vendredi 12 août 2011
Maré: une si grande tristesse ! Et une leçon pour tous.
Maré,
J'ai mal à mon Pays.
Tant de familles endeuillées;
Tant de pleurs;
Tant de colères contenues;
Tant d'incompréhensions;
Maré,
Tant de Calédoniens se sentent aujourd'hui Maréens.
Je me sentais fatigué, avec l'envie très forte d'arrêter ce carnet de bord, à quoi bon, devant l'inutilité ou la vanité de la tâche, la puérilité voire la futilité de l'expression face à cette réalité calédonienne impossible à circonscrire...
Et pourtant, difficile de s'abstraire de la réalité trop souvent douloureuse de Notre Pays ... Quand on l'aime, lui et ses gens !
Je n'ai pas de leçon à donner et n'en donnerai pas; mais il y a une fois de plus UNE leçon que je tire de ces événements douloureux et dont, en toute modestie, ce blog se veut une expression têtue; une leçon pour TOUS, acteurs politiques, économiques, sociaux, ou encore intellectuels, qu'ils soient simples citoyens "de base", ou en charge de responsabilités de tous niveaux: c'est que nous devons aborder les problèmes de Notre Pays avec beaucoup de simplicité (posture synonyme pour moi d'humilité où l'égo se fait discret) et dans leur complexité (en termes d'analyse et de résolution de problèmes en termes également de solutions à proposer).
Le drame de Maré en est une illustration où se téléscopent nombre des problématiques de la société calédonienne...
Et je dédie cette réflexion à nos frères et soeurs de Maré comme à nos gouvernants, responsables politiques, économiques, coutumiers, syndicaux, éducatifs et religieux ... Et à tout un chacun, cet anti-chacun antithèse de celui du "chacun pour soi" ou "du chacun chez soi" !
La situation calédonienne est complexe; les "Faut qu'on", "Ya qu'à", "Si l'on" et "Pitucé"(*) ne devraient pas y avoir leur place ! Ils nous submergent pourtant dans les médias ou les conversations privées ...
Car rien n'est simple en Nouvelle-Calédonie. Quelques exemples "survolés" (par nécessité du genre présent) de cette complexité des questions ou problématiques qui traversent Notre Pays:
Les conflits de légitimité des pouvoirs en tout premier lieu.
Dans un royaume le pouvoir vient du sang; dans une dictature il vient de la force (armée). En démocratie, le pouvoir vient de celui qui le délègue, l'électeur mais parfois, insidieusement, de l'argent; dans une chefferie kanak le pouvoir vient du sang mais aussi de la terre. Et peut-être pourrait-on se poser la question du pouvoir dans la famille, oui mais quelle famille ? Et pour certains, beaucoup, de nos jeunes, quel(s) pouvoir(s) sont-ils prêts à reconnaître ? ...
Les conflits de légitimité des pouvoirs minent la société calédonienne.
Les conflits d'intérêts économiques et de développements.
Le "tout nickel" qui fonde l'essentiel de la richesse de la Calédonie avec les transferts financiers de l'Etat dont l'index de correction est un avatar coûteux ... Trois usines sur notre petit archipel, dame Nature est généreuse dans sa terre rouge, mais tous ses "enfants" endémiques, verts forêts ou bleus lagons, vont souffrir ! Comment les (ré)concilier ? Imagine-t-on sérieusement d'autres développements alternatifs possibles ?
Les conflits d'intérêts économiques sapent le développement économique équilibré de la Nouvelle-Calédonie.
Les confusions entre des genres parfois (souvent ?) contradictoires.
Etre homme (ou femme) politique élu et grand patron par exemple; être chef coutumier et leader politique (choix cornélien de l'électeur qui est sujet !); être responsable syndical et patron; etc. ... Même si ces genres parfois contraires sont recevables, leur confusion participe grandement à rendre encore plus complexes voire inextricables nombre de situations politiques, sociales, économiques ou "sociétales" en Nouvelle-Calédonie.
Toutes ces confusions entre les genres troublent la vision politique de Notre Pays.
Les juxtapositions parfois confrontations de cultures et d'histoires.
Nous n'avons pas de culture commune, il faut bien le reconnaître. Même si l'Ecole transmet "de" la culture française ! Peu d'acculturation(**) en réalité, j'évoque celle qui ne se satisfait pas d'un week-end "découverte" même si cette démarche est utile d'un point de vue purement touristique ... Doit-on continuer à se satisfaire de cultures qui se côtoient même pacifiquement (ce qui n'est déjà pas si mal j'en conviens) ? Le constat reste que la richesse issue d'une diversité culturelle exceptionnelle ne parvient pas à générer une "créolité kanako-néo-calédonienne" qui serait le meilleur gage d'un destin partagé ...
Ces confrontations de cultures différentes en Nouvelle-Calédonie freinent encore trop l'essor d'une culture commune.
Les rapports sociaux tendus.
Les conflits sociaux ne sont-ils pas avant tout des conflits de société(S) ... Quand ils ne dégénèrent pas en conflit de personnes !
Des rapports sociaux tendus par des écarts de revenus inconsidérés trop peu compensés par des fiscalités, directe et indirecte, équitables qui feraient payer plus aux plus fortunés pour une meilleure répartition de la richesse produite par le Pays ou une meilleure redistribution au profit de tous !
Et donc (dans le cas du conflit d'Aircal) une prise en compte par le Pays et non par une seule collectivité ou une entreprise de la continuité territoriale (je parle de la vraie, celle qui concerne les déplacements à l'intérieur de notre archipel).
Des rapports sociaux tendus sur le marché du travail où la problématique de l'emploi local butte sur une citoyenneté en berne et une formation initiale incapable d'élever le niveau de compétences de l'ensemble des jeunes calédoniens, et en particulier de ceux qui ont le plus besoin ...
Des rapports sociaux, donc, souvent tendus en Calédonie et qui continuent à perturber la recherche d'une harmonie sociale; comme un rêve impossible à réaliser ?
Les paradigmes éducatifs si divers et différents.
Tant de questions sur ce plan-ci ! Et tant de réponses diverses parfois opposées ...
Les valeurs transmises au sein des familles, petites ou grandes, métropolitaines, wallisiennes, kanak, caldoches, vietnamiennes, etc., au sein des clans aux Iles ou sur la Grande Terre, sont-elles les mêmes ? Met-on les mêmes gestes, les mêmes mots derrière le mot "respect" par exemple et en infra celui de "politesse" ?
Et, jusqu'à quel point l'Ecole déforme-t-elle plus qu'elle ne forme en termes éducatifs ? Quand la scolarisation entraîne la désocialisation (pour un enfant kanak qui quitte sa tribu par exemple) et quand l'échec de la "socialisation scolaire" entraîne une déscolarisation destructive ...
Ces paradigmes éducatifs parfois trop différents qui rendent difficiles la compréhension de l'Autre et l'ouverture vers l'Autre ...
La complexité est partout présente en Nouvelle-Calédonie, au niveau des individus et dans les relations qu'ils entretiennent jusqu'au niveau de la gouvernance de Notre Pays. Toutes les problématiques, politiques, économiques, sociales ou sociétales, éducatives, culturelles, relationnelles, doivent l'intégrer pour promouvoir une société calédonienne plus équilibrée et juste, plus sereine enfin.
La complexité est partout présente mais trop de solutions apportées à ces problématiques ne sont que des solutions partielles, ou simplistes ... On ne traite quasiment systématiquement que les symptômes ou les conséquences rarement les causes des maux calédoniens ... Alors, l'impression de piétiner ou de retour en arrière persiste et plombe notre moral.
Et pourtant, les Accords de Matigon-Oudinot et l'Accord de Nouméa sont des modèles de solutions politiques complexes répondant à une situation politique calédonienne complexe !
Face aux problèmes de la société calédonienne qui perdurent, j'ai bien l'impression que c'était TROP GRAND ! Nos responsables politiques et nous-mêmes, citoyens de base, n'avons pas été à la hauteur du défi que comportait ces Accords !
C'est ce qui avait motivé ce blog que j'avais voulu illustrant cette complexité pour prendre mes distances, autant avec les experts "en tout et n'importe quoi" (***), qu'avec la politique, trop politicienne ("pirandellienne"(****)) à mon goût.
Engagé en politique je n'ai jamais pu penser que j'avais et mon parti avec moi, complètement raison et les partis adverses complètement tort ... C'est dur de faire de la politique avec une telle posture intellectuelle et c'est pourquoi j'assume mes contradictions (je les cultive même, et certains billets en sont un témoignage ...) comme une part vécue de ma réalité calédonienne. Mais aussi comme une porte ouverte sur la complexité des choses calédoniennes et son appréhension.
CAR;
Pour une complexité bien comprise:
La complexité ne signifie pas la complication des choses;
La complexité n'entraîne pas l'inertie, ni l'inaction;
La complexité, c'est l'approche globale des choses selon Edgar Morin.
La complexité c'est le paradigme du LIEN et de la mise en RELATION.
La complexité engendre l'ouverture d'esprit et nécessairement une attention à l'Autre;
la complexité enrichit l'action !
(*) "Héros" d'une petite bande dessinée du journal "Le Monde" il y a de nombreuses années.
(**) Acculturation : processus par lequel un groupe humain assimile tout ou partie des valeurs culturelles d'un autre groupe humain.
(***) Depuis le temps que ces experts nous étudient et nous scrutent ainsi que la société calédonienne que nous formons pour proposer des solutions à nos problèmes, le paradis ne devrait plus être loin !
(****)De "Pirandello" qui a écrit une pièce de théatre: "Chacun sa vérité".
J'ai mal à mon Pays.
Tant de familles endeuillées;
Tant de pleurs;
Tant de colères contenues;
Tant d'incompréhensions;
Maré,
Tant de Calédoniens se sentent aujourd'hui Maréens.
Je me sentais fatigué, avec l'envie très forte d'arrêter ce carnet de bord, à quoi bon, devant l'inutilité ou la vanité de la tâche, la puérilité voire la futilité de l'expression face à cette réalité calédonienne impossible à circonscrire...
Et pourtant, difficile de s'abstraire de la réalité trop souvent douloureuse de Notre Pays ... Quand on l'aime, lui et ses gens !
