dimanche 18 juillet 2010
Merci, Monsieur le Premier Ministre Fillon ! Pour votre visite digne et honnête.
Je vous ai suivi, de loin, ne faisant pas parti de tous ces assoifés de reconnaissance qui vous ont collé aux basques.
J'ai apprécié votre posture, élevée et simple à la fois.
Vos interventions, sans langue de bois, auxquelles nos élus ne nous ont pas habitués.
Mais, il est vrai que vous êtes le Premier Ministre de la France !
Et que ceux qui se sont évertués à se montrer proches de vous lors de votre séjour, ne sont que de petits élus locaux d'un pays de 250 000 habitants (à peine le trois millième de la France) ! Certains semblables à cette grenouille qui voulait être plus grosse que le boeuf !
On avait parfois l'impression qu'ils étaient les élus d'un très pays trop grand pour eux... Celui de leur rêve de puissance. Heureusement qu'il y avait nos Vieux et nos Vieilles Kanak comme ceux qui vous ont accueilli à Tiendanite avec fierté et simplicité.
Grande a été votre prise de position, simple et sans ambiguïté aussi, pour l'élévation du drapeau de Kanaky au côté de celui de la France.
Votre intervention ce soir sur TNC a montré toute votre classe dans ce dossier;
Tellement éloignée des réticences, des marchandages, des magouilles, des frustrations, de mes compatriotes. Plus cons que patriotes en l'occurrence sur ce sujet du drapeau de Kanaky flottant au côté de celui de la France.
Ce drapeau que même les médias ne savent pas comment présenter (entendu: drapeau kanak, drapeau des kanak, drapeau du FLNKS, drapeau des indépendantistes, drapeau tâché de sang ...), à croire qu'ils sont étrangers à Notre Pays, ou qu'ils n'étaient pas là quand Jean-Marie Tjibaou l'a élevé au nom de Kanaky).
C'est bien le drapeau de Kanaky qui est élevé, ce pays rêvé par tout un peuple en quête d'une reconnaissance qu'encore quelques abrutis de mes patriotes cons, caldoches ou métros venus chercher et trouver fortune (indexée ou dans les affaires) lui refusent !
Les Kanak dérangent, M. le premier Ministre, et ils les "emmerdent" (je le sais depuis trop longtemps, à en être malade); mais vous, étranger à notre petit pays, vous les reconnaissez, c'est un comble !
Mais rassurez-vous, ces aigris ne pèsent pas lourd dans votre avenir politique, comme les afrikaneers n'ont rien empêché de l'évolution de l'Afrique du Sud, même s'ils ont pris le temps de lui faire du mal, continuez votre chemin, celui de la grandeur de la France que trop de Français de Calédonie méconnaissent !
Merci Monsieur Fillon !
Le petit Peuple Kanak est grand et intelligent, ses élus, certes, peinent à être à la hauteur de son destin, mais les autres, caldoches, métros, wallisiens et futuniens, tahitiens, réunionnais, antillais, indonésiens, vietnamiens, chinois, qu'attendent-ils pour lui reconnaître au moins son droit à voir son drapeau flotter à côté de celui de la France, quand eux-mêmes sont fiers du leur ... Chez eux !!!
Un drapeau pas plus entâché de sang que celui que la France a fait couler ici et ailleurs !!!
Messieurs les censeurs, marre de votre arrogance et de votre ignoble ignorance ...
Aujourd'hui, la France est grande, ses enfants calédoniens sont encore petits.
VIVE LA FRANCE, VIVE KANAKY, VIVE LA NOUVELLE-CALEDONIE, VIVE LA FRATERNITE DE NOS PAYS ET DE LEURS PEUPLES !
Post scriptum:
Et arrêtons cette agitation (masturbation ?) intellectuelle sur un drapeau commun qui relève plus de la quadrature du cercle que de la proposition réaliste (à ce jour s'entend ) ! Quand bien même il reste un idéal à atteindre.
Et puis, au moins, les joueurs de l'équipe de foot-ball de la Nouvelle-Calédonie (quasiment tous kanak) pourront agiter le drapeau de Kanaky en cas de victoire comme ils l'ont fait aux jeux précédents sans choquer (puisqu'il sera devenu l'un des nôtres - à coté du "Bleublancrouge" !) ... !!!
Post scriptum du 19 juillet:
Confirmation d'une incompréhension et d'une inculture politique mageures:
La toile fourmille de messages transférés par les uns ou les autres pour rejeter le drapeau du Peuple Kanak;
Au nom d'une soi-disant identité calédonienne commune ou d'une volonté des "jeunes" (sic) de voir un drapeau "neutre", ou encore au nom de l'Accord de Nouméa, car certains découvrent enfin cet Accord ! "12 ans après" le début de son application; que ne l'ont-ils lu plus tôt !
Douze années pendant lesquels rien n'a avancé sur la question du drapeau;
Peut-être que tous ces "jeunes" qui se réveillent aujourd'hui auraient pu se manifester, à l'Université, dans les lycées, pour, "toutes ethnies confondues" (re-sic), faire des propositions et solliciter nos politiques !
A tous je redis ma conviction:
La reconnaissance du drapeau du Peuple Kanak est une étape essentielle et incontournable, qui favorisera la construction d'un destin commun sur des bases authentiques. (Et non pas sur des incantations ...).
A bon entendeur ... Un éveilleur néo-calédonien.
J'ai apprécié votre posture, élevée et simple à la fois.
Vos interventions, sans langue de bois, auxquelles nos élus ne nous ont pas habitués.
Mais, il est vrai que vous êtes le Premier Ministre de la France !
Et que ceux qui se sont évertués à se montrer proches de vous lors de votre séjour, ne sont que de petits élus locaux d'un pays de 250 000 habitants (à peine le trois millième de la France) ! Certains semblables à cette grenouille qui voulait être plus grosse que le boeuf !
On avait parfois l'impression qu'ils étaient les élus d'un très pays trop grand pour eux... Celui de leur rêve de puissance. Heureusement qu'il y avait nos Vieux et nos Vieilles Kanak comme ceux qui vous ont accueilli à Tiendanite avec fierté et simplicité.
Grande a été votre prise de position, simple et sans ambiguïté aussi, pour l'élévation du drapeau de Kanaky au côté de celui de la France.
Votre intervention ce soir sur TNC a montré toute votre classe dans ce dossier;
Tellement éloignée des réticences, des marchandages, des magouilles, des frustrations, de mes compatriotes. Plus cons que patriotes en l'occurrence sur ce sujet du drapeau de Kanaky flottant au côté de celui de la France.
Ce drapeau que même les médias ne savent pas comment présenter (entendu: drapeau kanak, drapeau des kanak, drapeau du FLNKS, drapeau des indépendantistes, drapeau tâché de sang ...), à croire qu'ils sont étrangers à Notre Pays, ou qu'ils n'étaient pas là quand Jean-Marie Tjibaou l'a élevé au nom de Kanaky).
C'est bien le drapeau de Kanaky qui est élevé, ce pays rêvé par tout un peuple en quête d'une reconnaissance qu'encore quelques abrutis de mes patriotes cons, caldoches ou métros venus chercher et trouver fortune (indexée ou dans les affaires) lui refusent !
Les Kanak dérangent, M. le premier Ministre, et ils les "emmerdent" (je le sais depuis trop longtemps, à en être malade); mais vous, étranger à notre petit pays, vous les reconnaissez, c'est un comble !
Mais rassurez-vous, ces aigris ne pèsent pas lourd dans votre avenir politique, comme les afrikaneers n'ont rien empêché de l'évolution de l'Afrique du Sud, même s'ils ont pris le temps de lui faire du mal, continuez votre chemin, celui de la grandeur de la France que trop de Français de Calédonie méconnaissent !
Merci Monsieur Fillon !
Le petit Peuple Kanak est grand et intelligent, ses élus, certes, peinent à être à la hauteur de son destin, mais les autres, caldoches, métros, wallisiens et futuniens, tahitiens, réunionnais, antillais, indonésiens, vietnamiens, chinois, qu'attendent-ils pour lui reconnaître au moins son droit à voir son drapeau flotter à côté de celui de la France, quand eux-mêmes sont fiers du leur ... Chez eux !!!
Un drapeau pas plus entâché de sang que celui que la France a fait couler ici et ailleurs !!!
Messieurs les censeurs, marre de votre arrogance et de votre ignoble ignorance ...
Aujourd'hui, la France est grande, ses enfants calédoniens sont encore petits.
VIVE LA FRANCE, VIVE KANAKY, VIVE LA NOUVELLE-CALEDONIE, VIVE LA FRATERNITE DE NOS PAYS ET DE LEURS PEUPLES !
Post scriptum:
Et arrêtons cette agitation (masturbation ?) intellectuelle sur un drapeau commun qui relève plus de la quadrature du cercle que de la proposition réaliste (à ce jour s'entend ) ! Quand bien même il reste un idéal à atteindre.
Et puis, au moins, les joueurs de l'équipe de foot-ball de la Nouvelle-Calédonie (quasiment tous kanak) pourront agiter le drapeau de Kanaky en cas de victoire comme ils l'ont fait aux jeux précédents sans choquer (puisqu'il sera devenu l'un des nôtres - à coté du "Bleublancrouge" !) ... !!!
Post scriptum du 19 juillet:
Confirmation d'une incompréhension et d'une inculture politique mageures:
La toile fourmille de messages transférés par les uns ou les autres pour rejeter le drapeau du Peuple Kanak;
Au nom d'une soi-disant identité calédonienne commune ou d'une volonté des "jeunes" (sic) de voir un drapeau "neutre", ou encore au nom de l'Accord de Nouméa, car certains découvrent enfin cet Accord ! "12 ans après" le début de son application; que ne l'ont-ils lu plus tôt !
Douze années pendant lesquels rien n'a avancé sur la question du drapeau;
Peut-être que tous ces "jeunes" qui se réveillent aujourd'hui auraient pu se manifester, à l'Université, dans les lycées, pour, "toutes ethnies confondues" (re-sic), faire des propositions et solliciter nos politiques !
A tous je redis ma conviction:
La reconnaissance du drapeau du Peuple Kanak est une étape essentielle et incontournable, qui favorisera la construction d'un destin commun sur des bases authentiques. (Et non pas sur des incantations ...).
A bon entendeur ... Un éveilleur néo-calédonien.
jeudi 15 juillet 2010
Renouvellement du bureau du Congrès: quand la confusion devient la règle !
La confusion est donc devenue la règle au Congrès de la Nouvelle-Calédonie :
La (més)Entente Républicaine où les partenaires d'un jour deviennent adversaires du lendemain; se déchirant à qui mieux mieux sans politique cohérente et lisible !
Autant donc le dire: l'Entente Républicaine n'existe plus. Sauf à vouloir tromper le monde !
Le FLNKS, l'historique, celui qui regroupe l'UC, le Palika, l'UPM et le RDO, qui n'a plus de "Front" que le "F"; trop occupé à se déchirer pour nous proposer une vision commune de l'avenir !
Autant donc le dire: le FLNKS n'existe plus. Sauf à vouloir tromper le monde !
Mais la tromperie est trop souvent un mode de communication en politique... Comme dans la blague lue il n'y a pas longtemps et que je vous livre: "Comment savoir si un politicien ment ? Ses lèvres bougent !"
Lutte d'égos à défaut de confrontation de programmes;
Lutte d'idéologies "bon marché" à défaut de confrontation d'idéaux et d'idées.
Car en analysant bien ce qu'il se passe depuis quelques temps dans notre landernau politique calédonien, c'est bien de cette double confrontation dont il s'agit:
Lutte d'égos car ce sont d'abord les querelles de personnes, de personnalités qui prédominent à travers ces jeux curieux du style "je t'aime moi non plus" ...
Lutte d'idéologies "de comptoir" car ces égos servent des positions politiques plus proches de l'idéologie au sens restrictif du terme que de propositions d'actions concrètes efficaces et surtout au service de l'intérêt général. Des idéologies sous forme de catalogues de propositions plus proches de la démagogie où le discours prétendra toujours servir l'intérêt général ou encore les plus pauvres quand il sert en réalité des intérêts particuliers, partisans ou de lobbies.
Messieurs et mesdames, hommes et femmes politiques; descendez de vos perchoirs,
Rejoignaient la vie réelle, l'économie réelle, la société réelle, la délinquance réelle, le désespoir réel, le travail réel, la maladie réelle, l'école réelle, les quartiers réels ou les tribus réelles.
Si vous aimez votre (Notre) Pays, oubliez vos programmes irréels, irréalistes, vos spécialistes et experts (ou du moins laissez-les là où ils doivent être, universités ou bureaux d'études).
Venez nous rejoindre ... Sur cette terre âpre !
Mais, que l'on ne se méprenne pas sur mon propos: je ne suis pas contre la société (la classe ?) politique; il y a des gens que j'estime parmi les politiques, mais, autant je respecte l'homme ou la femme derrière le politique, autant je déteste le JEU politique auquel certains se livrent avec trop de délectation ! Quelques uns semblent même préférer plus le jeu et ce qu'il peut leur rapporter que la mission qu'ils se sont engagés à remplir en se présentant aux élections !
A moins que certains de nos politiciens ne se sentent "élus" au sens divin et biblique de ce mot ! Ce serait encore plus grave ...
Alors, aujourd'hui, en cette journée un peu spéciale du renouvellement du Bureau du Congrès et du vote du voeu portant sur l'élévation du drapeau de Kanaky au côté de celui de la France, j'ai décidé de faire une petite liste de mes péférences, quitte à m'exposer un peu; ceci dit, j'en ai tellement pris dans la figure au cours de ma vie sociale, professionnelle et politique que ... Même pas peur ! J'ai même envie d'être provocateur.
Bien sûr cette petite liste d'appréciation m'appartient (tiens ce doit être une déformation professionnel d'ancien pédagogue), mais elle reste fondée sur quarante années de pratique politique consciente de la Calédonie de l'intérieur ou dans l'observation attentive; où j'ai vu émerger tant d'hommes (et un peu de femmes) politiques; sans jamais céder dans le sectarisme ni l'ostracisme, l'esprit d'ouverture restant pour ma part la quintessence de l'honnête homme politique !
Let's gooooo !
J'aime bien Caroline Machoro et Gilbert Tyuiénon, ces enfants de Canala dont l'histoire boulversée et mouvementée a rendu plus lucides sur ce qu'il reste à construire et la difficulté à le faire.
J'aime bien Harold Martin, homme de droite et anti-indépendantiste certes, mais un des meilleurs connaisseurs de Notre Pays, de ses gens et de leurs contradictions, qui a appris mieux que beaucoup d'autres l'art du compromis pour le bien de tous; et qui a su évoluer.
Je regrette Didier Leroux, vrai centriste, une gageure en Calédonie, mais aussi une qualité en Calédonie; homme d'affaires bien sûr mais avec un souci sincère des plus humbles et de vraies réflexions et propositions pour une modernisation de notre fiscalité indirecte (TVA) comme de notre économie.
J'estime aussi Louis kotra Urégueï, dont on dit tant de choses, mais parce qu'il fait tant de choses (affaires, syndicalisme, politique), en fait un homme aimable (si, si, j'insiste) en privé et avant tout défenseur de son peuple (Kanak) en public.
Et puis il y a ceux que je ne connais pas assez mais auxquels j'aurais envie de "faire un crédit" de confiance ... Jusqu'à preuve du contraire; comme Eric Gay ...
Il y a Pierre Frogier que je ne parviens toujours pas à cerner sans tomber dans la caricature: homme politique d'expérience et intègre ou homme d'appareil et d'opportunismes ? Mais sa dernière proposition de faire monter le drapeau de Kanaky à côté de celui de la France me ferait penser qu'il gagne en hauteur de vue reste pour lui à convaincre les membres de son parti et ses électeurs de le suivre sur cette voie.
Il y a Charlie (Pidjot) qui me semble vouloir maintenir une ligne qui serait celle de l'Union Calédonienne la plus authentique et historique, résultante de celle du Vieux Député Pidjot, de Jean-Marie Tjibaou et d'Eloi Machoro tout à la fois !
Il y a ceux que je nommerai pas pour ne pas les aimer !
Et il y a le Clan des Philippiens (Gomès, Michel, Germain, Dunoyer) qui me semblent trop s'agiter pour être honnêtes: ne chercheraient-ils pas à capter par tous les moyens ces électeurs inquiets devant un horizon politique dont ils ne comprennent rien (car l'électeur calédonien est trop souvent inculte qu'on peut lui faire gober n'importe quoi...)!
Il y a encore Paul Néaoutyine pour qui j'avais à une époque quelque admiration et dont le positionnement actuel me perturbe.
J'aime en fait ceux qui ne me semblent pas trop soumis au chef, à l'idéologie, au pouvoir, à l'argent (par désintérêt, ou ... parce qu'ils en ont déjà beaucoup !).
