à cette société moderne qui s'impose à tous, sans y perdre leur âme ?
Arrêtons donc de cristalliser les problèmes de délinquance sur une soi-disant démission de la part des parents kanak; balayons devant la porte de ce soi-disant progrès qui bouscule les traditions, les cultures autochtones, pour les ranger derrière une culture uniforme stérilisante ! Peut-être que, contrainte de surmonter toutes ces difficultés (dont celle de la délinquance de jeunes), la société kanak contribuera à la fondation de cette société commune plus douce et plus respectueuse des gens et leur environnement ... Paradoxalement. Nous éloignant de cette société calédonienne dure qui porte encore en elle quelques stigmates de la société coloniale et des rapports coloniaux dont on sort à peine.
lundi 16 mars 2009
Il voyage en solitaire ... Alain Bashung.
"Il voyage en solitaire
Et nul ne l'oblige à se taire
Pendant des journées entières
Il chante la terre
...
Et voilà le miracle en somme
C'est lorsque sa chanson est bonne
Car c'est pour la joie qu'elle lui donne
Qu'il chante la terre"
...---...
Vos dernières paroles chantées de votre dernier disque
Merci Monsieur Bashung
Et permettez moi de vous rendre hommage
Vous m'avez accompagné
De si belles manières
Délirantes envolées
Troublantes inspirations
Sur un tapèze
Ou comme un légo
Tant de nuits
Avec Vénus
Ou dans le secret des banquises
Hier à Sousse
Aujourd'hui résidents de la république
Non, vous n'avez pas tué la pianiste
Suzanne, vous l'aimiez tant
Comme nous Vous aimons
Vous me manquerez
Monsieur Bashung
Sans Vous je suis Bleu Pétrole
Définitivement.
Et nul ne l'oblige à se taire
Pendant des journées entières
Il chante la terre
...
Et voilà le miracle en somme
C'est lorsque sa chanson est bonne
Car c'est pour la joie qu'elle lui donne
Qu'il chante la terre"
...---...
Vos dernières paroles chantées de votre dernier disque
Merci Monsieur Bashung
Et permettez moi de vous rendre hommage
Vous m'avez accompagné
De si belles manières
Délirantes envolées
Troublantes inspirations
Sur un tapèze
Ou comme un légo
Tant de nuits
Avec Vénus
Ou dans le secret des banquises
Hier à Sousse
Aujourd'hui résidents de la république
Non, vous n'avez pas tué la pianiste
Suzanne, vous l'aimiez tant
Comme nous Vous aimons
Vous me manquerez
Monsieur Bashung
Sans Vous je suis Bleu Pétrole
Définitivement.
mardi 10 mars 2009
Et la pyramide s'est effondrée.
Pseudo-fiction number four.
Icare s'est brûlé les ailes à tant se rapprocher du soleil.
Kiré s'est brûlé la tête à tant vouloir rayonner; à l'envers qu'il était.
Sans reconnaissance point de salut ?
Etre reconnu après la mort, n'en est-ce pas la forme la plus aboutie ?
De salut ou de reconnaissance ?
A tant vouloir donner de soi on en oublie de l'être, soi !
Et l'Autre s'en fout que tu sois toi ou soi; il veut être Lui, avec ou sans toi !
Et la pyramide s'est effondrée.
Plus de sécurité, sans filet, Kiré s'est effiloché.
Le fil s'était tant étiré.
La tête dans les nuages, les pieds n'avaient plus pieds sur terre,
Plus de sous pour soi et Ses Autres, proches; ne lui restait que Sa Terre; matrice salvatrice.
Elle fut sa survie; ce fut la survie !
Et la pyramide s'est effondrée.
Sans strokes en stock, c'était le crash assuré !
Sous les regards mal bienveillants de l'Arché et de son apparat-chic.
Quelques uns ont compati de loin en loin, de plus en plus loin ...
Question de survie et de sécurité, peut-être ? Qui ne dit mot consent ...
Et on se sent con !
Et la pyramide effondrée;
Etait à reconstruire. Et à reconstruire chaque échelon Kiré s'est attelé.
La survie acquise, il s'assura d'un minimum de sécurité, pour lui et Ses Autres, proches.
Entouré de sa famille sûre de sa valeur.
Lui en pensait le moins, de sa valeur;
Le prozac le pansait ...
Et la pyramide effondrée;
Etait à reconstruire. Kiré ne se connaissait plus, ne se reconnaissait plus.
La reconnaissance perdue, restait la connaissance; l'essence peut-être de son être.
Que lui reconnaîtrait-on, en pays professionnel étranger?
Là, pas de strokes en stock; du stress ô combien, ami familier.
Le parent, l'enfant, l'adulte en lui étaient perdus.
Et la pyramide reprend forme;
Kiré rebâtit sa pyramide, à l'estime ... Sans l'estime de soi;
Soi ne lui importe plus, il s'en amuserait plutôt; par mesure de sauvegarde ... De soi.
Nul doute que les derniers échelons de sa pyramide seront durs à réaliser;
Mais, après tout, une pyramide, même tronquée, ne vaut-elle pas mieux qu'un tas de gravats ?
Une forme non aboutie de réalisation de soi; soit.
Merci, Abraham (Maslow);
Pour ton aide à reconstruire cette pyramide (aztèque);
Elle sera petite et modeste;
Moins haute aussi, pour garder une distance respectable avec le soleil.
Plus aucun sacrifice ne sera toléré à son sommet;
Même pas celui de Soi !
A l'envers qu'il est, Kiré !
Icare s'est brûlé les ailes à tant se rapprocher du soleil.
Kiré s'est brûlé la tête à tant vouloir rayonner; à l'envers qu'il était.
Sans reconnaissance point de salut ?
Etre reconnu après la mort, n'en est-ce pas la forme la plus aboutie ?
De salut ou de reconnaissance ?
A tant vouloir donner de soi on en oublie de l'être, soi !
Et l'Autre s'en fout que tu sois toi ou soi; il veut être Lui, avec ou sans toi !
Et la pyramide s'est effondrée.
Plus de sécurité, sans filet, Kiré s'est effiloché.
Le fil s'était tant étiré.
La tête dans les nuages, les pieds n'avaient plus pieds sur terre,
Plus de sous pour soi et Ses Autres, proches; ne lui restait que Sa Terre; matrice salvatrice.
Elle fut sa survie; ce fut la survie !
Et la pyramide s'est effondrée.
Sans strokes en stock, c'était le crash assuré !
Sous les regards mal bienveillants de l'Arché et de son apparat-chic.
Quelques uns ont compati de loin en loin, de plus en plus loin ...
Question de survie et de sécurité, peut-être ? Qui ne dit mot consent ...
Et on se sent con !
Et la pyramide effondrée;
Etait à reconstruire. Et à reconstruire chaque échelon Kiré s'est attelé.
La survie acquise, il s'assura d'un minimum de sécurité, pour lui et Ses Autres, proches.
Entouré de sa famille sûre de sa valeur.
Lui en pensait le moins, de sa valeur;
Le prozac le pansait ...
Et la pyramide effondrée;
Etait à reconstruire. Kiré ne se connaissait plus, ne se reconnaissait plus.
La reconnaissance perdue, restait la connaissance; l'essence peut-être de son être.
Que lui reconnaîtrait-on, en pays professionnel étranger?
Là, pas de strokes en stock; du stress ô combien, ami familier.
Le parent, l'enfant, l'adulte en lui étaient perdus.
Et la pyramide reprend forme;
Kiré rebâtit sa pyramide, à l'estime ... Sans l'estime de soi;
Soi ne lui importe plus, il s'en amuserait plutôt; par mesure de sauvegarde ... De soi.
Nul doute que les derniers échelons de sa pyramide seront durs à réaliser;
Mais, après tout, une pyramide, même tronquée, ne vaut-elle pas mieux qu'un tas de gravats ?
Une forme non aboutie de réalisation de soi; soit.
Merci, Abraham (Maslow);
Pour ton aide à reconstruire cette pyramide (aztèque);
Elle sera petite et modeste;
Moins haute aussi, pour garder une distance respectable avec le soleil.
Plus aucun sacrifice ne sera toléré à son sommet;
Même pas celui de Soi !
A l'envers qu'il est, Kiré !
samedi 7 mars 2009
Provinciales 2009. Billet N°8: au théatre bientôt, premiers rôles et figurants.
Le décor est planté [ les élections provinciales].