Je n'ai pas de leçon à donner et n'en donnerai pas; mais il y a une fois de plus UNE leçon que je tire de ces événements douloureux et dont, en toute modestie, ce blog se veut une expression têtue; une leçon pour TOUS, acteurs politiques, économiques, sociaux, ou encore intellectuels, qu'ils soient simples citoyens "de base", ou en charge de responsabilités de tous niveaux: c'est que nous devons aborder les problèmes de Notre Pays avec beaucoup de simplicité (posture synonyme pour moi d'humilité où l'égo se fait discret) et dans leur complexité (en termes d'analyse et de résolution de problèmes en termes également de solutions à proposer).
Le drame de Maré en est une illustration où se téléscopent nombre des problématiques de la société calédonienne...
Et je dédie cette réflexion à nos frères et soeurs de Maré comme à nos gouvernants, responsables politiques, économiques, coutumiers, syndicaux, éducatifs et religieux ... Et à tout un chacun, cet anti-chacun antithèse de celui du "chacun pour soi" ou "du chacun chez soi" !
La situation calédonienne est complexe; les "Faut qu'on", "Ya qu'à", "Si l'on" et "Pitucé"(*) ne devraient pas y avoir leur place ! Ils nous submergent pourtant dans les médias ou les conversations privées ...
Car rien n'est simple en Nouvelle-Calédonie. Quelques exemples "survolés" (par nécessité du genre présent) de cette complexité des questions ou problématiques qui traversent Notre Pays:
Les conflits de légitimité des pouvoirs en tout premier lieu.
Dans un royaume le pouvoir vient du sang; dans une dictature il vient de la force (armée). En démocratie, le pouvoir vient de celui qui le délègue, l'électeur mais parfois, insidieusement, de l'argent; dans une chefferie kanak le pouvoir vient du sang mais aussi de la terre. Et peut-être pourrait-on se poser la question du pouvoir dans la famille, oui mais quelle famille ? Et pour certains, beaucoup, de nos jeunes, quel(s) pouvoir(s) sont-ils prêts à reconnaître ? ...
Les conflits de légitimité des pouvoirs minent la société calédonienne.
Les conflits d'intérêts économiques et de développements.
Le "tout nickel" qui fonde l'essentiel de la richesse de la Calédonie avec les transferts financiers de l'Etat dont l'index de correction est un avatar coûteux ... Trois usines sur notre petit archipel, dame Nature est généreuse dans sa terre rouge, mais tous ses "enfants" endémiques, verts forêts ou bleus lagons, vont souffrir ! Comment les (ré)concilier ? Imagine-t-on sérieusement d'autres développements alternatifs possibles ?
Les conflits d'intérêts économiques sapent le développement économique équilibré de la Nouvelle-Calédonie.
Les confusions entre des genres parfois (souvent ?) contradictoires.
Etre homme (ou femme) politique élu et grand patron par exemple; être chef coutumier et leader politique (choix cornélien de l'électeur qui est sujet !); être responsable syndical et patron; etc. ... Même si ces genres parfois contraires sont recevables, leur confusion participe grandement à rendre encore plus complexes voire inextricables nombre de situations politiques, sociales, économiques ou "sociétales" en Nouvelle-Calédonie.
Toutes ces confusions entre les genres troublent la vision politique de Notre Pays.
Les juxtapositions parfois confrontations de cultures et d'histoires.
Nous n'avons pas de culture commune, il faut bien le reconnaître. Même si l'Ecole transmet "de" la culture française ! Peu d'acculturation(**) en réalité, j'évoque celle qui ne se satisfait pas d'un week-end "découverte" même si cette démarche est utile d'un point de vue purement touristique ... Doit-on continuer à se satisfaire de cultures qui se côtoient même pacifiquement (ce qui n'est déjà pas si mal j'en conviens) ? Le constat reste que la richesse issue d'une diversité culturelle exceptionnelle ne parvient pas à générer une "créolité kanako-néo-calédonienne" qui serait le meilleur gage d'un destin partagé ...
Ces confrontations de cultures différentes en Nouvelle-Calédonie freinent encore trop l'essor d'une culture commune.
Les rapports sociaux tendus.
Les conflits sociaux ne sont-ils pas avant tout des conflits de société(S) ... Quand ils ne dégénèrent pas en conflit de personnes !
Des rapports sociaux tendus par des écarts de revenus inconsidérés trop peu compensés par des fiscalités, directe et indirecte, équitables qui feraient payer plus aux plus fortunés pour une meilleure répartition de la richesse produite par le Pays ou une meilleure redistribution au profit de tous !
Et donc (dans le cas du conflit d'Aircal) une prise en compte par le Pays et non par une seule collectivité ou une entreprise de la continuité territoriale (je parle de la vraie, celle qui concerne les déplacements à l'intérieur de notre archipel).
Des rapports sociaux tendus sur le marché du travail où la problématique de l'emploi local butte sur une citoyenneté en berne et une formation initiale incapable d'élever le niveau de compétences de l'ensemble des jeunes calédoniens, et en particulier de ceux qui ont le plus besoin ...
Des rapports sociaux, donc, souvent tendus en Calédonie et qui continuent à perturber la recherche d'une harmonie sociale; comme un rêve impossible à réaliser ?
Les paradigmes éducatifs si divers et différents.
Tant de questions sur ce plan-ci ! Et tant de réponses diverses parfois opposées ...
Les valeurs transmises au sein des familles, petites ou grandes, métropolitaines, wallisiennes, kanak, caldoches, vietnamiennes, etc., au sein des clans aux Iles ou sur la Grande Terre, sont-elles les mêmes ? Met-on les mêmes gestes, les mêmes mots derrière le mot "respect" par exemple et en infra celui de "politesse" ?
Et, jusqu'à quel point l'Ecole déforme-t-elle plus qu'elle ne forme en termes éducatifs ? Quand la scolarisation entraîne la désocialisation (pour un enfant kanak qui quitte sa tribu par exemple) et quand l'échec de la "socialisation scolaire" entraîne une déscolarisation destructive ...
Ces paradigmes éducatifs parfois trop différents qui rendent difficiles la compréhension de l'Autre et l'ouverture vers l'Autre ...
La complexité est partout présente en Nouvelle-Calédonie, au niveau des individus et dans les relations qu'ils entretiennent jusqu'au niveau de la gouvernance de Notre Pays. Toutes les problématiques, politiques, économiques, sociales ou sociétales, éducatives, culturelles, relationnelles, doivent l'intégrer pour promouvoir une société calédonienne plus équilibrée et juste, plus sereine enfin.
La complexité est partout présente mais trop de solutions apportées à ces problématiques ne sont que des solutions partielles, ou simplistes ... On ne traite quasiment systématiquement que les symptômes ou les conséquences rarement les causes des maux calédoniens ... Alors, l'impression de piétiner ou de retour en arrière persiste et plombe notre moral.
Et pourtant, les Accords de Matigon-Oudinot et l'Accord de Nouméa sont des modèles de solutions politiques complexes répondant à une situation politique calédonienne complexe !
Face aux problèmes de la société calédonienne qui perdurent, j'ai bien l'impression que c'était TROP GRAND ! Nos responsables politiques et nous-mêmes, citoyens de base, n'avons pas été à la hauteur du défi que comportait ces Accords !
C'est ce qui avait motivé ce blog que j'avais voulu illustrant cette complexité pour prendre mes distances, autant avec les experts "en tout et n'importe quoi" (***), qu'avec la politique, trop politicienne ("pirandellienne"(****)) à mon goût.
Engagé en politique je n'ai jamais pu penser que j'avais et mon parti avec moi, complètement raison et les partis adverses complètement tort ... C'est dur de faire de la politique avec une telle posture intellectuelle et c'est pourquoi j'assume mes contradictions (je les cultive même, et certains billets en sont un témoignage ...) comme une part vécue de ma réalité calédonienne. Mais aussi comme une porte ouverte sur la complexité des choses calédoniennes et son appréhension.
CAR;
Pour une complexité bien comprise:
La complexité ne signifie pas la complication des choses;
La complexité n'entraîne pas l'inertie, ni l'inaction;
La complexité, c'est l'approche globale des choses selon Edgar Morin.
La complexité c'est le paradigme du LIEN et de la mise en RELATION.
La complexité engendre l'ouverture d'esprit et nécessairement une attention à l'Autre;
la complexité enrichit l'action !
(*) "Héros" d'une petite bande dessinée du journal "Le Monde" il y a de nombreuses années.
(**) Acculturation : processus par lequel un groupe humain assimile tout ou partie des valeurs culturelles d'un autre groupe humain.
(***) Depuis le temps que ces experts nous étudient et nous scrutent ainsi que la société calédonienne que nous formons pour proposer des solutions à nos problèmes, le paradis ne devrait plus être loin !
(****)De "Pirandello" qui a écrit une pièce de théatre: "Chacun sa vérité".
mardi 14 juin 2011
Le Peuple Calédonien existe ... Je l'ai rencontré.
Pseudo-fiction number calib'12 ... Euh ! Twelve (Pardooon ...).
Le Peuple Calédonien existe,
Et je crois le croiser un peu tous les jours.
Le Peuple Calédonien existe,
Mais il l'ignore lui-même !
Le Peuple Calédonien existe,
Le souhaite-t-il vraiment ?
Le Peuple Calédonien existe,
Il est subliminal !
Le Peuple Calédonien existe,
Trop souvent comme une incantation ...
Le peuple Calédonien existe,
Jamais ne sera l'otage d'un parti politique,
Ni d'aucune cause ... politique.
Le Peuple Calédonien existe,
Il ne se confond pas avec toutes les ethnies,
Il est chaque ethnie ...
Et aucune, singulièrement.
Le Peuple Calédonien existe,
Il est le Peuple Kanak ...
Et tous ces agrégats étranges,
Et étrangers les uns aux autres
Venus du ciel ... Ou par la mer.
Forcés ou libres
Agrégés par l'histoire
Sur ce bout de terre rouge et verte,
Entourée du bleu profond du Pacifique.
Comme un drapeau !
Baigné de soleil ...
Quand il ne pleure pas.