Je n'aime pas tous ces médiocres, apparatchiks, suivistes, courtisans, ambitieux (pour eux-mêmes), ceux qui ne connaissent rien ou si peu en fait de Notre (Leur) Pays profond mais qui prétendent le contraire !
La (més)Entente Républicaine où les partenaires d'un jour deviennent adversaires du lendemain; se déchirant à qui mieux mieux sans politique cohérente et lisible !
Autant donc le dire: l'Entente Républicaine n'existe plus. Sauf à vouloir tromper le monde !
Le FLNKS, l'historique, celui qui regroupe l'UC, le Palika, l'UPM et le RDO, qui n'a plus de "Front" que le "F"; trop occupé à se déchirer pour nous proposer une vision commune de l'avenir !
Autant donc le dire: le FLNKS n'existe plus. Sauf à vouloir tromper le monde !
Mais la tromperie est trop souvent un mode de communication en politique... Comme dans la blague lue il n'y a pas longtemps et que je vous livre: "Comment savoir si un politicien ment ? Ses lèvres bougent !"
Lutte d'égos à défaut de confrontation de programmes;
Lutte d'idéologies "bon marché" à défaut de confrontation d'idéaux et d'idées.
Car en analysant bien ce qu'il se passe depuis quelques temps dans notre landernau politique calédonien, c'est bien de cette double confrontation dont il s'agit:
Lutte d'égos car ce sont d'abord les querelles de personnes, de personnalités qui prédominent à travers ces jeux curieux du style "je t'aime moi non plus" ...
Lutte d'idéologies "de comptoir" car ces égos servent des positions politiques plus proches de l'idéologie au sens restrictif du terme que de propositions d'actions concrètes efficaces et surtout au service de l'intérêt général. Des idéologies sous forme de catalogues de propositions plus proches de la démagogie où le discours prétendra toujours servir l'intérêt général ou encore les plus pauvres quand il sert en réalité des intérêts particuliers, partisans ou de lobbies.
Messieurs et mesdames, hommes et femmes politiques; descendez de vos perchoirs,
Rejoignaient la vie réelle, l'économie réelle, la société réelle, la délinquance réelle, le désespoir réel, le travail réel, la maladie réelle, l'école réelle, les quartiers réels ou les tribus réelles.
Si vous aimez votre (Notre) Pays, oubliez vos programmes irréels, irréalistes, vos spécialistes et experts (ou du moins laissez-les là où ils doivent être, universités ou bureaux d'études).
Venez nous rejoindre ... Sur cette terre âpre !
Mais, que l'on ne se méprenne pas sur mon propos: je ne suis pas contre la société (la classe ?) politique; il y a des gens que j'estime parmi les politiques, mais, autant je respecte l'homme ou la femme derrière le politique, autant je déteste le JEU politique auquel certains se livrent avec trop de délectation ! Quelques uns semblent même préférer plus le jeu et ce qu'il peut leur rapporter que la mission qu'ils se sont engagés à remplir en se présentant aux élections !
A moins que certains de nos politiciens ne se sentent "élus" au sens divin et biblique de ce mot ! Ce serait encore plus grave ...
Alors, aujourd'hui, en cette journée un peu spéciale du renouvellement du Bureau du Congrès et du vote du voeu portant sur l'élévation du drapeau de Kanaky au côté de celui de la France, j'ai décidé de faire une petite liste de mes péférences, quitte à m'exposer un peu; ceci dit, j'en ai tellement pris dans la figure au cours de ma vie sociale, professionnelle et politique que ... Même pas peur ! J'ai même envie d'être provocateur.
Bien sûr cette petite liste d'appréciation m'appartient (tiens ce doit être une déformation professionnel d'ancien pédagogue), mais elle reste fondée sur quarante années de pratique politique consciente de la Calédonie de l'intérieur ou dans l'observation attentive; où j'ai vu émerger tant d'hommes (et un peu de femmes) politiques; sans jamais céder dans le sectarisme ni l'ostracisme, l'esprit d'ouverture restant pour ma part la quintessence de l'honnête homme politique !
Let's gooooo !
J'aime bien Caroline Machoro et Gilbert Tyuiénon, ces enfants de Canala dont l'histoire boulversée et mouvementée a rendu plus lucides sur ce qu'il reste à construire et la difficulté à le faire.
J'aime bien Harold Martin, homme de droite et anti-indépendantiste certes, mais un des meilleurs connaisseurs de Notre Pays, de ses gens et de leurs contradictions, qui a appris mieux que beaucoup d'autres l'art du compromis pour le bien de tous; et qui a su évoluer.
Je regrette Didier Leroux, vrai centriste, une gageure en Calédonie, mais aussi une qualité en Calédonie; homme d'affaires bien sûr mais avec un souci sincère des plus humbles et de vraies réflexions et propositions pour une modernisation de notre fiscalité indirecte (TVA) comme de notre économie.
J'estime aussi Louis kotra Urégueï, dont on dit tant de choses, mais parce qu'il fait tant de choses (affaires, syndicalisme, politique), en fait un homme aimable (si, si, j'insiste) en privé et avant tout défenseur de son peuple (Kanak) en public.
Et puis il y a ceux que je ne connais pas assez mais auxquels j'aurais envie de "faire un crédit" de confiance ... Jusqu'à preuve du contraire; comme Eric Gay ...
Il y a Pierre Frogier que je ne parviens toujours pas à cerner sans tomber dans la caricature: homme politique d'expérience et intègre ou homme d'appareil et d'opportunismes ? Mais sa dernière proposition de faire monter le drapeau de Kanaky à côté de celui de la France me ferait penser qu'il gagne en hauteur de vue reste pour lui à convaincre les membres de son parti et ses électeurs de le suivre sur cette voie.
Il y a Charlie (Pidjot) qui me semble vouloir maintenir une ligne qui serait celle de l'Union Calédonienne la plus authentique et historique, résultante de celle du Vieux Député Pidjot, de Jean-Marie Tjibaou et d'Eloi Machoro tout à la fois !
Il y a ceux que je nommerai pas pour ne pas les aimer !
Et il y a le Clan des Philippiens (Gomès, Michel, Germain, Dunoyer) qui me semblent trop s'agiter pour être honnêtes: ne chercheraient-ils pas à capter par tous les moyens ces électeurs inquiets devant un horizon politique dont ils ne comprennent rien (car l'électeur calédonien est trop souvent inculte qu'on peut lui faire gober n'importe quoi...)!
Il y a encore Paul Néaoutyine pour qui j'avais à une époque quelque admiration et dont le positionnement actuel me perturbe.
J'aime en fait ceux qui ne me semblent pas trop soumis au chef, à l'idéologie, au pouvoir, à l'argent (par désintérêt, ou ... parce qu'ils en ont déjà beaucoup !).
Je n'aime pas tous ces médiocres, apparatchiks, suivistes, courtisans, ambitieux (pour eux-mêmes), ceux qui ne connaissent rien ou si peu en fait de Notre (Leur) Pays profond mais qui prétendent le contraire !
dimanche 4 juillet 2010
Florilège de choses vues ou entendues ces dernières semaines, en version négative !
Un échantillon qui en dit long sur toutes ces manipulations volontaires ou non, en termes de communications de toutes sortes, dont nous sommes victimes ... Bien souvent consentantes:
"Prenez le temps de vivre, allez au cinéma !"
En quelque sorte, arrêtez de vivre en allant au cinéma ! Comme pour les jeux vidéos ... Meilleurs moyens de s'extraire de la Vraie Vie. Et si je passe tout mon temps au cinéma ... Eh bien je vis quoi !!!
Dans l'illusion.
Radio Djiido lors de la dernière visite de Marie-Luce Penchard.
Madame Penchard, lors d'une interview a été présentée comme ... La ministre des Colonies ???
Nooon, la ministre de l'Outre-Mer !
J'en suis resté bête, nous n'étions plus en Kanaky sur notre chère RDK.
Coupe du Monde de la FIFA !
Coupe du Monde de quoi ???
De la FIFA !...
Ah bon ! Et c'est quoi comme sport ... La FIFA ?
Je crois que c'est du foot-ball.
Ca m'énerve, FIFA FIFA FIFA FIFA ... Usine à fric dont on aperçoit les conséquences en France.
Multinationale du sport.
A aucun moment on peut voir afficher le mot FOOT-BALL. Heureusement qu'on en voit un peu !
Du foot-ball.
Scalair ...
Eux, ils sont forts !
Ils nous rassurent sur les effets de la pollution athmosphérique en expliquant que grâce à l'alizé la pollution reste faible sur la ville de Nouméa ou sur certains quartiers car les vents chassent la dite pollution !!!
Vers où ? On s'en fout !
La Calédonie pollue de partout, de toute part, mais bienheureusement, ce sont les autres, ailleurs, sur notre bonne vieille Terre qui en profiteront !!!
Le pire entendu: les indices sont mauvais car le vent a été faible !!!
Non mais entendent-ils leurs conneries ???
NC 2011 ... Des jeux qui nous unissent.
Mais alors put... à quel prix !
Autant d'argent gaspillé pour en mettre plein la vue aux autres pays du Pacifique.
Et puis ils vont pas nous faire croire que les jeux nous unissent, quand chaque communauté ou chaque classe sociale a son sport où elle "se retrouve entre soi" !
Il leur faut des lunettes ou quoi !!!
Des JEUX, point. Qui nous unissent, "point trop s'en faut".
Laissons faire le plaisir et le goût de l'effort sans assigner au sport une mission que toute l'histoire de la Calédonie a été incapable d'accomplir: nous unir !
Hymne de la Nouvelle-Calédonie:
Nouvelle version orchestrée par une fanfare militaire entendue sur TNC;
Où est passé le toutoute ?
C'est de pire en pire ...
Le Gouvernement lutte contre la vie chère ...
Et puis quoi encore ! Arrêtez de nous prendre pour des abrutis, vous qui ne savez même pas ce que c'est la vie chère !
Chivot l'Ancien, lui savait, Leroux, Thémereau, eux pouvaient, et les deux derniers n'ont rien fait quand ils en avaient le pouvoir, que c'est en premier lieu la fiscalité, qu'elle soit directe ou indirecte qu'il faut réformer !!!
Alors toutes ces élucubrations autour de la protection de la production locale n'est que mirage pour mieux exploiter un marché captif: celui des classes défavorisées ou moyennes. A qui la qualité est interdite !!! Surtout si elle est importée.
La Transcal envahit la chaîne à la découverte des tribus ...
Et puis quoi encore ! 1000 huluberlus dans une tribu pour découvrir la culture kanak ???
J'aime pas ces slogans affichés, cette communication trompeuse! Ceux qui sont en train de manger leurs pâtes, échanger sur leur tactique du lendemain, rigoler grassement, pendant que les responsables "font la coutume", tout ça c'est du pipeau !!! J'ai pitié pour les vieux kanak qui les accueillent. Attention à ce que "La Coutume" ne devienne un folklore de plus !
C'est comme pour NC 2011, arrêtons de mélanger les genres. Je suis sportif, un vrai (16 marathons de Nouméa, entre autres), j'aime pas ces simagrées et faux semblants.
Chers organisateurs, arrêtez de communiquer sur "la rencontre des cultures", communiquez simplement sur l'aspect sportif, point.
Huitième Comité des Signatires.
Gomès "out" ! Pas légitime ! Ah bon ?
Mais qui est légitime ?
Les signataires historiques ? Frogier ? Martin ? Pidjot ? Wamytan ? Et jusqu'à quand ? Leur mort ?
Tjibaou est mort, Yéyé aussi, Lafleur en retraite, Rocard en conférences, eux aussi étaient légitimes, mais plus là pour négocier d'autres accords.
Et LKU un peu aussi, légitime, dont la signature est apposée en bas de l'Accord de Matignon-Oudinot !
Qui est encore légitime ? Jusqu'à quand ?
Le seul a être authentiquement légitime, c'est le Peuple !
Lui qui a entériné les deux derniers accords lors des référendums auxquels il a été appelé à donner son avis.
Alors, si je comprends bien certaines interventions, s'il y a nouvel accord, seuls les prétenduments légitimes seraient à même d'émettre une proposition ?
Et, j'imagine, si ce nouveau pacte, qu'il soit "cinquantenaire" ou autre, les légitimes de 1988 tous rabougris, viellards invertébrés, continuer à prétendre être les seuls à pouvoir construire un avenir ... "Parce qu'ils se connaissent depuis longtemps" ! (sic).
Arrêtons l'invasion ... Des espèces envahissantes !
Bravo aux enfants pour leur enthousiasme dans cette série de propagande officielle.
Mais, bon, en entendant parler d'espèces envahissantes, la première et la plus mauvaise est d'abord celle de ces humains qui envahissent la planète comme notre archipel, entraînant derrière elle tous les poisons contre lesquels ils prétendent se battre !!!
Ah oui ! Il y a aussi, pour les femmes, cette publicité: "Avec le colorant "Laure et Al" *pour vos cheveux, soyez naturelle" !
Ce qui signifie que c'est l'artifice qui est devenu le naturel ... Et le naturel, donc la nature, sont à ranger au rebut !
*Tiens ! Ca me dit quelque chose ... Une mauvaise et trouble affaire; où la politique et la finance ... Finissent toujours par se rencontrer.
Et puis, dans Les Nouvelles, l'interview de Marie-Madeleine L.
Présentée comme une métisse "kanak" ! Et pourtant, sa mère est kanak et son père métropolitain.
Alors, est-elle métisse "kanak" ou métisse "métro" ? Elle est autant l'une que l'autre; mais c'est la métisse "kanak" qui est avancée; allez comprendre pourquoi ?
Marie-Madeleine est une de mes anciennes élèves ... Et je suis fier d'elle.
Bon, allez, tata !
"Prenez le temps de vivre, allez au cinéma !"
En quelque sorte, arrêtez de vivre en allant au cinéma ! Comme pour les jeux vidéos ... Meilleurs moyens de s'extraire de la Vraie Vie. Et si je passe tout mon temps au cinéma ... Eh bien je vis quoi !!!
Dans l'illusion.
Radio Djiido lors de la dernière visite de Marie-Luce Penchard.
Madame Penchard, lors d'une interview a été présentée comme ... La ministre des Colonies ???
Nooon, la ministre de l'Outre-Mer !
J'en suis resté bête, nous n'étions plus en Kanaky sur notre chère RDK.
Coupe du Monde de la FIFA !
Coupe du Monde de quoi ???
De la FIFA !...
Ah bon ! Et c'est quoi comme sport ... La FIFA ?
Je crois que c'est du foot-ball.
Ca m'énerve, FIFA FIFA FIFA FIFA ... Usine à fric dont on aperçoit les conséquences en France.
Multinationale du sport.
A aucun moment on peut voir afficher le mot FOOT-BALL. Heureusement qu'on en voit un peu !
Du foot-ball.
Scalair ...
Eux, ils sont forts !
Ils nous rassurent sur les effets de la pollution athmosphérique en expliquant que grâce à l'alizé la pollution reste faible sur la ville de Nouméa ou sur certains quartiers car les vents chassent la dite pollution !!!
Vers où ? On s'en fout !
La Calédonie pollue de partout, de toute part, mais bienheureusement, ce sont les autres, ailleurs, sur notre bonne vieille Terre qui en profiteront !!!
Le pire entendu: les indices sont mauvais car le vent a été faible !!!
Non mais entendent-ils leurs conneries ???
NC 2011 ... Des jeux qui nous unissent.
Mais alors put... à quel prix !
Autant d'argent gaspillé pour en mettre plein la vue aux autres pays du Pacifique.
Et puis ils vont pas nous faire croire que les jeux nous unissent, quand chaque communauté ou chaque classe sociale a son sport où elle "se retrouve entre soi" !
Il leur faut des lunettes ou quoi !!!
Des JEUX, point. Qui nous unissent, "point trop s'en faut".
Laissons faire le plaisir et le goût de l'effort sans assigner au sport une mission que toute l'histoire de la Calédonie a été incapable d'accomplir: nous unir !
Hymne de la Nouvelle-Calédonie:
Nouvelle version orchestrée par une fanfare militaire entendue sur TNC;
Où est passé le toutoute ?
C'est de pire en pire ...
Le Gouvernement lutte contre la vie chère ...
Et puis quoi encore ! Arrêtez de nous prendre pour des abrutis, vous qui ne savez même pas ce que c'est la vie chère !
Chivot l'Ancien, lui savait, Leroux, Thémereau, eux pouvaient, et les deux derniers n'ont rien fait quand ils en avaient le pouvoir, que c'est en premier lieu la fiscalité, qu'elle soit directe ou indirecte qu'il faut réformer !!!
Alors toutes ces élucubrations autour de la protection de la production locale n'est que mirage pour mieux exploiter un marché captif: celui des classes défavorisées ou moyennes. A qui la qualité est interdite !!! Surtout si elle est importée.