La trame est connue [ l'avenir proche de la Nouvelle-Calédonie].
Les trois coups vont retentir [ l'annonce des listes de candidats].
Qui jouera les premiers rôles, qui jouera les figurants [A l'intérieur de chaque liste] ?
Qui jouera les premiers rôles, qui jouera les figurants [Sur la scène de ces élections] ?
Dans cette pièce où les plus anciens des acteurs [ élus ou voulant l'être ... Enfin ! ] craignent que les plus (ou moins) jeunes [ flatteurs ou bosseurs ] ne leur enlèvent le rôle principal et tous ses attributs [ indemnités et pouvoir ].
Dans cette pièce où les plus (ou moins) jeunes, les dents aiguisées, attendent leur tour pour briller [ et en tirer quelque profit ].
Et quel rôle pour les femmes [ élues ou voulant l'être ], dans cette pièce, y apporteront-elles du piment [ de la crédibilité ] ?
Une pièce dont le metteur en scène politique [l'Etat français ? Quelque(s) Grand(s) Leader(s) kanak ou caldoche(s) ? ], tire (peut-être...) les ficelles et joue de la lutte des égos pour maintenir son ascendant voire son pouvoir.
Une pièce dont le producteur [ Multinationale ? Grand(s) Groupe(s) local ou régional ? ] attend (peut-être...) les meilleurs revenus pour son placement.
On attend plus que les spectateurs [ les électeurs ].
Seront-ils nombreux [ l'abstention sera-t-elle importante ] ?
Combien y aura-t-il de spectateurs refoulés par manque de place [ électeurs du tableau annexe n'ayant pas les conditions requises de présence pour voter aux provinciales ] ?
Les spectateurs n'ayant pas obtenu de places [ inscrits sur la tableau annexe ] auront-ils droit à une représentation supplémentaire [ seront-ils repêchés dans un nouvel et hypothétique accord ] ?
Une chose est sûre:
Le théatre c'est sérieux, il a ses règles, ses jeux et enjeux, mais sur la scène théatrale, fiction et réalité se télescopent et s'inspirent mutuellement, pour le plaisir des spectateurs.
Une élection, c'est sérieux avec ses règles, ses jeux et enjeux, mais sur la scène politique, la fiction [ la démagogie ] ne devrait pas avoir sa place pour que la réalité quotidienne des électeurs [ spectateurs ? ] puisse être améliorée autrement que par ces (jeux de) mots, slogans faciles et harangues agressives lancés sur les scènes politique et médiatique, trop souvent confondues, comme autant d'amorces pour appâter l'électeur crédule [ le spectateur facile ] !
A bon entendeur !
P.S. Tout rapprochement avec des personnages existant ou ayant existé n'est pas pure coïncidence !
La trame est connue [ l'avenir proche de la Nouvelle-Calédonie].
Les trois coups vont retentir [ l'annonce des listes de candidats].
Qui jouera les premiers rôles, qui jouera les figurants [A l'intérieur de chaque liste] ?
Qui jouera les premiers rôles, qui jouera les figurants [Sur la scène de ces élections] ?
Dans cette pièce où les plus anciens des acteurs [ élus ou voulant l'être ... Enfin ! ] craignent que les plus (ou moins) jeunes [ flatteurs ou bosseurs ] ne leur enlèvent le rôle principal et tous ses attributs [ indemnités et pouvoir ].
Dans cette pièce où les plus (ou moins) jeunes, les dents aiguisées, attendent leur tour pour briller [ et en tirer quelque profit ].
Et quel rôle pour les femmes [ élues ou voulant l'être ], dans cette pièce, y apporteront-elles du piment [ de la crédibilité ] ?
Une pièce dont le metteur en scène politique [l'Etat français ? Quelque(s) Grand(s) Leader(s) kanak ou caldoche(s) ? ], tire (peut-être...) les ficelles et joue de la lutte des égos pour maintenir son ascendant voire son pouvoir.
Une pièce dont le producteur [ Multinationale ? Grand(s) Groupe(s) local ou régional ? ] attend (peut-être...) les meilleurs revenus pour son placement.
On attend plus que les spectateurs [ les électeurs ].
Seront-ils nombreux [ l'abstention sera-t-elle importante ] ?
Combien y aura-t-il de spectateurs refoulés par manque de place [ électeurs du tableau annexe n'ayant pas les conditions requises de présence pour voter aux provinciales ] ?
Les spectateurs n'ayant pas obtenu de places [ inscrits sur la tableau annexe ] auront-ils droit à une représentation supplémentaire [ seront-ils repêchés dans un nouvel et hypothétique accord ] ?
Une chose est sûre:
Le théatre c'est sérieux, il a ses règles, ses jeux et enjeux, mais sur la scène théatrale, fiction et réalité se télescopent et s'inspirent mutuellement, pour le plaisir des spectateurs.
Une élection, c'est sérieux avec ses règles, ses jeux et enjeux, mais sur la scène politique, la fiction [ la démagogie ] ne devrait pas avoir sa place pour que la réalité quotidienne des électeurs [ spectateurs ? ] puisse être améliorée autrement que par ces (jeux de) mots, slogans faciles et harangues agressives lancés sur les scènes politique et médiatique, trop souvent confondues, comme autant d'amorces pour appâter l'électeur crédule [ le spectateur facile ] !
A bon entendeur !
P.S. Tout rapprochement avec des personnages existant ou ayant existé n'est pas pure coïncidence !
mercredi 4 mars 2009
Provinciales 2009: billet N°7; Tractations ...
En cette période "pré-"pré-électorale, en vue de constituer les listes qui seront proposées au jugement des électeurs pour ces provinciales de mai 2009.
Tractations, négociations, bluffs et coups de poker ... Tous azimuts !
Font chauffer les téléphones, dont les factures s'envolent ... (C'est "kikipaye" ?); les courriels s'échangent plus vite que la lumière; les entremetteurs s'activent ...
Les lignes de(s) front(s) frémissent, frétillent, se trémoussent, vibrent et tremblent;
Les lignes de démarcation se voilent et deviennent floues;
"L'ouverture" est à la mode; liste d'ouverture, liste d'union , liste uni(e), liste unitaire, liste "pour contrer "l'autre"", que sais-je encore ? On peut s'attendre à tout ! Accessoirement, heureusement que la parité contraint tous ces égos d'hommes à partager avec les femmes ...
Mais, tout n'est pas possible ... Le gouffre qui sépare ceux qui s'affichent indépendantistes de ceux qui se disent anti-indépendantistes reste infranchissable; sauf par quelque grand écart démagogique ou utopique; gare à celui qui trahira le "loyalisme pro-français" ou "l'indépendance kanak socialiste" !
Car dans le fond, c'est toujours cette question qui reste l'enjeu; et nous (ils ?) restons incapables de dépasser cette fracture pour envisager une autre alternative qui serait l'expression constitutionnelle du "Destin Commun" !!!
A moins que je ne me trompe; (et je ne demande qu'à me tromper, en l'occurrence !).
Mais, connaissant tellement mon pays et ses hommes, j'en doute.
Tractations, négociations, bluffs et coups de poker ... Tous azimuts !
Font chauffer les téléphones, dont les factures s'envolent ... (C'est "kikipaye" ?); les courriels s'échangent plus vite que la lumière; les entremetteurs s'activent ...
Les lignes de(s) front(s) frémissent, frétillent, se trémoussent, vibrent et tremblent;
Les lignes de démarcation se voilent et deviennent floues;
"L'ouverture" est à la mode; liste d'ouverture, liste d'union , liste uni(e), liste unitaire, liste "pour contrer "l'autre"", que sais-je encore ? On peut s'attendre à tout ! Accessoirement, heureusement que la parité contraint tous ces égos d'hommes à partager avec les femmes ...
Mais, tout n'est pas possible ... Le gouffre qui sépare ceux qui s'affichent indépendantistes de ceux qui se disent anti-indépendantistes reste infranchissable; sauf par quelque grand écart démagogique ou utopique; gare à celui qui trahira le "loyalisme pro-français" ou "l'indépendance kanak socialiste" !
Car dans le fond, c'est toujours cette question qui reste l'enjeu; et nous (ils ?) restons incapables de dépasser cette fracture pour envisager une autre alternative qui serait l'expression constitutionnelle du "Destin Commun" !!!
A moins que je ne me trompe; (et je ne demande qu'à me tromper, en l'occurrence !).