Le Peuple Calédonien existe,
Comme Jésus, il marche à côté de nous !
Sans qu'on le sache ...
Le Peuple Calédonien existe:
Il n'est ni Noir, ni Blanc, ni Noir et Blanc.
Il n'a pas de couleur, même pas arc-en-ciel !
Il est lumière, éclair ou tonnerre, il est entrevu, parfois.
Produit du choc et de l'amalgame de ses éléments constituants:
Races et Cultures (!), Histoires et Conflits;
Attractions et Répulsions, Orages et Paix;
Tout cela à la fois,
Mais pas seulement à La Foa !
Partout en Calédonie je rencontre le peuple Calédonien,
Aux Iles de la Loyauté, dans les quartiers, dans les tribus,
Dans les repas de famille, à la plage, en pique-nique,
A la chasse ou à la pêche, au boulot aussi,
A l'église ou au temple, aux kermesses des écoles,
Devant les collèges, dans les classes des lycées ...
Sur les piquets de grève !
le Peuple Calédonien c'est tout ça;
Et c'est Mon Peuple !
Le Peuple Calédonien existe ...
Dans ma tête et dans mon coeur,
"Ben ça, c'est sûr" !
Le Peuple Calédonien existe,
Car je n'en ai pas d'autre.
Et s'il se résume à un singleton, un peu paumé,
Je serais fier d'en être le représentant.
Le Peuple Calédonien existe ...
Peut-être !!!
Nabwé !
Et merci de m'avoir lu ...
Le Peuple Calédonien existe,
Et je crois le croiser un peu tous les jours.
Le Peuple Calédonien existe,
Mais il l'ignore lui-même !
Le Peuple Calédonien existe,
Le souhaite-t-il vraiment ?
Le Peuple Calédonien existe,
Il est subliminal !
Le Peuple Calédonien existe,
Trop souvent comme une incantation ...
Le peuple Calédonien existe,
Jamais ne sera l'otage d'un parti politique,
Ni d'aucune cause ... politique.
Le Peuple Calédonien existe,
Il ne se confond pas avec toutes les ethnies,
Il est chaque ethnie ...
Et aucune, singulièrement.
Le Peuple Calédonien existe,
Il est le Peuple Kanak ...
Et tous ces agrégats étranges,
Et étrangers les uns aux autres
Venus du ciel ... Ou par la mer.
Forcés ou libres
Agrégés par l'histoire
Sur ce bout de terre rouge et verte,
Entourée du bleu profond du Pacifique.
Comme un drapeau !
Baigné de soleil ...
Quand il ne pleure pas.
Le Peuple Calédonien existe,
Comme Jésus, il marche à côté de nous !
Sans qu'on le sache ...
Le Peuple Calédonien existe:
Il n'est ni Noir, ni Blanc, ni Noir et Blanc.
Il n'a pas de couleur, même pas arc-en-ciel !
Il est lumière, éclair ou tonnerre, il est entrevu, parfois.
Produit du choc et de l'amalgame de ses éléments constituants:
Races et Cultures (!), Histoires et Conflits;
Attractions et Répulsions, Orages et Paix;
Tout cela à la fois,
Mais pas seulement à La Foa !
Partout en Calédonie je rencontre le peuple Calédonien,
Aux Iles de la Loyauté, dans les quartiers, dans les tribus,
Dans les repas de famille, à la plage, en pique-nique,
A la chasse ou à la pêche, au boulot aussi,
A l'église ou au temple, aux kermesses des écoles,
Devant les collèges, dans les classes des lycées ...
Sur les piquets de grève !
le Peuple Calédonien c'est tout ça;
Et c'est Mon Peuple !
Le Peuple Calédonien existe ...
Dans ma tête et dans mon coeur,
"Ben ça, c'est sûr" !
Le Peuple Calédonien existe,
Car je n'en ai pas d'autre.
Et s'il se résume à un singleton, un peu paumé,
Je serais fier d'en être le représentant.
Le Peuple Calédonien existe ...
Peut-être !!!
Nabwé !
Et merci de m'avoir lu ...
vendredi 27 mai 2011
Pourquoi M. Fillon a voulu rencontrer nos responsables politiques: la vraie réponse !
Fillon a voulu les voir;
Ils sont allés voir Fillon.
Pourquoi cette rencontre outre-hémisphère
Qui coûterait si chère ?
Mais parce que Notre Calédonie est exceptionnelle !
Parce que, qu'ils soient de gauche ou de droite,
Tous les gouvernements de la France,
Appliquent la même, politique ...
Vis-à-vis de la Nouvelle-calédonie
Depuis plus de vingt ans.
La Nouvelle-Calédonie n'est pas la Martinique, ni la Guyane, ni la Réunion ... Encore moins Mayotte ou la Polynésie.
Et tous les gouvernements de la France le savent qui se sont succédés sans changer de politique vis-à-vis de Notre Pays.
Il n'y a que les Calédoniens politiquement incultes pour s'en étonner:
La stabilité de la Calédonie et l'avenir de la France dans le Pacifique ne se joue pas à une "visio-conférence" que certains prétendent pouvoir remplacer une vraie rencontre à Matignon ... Pour "faire des économies" !
LA VRAIE QUESTION est donc: pourquoi le Gouvernement Français invite tant de monde à le rencontrer en France ?
LA VRAIE REPONSE est: parce que la Calédonie est un cas à part dans l'ensemble Outre-Mer français. La Calédonie est "le maillon faible" de cet Outre-Mer ... Le Gouvernement Français sait que l'équilibre calédonien est fragile et que le déstabiliser est risqué, et d'abord pour la France elle-même.
Et je suis toujours surpris que localement personne ne se pose la question de savoir comment se fait-il que la France attache autant d'importance à cet équilibre calédonien ... Et y mette les moyens.
Pourtant, qui connaît bien Notre Pays sait aussi qu'il porte en Lui tous les ingrédients d'une situation potentiellement explosive, que ce soit au niveau local, régional ou international !
Il faut arrêter de faire injure aux gouvernement français d'en prendre la pleine mesure.
Et que tous nos responsables politiques, anciens ou nouveaux (ceux et celles qui seront les négociateurs de demain ?), rencontrent le Premier Ministre de la France et son équipe, est capital ... Pour l'avenir. Rien ne vaut la rencontre, le dialogue ou l'échange, "en chair et en viande" comme on dit chez nous, pour sentir, ressentir, tester, les uns et les autres et apprendre à se connaître; comme une primo-connaissance, une primo-communication dont la portée va bien au-delà des échanges aperçus ...
Comme le Gouvernement de la France, qui a les moyens de le savoir et de l'appréhender, les Calédoniens doivent prendre conscience que la Calédonie, Notre Pays reste fragile et qu'il couve des germes d'instabilité politique et sociale avérée que la France ne souhaite pas voir se réveiller et encore moins à l'approche d'échéances capitales: 2012 ou 2017 pour la France, 2014 ou 2018 pour la Calédonie (n'est-ce pas curieux comme ces échéances se recoupent ?) ... Sans parler du Vieux Nick dont la France a toujours aimé prendre soin !
Merci M. le Premier Ministre Fillon.
Ils sont allés voir Fillon.
Pourquoi cette rencontre outre-hémisphère
Qui coûterait si chère ?
Mais parce que Notre Calédonie est exceptionnelle !
Parce que, qu'ils soient de gauche ou de droite,
Tous les gouvernements de la France,
Appliquent la même, politique ...
Vis-à-vis de la Nouvelle-calédonie
Depuis plus de vingt ans.
La Nouvelle-Calédonie n'est pas la Martinique, ni la Guyane, ni la Réunion ... Encore moins Mayotte ou la Polynésie.
Et tous les gouvernements de la France le savent qui se sont succédés sans changer de politique vis-à-vis de Notre Pays.
Il n'y a que les Calédoniens politiquement incultes pour s'en étonner:
La stabilité de la Calédonie et l'avenir de la France dans le Pacifique ne se joue pas à une "visio-conférence" que certains prétendent pouvoir remplacer une vraie rencontre à Matignon ... Pour "faire des économies" !
LA VRAIE QUESTION est donc: pourquoi le Gouvernement Français invite tant de monde à le rencontrer en France ?
LA VRAIE REPONSE est: parce que la Calédonie est un cas à part dans l'ensemble Outre-Mer français. La Calédonie est "le maillon faible" de cet Outre-Mer ... Le Gouvernement Français sait que l'équilibre calédonien est fragile et que le déstabiliser est risqué, et d'abord pour la France elle-même.
Et je suis toujours surpris que localement personne ne se pose la question de savoir comment se fait-il que la France attache autant d'importance à cet équilibre calédonien ... Et y mette les moyens.
Pourtant, qui connaît bien Notre Pays sait aussi qu'il porte en Lui tous les ingrédients d'une situation potentiellement explosive, que ce soit au niveau local, régional ou international !
Il faut arrêter de faire injure aux gouvernement français d'en prendre la pleine mesure.
Et que tous nos responsables politiques, anciens ou nouveaux (ceux et celles qui seront les négociateurs de demain ?), rencontrent le Premier Ministre de la France et son équipe, est capital ... Pour l'avenir. Rien ne vaut la rencontre, le dialogue ou l'échange, "en chair et en viande" comme on dit chez nous, pour sentir, ressentir, tester, les uns et les autres et apprendre à se connaître; comme une primo-connaissance, une primo-communication dont la portée va bien au-delà des échanges aperçus ...
Comme le Gouvernement de la France, qui a les moyens de le savoir et de l'appréhender, les Calédoniens doivent prendre conscience que la Calédonie, Notre Pays reste fragile et qu'il couve des germes d'instabilité politique et sociale avérée que la France ne souhaite pas voir se réveiller et encore moins à l'approche d'échéances capitales: 2012 ou 2017 pour la France, 2014 ou 2018 pour la Calédonie (n'est-ce pas curieux comme ces échéances se recoupent ?) ... Sans parler du Vieux Nick dont la France a toujours aimé prendre soin !
Merci M. le Premier Ministre Fillon.
lundi 16 mai 2011
Vie chère: ne vaudrait-il pas mieux "indexer" l'ensemble des salaires servis en Nouvelle-Calédonie ???