La Transcal envahit la chaîne à la découverte des tribus ...
Et puis quoi encore ! 1000 huluberlus dans une tribu pour découvrir la culture kanak ???
J'aime pas ces slogans affichés, cette communication trompeuse! Ceux qui sont en train de manger leurs pâtes, échanger sur leur tactique du lendemain, rigoler grassement, pendant que les responsables "font la coutume", tout ça c'est du pipeau !!! J'ai pitié pour les vieux kanak qui les accueillent. Attention à ce que "La Coutume" ne devienne un folklore de plus !
C'est comme pour NC 2011, arrêtons de mélanger les genres. Je suis sportif, un vrai (16 marathons de Nouméa, entre autres), j'aime pas ces simagrées et faux semblants.
Chers organisateurs, arrêtez de communiquer sur "la rencontre des cultures", communiquez simplement sur l'aspect sportif, point.
Huitième Comité des Signatires.
Gomès "out" ! Pas légitime ! Ah bon ?
Mais qui est légitime ?
Les signataires historiques ? Frogier ? Martin ? Pidjot ? Wamytan ? Et jusqu'à quand ? Leur mort ?
Tjibaou est mort, Yéyé aussi, Lafleur en retraite, Rocard en conférences, eux aussi étaient légitimes, mais plus là pour négocier d'autres accords.
Et LKU un peu aussi, légitime, dont la signature est apposée en bas de l'Accord de Matignon-Oudinot !
Qui est encore légitime ? Jusqu'à quand ?
Le seul a être authentiquement légitime, c'est le Peuple !
Lui qui a entériné les deux derniers accords lors des référendums auxquels il a été appelé à donner son avis.
Alors, si je comprends bien certaines interventions, s'il y a nouvel accord, seuls les prétenduments légitimes seraient à même d'émettre une proposition ?
Et, j'imagine, si ce nouveau pacte, qu'il soit "cinquantenaire" ou autre, les légitimes de 1988 tous rabougris, viellards invertébrés, continuer à prétendre être les seuls à pouvoir construire un avenir ... "Parce qu'ils se connaissent depuis longtemps" ! (sic).
Arrêtons l'invasion ... Des espèces envahissantes !
Bravo aux enfants pour leur enthousiasme dans cette série de propagande officielle.
Mais, bon, en entendant parler d'espèces envahissantes, la première et la plus mauvaise est d'abord celle de ces humains qui envahissent la planète comme notre archipel, entraînant derrière elle tous les poisons contre lesquels ils prétendent se battre !!!
Ah oui ! Il y a aussi, pour les femmes, cette publicité: "Avec le colorant "Laure et Al" *pour vos cheveux, soyez naturelle" !
Ce qui signifie que c'est l'artifice qui est devenu le naturel ... Et le naturel, donc la nature, sont à ranger au rebut !
*Tiens ! Ca me dit quelque chose ... Une mauvaise et trouble affaire; où la politique et la finance ... Finissent toujours par se rencontrer.
Et puis, dans Les Nouvelles, l'interview de Marie-Madeleine L.
Présentée comme une métisse "kanak" ! Et pourtant, sa mère est kanak et son père métropolitain.
Alors, est-elle métisse "kanak" ou métisse "métro" ? Elle est autant l'une que l'autre; mais c'est la métisse "kanak" qui est avancée; allez comprendre pourquoi ?
Marie-Madeleine est une de mes anciennes élèves ... Et je suis fier d'elle.
Bon, allez, tata !
samedi 3 juillet 2010
In memoriam: Papa, Maman; que ne vous ai-je mieux (re)connus !
Faut-il approcher "cahin caha" de la soixantaine pour réaliser que nous av(i)ons des parents,
Là, pas loin, à côté de nous.
L'âge les prend comme il nous prend, ou comme il les a pris, c'est selon.
Ce papa, né à Poindimié, fils de Tchamba,
Dont je ne me souviens si peu ou ce que de vieilles photos me renvoient.
Plus de ressenti, plus de toucher, des peaux mortes, et toujours ces images vieillotes.
Un papa jeune, fringant, sur telle photo ? Un inconnu en vérité !
Evoquer, il faut fermer les yeux et évoquer;
Revoir ces doigts de pieds et ces ongles torturés, qui me fascinaient, son biceps que je trouvais énorme,
Ce doigté à découper la viande, cette facilité à parler "la langue" dans des conversations enflammées;
Avec ses amis indigènes, et dont je n'y comprenais rien ...
Se mémorer ces bagarres simulées, lui tout seul contre ses trois fils ...
En regardant mes ongles de doigts de pieds se déformer
Je me demande encore comment papa pouvait avoir de tels ongles torturés aux doigts de pieds;
D'avoir tant marché pieds nus ou en claquettes sur les crêtes ou au bord de mer, peut-être ?
Et puis maman;
Née à Koné, fille d'Arama;
Toujours là, tellement affaiblie, parfois; tellement forte encore.
J'aimerais tant l'appeler Sophie, pour l'honorer dans ce qu'elle a été, et qu'elle est toujours,
Une femme qui en 88 années de Calédonie, de 1922 à 2010, a tant fait pour accéder à la dignité.
Eduquer ses enfants, travailler pour devenir quelqu'un, et travailler encore pour gagner sa vie.
Peut-être trop; à oublier de donner un peu de temps à ses enfants ...
Cette maman dont je caresse le dos, vain geste pour soulager sa douleur ...
Mais, père moi-même, l'histoire se répète-t-elle ?
Les gros bisous, les gueulantes, les confidences du grand, les câlins des plus jeunes;
Qu'en restera-t-il, en restera-t-il quelque chose au-delà de ces images maintenant numérisées.
Et tout à coup, une révélation:
La seule chose qui compte, c'est ce présent, dont je suis encore maître, un peu; avec
Ce que l'on échange, que l'on partage, que l'on donne, que l'on reçoit aussi;
Mais, "hic et nunc" ! Ici et maintenant ! Dans ce temps présent quoique fuyant...
Honorer la mémoire, comme je le fais, ici, est une ILLUSION qui donne bonne conscience;
Que n'ai-je dit à mon père que je l'aimais, que j'étais fier de lui ... Que je l'admirais.
Illusion ! J'étais incapable de le faire, trop occuper à prouver que j'existais:
Quand,
"Les hormones ou la testostérone vous submergent, l'orgueuil ou la "réussite" vous travaillent, l'argent à gagner, une "situation" à se faire...
Les filles à courir, les garçons à séduire. La vie à pleine dents !
Alors les parents, on y repensera quand on sera vieux".
Peut-être que mes frères Kanak savent mieux que nous honorer l'âge qui passe.
Et à leur façon, honorer ces pères et ces mères qui passent.
Leurs cimetières ne sont pas beaux clinquants comme les nôtres.
Parce que c'est de leur vivant qu'ils honorent en leur prouvant leur affection,
Ceux qui deviennent leurs Vieux et leurs Vieilles.
Respectables et respectés.
Avant qu'ils ne deviennent ces Anciens mythiques mais non numériques;
Mémoires évoquées pour traditions orales.
Mais j'aime à croire que par-ci par-là, des pères et des mères un peu "moins jeunes", comme moi-même,
Se prennent à vouloir réveiller ce lien fondamental qui unit les générations,
Même si la vie l'a un peu malmené.
In memoriam !
Morale de cette histoire:
Il est parfois trop tard pour bien faire ...
Là, pas loin, à côté de nous.
L'âge les prend comme il nous prend, ou comme il les a pris, c'est selon.
Ce papa, né à Poindimié, fils de Tchamba,
Dont je ne me souviens si peu ou ce que de vieilles photos me renvoient.
Plus de ressenti, plus de toucher, des peaux mortes, et toujours ces images vieillotes.
Un papa jeune, fringant, sur telle photo ? Un inconnu en vérité !
Evoquer, il faut fermer les yeux et évoquer;
Revoir ces doigts de pieds et ces ongles torturés, qui me fascinaient, son biceps que je trouvais énorme,
Ce doigté à découper la viande, cette facilité à parler "la langue" dans des conversations enflammées;
Avec ses amis indigènes, et dont je n'y comprenais rien ...
Se mémorer ces bagarres simulées, lui tout seul contre ses trois fils ...
En regardant mes ongles de doigts de pieds se déformer
Je me demande encore comment papa pouvait avoir de tels ongles torturés aux doigts de pieds;
D'avoir tant marché pieds nus ou en claquettes sur les crêtes ou au bord de mer, peut-être ?
Et puis maman;
Née à Koné, fille d'Arama;
Toujours là, tellement affaiblie, parfois; tellement forte encore.
J'aimerais tant l'appeler Sophie, pour l'honorer dans ce qu'elle a été, et qu'elle est toujours,
Une femme qui en 88 années de Calédonie, de 1922 à 2010, a tant fait pour accéder à la dignité.
Eduquer ses enfants, travailler pour devenir quelqu'un, et travailler encore pour gagner sa vie.
Peut-être trop; à oublier de donner un peu de temps à ses enfants ...
Cette maman dont je caresse le dos, vain geste pour soulager sa douleur ...
Mais, père moi-même, l'histoire se répète-t-elle ?
Les gros bisous, les gueulantes, les confidences du grand, les câlins des plus jeunes;
Qu'en restera-t-il, en restera-t-il quelque chose au-delà de ces images maintenant numérisées.
Et tout à coup, une révélation:
La seule chose qui compte, c'est ce présent, dont je suis encore maître, un peu; avec
Ce que l'on échange, que l'on partage, que l'on donne, que l'on reçoit aussi;
Mais, "hic et nunc" ! Ici et maintenant ! Dans ce temps présent quoique fuyant...
Honorer la mémoire, comme je le fais, ici, est une ILLUSION qui donne bonne conscience;
Que n'ai-je dit à mon père que je l'aimais, que j'étais fier de lui ... Que je l'admirais.
Illusion ! J'étais incapable de le faire, trop occuper à prouver que j'existais:
Quand,
"Les hormones ou la testostérone vous submergent, l'orgueuil ou la "réussite" vous travaillent, l'argent à gagner, une "situation" à se faire...
Les filles à courir, les garçons à séduire. La vie à pleine dents !
Alors les parents, on y repensera quand on sera vieux".
Peut-être que mes frères Kanak savent mieux que nous honorer l'âge qui passe.
Et à leur façon, honorer ces pères et ces mères qui passent.
Leurs cimetières ne sont pas beaux clinquants comme les nôtres.
Parce que c'est de leur vivant qu'ils honorent en leur prouvant leur affection,
Ceux qui deviennent leurs Vieux et leurs Vieilles.
Respectables et respectés.
Avant qu'ils ne deviennent ces Anciens mythiques mais non numériques;
Mémoires évoquées pour traditions orales.
Mais j'aime à croire que par-ci par-là, des pères et des mères un peu "moins jeunes", comme moi-même,
Se prennent à vouloir réveiller ce lien fondamental qui unit les générations,
Même si la vie l'a un peu malmené.
In memoriam !
Morale de cette histoire:
Il est parfois trop tard pour bien faire ...
mardi 22 juin 2010
Une "sacrée" addiction ... Qui peut faire mal !
Il existe une terrible addiction, dont on parle peu et qui peut faire souffrir, parfois tout un pays:
L'addiction au POUVOIR, politique, en particulier.
Ceux qui y ont pris goût ont du mal à s'en passer; à s'en délivrer ?
Tout comme l'alcool ou la drogue; cette addiction au pouvoir présente nombre de symptômes similaires:
Le Pouvoir :
Renforce l'égo,
Fait oublier la réalité,
Désinhibe la personnalité,
Libère le sentiment de toute puissance, parfois en le décuplant.
Rend inaccessible à l'entourage et isole.
Rend insensible à la souffrance (des autres ?)
On peut parler d'addiction au Pouvoir car la recherche, ou la quête du Pouvoir conduit parfois à tous les excès. Et ces excès sont sensibles dans un petit pays, qui plus est une île, où l'accès à des pouvoirs relativement importants peut être rapide, ou les proximités des pouvoirs économiques, judiciaires et politiques amplifient les jeux d'influences.
Dans des pays plus grands ou plus peuplés, le changement d'échelle (passage d'un pays petit ou peu peuplé à un pays plus grand) rend l'accès à au(x) pouvoir(s) plus difficile, la "sélection" y est plus grande et la compétition beaucoup plus forte; même en ce qui concerne les pouvoirs locaux ou régionaux.
En Nouvelle-Calédonie, quand on voit depuis quand certains hommes (ou femmes) politiques sont au(x) Pouvoir(s), on peut s'interroger :
Est-il normal et sain pour la vie, la gestion, la gouvernance d'un pays d'avoir des elus (quasiment) à vie ? Ne sommes nous pas finalement dans une forme de dictature démocratique ?
A moins que l'abus de pouvoir(s) entraîne une forme d'addiction ... Au pouvoir !
Mais, pour une telle addiction, il n'y a que les électeurs qui possèdent le remède, la thérapie est connue et elle passe par l'urne ! Toutefois, comme nombre de sujets atteints d'addictions nos politiques savent ruser pour se procurer à tout prix le moyen d'assouvir leur addiction ... Le bulletin de vote !
Dit autrement;
Si dans un premier temps le doublement d'un mandat politique électoral peut éventuellement apporter quelques compétences à l'élu(e), la répétition de ces mandats sans limitation finit, avec le temps par couper l'élu(e) de toutes les réalités de la vie VRAIE, réelle, de ces mêmes gens qui l'ont élu(e) ...
Parfois aussi, après avoir goûté au pouvoir et à ses attributs, chez certains élu(e)s, c'est alors la volonté de se maintenir et de multiplier les mandats qui va primer, et aboutir une recherche addictive des moyens d'assouvir sa quête ... De l'objet tant désiré: le pouvoir.
Mais notons bien que la vraie compétence (peut-être la seule) avérée qu'un élu doit posséder dans un pays démocratique, c'est celle d'être capable de représenter avec fidélité et conscience ceux qui l'ont élu: le Peuple en fait. Donc prétendre qu'il est nécessaire de faire plusieurs mandats pour acquérir des compétences politiques est une fumisterie permettant de justifier une soi-disant "professionnalisation" des politiciens !
Un élu n'a pas besoin d'être médecin pour présider une commission de la santé, d'être ingénieur pour présider celle des travaux publics, etc. Il doit simplement (!?) porter les intérêts du Peuple et connaître la réalité de ses besoins par exemple dans le domaine de la santé ou celui de l'aménagement du territoire.
Sinon à quoi servent donc tous ces chargés de mission, attachés de cabinet, etc. payés pour assister les élus ? Ce sont eux qui doivent avoir effectivement les compétences pour monter les dossiers techniques selon les orientations donnés par leurs élus ...
P.S. Le brouillon de ce billet était daté du 8 juin, date à laquelle j'en avais bâti l'architecture; et, par une étrange coincidence, Laurent EDO publiait dans l'hebdomadaire "Les Infos" du 11 juin un article très intéressant intitulé "les addictions et réalités socio-culturelles".
Mon billet vient donc fort opportunément compléter son analyse adaptée au contexte politique local.
L'addiction au POUVOIR, politique, en particulier.
Ceux qui y ont pris goût ont du mal à s'en passer; à s'en délivrer ?
Tout comme l'alcool ou la drogue; cette addiction au pouvoir présente nombre de symptômes similaires:
Le Pouvoir :
Renforce l'égo,
Fait oublier la réalité,
Désinhibe la personnalité,
Libère le sentiment de toute puissance, parfois en le décuplant.
Rend inaccessible à l'entourage et isole.
Rend insensible à la souffrance (des autres ?)
On peut parler d'addiction au Pouvoir car la recherche, ou la quête du Pouvoir conduit parfois à tous les excès. Et ces excès sont sensibles dans un petit pays, qui plus est une île, où l'accès à des pouvoirs relativement importants peut être rapide, ou les proximités des pouvoirs économiques, judiciaires et politiques amplifient les jeux d'influences.
Dans des pays plus grands ou plus peuplés, le changement d'échelle (passage d'un pays petit ou peu peuplé à un pays plus grand) rend l'accès à au(x) pouvoir(s) plus difficile, la "sélection" y est plus grande et la compétition beaucoup plus forte; même en ce qui concerne les pouvoirs locaux ou régionaux.
En Nouvelle-Calédonie, quand on voit depuis quand certains hommes (ou femmes) politiques sont au(x) Pouvoir(s), on peut s'interroger :
Est-il normal et sain pour la vie, la gestion, la gouvernance d'un pays d'avoir des elus (quasiment) à vie ? Ne sommes nous pas finalement dans une forme de dictature démocratique ?
A moins que l'abus de pouvoir(s) entraîne une forme d'addiction ... Au pouvoir !