Mais, connaissant tellement mon pays et ses hommes, j'en doute.
vendredi 27 février 2009
J'ai lu: Palabre, édition spéciale "Destin Commun".
La revue semestrielle des aires coutumières N°15: "Palabre coutumier" a publié une édition spéciale portant sur le (fameux) Destin Commun.
J'ai été choqué et intellectuellement brutalisé par l'article du dossier "Vivre ensemble" intitulé: "Etre calédonien aujourd'hui. Les grandes étapes du peuplement".
Il me semble, à lire cet article, que l'auteure souhaite faire la démonstration historique que la Nouvelle-Calédonie "a de tout temps été une terre d'accueil intégrant les vagues successives d'immigrants [... et de proposer de] revenir sur ces milliers d'années de métissage pour comprendre la diversité calédonienne d'aujourd'hui".
Et là, c'est un tourbillon du temps à donner le tournis avec la présentation des migrations d'il ya plus de 4000 ans [ les austronésiens ... ], d'il y a environ (sic !) 3000 ans [groupes Lapita ... ], il y a 2000 ans [ émergence des traditions culturelles kanak ... ]- accrochez-vous, ça s'accélère- il y a 230 ans [ aventuriers ... ], il y a 150 ans [ immigration libre, bagne, terres spoliées ... ], il y a 50 ans [ arrivée des wallisiens et futuniens puis français de métropole à partir des années soixante... ], Et ... 2008 [ existence de douze communautés ...] !
Effet doppler assuré ... Sauf que l'on ne sait pas quel bruit fera cette histoire à venir !
Et l'article de conclure béatement: "La Nouvelle-calédonie reste une terre de métissage, métissage à célébrer et valoriser absolument dans le cadre du destin commun ..."
C'est absurde !
Qualitativement, les 150 dernières années n'ont rien à voir avec les précédentes, c'est de colonisation dont il s'agit ! Et ces 20 dernières années c'est d'afflux massif de populations dont il faut parler; avec pour les unes comme pour les dernières , des conséquences qui sont des bouleversements, pas de lentes évolutions et transformations comme pour les périodes plus anciennes !
On fait un amalgame des périodes, de leurs durées et de leurs effets pour justifier la situation actuelle de la Nouvelle-Calédonie et en faire admettre des propositions et des choix politiques qui restent ce qu'ils sont, quasi conjoncturels, fragiles et en rien le produit quasi automatique, naturel et inéluctable d'une histoire incertaine.
La citoyenneté calédonienne, le Destin Commun, méritent mieux: qu'on y travaille avec sérieux, conscience, respect et surtout honnêteté intellectuelle; cela nous demandera de gros efforts politiques, sociaux et sociologiques, psychologiques aussi, et culturels voire économiques ... Les mentalités sont-elles prêtes ?
Et ce n'est pas en se satisfaisant pas de ces raccourcis puérils qu'on les préparera !
Prendre des vessies pour des lanternes, ça marche encore ? Pour qui ?
J'ai été choqué et intellectuellement brutalisé par l'article du dossier "Vivre ensemble" intitulé: "Etre calédonien aujourd'hui. Les grandes étapes du peuplement".
Il me semble, à lire cet article, que l'auteure souhaite faire la démonstration historique que la Nouvelle-Calédonie "a de tout temps été une terre d'accueil intégrant les vagues successives d'immigrants [... et de proposer de] revenir sur ces milliers d'années de métissage pour comprendre la diversité calédonienne d'aujourd'hui".
Et là, c'est un tourbillon du temps à donner le tournis avec la présentation des migrations d'il ya plus de 4000 ans [ les austronésiens ... ], d'il y a environ (sic !) 3000 ans [groupes Lapita ... ], il y a 2000 ans [ émergence des traditions culturelles kanak ... ]- accrochez-vous, ça s'accélère- il y a 230 ans [ aventuriers ... ], il y a 150 ans [ immigration libre, bagne, terres spoliées ... ], il y a 50 ans [ arrivée des wallisiens et futuniens puis français de métropole à partir des années soixante... ], Et ... 2008 [ existence de douze communautés ...] !
Effet doppler assuré ... Sauf que l'on ne sait pas quel bruit fera cette histoire à venir !
Et l'article de conclure béatement: "La Nouvelle-calédonie reste une terre de métissage, métissage à célébrer et valoriser absolument dans le cadre du destin commun ..."
C'est absurde !
Qualitativement, les 150 dernières années n'ont rien à voir avec les précédentes, c'est de colonisation dont il s'agit ! Et ces 20 dernières années c'est d'afflux massif de populations dont il faut parler; avec pour les unes comme pour les dernières , des conséquences qui sont des bouleversements, pas de lentes évolutions et transformations comme pour les périodes plus anciennes !
On fait un amalgame des périodes, de leurs durées et de leurs effets pour justifier la situation actuelle de la Nouvelle-Calédonie et en faire admettre des propositions et des choix politiques qui restent ce qu'ils sont, quasi conjoncturels, fragiles et en rien le produit quasi automatique, naturel et inéluctable d'une histoire incertaine.
La citoyenneté calédonienne, le Destin Commun, méritent mieux: qu'on y travaille avec sérieux, conscience, respect et surtout honnêteté intellectuelle; cela nous demandera de gros efforts politiques, sociaux et sociologiques, psychologiques aussi, et culturels voire économiques ... Les mentalités sont-elles prêtes ?
Et ce n'est pas en se satisfaisant pas de ces raccourcis puérils qu'on les préparera !
Prendre des vessies pour des lanternes, ça marche encore ? Pour qui ?
mardi 17 février 2009
Gratuit ? Non, c'est la Terre-Patrie qui paye !
Tous ces périodiques de toutes sortes ( programmes télé, petites annonces, "infos" consos, etc.) qui sont publiés "gratuitement" ne sont pas payés que par les annonceurs, en réalité, c'est notre bonne vieille "Terre-Patrie" (j'emprunte cette expression à Edgar Morin) qui paye "cash" tous ces excès de consommation inutile.
Pourquoi ?
Eh bien, je ne suis pas un spécialiste du "bilan-carbone", j'ai juste un peu de bon sens.
Alors,
Quand on voit ces paquets de dizaines de ces périodiques balancés dans les rues aux portes des entreprises, magasins ou administrations et qui s'envolent à tous vents, ou même déposés dans ces mêmes lieux, et dont on doit se débarrasser, direction la poubelle, parce qu'en fait, il n'y en a qu'un ou deux qui circulent ... On imagine l'énergie et toute la matière qui ont servi à les produire ... Quelles pertes !
Et, sans compter qu'il y a de la triche dans l'air, puisque ces mêmes périodiques annoncent des tirages dont une bonne partie est gaspillée ...
Question ?
Y-a-t-il une vraie économie derrière ces "plans gratuits", ou n'est-ce qu'une économie parasite ?
Et je ne parle pas ici de tous ces supports d'informations politique et institutionnelle qui nous assomment et ne sont que de la crypto-propagande ...
Les uns (les gratuits) comme les autres (journaux institutionnels) nous gavant de leur éco-citoyenneté quand ils participent à la destruction des forêts mieux qu'une tempête !
Il me semble que ce système de pseudo-gratuité, puisque les annonceurs (donc les consommateurs) ou les Institutions (donc les contribuables) payent le coût de ces publications, est complètement pervers. Il déresponsabilise chaque maillon de la chaîne de production de ces "gratuits" et favorise leur développement inconsidéré.
...---...
Encore une fois, est-ce bien de l'éco-nomie ? Est-ce bien éco-nomique ? Est-ce bien éco-logique ? Est-ce éco-citoyen ???
Pourquoi ?
Eh bien, je ne suis pas un spécialiste du "bilan-carbone", j'ai juste un peu de bon sens.
Alors,
Quand on voit ces paquets de dizaines de ces périodiques balancés dans les rues aux portes des entreprises, magasins ou administrations et qui s'envolent à tous vents, ou même déposés dans ces mêmes lieux, et dont on doit se débarrasser, direction la poubelle, parce qu'en fait, il n'y en a qu'un ou deux qui circulent ... On imagine l'énergie et toute la matière qui ont servi à les produire ... Quelles pertes !
Et, sans compter qu'il y a de la triche dans l'air, puisque ces mêmes périodiques annoncent des tirages dont une bonne partie est gaspillée ...
Question ?
Y-a-t-il une vraie économie derrière ces "plans gratuits", ou n'est-ce qu'une économie parasite ?