(Sous-titre: arrêtons de tourner autour du pot, l'économie calédonienne est une économie écartelée ! Et trois manifestations de plus y changeront-elles quelque chose ?)
Experts, colloques, tables rondes, forums, cabinets syndex et autres; tant de monde au chevet de l'économie calédonienne et de ses distorsions sociales coûte cher à la collectivité ... Et finalement tous participent également à entretenir ... Cette chère VIE CHERE !
Utopie, utopie, tant qu'à faire, allant au plus simple !
Ne faudrait-il pas indexer tous les salaires servis en Nouvelle-Calédonie, comme ceux de la fonction publique, qu'elle soit nationale ou locale ou comme ceux que certaines grandes entreprises implantées localement servent à une bonne part de leurs cadres ou agents de maîtrise ?
Tous les salaires multipliés par 1,94 ou 1,73 (sauf ceux qui le sont déjà ! Eh, oh !) ... Pas mal non ?
L'écart entre les niveaux de formations et les rémunérations au recrutement serait maintenu mais réduit et ramené à une échelle plus décente.
Et surtout le problème de la vie chère serait résolu ... Par l'absurde d'un point de vue économique !
Mais bon !
La Fédération des Fonctionnaires ou tous les syndicats de fonctionnaires "nationaux" devraient promouvoir une telle initiative ... Et en premier lieu, nos zélus et leurs "troupeaux" de chargés de missions, leurs membres de cabinets indexés eux aussi ! Je veux signifier par là que c'est bien de leur responsabilité d'organiser et de structurer la vie économique et sociale en Calédonie ... Sauf si le courage politique leur manque ou qu'ils soient tous pour le "laisser faire, laisser aller" total.
Car, ce qui justifie le maintien d'une telle indexation pour eux se justifie avec plus de force pour les petits salaires, non ?
Sinon, IL FAUT DESINDEXER !
Dans ce cas de figure également, l'écart entre les niveaux de rémunérations serait réduit à une échelle plus décente.
Et alors les "comptoirs" ne pourraient plus pratiquer des prix et des marges élevés ... Plus personne ne pourrait acheter leur marchandise, ils seraient contraints de pratiquer des prix bas !
Tandis que, tant que beaucoup de ces salaires seront superficiellement élevés ces mêmes comptoirs pourront s'offrir de belles marges ! Une forme de la loi de l'offre et de la demande.
Dans cette affaire de la VIE CHERE, personne n'est saint, (ni sain d'ailleurs) de mon point de vue !
Beaucoup d'agitation, d'effets de manches, que ce soit de la part des responsables politiques, d'entreprise mais aussi syndicaux ... Beaucoup trop d'effets de manches, d'assertions faciles, de tromperies ... Beaucoup trop ! Il est vrai que quelques uns parmi ces responsables commencent timidement à admettre qu'il faut mettre tout à plat ... Mais il faut admettre aussi qu'on en est loin, et loin d'être au bout de nos peines !
En attendant cette réforme globale et fondamentale ...
Une part de la Calédonie vit richement;
Une autre vit chichement.
Au milieu on se débat ...
Et point.
Encore une fois beaucoup trop de "gueule " (ça, on est fort !), le courage manque ... Car si nous nous étions pris il y a dix ans déjà pour réduire sur un moyen terme ces écarts comme cet index, peut-être ne serions-nous pas là où nous sommes actuellement ... Et c'est le gouvernement central français qui rit; lui, il tient tous les calédoniens (toutes ethnies confondues, y compris kanak) par la barbichette !
Faut-il des réformes structurelles pour dépasser les "réformettes" conjonturelles ?
NOOON; il faut des réformes psychologiques, psychanalytiques, voire psychiatriques et mettre TOUS nos responsables sur le divan de l'histoire et de l'économie calédoniennes, (et tous les calédoniens et expatriés aussi) pour tenter de comprendre ce qui ne s'avoue pas: une incapacité chronique au rationnel et à l'objectivité doublée d'un manque de courage !
Car on sait bien que l'économie calédonienne reste une économie à ... Trois vitesses (celle des hauts et très hauts revenus, celle des petits et moyens revenus et celle de la débrouille) que personne ne sait conduire car les rapports entre ces niveaux de revenus sont trop grands ! Toujours une histoire d'index ...
Et ce raisonnement vaut pour les retraites !!!
Oké ?
Eco ! Produit l'écho ...
Dans le vide ?
P.S. En parlant de vitesses, les porsches rient à Cayenne tandis que l'Autre gronde dans un car de monde bondé et en retard en plus ! (Ne cherchez pas à comprendre, essayez d'évoquer seulement ...).
Experts, colloques, tables rondes, forums, cabinets syndex et autres; tant de monde au chevet de l'économie calédonienne et de ses distorsions sociales coûte cher à la collectivité ... Et finalement tous participent également à entretenir ... Cette chère VIE CHERE !
Utopie, utopie, tant qu'à faire, allant au plus simple !
Ne faudrait-il pas indexer tous les salaires servis en Nouvelle-Calédonie, comme ceux de la fonction publique, qu'elle soit nationale ou locale ou comme ceux que certaines grandes entreprises implantées localement servent à une bonne part de leurs cadres ou agents de maîtrise ?
Tous les salaires multipliés par 1,94 ou 1,73 (sauf ceux qui le sont déjà ! Eh, oh !) ... Pas mal non ?
L'écart entre les niveaux de formations et les rémunérations au recrutement serait maintenu mais réduit et ramené à une échelle plus décente.
Et surtout le problème de la vie chère serait résolu ... Par l'absurde d'un point de vue économique !
Mais bon !
La Fédération des Fonctionnaires ou tous les syndicats de fonctionnaires "nationaux" devraient promouvoir une telle initiative ... Et en premier lieu, nos zélus et leurs "troupeaux" de chargés de missions, leurs membres de cabinets indexés eux aussi ! Je veux signifier par là que c'est bien de leur responsabilité d'organiser et de structurer la vie économique et sociale en Calédonie ... Sauf si le courage politique leur manque ou qu'ils soient tous pour le "laisser faire, laisser aller" total.
Car, ce qui justifie le maintien d'une telle indexation pour eux se justifie avec plus de force pour les petits salaires, non ?
Sinon, IL FAUT DESINDEXER !
Dans ce cas de figure également, l'écart entre les niveaux de rémunérations serait réduit à une échelle plus décente.
Et alors les "comptoirs" ne pourraient plus pratiquer des prix et des marges élevés ... Plus personne ne pourrait acheter leur marchandise, ils seraient contraints de pratiquer des prix bas !
Tandis que, tant que beaucoup de ces salaires seront superficiellement élevés ces mêmes comptoirs pourront s'offrir de belles marges ! Une forme de la loi de l'offre et de la demande.
Dans cette affaire de la VIE CHERE, personne n'est saint, (ni sain d'ailleurs) de mon point de vue !
Beaucoup d'agitation, d'effets de manches, que ce soit de la part des responsables politiques, d'entreprise mais aussi syndicaux ... Beaucoup trop d'effets de manches, d'assertions faciles, de tromperies ... Beaucoup trop ! Il est vrai que quelques uns parmi ces responsables commencent timidement à admettre qu'il faut mettre tout à plat ... Mais il faut admettre aussi qu'on en est loin, et loin d'être au bout de nos peines !
En attendant cette réforme globale et fondamentale ...
Une part de la Calédonie vit richement;
Une autre vit chichement.
Au milieu on se débat ...
Et point.
Encore une fois beaucoup trop de "gueule " (ça, on est fort !), le courage manque ... Car si nous nous étions pris il y a dix ans déjà pour réduire sur un moyen terme ces écarts comme cet index, peut-être ne serions-nous pas là où nous sommes actuellement ... Et c'est le gouvernement central français qui rit; lui, il tient tous les calédoniens (toutes ethnies confondues, y compris kanak) par la barbichette !
Faut-il des réformes structurelles pour dépasser les "réformettes" conjonturelles ?
NOOON; il faut des réformes psychologiques, psychanalytiques, voire psychiatriques et mettre TOUS nos responsables sur le divan de l'histoire et de l'économie calédoniennes, (et tous les calédoniens et expatriés aussi) pour tenter de comprendre ce qui ne s'avoue pas: une incapacité chronique au rationnel et à l'objectivité doublée d'un manque de courage !
Car on sait bien que l'économie calédonienne reste une économie à ... Trois vitesses (celle des hauts et très hauts revenus, celle des petits et moyens revenus et celle de la débrouille) que personne ne sait conduire car les rapports entre ces niveaux de revenus sont trop grands ! Toujours une histoire d'index ...
Et ce raisonnement vaut pour les retraites !!!
Oké ?
Eco ! Produit l'écho ...
Dans le vide ?
P.S. En parlant de vitesses, les porsches rient à Cayenne tandis que l'Autre gronde dans un car de monde bondé et en retard en plus ! (Ne cherchez pas à comprendre, essayez d'évoquer seulement ...).
lundi 2 mai 2011
Il y avait le ciel, le soleil et la mer ...
| Il y avait la mer érodant sans se lasser la fragile côte de corail en attendant quelque soulèvement tectonique; subduction subjuguée, (blong Vanuatu ?). |
| Il y avait le soleil, rouge (comme sur Laramie ?), et les nuages aussi, menaçants comme un avenir incertain; demain fera-t-il beau ? |
| Il y avait le ciel et les arbres, avant la nuit, quand sortent les roussettes; celles qui survivent et préfèrent voler haut, à l'écart des hommes. |
| Il y avait l'horizon enfin. Et l'improbable Homo Caledonicus les pieds nus sur le ventre de l'Homo Lapita ... Loin, loin, loin des clichés béats... Du soleil, du ciel et de la mer ! |
mercredi 30 mars 2011
Les mentalités n'ont pas changé ... Ou un problème de transmission !
Les souffleurs de braise sont de retour !
40 ans après !
Ils sont caldoches ou approchant; ils ont de 30 à 40 ans; ils n'ont rien appris, ou on ne leur a rien transmis ... De l'histoire vécue de leur Pays.