Mais, pour une telle addiction, il n'y a que les électeurs qui possèdent le remède, la thérapie est connue et elle passe par l'urne ! Toutefois, comme nombre de sujets atteints d'addictions nos politiques savent ruser pour se procurer à tout prix le moyen d'assouvir leur addiction ... Le bulletin de vote !
Dit autrement;
Si dans un premier temps le doublement d'un mandat politique électoral peut éventuellement apporter quelques compétences à l'élu(e), la répétition de ces mandats sans limitation finit, avec le temps par couper l'élu(e) de toutes les réalités de la vie VRAIE, réelle, de ces mêmes gens qui l'ont élu(e) ...
Parfois aussi, après avoir goûté au pouvoir et à ses attributs, chez certains élu(e)s, c'est alors la volonté de se maintenir et de multiplier les mandats qui va primer, et aboutir une recherche addictive des moyens d'assouvir sa quête ... De l'objet tant désiré: le pouvoir.
Mais notons bien que la vraie compétence (peut-être la seule) avérée qu'un élu doit posséder dans un pays démocratique, c'est celle d'être capable de représenter avec fidélité et conscience ceux qui l'ont élu: le Peuple en fait. Donc prétendre qu'il est nécessaire de faire plusieurs mandats pour acquérir des compétences politiques est une fumisterie permettant de justifier une soi-disant "professionnalisation" des politiciens !
Un élu n'a pas besoin d'être médecin pour présider une commission de la santé, d'être ingénieur pour présider celle des travaux publics, etc. Il doit simplement (!?) porter les intérêts du Peuple et connaître la réalité de ses besoins par exemple dans le domaine de la santé ou celui de l'aménagement du territoire.
Sinon à quoi servent donc tous ces chargés de mission, attachés de cabinet, etc. payés pour assister les élus ? Ce sont eux qui doivent avoir effectivement les compétences pour monter les dossiers techniques selon les orientations donnés par leurs élus ...
P.S. Le brouillon de ce billet était daté du 8 juin, date à laquelle j'en avais bâti l'architecture; et, par une étrange coincidence, Laurent EDO publiait dans l'hebdomadaire "Les Infos" du 11 juin un article très intéressant intitulé "les addictions et réalités socio-culturelles".
Mon billet vient donc fort opportunément compléter son analyse adaptée au contexte politique local.
jeudi 20 mai 2010
Deux Drapeaux, un seul Pays ? Pourquoi pas !
Deux
drapeaux,
un seul Pays ... Mais pas (encore) un seul peuple ! Pour paraphraser la devise de l'Union Calédonienne.
Je l'aime bien, moi, la proposition de Pierre Frogier; "elle a de la gueule" !
Je verrais bien ces deux drapeaux monter ensemble en haut des mâts lors des jeux du pacifique de 2011, lorsque les sportifs calédoniens remporteront des médailles de bronze, d'argent ou d'or.
En lieu et place du couple "drapeau français et drapeau du CTOS", je crois, viellot rouge et gris où un vague cagou fatigué peine à exister ... Le plus vilain tandem des drapeaux flottant sur le rond-point de Magenta.
Je l'aime bien, moi, la proposition de Pierre Frogier; "elle a de la gueule" !
Je verrais bien ces deux drapeaux monter ensemble en haut des mâts lors des jeux du pacifique de 2011, lorsque les sportifs calédoniens remporteront des médailles de bronze, d'argent ou d'or.
En lieu et place du couple "drapeau français et drapeau du CTOS", je crois, viellot rouge et gris où un vague cagou fatigué peine à exister ... Le plus vilain tandem des drapeaux flottant sur le rond-point de Magenta.
Il est des contradictions que nous devons assumer.
Et dire, comme Philippe Michel pour Calédonie Ensemble, aujourd'hui sur Radio Océane, que l'Accord de Nouméa prévoit dans le cadre des signes identitaires un drapeau commun, c'est enfoncer une porte tellement ouverte, qu'aucun accord sur ce fameux drapeau ne l'a jamais franchie ... Cette porte, qui s'est même refermée sur les malheureux signes (l'hymne, par exemple) qui avaient déjà été définis; laborieusement et dans un enthousiasme à rendre jaloux un défilé d'enterrement !
Philippe Michel et Calédonie Ensemble savent bien que la conception d'un drapeau commun consensuel ne sera pas une sinécure !
Sur des problèmes trop difficiles à résoudre, il faut procéder par étape.
Et la proposition de Pierre Frogier en est une, UNE VRAIE, étape, pragmatique et finalement plus sûrement rassembleuse.
Tant de Calédoniens rejettent le drapeau de "Kanaky", tant de Kanak abhorrent le drapeau de la France, que les faire cohabiter n'est pas encore gagné. Toutefois, derrière la proposition de Pierre frogier, il y a son engagement et celui de son parti, et ça, ce n'est pas rien ! Ce tandem du drapeau de la France et de Kanaky gagne ainsi de nombreux supporters et rend cette proposition beaucoup plus crédible que celle de l'adoption d'un drapeau commun et consensuel dans l'année à venir.
Et, peut-être que, comme d'autres citoyens le pressentent, l'association de ces deux drapeaux deviendra un nouveau symbole fort qui renouvellera celui de la poignée de main entre Jean-Marie Tjibaou et Jacques Lafleur en 1988; conférant une valeur supplémentaire aux deux Grands Accords politiques qui ont rapproché les populations de la Nouvelle-Calédonie tout au long de ces vingt dernières années.
Et j'ose penser que ce geste d'une cohabitation de ces deux drapeaux, vaudrait peut-être toutes les poignées de main, souvent moites, molles ou encore pleines d'arrière-pensées, comme symbole de cette phase importante qui va s'ouvrir pour Notre Pays; celle où il lui faudra préparer l'après Accord de Nouméa ...
Post-scriptum:
Quand je vois tous ces jeunes descendre des cars à l'Ecole de Voile de la Pomenade Pierre Vernier pour découvrir et s'initier aux sports nautiques sous les drapeaux français et kanak qui flottent paisiblement côte à côte sur la base; des jeunes "toutes ethnies confondues" dont ces nombreux jeunes Kanak venant des lycées Jules Garnier et Petro Attiti entre autres; je me dis que de voir le drapeau de Kanaky flotter à côté du drapeau de la France comme une vraie reconnaissance de leur identité, ne peut être qu'apaisant ...
Non ?
Tant de Calédoniens rejettent le drapeau de "Kanaky", tant de Kanak abhorrent le drapeau de la France, que les faire cohabiter n'est pas encore gagné. Toutefois, derrière la proposition de Pierre frogier, il y a son engagement et celui de son parti, et ça, ce n'est pas rien ! Ce tandem du drapeau de la France et de Kanaky gagne ainsi de nombreux supporters et rend cette proposition beaucoup plus crédible que celle de l'adoption d'un drapeau commun et consensuel dans l'année à venir.
Et, peut-être que, comme d'autres citoyens le pressentent, l'association de ces deux drapeaux deviendra un nouveau symbole fort qui renouvellera celui de la poignée de main entre Jean-Marie Tjibaou et Jacques Lafleur en 1988; conférant une valeur supplémentaire aux deux Grands Accords politiques qui ont rapproché les populations de la Nouvelle-Calédonie tout au long de ces vingt dernières années.
Et j'ose penser que ce geste d'une cohabitation de ces deux drapeaux, vaudrait peut-être toutes les poignées de main, souvent moites, molles ou encore pleines d'arrière-pensées, comme symbole de cette phase importante qui va s'ouvrir pour Notre Pays; celle où il lui faudra préparer l'après Accord de Nouméa ...
Post-scriptum:
Quand je vois tous ces jeunes descendre des cars à l'Ecole de Voile de la Pomenade Pierre Vernier pour découvrir et s'initier aux sports nautiques sous les drapeaux français et kanak qui flottent paisiblement côte à côte sur la base; des jeunes "toutes ethnies confondues" dont ces nombreux jeunes Kanak venant des lycées Jules Garnier et Petro Attiti entre autres; je me dis que de voir le drapeau de Kanaky flotter à côté du drapeau de la France comme une vraie reconnaissance de leur identité, ne peut être qu'apaisant ...
Non ?
lundi 17 mai 2010
Le Destin Commun, la Tour de Babel et le Père Rock Apikaoua.
Dimanche après-midi, de retour de Tchamba,
J'écoute Radio Djiido, en direct de Nathalo, Lifou,
Le Père Rock Apikaoua s'exprime.
Je dresse l'oreille:
Il parle du Point d'interrogation ?
Des Points de suspension ...
Qu'il voudrait mettre au début
De la parole !
Je suis comme Lui,
J'aime ces ponctuations
Qui font parler l'écrit.
Quand il évoque La Tour de Babel,
Je monte le son.
Il vient de glisser vers le Destin Commun;
Il n'évoque pas La Tour de Babel
Comme une issue fatale au Destin Commun.
Ce que j'ai retenu,
Peut-être pas ce qu'il a voulu exprimer,
C'est l'image biblique.
Extrêmement pertinente.
Du probable destin du "Destin Commun"
Si on n'y prenait garde.
...
Nouméa dimanche soir,
TNC:
Babel,
Encore:
D'Alejandro Gonzalès Inarritu.
Un film prenant,
M'hypnotisant,
Par sa force simple !
Incroyable rencontre
De destins qui n'avaient rien de commun.
A priori !
Tragique.
...
Improbable coincidence
Un dimanche ordinaire;
Babel quand tu nous tiens
De quelle(s) destinée(s) nous parles-tu ?
...
J'écoute Radio Djiido, en direct de Nathalo, Lifou,
Le Père Rock Apikaoua s'exprime.
Je dresse l'oreille:
Il parle du Point d'interrogation ?
Des Points de suspension ...
Qu'il voudrait mettre au début
De la parole !
Je suis comme Lui,
J'aime ces ponctuations
Qui font parler l'écrit.
Quand il évoque La Tour de Babel,
Je monte le son.
Il vient de glisser vers le Destin Commun;
Il n'évoque pas La Tour de Babel
Comme une issue fatale au Destin Commun.
Ce que j'ai retenu,
Peut-être pas ce qu'il a voulu exprimer,
C'est l'image biblique.
Extrêmement pertinente.
Du probable destin du "Destin Commun"
Si on n'y prenait garde.
...
Nouméa dimanche soir,
TNC:
Babel,
Encore:
D'Alejandro Gonzalès Inarritu.
Un film prenant,
M'hypnotisant,
Par sa force simple !
Incroyable rencontre
De destins qui n'avaient rien de commun.
A priori !
Tragique.
...
Improbable coincidence
Un dimanche ordinaire;
Babel quand tu nous tiens
De quelle(s) destinée(s) nous parles-tu ?
...
mardi 27 avril 2010
Des destins communs brisés: leçon d'histoire belge...Rwandaise, yougoslave !
Leçon d'histoires passées et présentes:
En Belgique, à l'heure actuelle, ils sont tous "blancs" ... Avec des langues différentes et un seul roi; ils se déchirent !
Au Rwanda, au tournant du siècle, ils étaient tous "noirs" ... Avec des histoires différentes celles des Tutsis et des Hutus, ils se sont déchirés !
En Yougoslavie, dans les années 90, ils étaient tous "blancs ou presque" ... Avec des religions différentes et un état fort, ils se sont déchirés !
Comme beaucoup d'autres pays de par le monde ... Qui ont voulu ou pour lesquels "on" a voulu mettre en place un "Destin Commun". Ce "on" pouvant être aussi varié qu'une institution internationale, une ancienne puissance coloniale, un homme charismatique ... Ou le hasard !
Et ces trois pays ci-dessus, ont rompu les fragiles équilibres élaborés avec force imagination juridico-constitutionnelle, ou par la force d'un seul homme, ou encore avec une force ... Armée !
Pour finir écrabouillés par leurs propres démons !
La preuve que rien est acquis parce qu'on l'a dit, écrit, ou encadré ... Si les hommes et femmes du pays n'ont pas fait leur, au plus profond d'eux-mêmes, dans leurs tripes autant que dans leur coeur cette aspiration à une communauté de destin. Et encore !!!
Chez nous "on" entretient l'illusion d'une paix, en fait toujours fragile au-delà des apparences, et celle d'un destin commun possible, que j'imagine plus par la force des choses -"condamnés à vivre ensemble"- en étant l'expression consacrée, que par une "folle envie de vivre ensemble", Kanak, Caldoches, Zoreilles ou Wallisiens... Et autres ethnies "confondues" !
Messieurs, Frogier, Néaoutyine, Gomès, Tuyénon, Martin, Wamytan, Leroux, Pidjot, Michel, Mapou, Jodar, Uréguéï, Guénant;
Mesdames, Thémereau, Guanéré, Lagarde, Deteix, Ohlen, Goyetche, Robineau, Gorodey, Daly, Eurisouké, Voisin, Machoro;
Mesdames, Messieurs, mes concitoyens, citoyens ou non du Pays Nouvelle-Calédonie, TOUS, nous sommes interpellés par la question suivante:
Avons-nous la même appréhension et compréhension du destin commun pour (Kanaky-)Nouvelle-Calédonie ?
Rappelons-nous donc:
Les Hutus et les Tutsis au Rwanda, où une ethnie dominante devait garantir l'unité;
Les Wallons et les Flamands en belgique, où un régime de monarchie parlementaire devait garantir l'unité;
Les Serbes, Croates ou Bosniaques en Yougoslavie, où un régime de parti unique et une idéologie "forte" devaient garantir l'unité;
Unités et communautés de destin qui ont volé en éclats !
Et, soit dit en passant, l'ECOLE dans ces pays, même après plusieurs générations d'écoliers, n'a pas empêché la déchirure, ni la fracture, voire la guerre !
Ce n'est donc pas l'ECOLE qui, en Nouvelle-Calédonie fera ou bâtira une communauté de destin mais notre projet COMMUN et CONSENSUEL de vivre ensemble dans une même société MULTICULTURELLE !
Il s'agit bien ici d'un projet commun de société ... Si nous en avons l'envie, pas parce que nous y sommes condamnés !
Or, en Nouvelle-Calédonie, les écarts entre les idéologies des différents partis politiques et des différentes parties (les Hommes et les Femmes, les cultures,etc.) en présence, sont si grands qu'un rapprochement en vue d'un consensus sur une vision commune d'une société kanako-néo-calédonienne multiculturelle me semblent une utopie ... A ce jour ! Je n'évoque pas ici un accord politique que nos hommes et femmes politiques sauront probablement trouver.
Car, précisément, ce que nous apprend l'histoire des trois pays évoqués ici, c'est que:
Tout accord politique restera superficiel avec des équilibres fragiles, tant que l'on ne s'attaquera pas aux fondations d'une véritable communauté de destin ! Là où tout reste à faire.
P.S. Il suffit de constater à quel point nous sommes partagés sur une question qui pourrait être anecdotique ... Celle du drapeau !
En Belgique, à l'heure actuelle, ils sont tous "blancs" ... Avec des langues différentes et un seul roi; ils se déchirent !
Au Rwanda, au tournant du siècle, ils étaient tous "noirs" ... Avec des histoires différentes celles des Tutsis et des Hutus, ils se sont déchirés !
En Yougoslavie, dans les années 90, ils étaient tous "blancs ou presque" ... Avec des religions différentes et un état fort, ils se sont déchirés !
Comme beaucoup d'autres pays de par le monde ... Qui ont voulu ou pour lesquels "on" a voulu mettre en place un "Destin Commun". Ce "on" pouvant être aussi varié qu'une institution internationale, une ancienne puissance coloniale, un homme charismatique ... Ou le hasard !
Et ces trois pays ci-dessus, ont rompu les fragiles équilibres élaborés avec force imagination juridico-constitutionnelle, ou par la force d'un seul homme, ou encore avec une force ... Armée !
Pour finir écrabouillés par leurs propres démons !
La preuve que rien est acquis parce qu'on l'a dit, écrit, ou encadré ... Si les hommes et femmes du pays n'ont pas fait leur, au plus profond d'eux-mêmes, dans leurs tripes autant que dans leur coeur cette aspiration à une communauté de destin. Et encore !!!
Chez nous "on" entretient l'illusion d'une paix, en fait toujours fragile au-delà des apparences, et celle d'un destin commun possible, que j'imagine plus par la force des choses -"condamnés à vivre ensemble"- en étant l'expression consacrée, que par une "folle envie de vivre ensemble", Kanak, Caldoches, Zoreilles ou Wallisiens... Et autres ethnies "confondues" !
Messieurs, Frogier, Néaoutyine, Gomès, Tuyénon, Martin, Wamytan, Leroux, Pidjot, Michel, Mapou, Jodar, Uréguéï, Guénant;
Mesdames, Thémereau, Guanéré, Lagarde, Deteix, Ohlen, Goyetche, Robineau, Gorodey, Daly, Eurisouké, Voisin, Machoro;
Mesdames, Messieurs, mes concitoyens, citoyens ou non du Pays Nouvelle-Calédonie, TOUS, nous sommes interpellés par la question suivante:
Avons-nous la même appréhension et compréhension du destin commun pour (Kanaky-)Nouvelle-Calédonie ?