Et je ne parle pas ici de tous ces supports d'informations politique et institutionnelle qui nous assomment et ne sont que de la crypto-propagande ...
Les uns (les gratuits) comme les autres (journaux institutionnels) nous gavant de leur éco-citoyenneté quand ils participent à la destruction des forêts mieux qu'une tempête !
Il me semble que ce système de pseudo-gratuité, puisque les annonceurs (donc les consommateurs) ou les Institutions (donc les contribuables) payent le coût de ces publications, est complètement pervers. Il déresponsabilise chaque maillon de la chaîne de production de ces "gratuits" et favorise leur développement inconsidéré.
...---...
Encore une fois, est-ce bien de l'éco-nomie ? Est-ce bien éco-nomique ? Est-ce bien éco-logique ? Est-ce éco-citoyen ???
dimanche 15 février 2009
Les bronzés n'ont pas fait de ski !
C'est la rentrée, ici, en Nouvelle-Calédonie, ou la fin des vacances d'été.
Mais;
Ce ne sont pas les bronzés qui rentrent de vacances, ou si peu.
Les bronzés, eux, ont trimé tout l'été, sur les chantiers "BTP", sous les combles des maisons en construction, dans les entrepôts surchauffés, sur les routes, dans les tranchées des fondations, sous le soleil et les trombes d'eau, dans la moiteur dégoulinante de l'été tropical.
Oui, c'est la rentrée, et la différence est criante entre les peaux pâlies par les vacances et les peaux colorées par le travail !
Conseil:
Vous qui rentrez de vacances, protégez-vous contre ces fortes chaleurs et ce fort soleil que vous avez quittés, n'oubliez pas de vous tartiner avec la pâte "lôkale" qui vous donnera cet aspect bronzé si recherché; vous barbouiller avec cette super production "lôkale" vous protégera mieux qu'en la mangeant !
Mais;
Peut-être en avez-vous ramené dans vos bagages, de cette autre pâte, celle dont les bronzés condamnés à travailler tout l'été, sont friands ... La Nutella sous quota !
Mais;
Ce ne sont pas les bronzés qui rentrent de vacances, ou si peu.
Les bronzés, eux, ont trimé tout l'été, sur les chantiers "BTP", sous les combles des maisons en construction, dans les entrepôts surchauffés, sur les routes, dans les tranchées des fondations, sous le soleil et les trombes d'eau, dans la moiteur dégoulinante de l'été tropical.
Oui, c'est la rentrée, et la différence est criante entre les peaux pâlies par les vacances et les peaux colorées par le travail !
Conseil:
Vous qui rentrez de vacances, protégez-vous contre ces fortes chaleurs et ce fort soleil que vous avez quittés, n'oubliez pas de vous tartiner avec la pâte "lôkale" qui vous donnera cet aspect bronzé si recherché; vous barbouiller avec cette super production "lôkale" vous protégera mieux qu'en la mangeant !
Mais;
Peut-être en avez-vous ramené dans vos bagages, de cette autre pâte, celle dont les bronzés condamnés à travailler tout l'été, sont friands ... La Nutella sous quota !
mercredi 11 février 2009
Le silence est d'or !
Quelques jours de silence, c'est bien.
J'ai tellement de choses à dire, à partager, à aimer, à détester aussi, que j'ai parfois envie de me taire !
En l'occurence d'arrêter d'écrire. Ici.
Tellement futile, illusoire, inutile ...
Etre un combattant de l'âme, sans arme, autre que ces quelques mots lâchés, même pas sur un parchemin ou dans une bouteille à la mer, comme dirait Jean-Raymond; mais sur une toile virtuelle, aussi dense que le ciel rempli d'étoiles, inaccessibles, incompréhensibles ... Attirantes !
Si ce n'était cette gravité qui nous colle à la terre (la Terre ?), nous fait courber les épaules, de fatigue ou de lassitude.
J'aime le silence, solitaire;
J'aime la présence, solidaire;
J'aime le point-virgule; matrice-métisse croisée ...
Qui rapproche solidarité silencieuse;
Qui éloigne solitude et présence.
Etrange communication "internetionnelle", si bonne et si frustrante.
Qui envahit l'éther calédonien pour une liberté autant vraie que virtuelle !
...---...
Là, devant cet écran, pur objet (de science) physique, tapotant sur ce clavier, défouloir (?) physiologique et psychologique, quelque part en Nouvelle-Calédonie que quelques uns nomment déjà Kanaky, j'exprime, sans écho, mon envie de partager et d'aimer Notre Pays avec tous ceux qui l'aiment ... Et qui aiment ceux qui l'habitent, le façonnent et le respectent.
...---...
La force ?
On arrête quand on veut, on censure si on veut. On énerve aussi les uns ou les autres.
...---...
Et, si la parole est d'argent;
Cette écriture-ci restera de bronze; ni précieuse comme l'or et le silence, ni convoitée comme l'argent et la parole, simplement comme toute pièce de bronze: travaillée, solide et sincère; un rien laborieuse.
J'ai tellement de choses à dire, à partager, à aimer, à détester aussi, que j'ai parfois envie de me taire !
En l'occurence d'arrêter d'écrire. Ici.
Tellement futile, illusoire, inutile ...
Etre un combattant de l'âme, sans arme, autre que ces quelques mots lâchés, même pas sur un parchemin ou dans une bouteille à la mer, comme dirait Jean-Raymond; mais sur une toile virtuelle, aussi dense que le ciel rempli d'étoiles, inaccessibles, incompréhensibles ... Attirantes !
Si ce n'était cette gravité qui nous colle à la terre (la Terre ?), nous fait courber les épaules, de fatigue ou de lassitude.
J'aime le silence, solitaire;
J'aime la présence, solidaire;
J'aime le point-virgule; matrice-métisse croisée ...
Qui rapproche solidarité silencieuse;
Qui éloigne solitude et présence.
Etrange communication "internetionnelle", si bonne et si frustrante.
Qui envahit l'éther calédonien pour une liberté autant vraie que virtuelle !
...---...
Là, devant cet écran, pur objet (de science) physique, tapotant sur ce clavier, défouloir (?) physiologique et psychologique, quelque part en Nouvelle-Calédonie que quelques uns nomment déjà Kanaky, j'exprime, sans écho, mon envie de partager et d'aimer Notre Pays avec tous ceux qui l'aiment ... Et qui aiment ceux qui l'habitent, le façonnent et le respectent.
...---...
La force ?
On arrête quand on veut, on censure si on veut. On énerve aussi les uns ou les autres.
...---...
Et, si la parole est d'argent;
Cette écriture-ci restera de bronze; ni précieuse comme l'or et le silence, ni convoitée comme l'argent et la parole, simplement comme toute pièce de bronze: travaillée, solide et sincère; un rien laborieuse.
samedi 31 janvier 2009
J'ai deux amies: la carrée et la piste ...
Pseudo-fiction;number three.
Oui, j'ai deux amies, fidèles, la (bouteille) carrée et la piste (calédonienne).
L'une flatte mon palais et facilite la dérive; excite mes neurones et apaise mes tensions intérieures;
L'autre secoue ma graisse, forge mes jambes, renforce mon coeur; excite mes neurones et apaise mes tensions intérieures.
Les deux sont dures avec moi, ange et démon; lever le verre ou lever les jambes, quelle différence ? Deux efforts musculaires, bien rôdés et maîtrisés.
Aucune de mes deux amies n'a le dessus sur l'autre; elles ont le dessus sur moi !
La force alcoolique contre la force musculaire; "buvez, éliminez" disait la pub (contrexéville ?) !
Ici, en Calédonie, on est tous des forces de la nature, petits ou grands, gros ou maigres, musclés ou allumettes, courts ou longs, avec nos deux amies qui nous accompagnent, ange et démon.
Oui, j'ai deux amies, la carrée et la piste.
Je m'en suis tapé trois, verres, fifty-fifty;
Deux heures que j'ai sué, dans mes baskets;
L'une me tient par la main, l'autre me tire par les pieds;Laquelle l'emportera un jour ...
Je les aime autant que je les endure ...
Exemple à ne suivre ... Qu'à moitié !
Oui, j'ai deux amies, fidèles, la (bouteille) carrée et la piste (calédonienne).
L'une flatte mon palais et facilite la dérive; excite mes neurones et apaise mes tensions intérieures;
L'autre secoue ma graisse, forge mes jambes, renforce mon coeur; excite mes neurones et apaise mes tensions intérieures.