C'est vraiment dur pour moi de revivre, aujourd'hui ces appels à manifester sur ces thèmes mille fois éculés, comme tous ceux qui l'ont précédés; cette fois-ci sous couvert d'un drapeau commun, soi-disant rassembleur, pour ceux qui, soit sont arrivés il n'y a pas si longtemps en Calédonie, soit n'ont rien compris de Notre Histoire parce qu'on ne leur a rien transmis de cette histoire.
C'est de notoriété que les mentalités changent moins vite que l'organisation sociale ou économique, quoique ... Les mentalités kanak ont grandement évolué, et les jeunes kanak ou moins jeunes, malgré tous les problèmes auxquels ils sont confrontés font montre d'une adaptation, en trente années, exemplaire; quand la mentalité de trop de jeunes "caldoches" ou "calzors" reste au niveau de celle d'il y a trente ans !
A entendre la rhétorique de ces derniers, qui me renvoie trente à quarante ans en arrière, j'en suis malade !
Comment peut-on penser, à moins d'être bête ou étranger à notre pays, qu'il suffit de dire qu'on est tous frère et qu'on va s'embrasser sur la bouche pour que cela soit vrai ! Eux le croient ou font semblant, pour manipuler les crédules !
C'est ce genre de mentalité "à deux sous" qui a déjà tué plusieurs fois notre pays et qui s'apprête à le faire encore avec ces annonces à manifester pour un drapeau commun alors qu'ils ne reconnaissent pas l'existence du Peuple Kanak, ramené à une "communauté" comme une autre !
La proposition de Pierre Frogier va pourtant dans le "bon" sens (avec du bon sang, celui qui ne saurait mentir), celui de la reconnaissance de la légitimité kanak à travers son drapeau.
Mais il y a toujours, bien sûr, ces vieux caciques entourés de murs au fond de l'Anse-Vata ou barricadés dans leur résidence, ou encore enfermés dans leur ignorance comme certains broussards, pour encourager ces nouveaux défenseurs d'une "Entente-Toutes-ethnies-Confondues" de trop vielle date; ceux-là n'ont rien transmis à leurs enfants que leur peur. Celle qui déjà à l'époque faisait de "l'anti-kanakisme primaire" !
...---...
M. Blaise semble s'effaroucher d'une contre-manifestation quand il ne fait que reproduire des pratiques de ses aînés qui ont conduit les caldoches de brousse à se faire étriper quand ces mêmes aînés étaient planqués dans leurs quartiers nouméens protégés par leurs milices !
Je me souviens ... Lui est trop jeune et "on" ne lui a rien appris, c'est le plus grave !
Il serait temps de d'arrêter de pratiquer ce "crypto-anti-kanakisme primaire" sous des prétextes qui ne trompent personne, car c'est bien cela qui ressort de toutes ces contorsions verbales.
C'est nul, c'est dangereux, c'est idiot ! Et c'est facile ... Plus facile que de reconnaître que les Kanak forment un Peuple, celui qui occupait cette Terre il n' y a pas si longtemps.
Et reconnaître cette évidence (?), c'est suivre les pas de Pierre Frogier dans la démarche qu'il a initiée; pour préserver un avenir commun.
...---...
Sachez:
Aussi paradoxal que cela pourrait paraître, que je fais partie de ces calédoniens de souche, les colons, qui seront toujours à côté du Peuple Kanak !
Comme nos anciens l'ont été, en brousse, même s'ils méconnaissaient ce peuple parce que les mentalités DE L'EPOQUE ne leur permettaient pas de l'appréhender dans toute son humanité et sa globalité.
Mais;
Que dire de ces nouveaux calédoniens ou pseudos, ceux du 21ième siècle qui n'ont rien compris et nous ramènent en arrière, surfant sur des mentalités d'un autre siècle, malgré leurs "bacs-plus-plus" ... !
Ce serait comme si en France, on niait le gaullisme contre le pétainisme, la résistance contre la collaboration ... Quarante ans après !
Qu'ont-ils appris de l'histoire de leur (?) pays ?
...---...
Ces démarches (d'un pseudo "collectif-fondation-républicaine-calédonie-ensemble-wallisiens-anti-squats, etc.") sont contre-productives, à l'inverse de celle (courageuse et porteuse d'un vrai rapprochement) du Rassemblement-UMP et de l'Etat Français, vis-à-vis du drapeau de Kanaky.
C'est simple:
Soit ils sont manipulés ... Soit ils nous (vous) manipulent !
Ce signe identitaire, le drapeau "commun", il n'y avait pas urgence à en faire un "casus belli" (sauf à avoir quelqu'intention cachée et inavouable ... Mais bien visible !).
En Calédonie, certains, sages, savent que chaque chose doit arriver en son temps, et quand le temps est venu ...
A bon entendeur: un éveilleur néo-calédonien (très mal entendu (!) et un peu lassé par toutes ces histoires).
Post-scriptum:
Je souhaite renvoyer mon lecteur à un précédent billet sur le même thème ... Qui lui-même renvoyait à un écrit que j'avais commis encore plus avant concernant une période encore plus ancienne: décidément rien ne change dans beaucoup trop de nos têtes calédoniennes !
http://chroniquekanakynouvellecaledonie.blogspot.com/2009/08/je-nai-pas-marche-je-ne-marche-plus-je.html
40 ans après !
Ils sont caldoches ou approchant; ils ont de 30 à 40 ans; ils n'ont rien appris, ou on ne leur a rien transmis ... De l'histoire vécue de leur Pays.
C'est vraiment dur pour moi de revivre, aujourd'hui ces appels à manifester sur ces thèmes mille fois éculés, comme tous ceux qui l'ont précédés; cette fois-ci sous couvert d'un drapeau commun, soi-disant rassembleur, pour ceux qui, soit sont arrivés il n'y a pas si longtemps en Calédonie, soit n'ont rien compris de Notre Histoire parce qu'on ne leur a rien transmis de cette histoire.
C'est de notoriété que les mentalités changent moins vite que l'organisation sociale ou économique, quoique ... Les mentalités kanak ont grandement évolué, et les jeunes kanak ou moins jeunes, malgré tous les problèmes auxquels ils sont confrontés font montre d'une adaptation, en trente années, exemplaire; quand la mentalité de trop de jeunes "caldoches" ou "calzors" reste au niveau de celle d'il y a trente ans !
A entendre la rhétorique de ces derniers, qui me renvoie trente à quarante ans en arrière, j'en suis malade !
Comment peut-on penser, à moins d'être bête ou étranger à notre pays, qu'il suffit de dire qu'on est tous frère et qu'on va s'embrasser sur la bouche pour que cela soit vrai ! Eux le croient ou font semblant, pour manipuler les crédules !
C'est ce genre de mentalité "à deux sous" qui a déjà tué plusieurs fois notre pays et qui s'apprête à le faire encore avec ces annonces à manifester pour un drapeau commun alors qu'ils ne reconnaissent pas l'existence du Peuple Kanak, ramené à une "communauté" comme une autre !
La proposition de Pierre Frogier va pourtant dans le "bon" sens (avec du bon sang, celui qui ne saurait mentir), celui de la reconnaissance de la légitimité kanak à travers son drapeau.
Mais il y a toujours, bien sûr, ces vieux caciques entourés de murs au fond de l'Anse-Vata ou barricadés dans leur résidence, ou encore enfermés dans leur ignorance comme certains broussards, pour encourager ces nouveaux défenseurs d'une "Entente-Toutes-ethnies-Confondues" de trop vielle date; ceux-là n'ont rien transmis à leurs enfants que leur peur. Celle qui déjà à l'époque faisait de "l'anti-kanakisme primaire" !
...---...
M. Blaise semble s'effaroucher d'une contre-manifestation quand il ne fait que reproduire des pratiques de ses aînés qui ont conduit les caldoches de brousse à se faire étriper quand ces mêmes aînés étaient planqués dans leurs quartiers nouméens protégés par leurs milices !
Je me souviens ... Lui est trop jeune et "on" ne lui a rien appris, c'est le plus grave !
Il serait temps de d'arrêter de pratiquer ce "crypto-anti-kanakisme primaire" sous des prétextes qui ne trompent personne, car c'est bien cela qui ressort de toutes ces contorsions verbales.
C'est nul, c'est dangereux, c'est idiot ! Et c'est facile ... Plus facile que de reconnaître que les Kanak forment un Peuple, celui qui occupait cette Terre il n' y a pas si longtemps.
Et reconnaître cette évidence (?), c'est suivre les pas de Pierre Frogier dans la démarche qu'il a initiée; pour préserver un avenir commun.
...---...
Sachez:
Aussi paradoxal que cela pourrait paraître, que je fais partie de ces calédoniens de souche, les colons, qui seront toujours à côté du Peuple Kanak !
Comme nos anciens l'ont été, en brousse, même s'ils méconnaissaient ce peuple parce que les mentalités DE L'EPOQUE ne leur permettaient pas de l'appréhender dans toute son humanité et sa globalité.
Mais;
Que dire de ces nouveaux calédoniens ou pseudos, ceux du 21ième siècle qui n'ont rien compris et nous ramènent en arrière, surfant sur des mentalités d'un autre siècle, malgré leurs "bacs-plus-plus" ... !
Ce serait comme si en France, on niait le gaullisme contre le pétainisme, la résistance contre la collaboration ... Quarante ans après !
Qu'ont-ils appris de l'histoire de leur (?) pays ?
...---...
Ces démarches (d'un pseudo "collectif-fondation-républicaine-calédonie-ensemble-wallisiens-anti-squats, etc.") sont contre-productives, à l'inverse de celle (courageuse et porteuse d'un vrai rapprochement) du Rassemblement-UMP et de l'Etat Français, vis-à-vis du drapeau de Kanaky.
C'est simple:
Soit ils sont manipulés ... Soit ils nous (vous) manipulent !
Ce signe identitaire, le drapeau "commun", il n'y avait pas urgence à en faire un "casus belli" (sauf à avoir quelqu'intention cachée et inavouable ... Mais bien visible !).
En Calédonie, certains, sages, savent que chaque chose doit arriver en son temps, et quand le temps est venu ...
A bon entendeur: un éveilleur néo-calédonien (très mal entendu (!) et un peu lassé par toutes ces histoires).