Rappelons-nous donc:
Les Hutus et les Tutsis au Rwanda, où une ethnie dominante devait garantir l'unité;
Les Wallons et les Flamands en belgique, où un régime de monarchie parlementaire devait garantir l'unité;
Les Serbes, Croates ou Bosniaques en Yougoslavie, où un régime de parti unique et une idéologie "forte" devaient garantir l'unité;
Unités et communautés de destin qui ont volé en éclats !
Et, soit dit en passant, l'ECOLE dans ces pays, même après plusieurs générations d'écoliers, n'a pas empêché la déchirure, ni la fracture, voire la guerre !
Ce n'est donc pas l'ECOLE qui, en Nouvelle-Calédonie fera ou bâtira une communauté de destin mais notre projet COMMUN et CONSENSUEL de vivre ensemble dans une même société MULTICULTURELLE !
Il s'agit bien ici d'un projet commun de société ... Si nous en avons l'envie, pas parce que nous y sommes condamnés !
Or, en Nouvelle-Calédonie, les écarts entre les idéologies des différents partis politiques et des différentes parties (les Hommes et les Femmes, les cultures,etc.) en présence, sont si grands qu'un rapprochement en vue d'un consensus sur une vision commune d'une société kanako-néo-calédonienne multiculturelle me semblent une utopie ... A ce jour ! Je n'évoque pas ici un accord politique que nos hommes et femmes politiques sauront probablement trouver.
Car, précisément, ce que nous apprend l'histoire des trois pays évoqués ici, c'est que:
Tout accord politique restera superficiel avec des équilibres fragiles, tant que l'on ne s'attaquera pas aux fondations d'une véritable communauté de destin ! Là où tout reste à faire.
P.S. Il suffit de constater à quel point nous sommes partagés sur une question qui pourrait être anecdotique ... Celle du drapeau !
jeudi 8 avril 2010
Il n'y a pas de pire libéral que celui qui veut tout régenter !
Il n'y a pas de pire libéral que celui qui veut tout régenter...
Et Philippe Gomès comme Nicolas Sarkozy (ou l'inverse ?) en sont un témoignage.
Laisser faire, laisser aller; tel est le dogme du libéralisme.
Mais quand tout va mal (parce qu'il a laissé faire), il intervient, le libéral.
Mais, le libéral, par essence, n'a pas de plan !
Alors, à droite, à gauche, il intervient, régente, réforme.
Son plan, c'est "sa com" ! Sa "com" fait son programme;
Avec une bonne "com"(-munication), il réforme ... Sans cohérence.
Libéralisme et interventionnisme, un sacré duo !
Une sacré contradiction; que le citoyen (français ou calédonien) paie cash !
Il intervient, les prix flambent !
Il laisse faire, le chômage augmente !
Il intervient, l'insécurité augmente !
Il laisse faire, les usines polluent.
Il intervient, le déficit public augmente;
Il laisse faire, les riches expatrient leurs capitaux.
Ainsi va le libéral-interventionnisme !
Ainsi font Sarkozy et Gomès (ou l'inverse).
Mais leur "com", info ou intox ...
Coûte cher, très cher aux budgets de nos chers pays.
Oh, oui ! Leur "commmm ..."
Un chef-d'oeuvre de couleuvres de toutes les couleurs, que nos peuples avalent;
Sans frémir.
Post-scriptum (du latin, littéralement "écrit après") du 15 avril 2010.
Pourquoi tant de haine me direz-vous ?
Mais parce que le libéralisme et les libéraux ont fait la guerre aux planificateurs, tant gaulliens que marxiens !
Il n'y a pas de théorie du libéral-interventionisme, sinon celle de la régulation d'une débauche qu'il a provoquée, qui leur revient à la figure comme un bon retour de manivelle !
La Banque qui joue, la Finance qui se joue des frontières de quelques natures qu'elles soient, une économie spéculative qui joue les pays pauvres contre les pauvres des pays riches; autant de retours de manivelle que les libéraux font semblant (?) de vouloir réguler.
...---...
Et en Nouvelle-Calédonie les plus durs des politiciens ("ministres, conseillers, experts, ...) à se battre contre le S du FLNKS ne font rien d'autres qu'intervenir pour "protéger" tel marché (intérieur ?), jouer tel lobby contre tel autre, faire appel à tel ou tel fond extérieur (défiscalisé ?) tout en taxant à l'intérieur, augmentant les petits salaires tout en laissant s'épanouir indexation et très hauts revenus ... J'en passe, et plutôt des pires !
...---...
Et quand les égos s'en mêlent, le pouvoir, le sentiment de toute puissance, l'omniscience encore !
On est f-o-u-t-u-s !
Vivement le retour d'un peu de cohérence, de planification, de concertation ... Le Peuple est intelligent collectivement; les libéraux l'ignorent, car du haut de leur libéralisme, ils enferment la liberté !
...---...
Libérale méditation:
Comment laisser s'exprimer une pensée libre si je suis convaincu que c'est MOI qui détient La Vérité ... Pour le salut de l'Autre !
Mais, comme je suis (le) malin, je joue la communication, les forums, les assises, les états-généraux (vive 1789) les consultations tous azimuts, ça flatte les petits égos et génère un bruit de fond, de la poudre aux yeux, qui rendent inaudible mon pseudo-discours réformiste et invisibles mes réels profits (pouvoir, puissance, argent) !
Et Philippe Gomès comme Nicolas Sarkozy (ou l'inverse ?) en sont un témoignage.
Laisser faire, laisser aller; tel est le dogme du libéralisme.
Mais quand tout va mal (parce qu'il a laissé faire), il intervient, le libéral.
Mais, le libéral, par essence, n'a pas de plan !
Alors, à droite, à gauche, il intervient, régente, réforme.
Son plan, c'est "sa com" ! Sa "com" fait son programme;
Avec une bonne "com"(-munication), il réforme ... Sans cohérence.
Libéralisme et interventionnisme, un sacré duo !
Une sacré contradiction; que le citoyen (français ou calédonien) paie cash !
Il intervient, les prix flambent !
Il laisse faire, le chômage augmente !
Il intervient, l'insécurité augmente !
Il laisse faire, les usines polluent.
Il intervient, le déficit public augmente;
Il laisse faire, les riches expatrient leurs capitaux.
Ainsi va le libéral-interventionnisme !
Ainsi font Sarkozy et Gomès (ou l'inverse).
Mais leur "com", info ou intox ...
Coûte cher, très cher aux budgets de nos chers pays.
Oh, oui ! Leur "commmm ..."
Un chef-d'oeuvre de couleuvres de toutes les couleurs, que nos peuples avalent;
Sans frémir.
Post-scriptum (du latin, littéralement "écrit après") du 15 avril 2010.
Pourquoi tant de haine me direz-vous ?
Mais parce que le libéralisme et les libéraux ont fait la guerre aux planificateurs, tant gaulliens que marxiens !
Il n'y a pas de théorie du libéral-interventionisme, sinon celle de la régulation d'une débauche qu'il a provoquée, qui leur revient à la figure comme un bon retour de manivelle !
La Banque qui joue, la Finance qui se joue des frontières de quelques natures qu'elles soient, une économie spéculative qui joue les pays pauvres contre les pauvres des pays riches; autant de retours de manivelle que les libéraux font semblant (?) de vouloir réguler.
...---...
Et en Nouvelle-Calédonie les plus durs des politiciens ("ministres, conseillers, experts, ...) à se battre contre le S du FLNKS ne font rien d'autres qu'intervenir pour "protéger" tel marché (intérieur ?), jouer tel lobby contre tel autre, faire appel à tel ou tel fond extérieur (défiscalisé ?) tout en taxant à l'intérieur, augmentant les petits salaires tout en laissant s'épanouir indexation et très hauts revenus ... J'en passe, et plutôt des pires !
...---...
Et quand les égos s'en mêlent, le pouvoir, le sentiment de toute puissance, l'omniscience encore !
On est f-o-u-t-u-s !
Vivement le retour d'un peu de cohérence, de planification, de concertation ... Le Peuple est intelligent collectivement; les libéraux l'ignorent, car du haut de leur libéralisme, ils enferment la liberté !
...---...
Libérale méditation:
Comment laisser s'exprimer une pensée libre si je suis convaincu que c'est MOI qui détient La Vérité ... Pour le salut de l'Autre !
Mais, comme je suis (le) malin, je joue la communication, les forums, les assises, les états-généraux (vive 1789) les consultations tous azimuts, ça flatte les petits égos et génère un bruit de fond, de la poudre aux yeux, qui rendent inaudible mon pseudo-discours réformiste et invisibles mes réels profits (pouvoir, puissance, argent) !
mardi 16 mars 2010
L'humour passe-tabou !
L'humour comme passe-tabou
L'humour est un peu casse-cou
L'humour pour franchir le col glacial des mecs coincés
L'humour pour traverser cette morne plaine peuplées de gens ... Pincés
L'humour dégringolant les cascades de rires francs et frais
L'humour pour déglinguer ces gens que je hais
L'humour défiant les méfiances
L'humour dopant la confiance
L'humour bravant les colères
L'humour pour s'envoyer en l'air
L'humour encore pour éduquer
L'humour sans doute pour travailler
L'humour pour faire passer des messages
L'humour pour nos enfants pas sages
L'humour un salut pour enseigner
L'humour quand la difficile équation fait pleurer
L'humour et l'amour compatibles ?
Des fausses rimes un peu faciles
Pour le plaisir ... Des faux-cils ?
En attendant de trouver mieux !
Näbwé !
L'humour est un peu casse-cou
L'humour pour franchir le col glacial des mecs coincés
L'humour pour traverser cette morne plaine peuplées de gens ... Pincés
L'humour dégringolant les cascades de rires francs et frais
L'humour pour déglinguer ces gens que je hais
L'humour défiant les méfiances
L'humour dopant la confiance
L'humour bravant les colères
L'humour pour s'envoyer en l'air
L'humour encore pour éduquer
L'humour sans doute pour travailler
L'humour pour faire passer des messages
L'humour pour nos enfants pas sages
L'humour un salut pour enseigner
L'humour quand la difficile équation fait pleurer
L'humour et l'amour compatibles ?
Des fausses rimes un peu faciles
Pour le plaisir ... Des faux-cils ?
En attendant de trouver mieux !
Näbwé !
jeudi 11 mars 2010
Il était une fois ... Nos cultures !
Cannabis, nakamals, tatouages, danses tahitiennes, rodéos, etc.
Sont devenus ... Des signes extérieurs de culture !
Les très fortes migrations de ces trente-quarante dernières années ont révolutionné nos cultures.
Nous sommes devenus ce que les Autres, les Extérieurs, ont fait: ce qu'ils rêvaient que nous étions !!!
Que l'on soit Kanak ou Caldoche.
Le cannabis n'existait pas, Ici, il est devenu quasiment culturel pour les jeunes (ou moins jeunes) Kanak, revendiqué comme tel, même.
Les nakamals n'existaient pas, ni le kava, il est devenu un critère d'intégration culturelle, revendiqué par beaucoup "from in and out" !
Le tatouage n'existait pas, sauf sur les cailloux (pétroglyphes), ni chez les Vieux Kanak ni chez les Vieux Colons, il est devenu une mode affichée "cococéanienne".
Les danses tahitiennes existaient ... A Tahiti, elles sont devenues "cu-culturelles" pour la moindre manifestation culturelle.
Les rodéos existaient ... En Amérique; les stockmen les ignoraient, les "conduites" ou rentrer le bétail n'étaient que leur boulot au quotidien ! Le rodéo est devenu un folklore où même les chapeaux en cuir sont importés !
Je pourrais continuer ainsi (très) longuement pour dire qu'il y a une faille énorme entre ceux qui se battent pour la reconnaissance culturelle et ceux qui "subterfugent" nos cultures !
Je suis celui qui est, non pas celui qui suit ... Telle est ma révolte.
Toute ces fausses cultures agressent l'ACCULTURE que j'appelle de toutes mes forces.
Adieu Kanaky-Calédonie, serais-tu morte-née ? Etouffée à la naissance !
Sont devenus ... Des signes extérieurs de culture !
Les très fortes migrations de ces trente-quarante dernières années ont révolutionné nos cultures.
Nous sommes devenus ce que les Autres, les Extérieurs, ont fait: ce qu'ils rêvaient que nous étions !!!
Que l'on soit Kanak ou Caldoche.
Le cannabis n'existait pas, Ici, il est devenu quasiment culturel pour les jeunes (ou moins jeunes) Kanak, revendiqué comme tel, même.
Les nakamals n'existaient pas, ni le kava, il est devenu un critère d'intégration culturelle, revendiqué par beaucoup "from in and out" !
Le tatouage n'existait pas, sauf sur les cailloux (pétroglyphes), ni chez les Vieux Kanak ni chez les Vieux Colons, il est devenu une mode affichée "cococéanienne".
Les danses tahitiennes existaient ... A Tahiti, elles sont devenues "cu-culturelles" pour la moindre manifestation culturelle.
Les rodéos existaient ... En Amérique; les stockmen les ignoraient, les "conduites" ou rentrer le bétail n'étaient que leur boulot au quotidien ! Le rodéo est devenu un folklore où même les chapeaux en cuir sont importés !
Je pourrais continuer ainsi (très) longuement pour dire qu'il y a une faille énorme entre ceux qui se battent pour la reconnaissance culturelle et ceux qui "subterfugent" nos cultures !
Je suis celui qui est, non pas celui qui suit ... Telle est ma révolte.
Toute ces fausses cultures agressent l'ACCULTURE que j'appelle de toutes mes forces.
Adieu Kanaky-Calédonie, serais-tu morte-née ? Etouffée à la naissance !
Cela écrit, j'aime ces brassages culturels que nous intégrons comme des fenêtres ouvertes ... sur ces ailleurs que nous avons intégrés et faits nôtres !
J'AI LU: Et je lis ... Les Nouvelles Calédoniennes !
Cela pourrait paraître curieux à certains, mais depuis quelques temps je LIS plus que je REGARDE "les Nouvelles" !Il ne va peut-être pas aimer ... Mais depuis que Xavier SERRE est rédacteur en chef de notre quotidien, la qualité rédactionnelle a changé.
Notre Quotidien reste un journal de (très) grande diffusion MAIS, on y trouve plus d'articles "écrits", "réfléchis" ou donnant à réfléchir, à côté des pages de "pubs", bien sûr.
On y trouve plus de MATIERE depuis quelques temps, qu'il y a quelques années quand je me contentais de "regarder Les Nouvelles".
Rien qu'aujourd'hui, dans les six premières pages, des articles rédigés, construits, étaillés, sur la Fonction Publique, la SLN, la visite en Australie de nos dirigeants (un article très lucide), le marché du nickel, etc.
Bref, de quoi lire et S'INFORMER, au quotidien !
Merci à Notre Quotidien de rester fidèle à cette ligne rédactionnelle plus libre (n'en déplaise à certains) qui ne peut que contribuer à la construction sincère et lucide de Notre Pays ... Qui en a tant besoin.
mercredi 10 mars 2010
Conflit de générations ... "Moule-bite" et manou contre bermuda et capuche !
Moule-bite (slip de bain (!)) contre bermuda taille ultra-basse chez les "Blancs"
Manou contre long bermuda et capuche chez les "Noirs"
En Calédonie.
Eh oui, quel père ne s'est pas fait charrié par ses (les siens) jeunes, fils ou neveux, avec son moule-bite dépassé alors que les jeunes en question portent leur bermuda ... A une taille si basse que la raie des fesses ressort allègrement (?) et que sur la devanture les poils laissent deviner un appareil que la pudeur doit cacher !
Quel contraste entre ce papa kanak sortant de sa case en manou torse nu un large sourire franc et fier et ses (les siens) jeunes, fils ou neveux, déambulant en longs bermudas et capuches nous regardant "fuyemment" par en dessous.
Bon rien de dramatique en tout cela !
La pudeur ou la timidité doivent se satisfaire du besoin d'exprimer sa différence pour que jeunesse se fasse ... Et se passe. Euh ... Se casse ?
A moins que les nécessités commerciales et marketings ne se satisfassent pas de ces slips de bains sur lesquels on aurait du mal à afficher sa marque -"Slowgold", par exemple- par manque de place, ce qui n'est pas le cas sur les bermudas ! D'ailleurs, maintenant, même les filles portent ces bermudas !!!
Et puis, ces manous pas chers -donc pas rentables-, à fleurs en plus, ce qui ne semble pas avoir la faveur des jeunes Kanak, et qu'il faut tenir entre les jambes quand il y a un peu de vent, non, vraiment, "la honte" !!!
Bon rien de dramatique en tout cela !