Les deux sont dures avec moi, ange et démon; lever le verre ou lever les jambes, quelle différence ? Deux efforts musculaires, bien rôdés et maîtrisés.
Aucune de mes deux amies n'a le dessus sur l'autre; elles ont le dessus sur moi !
La force alcoolique contre la force musculaire; "buvez, éliminez" disait la pub (contrexéville ?) !
Ici, en Calédonie, on est tous des forces de la nature, petits ou grands, gros ou maigres, musclés ou allumettes, courts ou longs, avec nos deux amies qui nous accompagnent, ange et démon.
Oui, j'ai deux amies, la carrée et la piste.
Je m'en suis tapé trois, verres, fifty-fifty;
Deux heures que j'ai sué, dans mes baskets;
L'une me tient par la main, l'autre me tire par les pieds;Laquelle l'emportera un jour ...
Je les aime autant que je les endure ...
Exemple à ne suivre ... Qu'à moitié !
mercredi 28 janvier 2009
J'ai lu: la revue juridique, politique et économique de Nelle-calédonie !
Et j'ai dépensé 1500 francs, excusez du peu, pour m'abêtir; alors que toutes les grandes institutions soutiennent et sponsorisent cette caricature de revue "savante"; la Nouvelle-Calédonie n'est pas prête de sortir de son ignorance !
N°12 (2008/2)
Quand on voit le soi-disant niveau des intervenants (je ne parle pas de leur CV à rallonge), c'est à faire peur de l'efficacité de l'université française à produire des hommes ou femmes, chercheurs objectifs !
A moins que cette revue sous ses aspects austères pour faire rigoureux et sientifique, ne soit qu'un outil de propagande ou de collecte de fonds publiques de plus !
A moins que tous ces chercheurs, consultants, doctorants, ne soient là que pour le soleil et le fric !
Le thème du dossier principal: "Prévention de la violence, des incivilités et de l'insécurité en Nouvelle-calédonie". J'ai été sensible... A la lecture du titre du dossier.
Ben ! J'en ai été pour mon argent, grave !
Même l'interview de Yazid Kerfi, qui a "habité 25 ans la quartier du Val-Fourré à Mantes-La-Jolie", est hors du temps et de l'espace calédonien. J'avais envie de crier: " et moi, cela fait presque 60 ans que j'habite en Calédonie, sur la Côte Est, à Nouméa, à Païta", et je que je suis pas "trop con", eh bien, cet interview m'a laissé pantois, une fois de plus; "ils" vont finir par me tuer.
J'avais envie, ici, d'extraire quelques phrases pour faire la démonstration de l'inadaptation de cette phraséologie, mais j'ai renoncé à perdre mon temps à faire du commentaire "sorti de son contexte" ?
L'article: "la délinquance en Nouvelle-Calédonie" de Benoît Coquelet, avec ses wagons de "taux", "d'agrégats" et "catégories", de "typologie des commettants", de "structure de la délinquance" ... M'a laissé "KO technique". Evidemment je sais que la précision du langage scientifique garantit sa rigueur, mais pas pour ne rien dire, rien proposer en final, surtout dans ce domaine précis des sciences humaines où tout citoyen qui se respecte est en attente de propositions auxquelles il pourrait adhérer!
Déjà, dès le début, ou presque, l'acte d'allégeance est accompli: le mot du "Président du gouvernement et maire de Païta", Harold Martin, celui de Jean Lèques, "maire de Nouméa", et enfin celui d'Eric Gay, "maire du Mont-Dore".
Bien encadrés, les scientifiques, alors que ces élus s'expriment déjà largement dans les revues, journaux et médias divers pour "propagander" leur vision des choses.
Pour parachever le "tout absurde", un article de Claire-Flore Aluze ... attention ... "Responsable de secteur, Cellule de coordination du contrat d'agglomération, ville de Nouméa". Il faudra agrandir le format des cartes de visite ! Qui commence par une introduction évoquant des mots du ministre de l'intérieur de 2005, M. Sarkozy. La suite n'a aucun goût, avec des définitions: "la sécurité", les "préventions précoce, primaire, secondaire (sic), tertiaire, sociale, situationnelle" ... En passant par "une coproduction de la sécurité" ... Ouf ! N'en jetez plus, j'abandonne la lecture, même celle du "projet de Charte sur le partage de l'information nominative dans le cadre des CLS du Grand Nouméa" ... Je vous jure, je n'invente rien !
Arrêtez la masturbation intellectuelle ... S'il vous plaît !
Définitivement; je sais que je n'habite pas le même pays que "ces gens-là".
Et merci M.Brel.
Sur ce sujet de la délinquance, consulter ces autres billets, pour des réflexions moins "scientifiques", certes, mais néanmoins quelque peu fondées :
http://chroniquekanakynouvellecaledonie.blogspot.com/2009/03/delinquance-avant-il-y-avait-moins-de.html
http://chroniquekanakynouvellecaledonie.blogspot.com/2013/02/insecurite-et-vie-chere-comment-le.html
http://chroniquekanakynouvellecaledonie.blogspot.com/2010/08/citoyennete-civisme-revenons-la-source.html
http://chroniquekanakynouvellecaledonie.blogspot.com/2009/10/la-citoyennete-comme-un-solution.html
http://chroniquekanakynouvellecaledonie.blogspot.com/2013/02/etre-kanak-et-sdf-ben-longin-y-quelque.html
N°12 (2008/2)
Quand on voit le soi-disant niveau des intervenants (je ne parle pas de leur CV à rallonge), c'est à faire peur de l'efficacité de l'université française à produire des hommes ou femmes, chercheurs objectifs !
A moins que cette revue sous ses aspects austères pour faire rigoureux et sientifique, ne soit qu'un outil de propagande ou de collecte de fonds publiques de plus !
A moins que tous ces chercheurs, consultants, doctorants, ne soient là que pour le soleil et le fric !
Le thème du dossier principal: "Prévention de la violence, des incivilités et de l'insécurité en Nouvelle-calédonie". J'ai été sensible... A la lecture du titre du dossier.
Ben ! J'en ai été pour mon argent, grave !
Même l'interview de Yazid Kerfi, qui a "habité 25 ans la quartier du Val-Fourré à Mantes-La-Jolie", est hors du temps et de l'espace calédonien. J'avais envie de crier: " et moi, cela fait presque 60 ans que j'habite en Calédonie, sur la Côte Est, à Nouméa, à Païta", et je que je suis pas "trop con", eh bien, cet interview m'a laissé pantois, une fois de plus; "ils" vont finir par me tuer.
J'avais envie, ici, d'extraire quelques phrases pour faire la démonstration de l'inadaptation de cette phraséologie, mais j'ai renoncé à perdre mon temps à faire du commentaire "sorti de son contexte" ?
L'article: "la délinquance en Nouvelle-Calédonie" de Benoît Coquelet, avec ses wagons de "taux", "d'agrégats" et "catégories", de "typologie des commettants", de "structure de la délinquance" ... M'a laissé "KO technique". Evidemment je sais que la précision du langage scientifique garantit sa rigueur, mais pas pour ne rien dire, rien proposer en final, surtout dans ce domaine précis des sciences humaines où tout citoyen qui se respecte est en attente de propositions auxquelles il pourrait adhérer!
Déjà, dès le début, ou presque, l'acte d'allégeance est accompli: le mot du "Président du gouvernement et maire de Païta", Harold Martin, celui de Jean Lèques, "maire de Nouméa", et enfin celui d'Eric Gay, "maire du Mont-Dore".
Bien encadrés, les scientifiques, alors que ces élus s'expriment déjà largement dans les revues, journaux et médias divers pour "propagander" leur vision des choses.
Pour parachever le "tout absurde", un article de Claire-Flore Aluze ... attention ... "Responsable de secteur, Cellule de coordination du contrat d'agglomération, ville de Nouméa". Il faudra agrandir le format des cartes de visite ! Qui commence par une introduction évoquant des mots du ministre de l'intérieur de 2005, M. Sarkozy. La suite n'a aucun goût, avec des définitions: "la sécurité", les "préventions précoce, primaire, secondaire (sic), tertiaire, sociale, situationnelle" ... En passant par "une coproduction de la sécurité" ... Ouf ! N'en jetez plus, j'abandonne la lecture, même celle du "projet de Charte sur le partage de l'information nominative dans le cadre des CLS du Grand Nouméa" ... Je vous jure, je n'invente rien !