Post-scriptum:
Je souhaite renvoyer mon lecteur à un précédent billet sur le même thème ... Qui lui-même renvoyait à un écrit que j'avais commis encore plus avant concernant une période encore plus ancienne: décidément rien ne change dans beaucoup trop de nos têtes calédoniennes !
http://chroniquekanakynouvellecaledonie.blogspot.com/2009/08/je-nai-pas-marche-je-ne-marche-plus-je.html
lundi 28 mars 2011
1000 fois par jour ... Ou la relativité des choses !
"Les nouvelles sont mauvaises d'où qu'elles viennent", Stephan Eicher dans "Déjeuner en paix ...";
"Faut pas baisser les bras, pas baisser les bras ...", Johnny Clegg, en français dans le texte, dans son dernier CD: "One life".
...---...
Moral par terre
Moral au top
Moral bousculé
Moral gonflé à bloc
Moral chaviré
Moral "Oh, Yesss"
...---...
Combien de fois par jour traverse-t-on ces états d'âmes (...éric !)
1000 fois par jour, au bas mot.
...---...
Le tsunami et ses conséquences, tous les jours ... Par terre le moral !
Le sourire des enfants; une "bonne note" ramenée du collège ... Au top le moral !
La Une des Nouvelles calédoniennes: un bébé abandonné ... Bousculé le moral !
Une petite prime au boulot ... Gonflé à bloc le moral !
Un "mec" qui me coupe la route dans un rond-point, à me percuter ... Chaviré le moral (comme la voiture) !
Le PSG qui gagne (pas assez ?) ... "Oh yesss"; merci Antoine !
Et puis;
La n ième démission des ministres de Calédonie (pas tous) Ensemble ... Ras le bol !
Les impôts qu'il faut payer alors que j'ai du mal à joindre les deux bouts quand d'autres se goinfrent ... Marre !
Et puis Téin qui sèche l'école qu'il ne supporte plus ;
Et encore, la beauté du Mont Dore au soleil couchant;
...---...
1000 fois par jour ! Notre moral vacille, dodeline, décline; et puis se reprend dans un Grand Rire, s'effondre dans un grognement, s'élève avec un trait d'humour, tombe dans une engeulade.
1000 fois par jour ... Ou la relativité des choses.
...---...
Pouvoir se doucher, acheter son pain quotidien, se pencher sur son billon d'igname pour en tirer la tubercule sacrée et nourricière, faire ses courses au supermarché, travailler, aller au lycée, se baigner dans la rivière ou la mer, faire son coup de pêche, jeter l'épervier le dimanche ou arpenter la chaîne centrale, partager un BBQ avec quelques bières ...
Et là-bas, de l'autre côté de la terre, au bout de ce monde qui ne serait pas le mien, la souffrance, la lutte pour une petite portion de liberté ou de dignité, un boulot ... La mort contre toute dictature pour vivre libre !
Paraît-il !
...---...
Je suis frère de ses gens-là. Et je veux rester humble; face à mes souffrances.
Mais la souffrance est-elle relative ?
La souffrance peut-elle se satisfaire de la relativité (restreinte ou générale !) ?
En d'autres termes, y-a-t-il une échelle de la souffrance qui me fera accepter mes "petites misères" parce que d'autres sont plus élevées sur la dite échelle ?
...---...
1000 fois par jour ... Cette question me taraude.
...---...
Il paraît que l'on a de la chance ... En Calédonie !
Un pays béni des dieux ! Ou le moral ne devrait connaître que le beau fixe !
Hem ...
S'il n'y avait pas ces kanak, à côté !
Ces blancs qui nous envahissent !
Les chinois qui gagnent de l'or dans leurs "bouibouis" !
Les Wallis qui se croient chez eux !
Et puis;
Nos politiciens, à notre image, qui s'engueulent comme nous nous engueulons !
Non la vie n'est pas facile en Calédonie;
...---...
1000 fois par jour cette question me taraude la tête.
J'ai plus le moral !
...---...
Attention, TSUNAMI.
Attention, GUERRE CIVILE.
Attention, RADIOACTIVITE.
Attention, CHIKUNGUGNYA ?
Attention, attention, attentioooooonnn !!!
...---...
1000 fois par jour ... Ou la relativité des choses.
Et ceci n'est pas une fiction !
"Faut pas baisser les bras, pas baisser les bras ...", Johnny Clegg, en français dans le texte, dans son dernier CD: "One life".
...---...
Moral par terre
Moral au top
Moral bousculé
Moral gonflé à bloc
Moral chaviré
Moral "Oh, Yesss"
...---...
Combien de fois par jour traverse-t-on ces états d'âmes (...éric !)
1000 fois par jour, au bas mot.
...---...
Le tsunami et ses conséquences, tous les jours ... Par terre le moral !
Le sourire des enfants; une "bonne note" ramenée du collège ... Au top le moral !
La Une des Nouvelles calédoniennes: un bébé abandonné ... Bousculé le moral !
Une petite prime au boulot ... Gonflé à bloc le moral !
Un "mec" qui me coupe la route dans un rond-point, à me percuter ... Chaviré le moral (comme la voiture) !
Le PSG qui gagne (pas assez ?) ... "Oh yesss"; merci Antoine !
Et puis;
La n ième démission des ministres de Calédonie (pas tous) Ensemble ... Ras le bol !
Les impôts qu'il faut payer alors que j'ai du mal à joindre les deux bouts quand d'autres se goinfrent ... Marre !
Et puis Téin qui sèche l'école qu'il ne supporte plus ;
Et encore, la beauté du Mont Dore au soleil couchant;
...---...
1000 fois par jour ! Notre moral vacille, dodeline, décline; et puis se reprend dans un Grand Rire, s'effondre dans un grognement, s'élève avec un trait d'humour, tombe dans une engeulade.
1000 fois par jour ... Ou la relativité des choses.
...---...
Pouvoir se doucher, acheter son pain quotidien, se pencher sur son billon d'igname pour en tirer la tubercule sacrée et nourricière, faire ses courses au supermarché, travailler, aller au lycée, se baigner dans la rivière ou la mer, faire son coup de pêche, jeter l'épervier le dimanche ou arpenter la chaîne centrale, partager un BBQ avec quelques bières ...
Et là-bas, de l'autre côté de la terre, au bout de ce monde qui ne serait pas le mien, la souffrance, la lutte pour une petite portion de liberté ou de dignité, un boulot ... La mort contre toute dictature pour vivre libre !
Paraît-il !
...---...
Je suis frère de ses gens-là. Et je veux rester humble; face à mes souffrances.
Mais la souffrance est-elle relative ?
La souffrance peut-elle se satisfaire de la relativité (restreinte ou générale !) ?
En d'autres termes, y-a-t-il une échelle de la souffrance qui me fera accepter mes "petites misères" parce que d'autres sont plus élevées sur la dite échelle ?
...---...
1000 fois par jour ... Cette question me taraude.
...---...
Il paraît que l'on a de la chance ... En Calédonie !
Un pays béni des dieux ! Ou le moral ne devrait connaître que le beau fixe !
Hem ...
S'il n'y avait pas ces kanak, à côté !
Ces blancs qui nous envahissent !
Les chinois qui gagnent de l'or dans leurs "bouibouis" !
Les Wallis qui se croient chez eux !
Et puis;
Nos politiciens, à notre image, qui s'engueulent comme nous nous engueulons !
Non la vie n'est pas facile en Calédonie;
...---...
1000 fois par jour cette question me taraude la tête.
J'ai plus le moral !
...---...
Attention, TSUNAMI.
Attention, GUERRE CIVILE.
Attention, RADIOACTIVITE.
Attention, CHIKUNGUGNYA ?
Attention, attention, attentioooooonnn !!!
...---...
1000 fois par jour ... Ou la relativité des choses.
Et ceci n'est pas une fiction !
mercredi 23 mars 2011
Etre sans avoir été ...
Pseudo-fiction number "il est vert" ... Euh, eleven !
Etre sans avoir été,
Comme un hiver sans été.
Comme un jeu de mots facile
Pour exister sans passé.
Passé aux oubliettes,
Mon passé n'est plus.
Quand on a bourlingué
Et que déglingué
On reprend vie ... Sur le tard,
Exister n'est pas une sinécure ... Il n'est jamais trop tard ! Paraît-il.
On renaît, certes,
Sans se reconnaître.
Tout est changé;
Si, si, tout a changé.
C'est drôle de continuer à exister
Sans passé reconnu.
Enfin, drôle ... Non, c'est marre !
Vivre car les Autres l'exigent ... A juste titre.
On n'abandonne pas le terrain
De la vie sans combattre ... Qu'ils prétendent.
Fatigué de battre ... Con !
Sais-tu de quoi je cause ?
Personne n'en a rien à foutre ...
Moi le premier.
Je sais, je fais peur ... A juste titre.
Passez à distance ... Je garde mes distances.
Pour préserver: vous, moi, les autres ... Les miens aussi.
Existez !
L'illusion je l'ai connue,
Je vous laisse à la vôtre.
Qu'elle se nomme rêve, idéal, agitation, orgueil, argent, honneur
Ou foutaise.
Etre sans avoir été;
Après l'automne vient le printemps ... Paraît-il.
Même si l'hiver est à ma porte;
Et que la peur enfin me quitte.
Etre sans avoir été,
Comme un hiver sans été.
Comme un jeu de mots facile
Pour exister sans passé.
Passé aux oubliettes,
Mon passé n'est plus.
Quand on a bourlingué
Et que déglingué
On reprend vie ... Sur le tard,
Exister n'est pas une sinécure ... Il n'est jamais trop tard ! Paraît-il.
On renaît, certes,
Sans se reconnaître.
Tout est changé;
Si, si, tout a changé.
C'est drôle de continuer à exister
Sans passé reconnu.
Enfin, drôle ... Non, c'est marre !
Vivre car les Autres l'exigent ... A juste titre.
On n'abandonne pas le terrain
De la vie sans combattre ... Qu'ils prétendent.
Fatigué de battre ... Con !
Sais-tu de quoi je cause ?
Personne n'en a rien à foutre ...
Moi le premier.
Je sais, je fais peur ... A juste titre.