A l'Île Des Pins, un jour, je me ferai peut-être interdire de séjour sur la plage avec mon "moule-bite" ... Ou mon manou.
La morale de ce billet ?
Où nous conduisent, la pudeur et la mode, l'indécence et la culture, l'histoire et l'évolution (des mentalités) avec leurs contradictions outrancières ?
Manou contre long bermuda et capuche chez les "Noirs"
En Calédonie.
Eh oui, quel père ne s'est pas fait charrié par ses (les siens) jeunes, fils ou neveux, avec son moule-bite dépassé alors que les jeunes en question portent leur bermuda ... A une taille si basse que la raie des fesses ressort allègrement (?) et que sur la devanture les poils laissent deviner un appareil que la pudeur doit cacher !
Quel contraste entre ce papa kanak sortant de sa case en manou torse nu un large sourire franc et fier et ses (les siens) jeunes, fils ou neveux, déambulant en longs bermudas et capuches nous regardant "fuyemment" par en dessous.
Bon rien de dramatique en tout cela !
La pudeur ou la timidité doivent se satisfaire du besoin d'exprimer sa différence pour que jeunesse se fasse ... Et se passe. Euh ... Se casse ?
A moins que les nécessités commerciales et marketings ne se satisfassent pas de ces slips de bains sur lesquels on aurait du mal à afficher sa marque -"Slowgold", par exemple- par manque de place, ce qui n'est pas le cas sur les bermudas ! D'ailleurs, maintenant, même les filles portent ces bermudas !!!
Et puis, ces manous pas chers -donc pas rentables-, à fleurs en plus, ce qui ne semble pas avoir la faveur des jeunes Kanak, et qu'il faut tenir entre les jambes quand il y a un peu de vent, non, vraiment, "la honte" !!!
Bon rien de dramatique en tout cela !
A l'Île Des Pins, un jour, je me ferai peut-être interdire de séjour sur la plage avec mon "moule-bite" ... Ou mon manou.
La morale de ce billet ?
Où nous conduisent, la pudeur et la mode, l'indécence et la culture, l'histoire et l'évolution (des mentalités) avec leurs contradictions outrancières ?
samedi 20 février 2010
De l'ano-pseudo-nymat ... Sur internet et dans les médias.
Ano-pseudo-nymat ou anonymat sous pseudonyme. Je tiens à cet orde des mots: plus fort, mais aussi plus expressif que pseudo-anonymat qui signifierait que l'anonymat ne l'est pas vraiment ...
Le pseudonyme est ... Un faux nom; l'anonyme ... N'a pas de nom. Dure réalité !
L'anonyme est sans nom et comme son sens l'indique, il n'est pas, il n'existe pas, "il est sans particularité, sans originalité, dépourvu d'âme" comme dirait encore le Petit Larousse.
Le pseudonyme avance caché, masqué, une forme de honte d'être SOI.
Ilékilui ???
Tékitoa ???
J'ai longtemps été dérangé par l'ano-pseudo-nymat sur internet ou dans les médias. Et, je le suis toujours, ce billet en est l'expression avérée. Pourtant il y a (eu) de grands artistes anonymes; mais voilà, il le sont restés ... Anonymes. Qui étaient-ils ces grands artistes ? Peu leur importait, peut-être !
Internet a favorisé ce grand déballage de ventres mous d'anopseudonymes. Tout est devenu possible, montrable, exprimable, incontrôlable, grâce à cet artifice !!!
Dérangé par l'ano-pseudo-nymat car ce n'est pas dans ma culture ! Celle où l'on assume ses mots et ses actes, debout, face au soleil, face aux arbres, face à la mer, face aux hommes ... Et face à internet. Cette culture où, qui l'on est, d'où l'on sort, ce que l'on (a) fait, compte et pondère nos mots, nos paroles et nos écrits, c'est-à-dire les "coéfficiente" d'une valeur éprouvée et humaine.
L'ano-pseudo-nymat, c'est le carnaval des masques, des mensonges, des fausses vérités, des fausses affirmations, des contre-vérités, des rumeurs; c'est LE FAUX élevé au rang de valeur !
A contrario, ce que j'affirme ou pose, sous mon nom, même dans son "à-peu-près", contient au moins cette part de vérité issue de mon humanité vérifiable.
Qu'est-ce qui fonde l'humanité de l'anopseudonyme ? Comment puis-je la vérifier ? Avec qui puis-je partager ce qui est dit ou écrit, avec quel humain, enfin ? Quand cet anopseudonyme avance opinion, avis, analyse, ou toute autre forme d'expression, qu'est-ce qui les fonde, les rend crédibles, "entendables", même dans leur incomplétude ? Qu'est-ce qui peut leur donner une quelconque valeur puisque l'auteur en est inconnu ?
Dans de telles conditions, d'ano-pseudo-nymat, tout et n'importe quoi peut être affirmé !
A moins, en définitive, que LA PEUR de s'exprimer ouvertement ou le manque de courage, soit le moteur de cette forme d'expression ... Ce qui enlèverait un peu de cette valeur "libertogène" d'internet pour une face cachée liberticide.
... --- ...
P.S. Je sais, nous savons, vous savez, que, peut-être, derrière ces anopseudonymes, sur internet ou dans les médias se cachent quelques êtres dont la valeur ne mérite pas un tel ressentiment ...
Le pseudonyme est ... Un faux nom; l'anonyme ... N'a pas de nom. Dure réalité !
L'anonyme est sans nom et comme son sens l'indique, il n'est pas, il n'existe pas, "il est sans particularité, sans originalité, dépourvu d'âme" comme dirait encore le Petit Larousse.
Le pseudonyme avance caché, masqué, une forme de honte d'être SOI.
Ilékilui ???
Tékitoa ???
J'ai longtemps été dérangé par l'ano-pseudo-nymat sur internet ou dans les médias. Et, je le suis toujours, ce billet en est l'expression avérée. Pourtant il y a (eu) de grands artistes anonymes; mais voilà, il le sont restés ... Anonymes. Qui étaient-ils ces grands artistes ? Peu leur importait, peut-être !
Internet a favorisé ce grand déballage de ventres mous d'anopseudonymes. Tout est devenu possible, montrable, exprimable, incontrôlable, grâce à cet artifice !!!
Dérangé par l'ano-pseudo-nymat car ce n'est pas dans ma culture ! Celle où l'on assume ses mots et ses actes, debout, face au soleil, face aux arbres, face à la mer, face aux hommes ... Et face à internet. Cette culture où, qui l'on est, d'où l'on sort, ce que l'on (a) fait, compte et pondère nos mots, nos paroles et nos écrits, c'est-à-dire les "coéfficiente" d'une valeur éprouvée et humaine.
L'ano-pseudo-nymat, c'est le carnaval des masques, des mensonges, des fausses vérités, des fausses affirmations, des contre-vérités, des rumeurs; c'est LE FAUX élevé au rang de valeur !
A contrario, ce que j'affirme ou pose, sous mon nom, même dans son "à-peu-près", contient au moins cette part de vérité issue de mon humanité vérifiable.
Qu'est-ce qui fonde l'humanité de l'anopseudonyme ? Comment puis-je la vérifier ? Avec qui puis-je partager ce qui est dit ou écrit, avec quel humain, enfin ? Quand cet anopseudonyme avance opinion, avis, analyse, ou toute autre forme d'expression, qu'est-ce qui les fonde, les rend crédibles, "entendables", même dans leur incomplétude ? Qu'est-ce qui peut leur donner une quelconque valeur puisque l'auteur en est inconnu ?
Dans de telles conditions, d'ano-pseudo-nymat, tout et n'importe quoi peut être affirmé !
A moins, en définitive, que LA PEUR de s'exprimer ouvertement ou le manque de courage, soit le moteur de cette forme d'expression ... Ce qui enlèverait un peu de cette valeur "libertogène" d'internet pour une face cachée liberticide.
... --- ...
P.S. Je sais, nous savons, vous savez, que, peut-être, derrière ces anopseudonymes, sur internet ou dans les médias se cachent quelques êtres dont la valeur ne mérite pas un tel ressentiment ...
vendredi 19 février 2010
Marcher pieds nus.
Marcher pieds nus n'est plus un signe de tropicalisme assumé. En tous cas plus pour moi ! Sauf à l'éprouver en terrain sûr.
J'aime marcher pieds nus, sentir le sol sous la plante de mes pieds, ce contact naturel avec le beau ou le doux, la terre ou l'herbe, le rocher ou le bois, le sable voire le plancher ou le carrelage ... Les massages gratuits et sans efforts !
Marcher pieds nus, oui, mais plus n'importe où !
Quand les Anciens, kanak, polynésiens, colons, marchaient pieds nus, leur environnement était sain, dans les îles ou dans l'Intérieur, même si le tout à l'égoût ou le ramassage des ordures ménagères n'existaient pas. Au bord de mer ou sur les chemins côtiers, sur les crêtes ou sur les sentiers de forêt, ils allaient, pieds nus ...
Aujourd'hui, quand je vois des gens marcher pieds nus, en ville dans les rues, ou dans les villages ou encore dans quelque lieu hors agglomération, aux abords des plages ou des rivières, sales, avec détritus en tous genres traînant aux pieds des arbres, je me dis: "bonjour la leptospirose, l'infection à la moindre petite coupure, la septicémie, la civilisation, quoi !"
J'observe;
Certains, aiment à se montrer pieds nus "non protégés" dans tous ces lieux, sans leur caoutchouc (un minimum) aux pieds, Blancs ou Noirs d'ailleurs, souvent jeunes, ça fait un peu rebelle ou surfer, lokâl, océaniens, retour aux sources ...
Désolé, mais il y a erreur ... Il faut maintenant sortir couvert, "de la tête aux ... Pieds" !
Sinon;
"Pipis de ptits ratons, crachats et molards invertébrés, soulagements stomacaux par le haut et par l'arrière, boîtes de bière et tessons de bouteilles infectés, tous, vous guettent avec leurs gentils petits microbes ou virus qui vous saluent "... Sous les Tropiques exactement.
Alors;
Quelle place aux marcheurs sans souliers reste-t-il ? Même nos célèbres claquettes n'y suffiront bientôt plus à nous protéger, surtout quand, comme moi, on aime à les user jusqu'au bout en les "réparant" régulièrement, jusqu'à ce que la semelle n'ait plus que l'épaisseur d'un papier job !
J'aime marcher pieds nus, sentir le sol sous la plante de mes pieds, ce contact naturel avec le beau ou le doux, la terre ou l'herbe, le rocher ou le bois, le sable voire le plancher ou le carrelage ... Les massages gratuits et sans efforts !
Marcher pieds nus, oui, mais plus n'importe où !
Quand les Anciens, kanak, polynésiens, colons, marchaient pieds nus, leur environnement était sain, dans les îles ou dans l'Intérieur, même si le tout à l'égoût ou le ramassage des ordures ménagères n'existaient pas. Au bord de mer ou sur les chemins côtiers, sur les crêtes ou sur les sentiers de forêt, ils allaient, pieds nus ...
Aujourd'hui, quand je vois des gens marcher pieds nus, en ville dans les rues, ou dans les villages ou encore dans quelque lieu hors agglomération, aux abords des plages ou des rivières, sales, avec détritus en tous genres traînant aux pieds des arbres, je me dis: "bonjour la leptospirose, l'infection à la moindre petite coupure, la septicémie, la civilisation, quoi !"
J'observe;
Certains, aiment à se montrer pieds nus "non protégés" dans tous ces lieux, sans leur caoutchouc (un minimum) aux pieds, Blancs ou Noirs d'ailleurs, souvent jeunes, ça fait un peu rebelle ou surfer, lokâl, océaniens, retour aux sources ...
Désolé, mais il y a erreur ... Il faut maintenant sortir couvert, "de la tête aux ... Pieds" !
Sinon;
"Pipis de ptits ratons, crachats et molards invertébrés, soulagements stomacaux par le haut et par l'arrière, boîtes de bière et tessons de bouteilles infectés, tous, vous guettent avec leurs gentils petits microbes ou virus qui vous saluent "... Sous les Tropiques exactement.
Alors;
Quelle place aux marcheurs sans souliers reste-t-il ? Même nos célèbres claquettes n'y suffiront bientôt plus à nous protéger, surtout quand, comme moi, on aime à les user jusqu'au bout en les "réparant" régulièrement, jusqu'à ce que la semelle n'ait plus que l'épaisseur d'un papier job !
lundi 1 février 2010
Très grande marée haute sur Nouméa ! Exceptionnelle !
Coefficient 180 à 9heures 45 ! Comme hier, dimanche.
La mer est partout ! Autour de Nouméa ... Et d'ailleurs.
Les bancs de la plage de Magenta ont les pieds dans l'eau, le muret protecteur est noyé.
Le fond de la baie de Sainte Marie, battu par la marée, accumule les détritus en tout genre.
Les sorties d'égouts sont submergées d'au moins vingt centimètres d'eau !
Les calédoniens adorent les grandes marées basses; je suis l'exception, un néo-calédonien qui poursuit et attend les très grandes marées hautes.
C'est magnifique une très grande marée haute !
Il n'y en aura plus d'autre, tout juste quelques coefficients 165 !
Heureusement, ni cyclone avec sa marée de tempête, ni forte chaleur qui dilate le volume d'eau, ni les deux en même temps.
Et pourtant, qu'elle était belle cette très grande marée, passée inaperçue; les sentiers côtiers sous l'eau, quelques squats avec l'eau aux genoux, des remblais récents attaqués par la marée crachant leurs boues rougeâtres ...
Le doux alizé poussait ses vaguelettes à l'assaut de terres inconnues, de niveaux rarement accessibles ?
Demain, 175 encore, à 10H22 ! Puis encore à la pleine lune de début mars; adieu les 180 !
Le grand nettoyage des bords de mer, c'est à ce moment là qu'il faut le faire, quand la mer rend à l'homme tout ce qu'il lui a balancé malproprement !
La mer est partout ! Autour de Nouméa ... Et d'ailleurs.
Les bancs de la plage de Magenta ont les pieds dans l'eau, le muret protecteur est noyé.
Le fond de la baie de Sainte Marie, battu par la marée, accumule les détritus en tout genre.
Les sorties d'égouts sont submergées d'au moins vingt centimètres d'eau !
Les calédoniens adorent les grandes marées basses; je suis l'exception, un néo-calédonien qui poursuit et attend les très grandes marées hautes.
C'est magnifique une très grande marée haute !
Il n'y en aura plus d'autre, tout juste quelques coefficients 165 !
Heureusement, ni cyclone avec sa marée de tempête, ni forte chaleur qui dilate le volume d'eau, ni les deux en même temps.
Et pourtant, qu'elle était belle cette très grande marée, passée inaperçue; les sentiers côtiers sous l'eau, quelques squats avec l'eau aux genoux, des remblais récents attaqués par la marée crachant leurs boues rougeâtres ...
Le doux alizé poussait ses vaguelettes à l'assaut de terres inconnues, de niveaux rarement accessibles ?
Demain, 175 encore, à 10H22 ! Puis encore à la pleine lune de début mars; adieu les 180 !
Le grand nettoyage des bords de mer, c'est à ce moment là qu'il faut le faire, quand la mer rend à l'homme tout ce qu'il lui a balancé malproprement !
mardi 12 janvier 2010
12 janvier 1985 - 12 janvier 2010: 25 ans. Eloi Machoro est-il mort pour rien ?
Radio Djiido: interview de Mme Boumédiène-Thiéry, la semaine dernière.
Sénatrice française, si j'ai bien saisi, venue inspecter la Calédonie, île de l'Oubli ! Avec M. le député européen Bové.
Mais qui oublie ? Qui éxécute sans sourciller ce déni de notre histoire ?
Madame,
Eloi Machoro, Jean-Marie Tjibaou, Yéwéné Yéwéné, Loulou Tjibaou et ses compagnons, Alphonse Dianou et ses compagnons, Pierre Declercq, les jeunes Léopold Dawano et Yves Tual; et beaucoup d'autres, seraient donc morts pour ... RIEN ! A vos yeux ?
Un peu de décence, Mesdames Messieurs les censeurs ! Venus d'ailleurs !
...
Que Gérard Jodar et ses compagnons soient en prison, je ne trouve que pas cela soit juste !
Qu'une délégation vienne de Frônce s'y intéresser, à grands frais, je trouve cela équivoque.
...
Je m'explique:
Sur Radio Djiido, donc, Mme Boumédiène-Thiéry, interviewée, se lâche, et crache sur les colons (dont je suis) pour les assimiler aux colons israéliens de Palestine, pour assimiler la situation des Kanak à celle des palestiniens de Gaza, évoquer l'Afrique du Sud et j'en passe et des pires lors de cette interview, au cours de laquelle, même le journaliste (kanak) semblait gêné, lui qui connaît son pays ......
...