Arrêtez la masturbation intellectuelle ... S'il vous plaît !
Définitivement; je sais que je n'habite pas le même pays que "ces gens-là".
Et merci M.Brel.
Sur ce sujet de la délinquance, consulter ces autres billets, pour des réflexions moins "scientifiques", certes, mais néanmoins quelque peu fondées :
http://chroniquekanakynouvellecaledonie.blogspot.com/2009/03/delinquance-avant-il-y-avait-moins-de.html
http://chroniquekanakynouvellecaledonie.blogspot.com/2013/02/insecurite-et-vie-chere-comment-le.html
http://chroniquekanakynouvellecaledonie.blogspot.com/2010/08/citoyennete-civisme-revenons-la-source.html
http://chroniquekanakynouvellecaledonie.blogspot.com/2009/10/la-citoyennete-comme-un-solution.html
http://chroniquekanakynouvellecaledonie.blogspot.com/2013/02/etre-kanak-et-sdf-ben-longin-y-quelque.html
lundi 26 janvier 2009
Quelle destinée pour le "Destin Commun": 3ème réfléxion.
Avec cette (avant-) dernière mandature de l'Accord de Nouméa qui se profile à grands pas, déterminée par cette élection provinciale du 10 mai 2009, concernant cette (trop) fameuse population définie dans le dit accord de 1998, le concept de "destin commun" va revenir au centre du débat; puisqu'il se rapporte précisément à cette catégorie de la population de Nouvelle-Calédonie qui s'exprimera à ces élections.
Au cours de cette nouvelle réflexion, je vais encore appeler en renfort quelque notion mathématique; pas si incongrue que cela, vous verrez.
...---...
Vous n'aimez pas les mathématiques ? Il vous suffit de vous souvenir de deux notions fondamentales que vous avez vues au collège: le PGCD et le PPCM.
Le Plus Grand Commun Diviseur et le Plus Petit Commun Multiple ! Le premier intervient lors des techniques de factorisation et le second pour celles de réduction au même dénominateur de deux (ou plus) fractions; en collège.
En jouant sur les mots , et sur les concepts, ils m'ont inspiré les reflexions qui vont suivre sur l'histoire, en cours d'écriture, de Notre Pays.
...---...
Quel est le Plus Grand Diviseur (Commun) qui rend difficile voire impossible la construction de notre Destin Commun ?
L'Identité, la culture, le niveau de vie, la conception du monde, la volonté de domination, le rapport à l'histoire de notre pays, la terre aussi peut-être ... ?
> L'identité ou la recherche de chacun et de chaque communauté d'une identité, nous divise-t-elle; parce qu'elle est une forme d'égocentrisme ?
> Le niveau de vie de chacun et de chaque groupe social ou communautaire nous divise-t-il; parce qu'il crée des envies et des jalousies ?
> La conception que chacun a ou que chaque communauté culturelle se fait du monde (cosmologie) nous divise-t-elle; parce qu'elle nous fait vivre dans des mondes parallèles ?
> La volonté de domination que l'on retrouve chez des individus de toute communauté, les pousse-t-elle à tous les extrêmes pour manipuler les coeurs et les âmes, les esprits; parce que le goût du pouvoir ne connaît pas de frontières raciales ?
> Le rapport que chacun et chaque communauté a à l'histoire de "CE" pays nous divise-t-il; parce qu'il se centre sur sa communauté et néglige la part de l'Autre ?
> La terre qui, dans notre pays, continue à être facteur de contentieux de toutes sortes ?
La recherche de ce ou ces Grands Diviseurs Communs, mettra en évidence ce qui nous sépare, tous, les uns et les autres, mettra en évidence ce qui nous empêchera de construire ce Destin Commun, pour peu que nous ayons envie de le construire !
...---...
Quel est le Plus Petit Multiple (Commun) qui fonderait la construction d'un Destin Commun ?
Oui, le plus petit (aussi petit soit-il) multiple commun, nous autoriserait l'optimisme, s'il existait !
L'identité, la citoyenneté, l'amour que nous portons à notre archipel, une vision commune de la solidarité économique et sociale, l'acculturation acceptée, ... ?
> L'identité reconnue de chacun, de sa différence acceptée, qui nous rapprocherait; parce que lorsqu'on est bien soi-même, on peut l'être avec l'Autre; paradoxal ?
> La citoyenneté, au sens de celle approchée dans l'Accord de Nouméa, qui nous rapprocherait; parce qu'elle autoriserait un idéal commun à l'aide de quelques pistes, encore à construire ?
> L'amour que nous portons à notre petit pays du Sud-Ouest Pacifique; qui ferait de chacun de ses habitants des Océaniens et nous rapprocherait des habitants de ces autres îles du Pacifique; une appartenance ?
> Une vision commune de la solidarité économique et sociale qui nous engagerait à construire une société plus juste, et accessoirement une fiscalité de progrès pour favoriser son émergence; parce que l'incompréhension se nourrit de l'injustice sociale ?
> L'acculturation acceptée qui encouragerait tout un chacun à mieux connaître son voisin, autrement que par la couleur de sa peau; connaître et intégrer des éléments de culture de l'Un comme de l'Autre ?
La recherche de ce ou ces tous petits riens qui nous rapprochent, nous rendent un peu solidaires, nous font regarder l'Autre autrement que comme un ennemi potentiel, un ami potentiel !
...---...
En bref, qu'est-ce qui nous divise, qu'est-ce qui nous rapproche ?
Encourage-t-on ce qui nous divise ?
Doit-on approfondir ce qui nous rapproche ?
C'est ce qui soustend cette réflexion pour laquelle j'ai une fois de plus fait appel à ces notions mathématiques, si inutiles et si fondatrices !
...---...
Paradoxalement.
Au cours de cette nouvelle réflexion, je vais encore appeler en renfort quelque notion mathématique; pas si incongrue que cela, vous verrez.
...---...
Vous n'aimez pas les mathématiques ? Il vous suffit de vous souvenir de deux notions fondamentales que vous avez vues au collège: le PGCD et le PPCM.
Le Plus Grand Commun Diviseur et le Plus Petit Commun Multiple ! Le premier intervient lors des techniques de factorisation et le second pour celles de réduction au même dénominateur de deux (ou plus) fractions; en collège.
En jouant sur les mots , et sur les concepts, ils m'ont inspiré les reflexions qui vont suivre sur l'histoire, en cours d'écriture, de Notre Pays.
...---...
Quel est le Plus Grand Diviseur (Commun) qui rend difficile voire impossible la construction de notre Destin Commun ?
L'Identité, la culture, le niveau de vie, la conception du monde, la volonté de domination, le rapport à l'histoire de notre pays, la terre aussi peut-être ... ?
> L'identité ou la recherche de chacun et de chaque communauté d'une identité, nous divise-t-elle; parce qu'elle est une forme d'égocentrisme ?
> Le niveau de vie de chacun et de chaque groupe social ou communautaire nous divise-t-il; parce qu'il crée des envies et des jalousies ?
> La conception que chacun a ou que chaque communauté culturelle se fait du monde (cosmologie) nous divise-t-elle; parce qu'elle nous fait vivre dans des mondes parallèles ?
> La volonté de domination que l'on retrouve chez des individus de toute communauté, les pousse-t-elle à tous les extrêmes pour manipuler les coeurs et les âmes, les esprits; parce que le goût du pouvoir ne connaît pas de frontières raciales ?
> Le rapport que chacun et chaque communauté a à l'histoire de "CE" pays nous divise-t-il; parce qu'il se centre sur sa communauté et néglige la part de l'Autre ?
> La terre qui, dans notre pays, continue à être facteur de contentieux de toutes sortes ?
La recherche de ce ou ces Grands Diviseurs Communs, mettra en évidence ce qui nous sépare, tous, les uns et les autres, mettra en évidence ce qui nous empêchera de construire ce Destin Commun, pour peu que nous ayons envie de le construire !
...---...
Quel est le Plus Petit Multiple (Commun) qui fonderait la construction d'un Destin Commun ?
Oui, le plus petit (aussi petit soit-il) multiple commun, nous autoriserait l'optimisme, s'il existait !
L'identité, la citoyenneté, l'amour que nous portons à notre archipel, une vision commune de la solidarité économique et sociale, l'acculturation acceptée, ... ?