Passez à distance ... Je garde mes distances.
Pour préserver: vous, moi, les autres ... Les miens aussi.
Existez !
L'illusion je l'ai connue,
Je vous laisse à la vôtre.
Qu'elle se nomme rêve, idéal, agitation, orgueil, argent, honneur
Ou foutaise.
Etre sans avoir été;
Après l'automne vient le printemps ... Paraît-il.
Même si l'hiver est à ma porte;
Et que la peur enfin me quitte.
mercredi 16 mars 2011
J'ai regardé "D'une île à l'autre", ce soir ... Qualité ! Merci Mimie !
Ça n'a rien à voir avec "Gwéba";
ça s'appelle tout simplement: "D'une île à l'autre"!
J'ai aimé.
Peut-être parce que cette émission me parle;
Peut-être parce ses sujets me parlent;
Peut-être parce que sérieux et humour se côtoient harmonieusement;
Peut-être encore parce que son animatrice me parle;
Peut-être aussi parce que cette émission me fait rencontrer LA Calédonie que j'aime !
Et peut-être enfin parce que ça parle de la Brousse; et que j'en suis.
Bon, ben, voilà, c'est tout, allez la voir sur le site de "Calédonie 1ère", si vous ne l'avez pas vue ...
Et vous comprendrez;
Ma "vision" de notre télé "lôcale" !
Nâbwé !
N.B. Loin de moi l'idée de mettre des notes aux différentes émissions proposées par Notre Télé, mais comme aucun critique ne s'exprime en Calédonie sur nos radios et télés, à part "Rolross" des Infos, et encore, trop peu ...
ça s'appelle tout simplement: "D'une île à l'autre"!
J'ai aimé.
Peut-être parce que cette émission me parle;
Peut-être parce ses sujets me parlent;
Peut-être parce que sérieux et humour se côtoient harmonieusement;
Peut-être encore parce que son animatrice me parle;
Peut-être aussi parce que cette émission me fait rencontrer LA Calédonie que j'aime !
Et peut-être enfin parce que ça parle de la Brousse; et que j'en suis.
Bon, ben, voilà, c'est tout, allez la voir sur le site de "Calédonie 1ère", si vous ne l'avez pas vue ...
Et vous comprendrez;
Ma "vision" de notre télé "lôcale" !
Nâbwé !
N.B. Loin de moi l'idée de mettre des notes aux différentes émissions proposées par Notre Télé, mais comme aucun critique ne s'exprime en Calédonie sur nos radios et télés, à part "Rolross" des Infos, et encore, trop peu ...
mardi 8 mars 2011
Donner la parole au Peuple: à quel peuple ? Assez de rodomontades !
Peuple: ensemble d'êtres humains vivant en société, habitant un territoire défini et ayant en commun un certain nombre de coutumes, d'institutions (Le Petit Robert).
Calédonie Ensemble justifie toutes ses rodomontades par sa volonté claironnée de "redonner la parole au peuple" !
Mais, a quel peuple ?
Le Peuple Kanak ?
Le peuple des citoyens calédoniens inscrits sur les listes électorales spéciales ? Si c'en est un (de peuple) ?
Le Peuple Calédonien ? Que tout le monde appelle de ses voeux ... Peuple virtuel s'il en est !
Le peuple de Nouméa ou encore peut-être celui de l'Anse-Vata ?!
Nous sommes loin, très loin de former UN Peuple en Nouvelle-Calédonie: nous vivons peut-être sur un territoire défini mais de manière très inégale en densité et en composition, dans une société loin d'être homogène, avec un nombre de coutumes en commun réduit, et des institutions toujours transitoires ...
Alors,
Il faut arrêter de jouer avec des mots aussi importants dans un pays où, en réalité, tant de choses nous divisent encore, pour en faire des slogans d'un populisme de bas niveau.
Tout le monde sait, et en premier lieu nos élus, que la société calédonienne est un patchwork social, culturel, politique, loin d'être harmonieux.
"Pourquoi tant de hargne" ?
Le clan des philippiens de Calédonie Ensemble s'est érigé en donneur de leçons, en détenteur et défendeur de La Vérité politique calédonienne ... Que ça en devient insupportable.
La légitimité en Calédonie n'est pas issue d'un Peuple qui n'existe pas. Peuple imaginaire voire factice appelé à la rescousse pour justifier des prises de positions politiques à des fins très personnelles de Pouvoir.
La légitimité politique en Calédonie n'est pas monolithique; elle est équilibre, fondée sur des droits, parfois contradictoires, de communautés historiques; sur une volonté d'atteindre un équilibre de justice et d'équité entre ces communautés. Tout engagement politique en Notre Pays ne peut en faire abstraction; même au nom d'un idéal supérieur, qu'il soit républicain, laïque ou encore religieux !
La paix en Calédonie a été construite sur ce constat et une volonté (vision géniale et ingénieuse) d'un nécessaire équilibre, curieusement fondé sur des justes déséquilibres : Le découpage administratif et politique de la Calédonie en Provinces, la clé de répartition, les corps électoraux spéciaux ...
Cette construction (terme éminemment positif et porteur d'espoir), on l'accepte ou on la rejette, encore faut-il être légitime pour la rejeter ! Mais dans ce dernier cas il faut l'annoncer clairement, choisir son camp: celui de la Calédonie Pas Tous Ensemble !
Les membres de Calédonie Ensemble doivent raisonner leurs chefs ... Avant qu'ils ne deviennent fous.
Il n'y a pas eu de putsch avec la démission d'une liste du Gouvernement; après des mois de travail en commun, cette démission n'a finalement été que l'expression d'une divergence de fond, qu'elle porte sur les drapeaux ou sur des méthodes de travail ou encore sur des choix de politiques ou de réformes.
Car il faut l'admettre, le paradoxe c'est que la collégialité au gouvernement n'efface pas les différences de programme et de vision politiques de ceux qui le composent. Le discours de politique générale n'est jamais qu'une belle mayonnaise dans laquelle chaque composante politique au gouvernement doit se retrouver ... Plus ou moins.
En l'occurrence, il y aurait abus de pouvoir si un parti faisait systématiquement démissionner sa liste avant même que le nouveau gouvernement ne travaille et mette en place quelque politique.
Si Philippe Gomès, après des élections victorieuses devenait à nouveau président et qu'une "petite" liste lui jouait le même tour en démissionnant systématiquement comme il a annoncé qu'il ferait, que dirait-il ? Je suppose qu'il parlerait encore d'un putsch !
Philippe Gomès, qui a le verbe haut et facile, devrait balayer devant sa porte, lui qui a trahi Didier Leroux en se présentant aux législatives contre ce dernier alors qu'ils appartenaient au même parti, parti qui avait programmé de présenter M. Leroux.
Philippe Gomès pensait alors être le meilleur; comme il n'accepte pas d'être aujourd'hui débarqué du gouvernement parce qu'il pense encore être le meilleur !
L'intelligence ne se résume pas à une "bonne" communication ... Et un micro !
A bon entendeur: un éveilleur néo-calédonien.
Post-scriptum du 9 mars 2011:
La concomitance de ce billet avec le colloque organisé entre autres par le Professeur Faberon n'est que pure coïncidence ... La référence au "Peuple" dont nous assommait Calédonie (pas tous) Ensemble avait vraiment fini par user ma patience; d'où ce billet, pensé il y a quelques jours déjà.
En écoutant ce soir encore la conférence de presse de Calédonie (pas tous) Ensemble, je réalisais que nous n'habitions certainement pas le même pays, que nous n'avions pas vécu la même histoire ... Dont acte.
Calédonie Ensemble justifie toutes ses rodomontades par sa volonté claironnée de "redonner la parole au peuple" !
Mais, a quel peuple ?
Le Peuple Kanak ?
Le peuple des citoyens calédoniens inscrits sur les listes électorales spéciales ? Si c'en est un (de peuple) ?
Le Peuple Calédonien ? Que tout le monde appelle de ses voeux ... Peuple virtuel s'il en est !
Le peuple de Nouméa ou encore peut-être celui de l'Anse-Vata ?!
Nous sommes loin, très loin de former UN Peuple en Nouvelle-Calédonie: nous vivons peut-être sur un territoire défini mais de manière très inégale en densité et en composition, dans une société loin d'être homogène, avec un nombre de coutumes en commun réduit, et des institutions toujours transitoires ...
Alors,
Il faut arrêter de jouer avec des mots aussi importants dans un pays où, en réalité, tant de choses nous divisent encore, pour en faire des slogans d'un populisme de bas niveau.
Tout le monde sait, et en premier lieu nos élus, que la société calédonienne est un patchwork social, culturel, politique, loin d'être harmonieux.
"Pourquoi tant de hargne" ?
Le clan des philippiens de Calédonie Ensemble s'est érigé en donneur de leçons, en détenteur et défendeur de La Vérité politique calédonienne ... Que ça en devient insupportable.
La légitimité en Calédonie n'est pas issue d'un Peuple qui n'existe pas. Peuple imaginaire voire factice appelé à la rescousse pour justifier des prises de positions politiques à des fins très personnelles de Pouvoir.
La légitimité politique en Calédonie n'est pas monolithique; elle est équilibre, fondée sur des droits, parfois contradictoires, de communautés historiques; sur une volonté d'atteindre un équilibre de justice et d'équité entre ces communautés. Tout engagement politique en Notre Pays ne peut en faire abstraction; même au nom d'un idéal supérieur, qu'il soit républicain, laïque ou encore religieux !
La paix en Calédonie a été construite sur ce constat et une volonté (vision géniale et ingénieuse) d'un nécessaire équilibre, curieusement fondé sur des justes déséquilibres : Le découpage administratif et politique de la Calédonie en Provinces, la clé de répartition, les corps électoraux spéciaux ...
Cette construction (terme éminemment positif et porteur d'espoir), on l'accepte ou on la rejette, encore faut-il être légitime pour la rejeter ! Mais dans ce dernier cas il faut l'annoncer clairement, choisir son camp: celui de la Calédonie Pas Tous Ensemble !
Les membres de Calédonie Ensemble doivent raisonner leurs chefs ... Avant qu'ils ne deviennent fous.