Vous, Mme Boumédiène-Thiéry et vos copains, ainsi qu'une certaine caste de leaders kanak, au nom de je ne sais plus quelle justice incertaine, venez renier tous les acquis de la lutte des Kanak et de leurs amis Non Kanak morts.
Y en a marre de vos leçons !
...
Je hais ces nouveaux "missionnaires" adeptes du "armons-nous et partez" !
...
Qui dirige la Province Nord, celle des Îles, nombre de communes, la Sofinor et toutes ses sociétés rattachées dont les jetons de présence sont servis à quels administrateurs ? Qui décide de l'utilisation des milliards de budget des Provinces ? Combien y-a-t-il de "Blancs" parmi les élus de ces provinces Nord et Îles ?
Qui est ou a été Vice-Président du Gouvernement de Nouvelle-Calédonie ? faîtes un audit des postes tenus par des cadres Kanak dans nombre d'administration !
Répondez proprement et sincèrement si vous en êtes capables à ces questions, avant de balancer des insanités politiques.
...
Et, si des leaders kanak actuels partagent la vision négationiste de ces "missionnaires", MOI, ancien militant pour l'indépendance, revendication qui a permis tant de progrès, progrès qui ont abouti au statut de très très large autonomie dont les Kanak sont des acteurs incontournables;
Je militerais CONTRE le transfert des compétences régaliennes !
Qu'on se le dise !
...
J'ai été, et je suis toujours, porteur de cette vigilance qui permet de ne jamais se satisfaire d'un statut social et politique médiocre;
Mais, de là à ignorer, voire nier, les progrès de la société calédonienne, progrès issus de la lutte des kanak et des progressistes de Notre Pays comme de beaucoup d'anti-indépendantistes intelligents, il y a un pas qui m'engage à sortir le "gros douze" chargé des cartouches que vous lisez (celles-ci ne tuent pas) !
...
Il faut être aveugle ou pervers pour ignorer les progrès de la société calédonienne dont le rééqilibrage en faveur du peuple kanak n'est pas le moindre.
N'est-ce pas Messieurs les Sénateurs Kanak ?
N'est-ce pas Messieurs les dirigeants du CCT ?
N'est-ce pas Mesdames et Messieurs les Présidents et Maires Kanak !
N'est-ce pas Mesdames et Messieurs les conducteurs Kanak de gros 4X4 (et c'est un juste retour des choses après tout) !
Oui, je suis outrancier ! Comme ces "messieurs-dames les missionnaires" sont outranciers dans leurs discours !
...
Chers leaders Kanak, du FLNKS, du LKS, de l'UCR ou du Parti Travailliste, mettez un peu d'ordre dans vos idéologies et choisissez mieux vos "amis".
Ou vous trouverez vos anciens amis ... Contre vous, avec des états d'âmes c'est sûr, mais déterminés !
Cette interview de Mme (comment déjà ?) Boumédiène-Thiéry (sénatrice Frônçaise) sur Radio Djiido est un modèle du genre (à réécouter avec modération).
Et si vous en partagez les idées émises, ayez le courage de l'affirmer !
Que des gens comme moi sachent finalement vers qui peuvent-ils encore se tourner !
...
J'ai pleuré au milieu de nombre de familles, sur la tombe de Pierre Declercq, celle de Loulou Tjibaou et ses compagnons, celle d'Eloi Machoro, celle de Jean-Marie Tjibaou, celle d'Alphonse Dianou et ses compagnons, celles des jeunes Léopold Dawano et Yves Tual, et tant d'autres;
Je répète:
La Calédonie a considérablement progressé et toutes les communautés ont en profité; et le Peuple Kanak a conquis pouvoir, légitimité, dignité et respect !
Le nier est abject !
Le nier est indécent !
Pour la mémoire de ceux qui se sont battus pour y parvenir.
...
Il y a encore du chemin à faire et ce blog en témoigne qui en contient l'expression !
Mais;
Il n'y a que les ignorants de l'histoire de Notre Pays, les étranges étrangers, les manipulateurs, à faire semblant de n'en rien voir ni croire du chemin accompli.
...
Tant de progrès en quarante années qu'en faire l'impasse n'est que bêtise et médiocrité voire offense.
Même s'il en reste encore tant à faire ! ...
Sénatrice française, si j'ai bien saisi, venue inspecter la Calédonie, île de l'Oubli ! Avec M. le député européen Bové.
Mais qui oublie ? Qui éxécute sans sourciller ce déni de notre histoire ?
Madame,
Eloi Machoro, Jean-Marie Tjibaou, Yéwéné Yéwéné, Loulou Tjibaou et ses compagnons, Alphonse Dianou et ses compagnons, Pierre Declercq, les jeunes Léopold Dawano et Yves Tual; et beaucoup d'autres, seraient donc morts pour ... RIEN ! A vos yeux ?
Un peu de décence, Mesdames Messieurs les censeurs ! Venus d'ailleurs !
...
Que Gérard Jodar et ses compagnons soient en prison, je ne trouve que pas cela soit juste !
Qu'une délégation vienne de Frônce s'y intéresser, à grands frais, je trouve cela équivoque.
...
Je m'explique:
Sur Radio Djiido, donc, Mme Boumédiène-Thiéry, interviewée, se lâche, et crache sur les colons (dont je suis) pour les assimiler aux colons israéliens de Palestine, pour assimiler la situation des Kanak à celle des palestiniens de Gaza, évoquer l'Afrique du Sud et j'en passe et des pires lors de cette interview, au cours de laquelle, même le journaliste (kanak) semblait gêné, lui qui connaît son pays ......
...
Vous, Mme Boumédiène-Thiéry et vos copains, ainsi qu'une certaine caste de leaders kanak, au nom de je ne sais plus quelle justice incertaine, venez renier tous les acquis de la lutte des Kanak et de leurs amis Non Kanak morts.
Y en a marre de vos leçons !
...
Je hais ces nouveaux "missionnaires" adeptes du "armons-nous et partez" !
...
Qui dirige la Province Nord, celle des Îles, nombre de communes, la Sofinor et toutes ses sociétés rattachées dont les jetons de présence sont servis à quels administrateurs ? Qui décide de l'utilisation des milliards de budget des Provinces ? Combien y-a-t-il de "Blancs" parmi les élus de ces provinces Nord et Îles ?
Qui est ou a été Vice-Président du Gouvernement de Nouvelle-Calédonie ? faîtes un audit des postes tenus par des cadres Kanak dans nombre d'administration !
Répondez proprement et sincèrement si vous en êtes capables à ces questions, avant de balancer des insanités politiques.
...
Et, si des leaders kanak actuels partagent la vision négationiste de ces "missionnaires", MOI, ancien militant pour l'indépendance, revendication qui a permis tant de progrès, progrès qui ont abouti au statut de très très large autonomie dont les Kanak sont des acteurs incontournables;
Je militerais CONTRE le transfert des compétences régaliennes !
Qu'on se le dise !
...
J'ai été, et je suis toujours, porteur de cette vigilance qui permet de ne jamais se satisfaire d'un statut social et politique médiocre;
Mais, de là à ignorer, voire nier, les progrès de la société calédonienne, progrès issus de la lutte des kanak et des progressistes de Notre Pays comme de beaucoup d'anti-indépendantistes intelligents, il y a un pas qui m'engage à sortir le "gros douze" chargé des cartouches que vous lisez (celles-ci ne tuent pas) !
...
Il faut être aveugle ou pervers pour ignorer les progrès de la société calédonienne dont le rééqilibrage en faveur du peuple kanak n'est pas le moindre.
N'est-ce pas Messieurs les Sénateurs Kanak ?
N'est-ce pas Messieurs les dirigeants du CCT ?
N'est-ce pas Mesdames et Messieurs les Présidents et Maires Kanak !
N'est-ce pas Mesdames et Messieurs les conducteurs Kanak de gros 4X4 (et c'est un juste retour des choses après tout) !
Oui, je suis outrancier ! Comme ces "messieurs-dames les missionnaires" sont outranciers dans leurs discours !
...
Chers leaders Kanak, du FLNKS, du LKS, de l'UCR ou du Parti Travailliste, mettez un peu d'ordre dans vos idéologies et choisissez mieux vos "amis".
Ou vous trouverez vos anciens amis ... Contre vous, avec des états d'âmes c'est sûr, mais déterminés !
Cette interview de Mme (comment déjà ?) Boumédiène-Thiéry (sénatrice Frônçaise) sur Radio Djiido est un modèle du genre (à réécouter avec modération).
Et si vous en partagez les idées émises, ayez le courage de l'affirmer !
Que des gens comme moi sachent finalement vers qui peuvent-ils encore se tourner !
...
J'ai pleuré au milieu de nombre de familles, sur la tombe de Pierre Declercq, celle de Loulou Tjibaou et ses compagnons, celle d'Eloi Machoro, celle de Jean-Marie Tjibaou, celle d'Alphonse Dianou et ses compagnons, celles des jeunes Léopold Dawano et Yves Tual, et tant d'autres;
Je répète:
La Calédonie a considérablement progressé et toutes les communautés ont en profité; et le Peuple Kanak a conquis pouvoir, légitimité, dignité et respect !
Le nier est abject !
Le nier est indécent !
Pour la mémoire de ceux qui se sont battus pour y parvenir.
...
Il y a encore du chemin à faire et ce blog en témoigne qui en contient l'expression !
Mais;
Il n'y a que les ignorants de l'histoire de Notre Pays, les étranges étrangers, les manipulateurs, à faire semblant de n'en rien voir ni croire du chemin accompli.
...
Tant de progrès en quarante années qu'en faire l'impasse n'est que bêtise et médiocrité voire offense.
Même s'il en reste encore tant à faire ! ...
mardi 8 décembre 2009
En navigant sur la Mer des Blogs (...Calédoniens).
Naviguer dans notre lagon, ou autour, pour moi, n'est pas nouveau. Naviguer sur la "Toile", oui ! Je ne suis pas tombé dedans quand j'étais petit, moi qui ai passé mon BAC série C alors qu'on autorisait seulement ... La règle à calcul, à l'examen !
La Mer des Blogs (... Calédoniens) a donc pour moi été une découverte; une navigation pleine de surprises autant que d'inquiétudes, voire d'angoisses.
Avec mon bateau un peu vieillot, http://www.chroniquekanakynouvellecaledonie.blogspot.com/ , je me sens souvent un peu ringard, sa forme, ce qu'il transporte, quelques trocas à troquer, pêchés il y a longtemps aux tombants du grand récif de la Côte Est.
J'ai hissé les toiles de ma barcasse lestée d'un Gros Caillou et affublée d'un bout dehors comme un index pointé rageusement vers l'horizon à découvrir; portée par le vent changeant de l'histoire de l'Océan Patoujourpacifik; cap sur la Mer des Blogs (... Calédoniens).
Il m'a fallu d'abord franchir le cap dur de http://www.caledonian-death.blogspot.com/ , noir et inquiet;
Puis, j'ai tiré des bords entre les récifs du http://caledo-tardy.hautetfort.com/ , méfiant et circonspect.
Croisant dans l'archipel de http://www.bougna.info/ aussi varié que plaisant, je me suis enrichi, un peu, d'autres visions de notre petit monde.
Plus tôt, longeant les plages très fréquentées et toujours bondées de monde du golfe de http://www.caledosphere.com/ , je ne savais plus où poser mon manou. Et j'ai préféré virer bord sur bord pour m'en éloigner.
Je n'ai pas craint de traverser le banc de brumes des signes identitaires que http://www.signes-identitaires-nc.com/ a du mal à faire lever.
Pour découvrir la baie du http://lecriducagou.com/ et y écouter le chant d'autres oiseaux qui m'étaient inconnus.
Mouillant quelques temps en face du joli petit îlot de http://carnet.niaouli.org/ .
J'ai repris ma route en remontant à contre courants la passe de http://www.solidaritekanaky.org/ avec une méfiance empreinte d'inquiétude;
J'ai surveillé à la jumelle le rivage énervé du récif du http://rocp.e-monsite.com/ qui la borde.
Puis, fatigué par cette navigation exigeante, j'ai largué le mouillage devant http://www.expat-blog.com/ , une île extérieure qui m'a appris que le bout du monde existait !
Levant l'ancre j'ai pointé le bout dehors de ma barcasse vers une île préservée dont m'avaient parlé des cousins grands botanistes amateurs (très éclairés), l'île de http://www.endemia.nc/ , pour l'aborder avec précautions et respect.
La quittant avec regrets mon vieux bateau a longé les falaises inaccessibles de http://kanakystyle.over-blog.fr/ du haut desquelles quelques personnages agitaient des drapeaux dont j'essayais de percevoir les couleurs.
Puis, doucement, j'ai embouqué le chenal de http://villes.blog.lemonde.fr/ qui m'ouvrait de nouveaux horizons de navigations possibles, terrestres cette-fois, vers une ville qui s'appelait paraît-il, "Port-De-France".
Il me reste encore beaucoup d'autres îles bloggiques à découvrir à l'intérieur de cette Mer des Blogs (...Calédoniens) comme au-delà de son horizon; vers ce Grand Océan des Blogs du Monde, mais les phares et balises manquent encore pour y naviguer en évitant tous les écueils qui peuvent le parsemer, pour certains d'un grand danger.
Cette navigation initiatique sur cette Mer bloggique continue de me laisser perplexe, tant elle peut être riche et variée, dangereuse, extravagante ou savoureuse, pleine de découvertes heureuses ou navrantes, cultivantes ou nulles ...
Une navigation où l'on rencontre tant de bateaux fantômes, êtres anonymes, fantasques ou fantasmagoriques y croisant sans courage ou sans valeur donnant de la corne de brume pour y piéger quelqu'esprit fragile.
La Mer des Blogs (... Calédoniens) a donc pour moi été une découverte; une navigation pleine de surprises autant que d'inquiétudes, voire d'angoisses.
Avec mon bateau un peu vieillot, http://www.chroniquekanakynouvellecaledonie.blogspot.com/ , je me sens souvent un peu ringard, sa forme, ce qu'il transporte, quelques trocas à troquer, pêchés il y a longtemps aux tombants du grand récif de la Côte Est.
J'ai hissé les toiles de ma barcasse lestée d'un Gros Caillou et affublée d'un bout dehors comme un index pointé rageusement vers l'horizon à découvrir; portée par le vent changeant de l'histoire de l'Océan Patoujourpacifik; cap sur la Mer des Blogs (... Calédoniens).
Il m'a fallu d'abord franchir le cap dur de http://www.caledonian-death.blogspot.com/ , noir et inquiet;
Puis, j'ai tiré des bords entre les récifs du http://caledo-tardy.hautetfort.com/ , méfiant et circonspect.
Croisant dans l'archipel de http://www.bougna.info/ aussi varié que plaisant, je me suis enrichi, un peu, d'autres visions de notre petit monde.
Plus tôt, longeant les plages très fréquentées et toujours bondées de monde du golfe de http://www.caledosphere.com/ , je ne savais plus où poser mon manou. Et j'ai préféré virer bord sur bord pour m'en éloigner.
Je n'ai pas craint de traverser le banc de brumes des signes identitaires que http://www.signes-identitaires-nc.com/ a du mal à faire lever.
Pour découvrir la baie du http://lecriducagou.com/ et y écouter le chant d'autres oiseaux qui m'étaient inconnus.
Mouillant quelques temps en face du joli petit îlot de http://carnet.niaouli.org/ .
J'ai repris ma route en remontant à contre courants la passe de http://www.solidaritekanaky.org/ avec une méfiance empreinte d'inquiétude;
J'ai surveillé à la jumelle le rivage énervé du récif du http://rocp.e-monsite.com/ qui la borde.
Puis, fatigué par cette navigation exigeante, j'ai largué le mouillage devant http://www.expat-blog.com/ , une île extérieure qui m'a appris que le bout du monde existait !
Levant l'ancre j'ai pointé le bout dehors de ma barcasse vers une île préservée dont m'avaient parlé des cousins grands botanistes amateurs (très éclairés), l'île de http://www.endemia.nc/ , pour l'aborder avec précautions et respect.
La quittant avec regrets mon vieux bateau a longé les falaises inaccessibles de http://kanakystyle.over-blog.fr/ du haut desquelles quelques personnages agitaient des drapeaux dont j'essayais de percevoir les couleurs.
Puis, doucement, j'ai embouqué le chenal de http://villes.blog.lemonde.fr/ qui m'ouvrait de nouveaux horizons de navigations possibles, terrestres cette-fois, vers une ville qui s'appelait paraît-il, "Port-De-France".
Il me reste encore beaucoup d'autres îles bloggiques à découvrir à l'intérieur de cette Mer des Blogs (...Calédoniens) comme au-delà de son horizon; vers ce Grand Océan des Blogs du Monde, mais les phares et balises manquent encore pour y naviguer en évitant tous les écueils qui peuvent le parsemer, pour certains d'un grand danger.