> L'identité reconnue de chacun, de sa différence acceptée, qui nous rapprocherait; parce que lorsqu'on est bien soi-même, on peut l'être avec l'Autre; paradoxal ?
> La citoyenneté, au sens de celle approchée dans l'Accord de Nouméa, qui nous rapprocherait; parce qu'elle autoriserait un idéal commun à l'aide de quelques pistes, encore à construire ?
> L'amour que nous portons à notre petit pays du Sud-Ouest Pacifique; qui ferait de chacun de ses habitants des Océaniens et nous rapprocherait des habitants de ces autres îles du Pacifique; une appartenance ?
> Une vision commune de la solidarité économique et sociale qui nous engagerait à construire une société plus juste, et accessoirement une fiscalité de progrès pour favoriser son émergence; parce que l'incompréhension se nourrit de l'injustice sociale ?
> L'acculturation acceptée qui encouragerait tout un chacun à mieux connaître son voisin, autrement que par la couleur de sa peau; connaître et intégrer des éléments de culture de l'Un comme de l'Autre ?
La recherche de ce ou ces tous petits riens qui nous rapprochent, nous rendent un peu solidaires, nous font regarder l'Autre autrement que comme un ennemi potentiel, un ami potentiel !
...---...
En bref, qu'est-ce qui nous divise, qu'est-ce qui nous rapproche ?
Encourage-t-on ce qui nous divise ?
Doit-on approfondir ce qui nous rapproche ?
C'est ce qui soustend cette réflexion pour laquelle j'ai une fois de plus fait appel à ces notions mathématiques, si inutiles et si fondatrices !
...---...
Paradoxalement.
vendredi 16 janvier 2009
Provinciales 2009: billet N°6; le FLNKS peut être fier du travail accompli !
Pour les élections de cette soi-disant dernière mandature de l'Accord de Nouméa (comment numéroter celle de 2014 à 2018: "l'après dernière" ?) chacun va y aller de son bilan, de son absence de bilan, de sa critique contre ceux qui avaient le pouvoir, de son absence de critique ou d'opposition; c'est de bonne guerre (pour autant qu'une guerre puisse être bonne !).
Objectivement, s'il est un mouvement qui peut s'enorgueillir d'avoir fait avancer les choses en Nouvelle-Calédonie, et pour toutes les populations du pays, c'est bien le FLNKS.
Toutes les avancées déterminantes dont ont également profité les partis de la droite locale ou anti-indépendantistes; toutes ces avancées ont profité au moins autant au Peuple Kanak qu'aux autres populations de Notre Pays.
Objectivement, la lutte du Peuple Kanak a apporté du progrès et de l'autonomie à Notre Pays:
Un pouvoir au niveau des communes, des provinces, du Pays lui-même partagé avec le peuple kanak;
Une prise en compte de l'histoire de la Nouvelle-Calédonie dans les programmes scolaires;
Une intégration de la culture, des langues et des structures coutumières kanak dans la vie du pays;
Une accélération de la formation de cadres kanak;
Une prise en charge du développement économique, en particulier minier, par les kanak eux-mêmes;
Une reconnaissance de la Nouvelle-Calédonie dans sa région pacifique;
Une part de plus en plus grande prise par les kanak dans le monde du travail salarié, dans l'économie, dans l'administration, dans l'éducation et l'enseignement;
Et toutes ces avancées en faveur du Peuple Kanak ont eu des effets "collatéraux" essentiellement positifs pour tous les non kanak, dont ils ont pu tirer profit; il suffit de regarder la richesse et leur niveau de vie pour s'en convaincre.
...
Si je regarde le chemin parcouru depuis seulement la création du FI (Front Indépendantiste) et la convention de Wagap, à laquelle j'avais participé il y a une trentaine d'années, je redis qu'un très grand travail a été accompli. Que les morts, kanak et autres, ne l'ont pas été pour rien; que les batailles ont été gagnantes; que les "Vieux Kanak", s'ils n'ont pas vu l'indépendance, ont participé à l'émergence d'un Peuple Libre au sein d'une République Française qui a dû prendre en compte et favoriser l'application de réformes mageures dans Notre Pays; que les "Autres" populations ont dû apprendre que le Kanak sortait de ses réserves (sa réserve ?) et en tenir compte.
Que le vieux rêve d'autonomie interne de l'Union Calédonienne des années cinquante et soixante, partagé à cette époque par une grande majorité de la population quelle qu'elle soit, voit le jour.
...
Entre mes 27 ans et mes 57 ans, les choses n'ont pas reculé, elles ont avancé, souvent dans la douleur, c'est sûr ! Mais, jusqu'à ce jour, c'est bien de cela qu'il s'agit: des avancées considérables. ...
MAIS, c'est pour cela que la vigilance doit rester de mise, pour qu'aucune régression comme on a pu en connaître dans notre histoire, ne survienne à nouveau.
Au delà de ce dernier risque, celle d'une régression, que demander de plus ?
Eh bien, la situation actuelle, pour être un réel progrès, porte en elle-même les germes du danger: car le mieux être des hommes et des femmes de maintenant passe par l'aspiration à plus de justice sociale, par un partage plus équitable du gâteau économique calédonien . Ou de sourdes colères gronderont... Réveillés par ces germes mauvais !
Le futur équilibre du pays et sa capacité à accueillir passeront par cette condition.
Objectivement, s'il est un mouvement qui peut s'enorgueillir d'avoir fait avancer les choses en Nouvelle-Calédonie, et pour toutes les populations du pays, c'est bien le FLNKS.
Toutes les avancées déterminantes dont ont également profité les partis de la droite locale ou anti-indépendantistes; toutes ces avancées ont profité au moins autant au Peuple Kanak qu'aux autres populations de Notre Pays.
Objectivement, la lutte du Peuple Kanak a apporté du progrès et de l'autonomie à Notre Pays:
Un pouvoir au niveau des communes, des provinces, du Pays lui-même partagé avec le peuple kanak;
Une prise en compte de l'histoire de la Nouvelle-Calédonie dans les programmes scolaires;
Une intégration de la culture, des langues et des structures coutumières kanak dans la vie du pays;
Une accélération de la formation de cadres kanak;
Une prise en charge du développement économique, en particulier minier, par les kanak eux-mêmes;
Une reconnaissance de la Nouvelle-Calédonie dans sa région pacifique;
Une part de plus en plus grande prise par les kanak dans le monde du travail salarié, dans l'économie, dans l'administration, dans l'éducation et l'enseignement;
Et toutes ces avancées en faveur du Peuple Kanak ont eu des effets "collatéraux" essentiellement positifs pour tous les non kanak, dont ils ont pu tirer profit; il suffit de regarder la richesse et leur niveau de vie pour s'en convaincre.
...
Si je regarde le chemin parcouru depuis seulement la création du FI (Front Indépendantiste) et la convention de Wagap, à laquelle j'avais participé il y a une trentaine d'années, je redis qu'un très grand travail a été accompli. Que les morts, kanak et autres, ne l'ont pas été pour rien; que les batailles ont été gagnantes; que les "Vieux Kanak", s'ils n'ont pas vu l'indépendance, ont participé à l'émergence d'un Peuple Libre au sein d'une République Française qui a dû prendre en compte et favoriser l'application de réformes mageures dans Notre Pays; que les "Autres" populations ont dû apprendre que le Kanak sortait de ses réserves (sa réserve ?) et en tenir compte.
Que le vieux rêve d'autonomie interne de l'Union Calédonienne des années cinquante et soixante, partagé à cette époque par une grande majorité de la population quelle qu'elle soit, voit le jour.
...
Entre mes 27 ans et mes 57 ans, les choses n'ont pas reculé, elles ont avancé, souvent dans la douleur, c'est sûr ! Mais, jusqu'à ce jour, c'est bien de cela qu'il s'agit: des avancées considérables. ...
MAIS, c'est pour cela que la vigilance doit rester de mise, pour qu'aucune régression comme on a pu en connaître dans notre histoire, ne survienne à nouveau.
Au delà de ce dernier risque, celle d'une régression, que demander de plus ?
Eh bien, la situation actuelle, pour être un réel progrès, porte en elle-même les germes du danger: car le mieux être des hommes et des femmes de maintenant passe par l'aspiration à plus de justice sociale, par un partage plus équitable du gâteau économique calédonien . Ou de sourdes colères gronderont... Réveillés par ces germes mauvais !