Cette navigation initiatique sur cette Mer bloggique continue de me laisser perplexe, tant elle peut être riche et variée, dangereuse, extravagante ou savoureuse, pleine de découvertes heureuses ou navrantes, cultivantes ou nulles ...
Une navigation où l'on rencontre tant de bateaux fantômes, êtres anonymes, fantasques ou fantasmagoriques y croisant sans courage ou sans valeur donnant de la corne de brume pour y piéger quelqu'esprit fragile.
dimanche 29 novembre 2009
245000 habitants en Calédonie ? Dont ACTE... 2 !!!
245000 habitants recensés ... Et moi ? EMOI !
A priori, le décompte de la population assuré par l'ISEE doit être juste et les correctifs faits selon les normes statistiques en vigueur. Par contre c'est peut-être le comptage qui a été défaillant, a-t-on compté tout le monde ? Mais, peut-être ne manque-t-il pas tant de monde à l'appel !
En revenant sur les élections provinciales et européennes de 2009 j'ai pu constater que nous étions:
135 932 électeurs inscrits aux élections provinciales de mai 2009 avec près de 19 000 électeurs inscrits sur le tableau annexe; et 154 151 électeurs aux élections européennes de juin 2009. Ces nombres sont cohérents entre eux (l'écart de 19 000 (*) étant attesté)... Le sont-ils avec ceux du recensement ?
A partir de là je me suis lancé dans une série de calculs basés sur des recoupements avec d'autres données
En arrondissant, j'ai fait le calcul suivant:
245 000 habitants - 154 000 électeurs (aux élections européennes, "tout le monde" vote !) = 91 000 ayant moins de 18 ans ou non inscrits sur les listes électorales et n'ayant pas été admis, de fait, à voter ! soit 37 % de la population ayant moins de 18 ans ou non inscrits mais recensés ! Peut-être ! Certaines statistiques démographiques nous proposent 29 % de moins de 14 ans (en 2004) !
Y-aurait-il 8 % (37%-29%) de la population ayant entre 14 et 18 ans ou plus mais non inscrits, soit un peu plus de 19 500 jeunes adolescents et de personnes habitants la Calédonie sans y être inscrits ! Peut-être !
En recoupant ces nombres avec les effectifs scolaires 2009 qui font apparaître que 36 502 élèves sont scolarisés en primaire, 19 259 en collège et 12 876 lycéens; au total 68 637 enfants scolarisés; l'ensemble reste cohérent, même en calculant "à la louche" comme je le fais ! [Vous me suivez ?]
En résumé:
154 000 électeurs + 73 500 enfants de moins de 14 ans + 19 500 ados et non inscrits = 247 000 habitants ...
Ou
154 000 électeurs + 68 637 élèves - les élèves ayant plus de 18 ans + les enfants non encore scolarisés + les habitants non inscrits sur les listes électorales = "jamais bien loin des" 245 000 !!! [ Vous me suivez toujours ?]
Ces quelques recoupements toujours "à la va vite" ne nous éloignent jamais tant des 245 000 habitants recensés !!!
A moins d'imaginer que TOUS les gens installés depuis peu, ou plus, en Nouvelle-Calédonie sont nombreux et ne sont pas TOUS inscrits sur les listes électorales, ce qui est également une hypothèse...
Dont acte... Deux !
Cette démonstration, qui n'en est pas une, pour signifier qu'en l'occurrence, je renonce à savoir qui a raison ! Bien qu'un doute s'immisce insidieusement dans mon esprit ...
Un mythe récent serait-il en train de s'effondrer ? Nous ne serions pas tant qu'on le pensait !
Dont acte ... trois ? Bientôt ?
Peut-être ...
Bon !
Je préfère laisser les chiens essayer de se mordre la queue, tournant sur eux-mêmes à en perdre la tête... Pour quant à moi persévérer dans une réflexion posée autant que fondée sur l'histoire de notre petit pays et de ses peuples et populations toujours en quête d'un avenir !
(*) Au fait, ces 19 000 électeurs inscrits sur le tableau annexe ne sont-ils pas le fait, avéré, de l'existence d'un flux migratoire vers la Nouvelle-Calédonie depuis 1998, que l'on peut qualifier d'immigration en se plaçant du point de vue du Pays Nouvelle-Calédonie, et que sembleraient contester certains commentaires sur le recensement ?
Post-scriptum (mots latins, littéralement: "écrit après") du 10 mars 2010:
Après les réactions épidermiques, des uns et des autres comme des miennes, après les recoupements approximatifs mais (à mon avis bien sûr) pertinents ci-dessus, il reste un doute qu'ont exprimé le Gouvernement de Nouvelle-Calédonie et l'Union Calédonienne. Et ce doute est recevable !
L'observation, au quotidien, de la vie en Nouvelle-Calédonie en général et à Nouméa en particulier, l'autorise. Il semble qu'il y a quelque chose qui cloche et qui n'est pas en conformité avec les "chiffres officiels". Il y a peut-être une part non négligeable de la population vivant en Nouvelle-Calédonie qui n'est pas prise en compte ou, qui ne fait rien pour être prise en compte. Non recensée (volontairement ou non), n'ayant plus ou pas encore (!) l'âge d'être scolarisée, ne souhaitant pas s'inscrire sur les listes électorales, arrivant de la France (métropolitaine), ou de la Réunion (ou d'autres DOM) ou encore de Wallis & Futuna ou de Polynésie, pour travailler en Nouvelle-Calédonie quelques temps (plus ou moins longs voire définitivement); le développement actuel de Notre Pays favorisant (nécessitant ?) cette immigration laborieuse.
Les chiffres de la CAFAT pourraient être intéressants à ce sujet, sauf pour les gens travaillant "au noir" bien sûr ... Mon matricule CAFAT se trouve dans la série 50 000, j'ai travaillé dès 18 ans et j'en ai 58, je travaille toujours, mais les matricules des nouveaux inscrits ont dépassé les 400 000 et ce nombre monte très vite ...
A priori, le décompte de la population assuré par l'ISEE doit être juste et les correctifs faits selon les normes statistiques en vigueur. Par contre c'est peut-être le comptage qui a été défaillant, a-t-on compté tout le monde ? Mais, peut-être ne manque-t-il pas tant de monde à l'appel !
En revenant sur les élections provinciales et européennes de 2009 j'ai pu constater que nous étions:
135 932 électeurs inscrits aux élections provinciales de mai 2009 avec près de 19 000 électeurs inscrits sur le tableau annexe; et 154 151 électeurs aux élections européennes de juin 2009. Ces nombres sont cohérents entre eux (l'écart de 19 000 (*) étant attesté)... Le sont-ils avec ceux du recensement ?
A partir de là je me suis lancé dans une série de calculs basés sur des recoupements avec d'autres données
En arrondissant, j'ai fait le calcul suivant:
245 000 habitants - 154 000 électeurs (aux élections européennes, "tout le monde" vote !) = 91 000 ayant moins de 18 ans ou non inscrits sur les listes électorales et n'ayant pas été admis, de fait, à voter ! soit 37 % de la population ayant moins de 18 ans ou non inscrits mais recensés ! Peut-être ! Certaines statistiques démographiques nous proposent 29 % de moins de 14 ans (en 2004) !
Y-aurait-il 8 % (37%-29%) de la population ayant entre 14 et 18 ans ou plus mais non inscrits, soit un peu plus de 19 500 jeunes adolescents et de personnes habitants la Calédonie sans y être inscrits ! Peut-être !
En recoupant ces nombres avec les effectifs scolaires 2009 qui font apparaître que 36 502 élèves sont scolarisés en primaire, 19 259 en collège et 12 876 lycéens; au total 68 637 enfants scolarisés; l'ensemble reste cohérent, même en calculant "à la louche" comme je le fais ! [Vous me suivez ?]
En résumé:
154 000 électeurs + 73 500 enfants de moins de 14 ans + 19 500 ados et non inscrits = 247 000 habitants ...
Ou
154 000 électeurs + 68 637 élèves - les élèves ayant plus de 18 ans + les enfants non encore scolarisés + les habitants non inscrits sur les listes électorales = "jamais bien loin des" 245 000 !!! [ Vous me suivez toujours ?]
Ces quelques recoupements toujours "à la va vite" ne nous éloignent jamais tant des 245 000 habitants recensés !!!
A moins d'imaginer que TOUS les gens installés depuis peu, ou plus, en Nouvelle-Calédonie sont nombreux et ne sont pas TOUS inscrits sur les listes électorales, ce qui est également une hypothèse...
Dont acte... Deux !
Cette démonstration, qui n'en est pas une, pour signifier qu'en l'occurrence, je renonce à savoir qui a raison ! Bien qu'un doute s'immisce insidieusement dans mon esprit ...
Un mythe récent serait-il en train de s'effondrer ? Nous ne serions pas tant qu'on le pensait !
Dont acte ... trois ? Bientôt ?
Peut-être ...
Bon !
Je préfère laisser les chiens essayer de se mordre la queue, tournant sur eux-mêmes à en perdre la tête... Pour quant à moi persévérer dans une réflexion posée autant que fondée sur l'histoire de notre petit pays et de ses peuples et populations toujours en quête d'un avenir !
(*) Au fait, ces 19 000 électeurs inscrits sur le tableau annexe ne sont-ils pas le fait, avéré, de l'existence d'un flux migratoire vers la Nouvelle-Calédonie depuis 1998, que l'on peut qualifier d'immigration en se plaçant du point de vue du Pays Nouvelle-Calédonie, et que sembleraient contester certains commentaires sur le recensement ?
Post-scriptum (mots latins, littéralement: "écrit après") du 10 mars 2010:
Après les réactions épidermiques, des uns et des autres comme des miennes, après les recoupements approximatifs mais (à mon avis bien sûr) pertinents ci-dessus, il reste un doute qu'ont exprimé le Gouvernement de Nouvelle-Calédonie et l'Union Calédonienne. Et ce doute est recevable !
L'observation, au quotidien, de la vie en Nouvelle-Calédonie en général et à Nouméa en particulier, l'autorise. Il semble qu'il y a quelque chose qui cloche et qui n'est pas en conformité avec les "chiffres officiels". Il y a peut-être une part non négligeable de la population vivant en Nouvelle-Calédonie qui n'est pas prise en compte ou, qui ne fait rien pour être prise en compte. Non recensée (volontairement ou non), n'ayant plus ou pas encore (!) l'âge d'être scolarisée, ne souhaitant pas s'inscrire sur les listes électorales, arrivant de la France (métropolitaine), ou de la Réunion (ou d'autres DOM) ou encore de Wallis & Futuna ou de Polynésie, pour travailler en Nouvelle-Calédonie quelques temps (plus ou moins longs voire définitivement); le développement actuel de Notre Pays favorisant (nécessitant ?) cette immigration laborieuse.
Les chiffres de la CAFAT pourraient être intéressants à ce sujet, sauf pour les gens travaillant "au noir" bien sûr ... Mon matricule CAFAT se trouve dans la série 50 000, j'ai travaillé dès 18 ans et j'en ai 58, je travaille toujours, mais les matricules des nouveaux inscrits ont dépassé les 400 000 et ce nombre monte très vite ...
mardi 17 novembre 2009
Une expérience du désordre cérébral ...
Pseudo-fiction number ten.
[l'un dit]
La dépression;
Ni grande, ni petite, sans dimension.
Une maladie dure, méchante, récurrente, arythmique, cathartique, errrratique;
Durable comme son développement.
La morale n'y a pas cours;
Explosion de douleur, implosion neuronale;
Trou noir psychologique.
[Marre dit]
La dépression;
Maladie qui n'en est pas une, interdite d'être dite.
L'intelligence n'y peut rien, à la maîtriser;
Les médicaments s'échinent à faire semblant de la maîtriser.
Les psychiatres n'y savent que peu ! Du trouble ils ne connaissent que peau.
Quand la chimie rencontre la pensée comme de savoir qui est premier de l'oeuf ou de la poule !
Le cerveau s'emmêle dans ses connexions.
[Mer creux dit]
La dépression;
On n'en fait jamais le tour !
Elle nous entoure, nous enrobe, nous cerne;
Nous atteint dans ce qu'on n'est né.
Naître rien, voilà ce que La Mauvaise nous apprend; on naît rien, on n'est rien, JE ne suis rien.
Prétendre le contraire est un rien con(-naître).
La (mais-)connaître beaucoup le prétendre. La connaître est ma fierté !
[Jeu dit]
La dépression;
C'est être mal, être bien, sans frontière, sans passeport.
Pas de frontière pour ce bien mal acquis !
Sans moral et sans morale, une ballade machiavélique entre envie de mort envie de sacrifice;
De soi, choix égoïste assumé, pour punir Un Autre Soi que l'on hait.
J'aime cette maladie qui m'explore et m'explose le cerveau !
J'en suis le spectateur acteur malsain.
[Vent drrreeeu dit]
Ma dépression;
Je l'aime ! Elle chamboule mon cerveau.
Au tréfonds de moi elle me conduit;
Au tréfonds de cette douleur sans nom que ni morphine, ni antibiotique, n'apaise;
Au point que dormir est craint.
Tous ces mauvais rêves que dormir ravive,
Remuant la boue d'une vie d'illusoires illusions.
[Sam dit]
Ma dépression;
J'en ai marre !
Elle me rattrappe quand je lui échappe,
Elle m'échappe quand je la coince, entre deux médicaments, une consultation et la rage.
J'ai vécu avec des hauts et des bas, comme tout le monde; c'est la vie, c'est comme ça !!!
Mais là, cette putain me tient;
Et je la paye au prix fort.
[Dit manche ... Manche]
Dépression, dépressif, deux états.
Le mien n'est pas déprimé ... Mais La Mauvaise
Jour après jour, sept jours sur sept, me tarode, creuse ma tête.
Devais-je l'exprimer, ainsi ?
Suis-je trop vieux pour en souffrir ?
Pfft ! Je n'en souffre pas plus que quiconque ne souffre de ne pas exister ... A ses propres yeux.
Mais merde, qu'est-ce que ça fait mal !
[l'un dit]
La dépression;
Ni grande, ni petite, sans dimension.
Une maladie dure, méchante, récurrente, arythmique, cathartique, errrratique;
Durable comme son développement.
La morale n'y a pas cours;
Explosion de douleur, implosion neuronale;
Trou noir psychologique.
[Marre dit]
La dépression;
Maladie qui n'en est pas une, interdite d'être dite.
L'intelligence n'y peut rien, à la maîtriser;
Les médicaments s'échinent à faire semblant de la maîtriser.
Les psychiatres n'y savent que peu ! Du trouble ils ne connaissent que peau.
Quand la chimie rencontre la pensée comme de savoir qui est premier de l'oeuf ou de la poule !
Le cerveau s'emmêle dans ses connexions.
[Mer creux dit]
La dépression;
On n'en fait jamais le tour !
Elle nous entoure, nous enrobe, nous cerne;
Nous atteint dans ce qu'on n'est né.
Naître rien, voilà ce que La Mauvaise nous apprend; on naît rien, on n'est rien, JE ne suis rien.
Prétendre le contraire est un rien con(-naître).
La (mais-)connaître beaucoup le prétendre. La connaître est ma fierté !
[Jeu dit]
La dépression;
C'est être mal, être bien, sans frontière, sans passeport.
Pas de frontière pour ce bien mal acquis !
Sans moral et sans morale, une ballade machiavélique entre envie de mort envie de sacrifice;
De soi, choix égoïste assumé, pour punir Un Autre Soi que l'on hait.
J'aime cette maladie qui m'explore et m'explose le cerveau !
J'en suis le spectateur acteur malsain.
[Vent drrreeeu dit]
Ma dépression;
Je l'aime ! Elle chamboule mon cerveau.
Au tréfonds de moi elle me conduit;
Au tréfonds de cette douleur sans nom que ni morphine, ni antibiotique, n'apaise;
Au point que dormir est craint.
Tous ces mauvais rêves que dormir ravive,
Remuant la boue d'une vie d'illusoires illusions.
[Sam dit]
Ma dépression;
J'en ai marre !
Elle me rattrappe quand je lui échappe,
Elle m'échappe quand je la coince, entre deux médicaments, une consultation et la rage.
J'ai vécu avec des hauts et des bas, comme tout le monde; c'est la vie, c'est comme ça !!!
Mais là, cette putain me tient;
Et je la paye au prix fort.
[Dit manche ... Manche]
Dépression, dépressif, deux états.
Le mien n'est pas déprimé ... Mais La Mauvaise
Jour après jour, sept jours sur sept, me tarode, creuse ma tête.
Devais-je l'exprimer, ainsi ?
Suis-je trop vieux pour en souffrir ?
Pfft ! Je n'en souffre pas plus que quiconque ne souffre de ne pas exister ... A ses propres yeux.
Mais merde, qu'est-ce que ça fait mal !
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