Le futur équilibre du pays et sa capacité à accueillir passeront par cette condition.
mercredi 14 janvier 2009
Une violence kanak prévisible ?
Oui, parlons de cette violence qui couve chez les Kanak, et pas seulement chez les jeunes.
Parlons de la violence de la colonisation, qui perdure sous des formes modernisées en ce 21ème siècle.
Parlons de la violence faîte à ces hommes et ces femmes cantonnés dans des "réserves", condamnés à disparaître de "la grande histoire" dans les années 1920.
Parlons de la violence de toutes ces images chocs qu'internet et les médias véhiculent.
Parlons de la violence du mal être de ceux qui ont si peu quand d'autres à côté ont tant.
Parlons de la violence des rapports de domination entre les hommes, selon qu'ils ont le pouvoir politique ou économique, selon la couleur de leur peau, selon qu'ils sont instruits ou non, selon qu'ils sont hommes ou femmes.
Parlons de la violence de l'Ecole Républicaine incapable à produire plus d'élites kanak au cours des 156 années de présence française.
Parlons de la violence faite aux fesses de femmes noires offertes que les missionnaires ont voulu cacher quand les fesses de leurs femmes blanches étaient couvertes de jupons; pour qu'au 21ème siècle, les fesses de femmes blanches s'exposent sans vergogne quand les fesses des femmes kanak sont cachées sous des robes dites "missions" !
Parlons de la violence d'un rapport à la Terre aussi improbable, difficile, que toujours remis en question.
Parlons de la violence de ces "grands" médias populaires locaux si timorés ou ignorants de leur propre pays, champions du "pas de vague" ou du conformisme, du publi-reportage; incapables du moindre journalisme d'investigation.
... ---...
Parlons de toutes ces violences qui, comme dans une tragédie, en un même lieu, un même temps, une même action, frappent le cerveau de ces hommes-femmes; et dont ils ne peuvent s'échapper au pire qu'à l'aide de quelques expédients alcoolisés ou cannabisés, au mieux en s'accrochant à quelque religion un peu plus généreuse.
Comme je les comprends.
Comme je comprends leur révolte insoutenable.
Comme je comprends leur tentation suicidaire; sous quelque forme ...
Que faire ? Aurait dit un Lénine. Qu'y faire, dirais-je ?
...---...
Et pourtant, combien Notre Pays est beau, si riche, si plein "d'à venir" heureux; ou d'avenir incertain ...
Et pourtant, il y a de nombreux Kanak au volant de beaux 4x4; accèdent-ils enfin à la "réussite" ?
Et pourtant, il y a de plus en plus de serveuses Kanak dans les restaurants; sérieuses et engagées dans leur job ! Bon signe ? ...
...---...
Je sais le bonheur de vivre en Calédonie, je connais les bonheurs des coups de fête sans se préoccuper de l'origine de l'un ou de l'autre, j'aime les métissages, des corps, des idées, des coups de gueule; j'ai peur de cette violence, latente, cachée, contenue, retenue, soudaine, mortelle, trop souvent.
Alors, cette violence kanak:
Anecdotique ? Négligeable ? Collatérale ? Fantasme ?
...---...
Amen.
Parlons de la violence de la colonisation, qui perdure sous des formes modernisées en ce 21ème siècle.
Parlons de la violence faîte à ces hommes et ces femmes cantonnés dans des "réserves", condamnés à disparaître de "la grande histoire" dans les années 1920.
Parlons de la violence de toutes ces images chocs qu'internet et les médias véhiculent.
Parlons de la violence du mal être de ceux qui ont si peu quand d'autres à côté ont tant.
Parlons de la violence des rapports de domination entre les hommes, selon qu'ils ont le pouvoir politique ou économique, selon la couleur de leur peau, selon qu'ils sont instruits ou non, selon qu'ils sont hommes ou femmes.
Parlons de la violence de l'Ecole Républicaine incapable à produire plus d'élites kanak au cours des 156 années de présence française.
Parlons de la violence faite aux fesses de femmes noires offertes que les missionnaires ont voulu cacher quand les fesses de leurs femmes blanches étaient couvertes de jupons; pour qu'au 21ème siècle, les fesses de femmes blanches s'exposent sans vergogne quand les fesses des femmes kanak sont cachées sous des robes dites "missions" !
Parlons de la violence d'un rapport à la Terre aussi improbable, difficile, que toujours remis en question.
Parlons de la violence de ces "grands" médias populaires locaux si timorés ou ignorants de leur propre pays, champions du "pas de vague" ou du conformisme, du publi-reportage; incapables du moindre journalisme d'investigation.
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Parlons de toutes ces violences qui, comme dans une tragédie, en un même lieu, un même temps, une même action, frappent le cerveau de ces hommes-femmes; et dont ils ne peuvent s'échapper au pire qu'à l'aide de quelques expédients alcoolisés ou cannabisés, au mieux en s'accrochant à quelque religion un peu plus généreuse.
Comme je les comprends.
Comme je comprends leur révolte insoutenable.
Comme je comprends leur tentation suicidaire; sous quelque forme ...
Que faire ? Aurait dit un Lénine. Qu'y faire, dirais-je ?
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Et pourtant, combien Notre Pays est beau, si riche, si plein "d'à venir" heureux; ou d'avenir incertain ...
Et pourtant, il y a de nombreux Kanak au volant de beaux 4x4; accèdent-ils enfin à la "réussite" ?
Et pourtant, il y a de plus en plus de serveuses Kanak dans les restaurants; sérieuses et engagées dans leur job ! Bon signe ? ...
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Je sais le bonheur de vivre en Calédonie, je connais les bonheurs des coups de fête sans se préoccuper de l'origine de l'un ou de l'autre, j'aime les métissages, des corps, des idées, des coups de gueule; j'ai peur de cette violence, latente, cachée, contenue, retenue, soudaine, mortelle, trop souvent.
Alors, cette violence kanak:
Anecdotique ? Négligeable ? Collatérale ? Fantasme ?
...---...
Amen.
L'écorché vif ...
Raymond me disait il n'y a pas si longtemps, comme d'autres avant lui, que lorsqu'on me lit on sent que je suis écorché vif. Cette réflexion m'a fait réfléchir ...
Car je suis un homme doux, hier (!), mais aussi aujourd'hui et probablement demain ! Ceux qui me connaissent "de près", "en chair et en viande", savent que je le suis, doux, même mes colères sont douces; je suis aussi ouvert, accueillant, toujours prêt à tendre la main ... Alors d'où viendrait cette expression écrite écorchée ?
Après réflexion je crois que c'est Notre Pays, la Nouvelle-Calédonie ou Kanaky, ou les deux, qui sont écorchées vives ! Mes écrits ne sont que les reflets de mes expériences vécues, de mes observations attentives, de mes ressentis profonds, d'une histoire de Notre Pays; l'histoire d'une "Terre Violente" que quelques autres avant moi ont essayé de décrire.
Ce sont bien les vibrations de Notre Pays que je transmets... C'est prétentieux de le dire, "sans déconner", mais, c'est ainsi.
Le sous-sol de Notre Histoire est tellement rempli de ces violences, exclusions, conflits, affrontements, incompréhensions, rejets, heurts, relégations, dénégations, qu'y enfoncer les poteaux d'une Case Commune appelée Destin Commun sera très difficile !
Car je suis un homme doux, hier (!), mais aussi aujourd'hui et probablement demain ! Ceux qui me connaissent "de près", "en chair et en viande", savent que je le suis, doux, même mes colères sont douces; je suis aussi ouvert, accueillant, toujours prêt à tendre la main ... Alors d'où viendrait cette expression écrite écorchée ?
Après réflexion je crois que c'est Notre Pays, la Nouvelle-Calédonie ou Kanaky, ou les deux, qui sont écorchées vives ! Mes écrits ne sont que les reflets de mes expériences vécues, de mes observations attentives, de mes ressentis profonds, d'une histoire de Notre Pays; l'histoire d'une "Terre Violente" que quelques autres avant moi ont essayé de décrire.
Ce sont bien les vibrations de Notre Pays que je transmets... C'est prétentieux de le dire, "sans déconner", mais, c'est ainsi.
Le sous-sol de Notre Histoire est tellement rempli de ces violences, exclusions, conflits, affrontements, incompréhensions, rejets, heurts, relégations, dénégations, qu'y enfoncer les poteaux d'une Case Commune appelée Destin Commun sera très difficile !
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