Il n'y a pas eu de putsch avec la démission d'une liste du Gouvernement; après des mois de travail en commun, cette démission n'a finalement été que l'expression d'une divergence de fond, qu'elle porte sur les drapeaux ou sur des méthodes de travail ou encore sur des choix de politiques ou de réformes.
Car il faut l'admettre, le paradoxe c'est que la collégialité au gouvernement n'efface pas les différences de programme et de vision politiques de ceux qui le composent. Le discours de politique générale n'est jamais qu'une belle mayonnaise dans laquelle chaque composante politique au gouvernement doit se retrouver ... Plus ou moins.
En l'occurrence, il y aurait abus de pouvoir si un parti faisait systématiquement démissionner sa liste avant même que le nouveau gouvernement ne travaille et mette en place quelque politique.
Si Philippe Gomès, après des élections victorieuses devenait à nouveau président et qu'une "petite" liste lui jouait le même tour en démissionnant systématiquement comme il a annoncé qu'il ferait, que dirait-il ? Je suppose qu'il parlerait encore d'un putsch !
Philippe Gomès, qui a le verbe haut et facile, devrait balayer devant sa porte, lui qui a trahi Didier Leroux en se présentant aux législatives contre ce dernier alors qu'ils appartenaient au même parti, parti qui avait programmé de présenter M. Leroux.
Philippe Gomès pensait alors être le meilleur; comme il n'accepte pas d'être aujourd'hui débarqué du gouvernement parce qu'il pense encore être le meilleur !
L'intelligence ne se résume pas à une "bonne" communication ... Et un micro !
A bon entendeur: un éveilleur néo-calédonien.
Post-scriptum du 9 mars 2011:
La concomitance de ce billet avec le colloque organisé entre autres par le Professeur Faberon n'est que pure coïncidence ... La référence au "Peuple" dont nous assommait Calédonie (pas tous) Ensemble avait vraiment fini par user ma patience; d'où ce billet, pensé il y a quelques jours déjà.
En écoutant ce soir encore la conférence de presse de Calédonie (pas tous) Ensemble, je réalisais que nous n'habitions certainement pas le même pays, que nous n'avions pas vécu la même histoire ... Dont acte.
mardi 1 mars 2011
La troisième mondialisation internet sera peut-être porteuse d'espoirs !
Après la mondialisation du sexe engendrée sans mesure par et sur internet; bousculant morale et préjugés; rendant problématique l'éducation des enfants (sexuelle entre autre) ...
Après la mondialisation économique et financière qui utilise internet; favorisant des regroupements d'entreprises d'échelles astronomiques, permettant des mouvements de fonds (financiers) à la vitesse de la lumière échappant ainsi à tout contrôle; pour engendrer plus-values exceptionnelles ou crises ...
Une mondialisation démocratique et sociale facilitée par internet est (peut-être) en route ! Enfin ...
Portée par ceux qu'on attendait pas sur ce champ: les peuples arabes. Pas seulement, en Chine, en Afrique du Sud (eh oui, tout n'y est pas rose et on réprime encore là-bas), et ailleurs aussi, on se rebelle pour "grappiller" un peu de justice sociale ou de liberté.
Les dictatures, les pouvoirs politiques, ne peuvent plus "vivre cachés" derrière leurs frontières et martyriser leurs peuples impunément et dans l'indifférence de la gouvernance mondiale obligée ...
L'omerta politique ou sociale n'est plus possible, ou rendue plus difficile.
Internet et ses multiples supports (ordinateurs, téléphones aux fonctions élargies, sites sociaux, "tubes" divers, etc.), même contrariés par ces dictatures, permettent des échanges entre acteurs à l'intérieur ou vers l'extérieur de tous pays.
Beaucoup de ces dictatures s'autolégitimaient par une opposition à l'ancienne domination occidentale ou au néo-colonialisme d'avant et du début des années soixante. Quarante années plus tard, les pays du Tiers-Monde sont pour un bon nombre d'entre eux devenus des pays "émergents", voire "émergés", et même dominants. Ils prêtent aux pays occidentaux maintenant en difficulté, l'argent qui manque à ces derniers, ils spéculent aussi ... C'est peut-être un juste retour des choses mais leurs peuples ne sont plus dupes non plus. Ils veulent exister, obtenir leur part de ces richesses réalisées sur leur dos et accaparées par leur classe dirigeante (politiques ou affairistes).
Les nouvelles générations n'adhèrent plus à ces discours éculés "anti-occident" que leur servent ces pouvoirs plus ou moins absolus pour justifier leurs régimes autoritaires et autocratiques (nombre des jeunes ou moins jeunes, n'ont connu que ces régimes ... Donc aucune autre "domination" !).
C'est bien d'une nouvelle donne dont il s'agit: une mondialisation des valeurs de justice sociale et de libertés démocratiques, de fraternité entre les peuples.
Il n'y a pas que l'économie ou la finance qui émerge de ces pays, peut-être une nouvelle humanité et au final une vraie leçon politique aussi destinée aux peuples européens un peu engoncés dans leur petits bonheurs égoïstes, aveuglés par leur insatisfaction chronique, et beaucoup de nombrilisme !
Après la mondialisation économique et financière qui utilise internet; favorisant des regroupements d'entreprises d'échelles astronomiques, permettant des mouvements de fonds (financiers) à la vitesse de la lumière échappant ainsi à tout contrôle; pour engendrer plus-values exceptionnelles ou crises ...
Une mondialisation démocratique et sociale facilitée par internet est (peut-être) en route ! Enfin ...
Portée par ceux qu'on attendait pas sur ce champ: les peuples arabes. Pas seulement, en Chine, en Afrique du Sud (eh oui, tout n'y est pas rose et on réprime encore là-bas), et ailleurs aussi, on se rebelle pour "grappiller" un peu de justice sociale ou de liberté.
Les dictatures, les pouvoirs politiques, ne peuvent plus "vivre cachés" derrière leurs frontières et martyriser leurs peuples impunément et dans l'indifférence de la gouvernance mondiale obligée ...
L'omerta politique ou sociale n'est plus possible, ou rendue plus difficile.
Internet et ses multiples supports (ordinateurs, téléphones aux fonctions élargies, sites sociaux, "tubes" divers, etc.), même contrariés par ces dictatures, permettent des échanges entre acteurs à l'intérieur ou vers l'extérieur de tous pays.
Beaucoup de ces dictatures s'autolégitimaient par une opposition à l'ancienne domination occidentale ou au néo-colonialisme d'avant et du début des années soixante. Quarante années plus tard, les pays du Tiers-Monde sont pour un bon nombre d'entre eux devenus des pays "émergents", voire "émergés", et même dominants. Ils prêtent aux pays occidentaux maintenant en difficulté, l'argent qui manque à ces derniers, ils spéculent aussi ... C'est peut-être un juste retour des choses mais leurs peuples ne sont plus dupes non plus. Ils veulent exister, obtenir leur part de ces richesses réalisées sur leur dos et accaparées par leur classe dirigeante (politiques ou affairistes).
Les nouvelles générations n'adhèrent plus à ces discours éculés "anti-occident" que leur servent ces pouvoirs plus ou moins absolus pour justifier leurs régimes autoritaires et autocratiques (nombre des jeunes ou moins jeunes, n'ont connu que ces régimes ... Donc aucune autre "domination" !).
C'est bien d'une nouvelle donne dont il s'agit: une mondialisation des valeurs de justice sociale et de libertés démocratiques, de fraternité entre les peuples.
Il n'y a pas que l'économie ou la finance qui émerge de ces pays, peut-être une nouvelle humanité et au final une vraie leçon politique aussi destinée aux peuples européens un peu engoncés dans leur petits bonheurs égoïstes, aveuglés par leur insatisfaction chronique, et beaucoup de nombrilisme !
lundi 21 février 2011
Vivre avec et dans l'incertitude en Nouvelle-Calédonie.
1960 (8 ans), 2010 (58 ans); cinquante ans d'incertitudes !
La certitude et l'incertitude se côtoient en Notre cher Pays, comme deux soeurs inséparables, nées de l'histoire bouleversée d'un archipel qui n'a pas échappé au grand mouvement de "découverte" du monde par une Europe dominatrice et assoiffée de conquêtes entre les 15ème et 20ème siècles.
L'installation de la France en Nouvelle-Calédonie en 1853 a enlevé toutes les certitudes que les Kanak avaient acquises au cours des quelques millénaires d'évolution à travers le Grand Océan.
Marginalisés tout en étant évangélisés: mythes ébranlés, organisations sociales déstabilisées, l'Incertitude est devenue leur compagne ...
Les colons chargés de "mettre en valeur" ce beau pays avaient des certitudes en quittant leurs régions d'origine, ils participaient au déploiement du progrès et de la civilisation (la seule envisageable en ce temps ...) dans le monde, ils allaient trouver une vie meilleure ... Puis l'incertitude le plus souvent survenait; abandonnés par un pouvoir colonial lointain, ils ont vite déchanté; pour se forger la seule certitude qui pouvait les sauver: ne compter que sur eux-mêmes ... Pour faire face à l'incertitude de lendemains pas très enchanteurs !
Et ces histoires ainsi se sont faites, séparées; jusqu'à ce qu'un Mouvement (d'Union Calédonienne) au début des années cinquante rapproche ces lignes d'histoires incomplètes et vaguement incertaines !
Pour proposer une certitude avant-gardiste: s'il y a deux couleurs qui se côtoient depuis tant d'années en s'ignorant en fait, la seule voie envisageable est celle de constituer un Seul Peuple dont les fondements seront à écrire ...
Mais NON !
C'était sans compter les velléités néo-coloniales d'un gouvernement français malade de perdre son empire.
A cette époque (fin des années cinquante, début des années soixante) j'accédais à l'âge de raison:
1960: 8 ans ...
Je suis moi aussi tombé dans l'incertitude, au sortir d'une petite enfance broussarde. Une vie de doutes, de découvertes amères, d'incompréhensions fondamentales, de questionnements incessants ; entre la Brousse natale, la Ville pour apprendre; le village des "Blancs", la Tribu d'à côté méconnue; l'engagement politique ensuite, pour une certitude, les descendants de colons devront faire "amende honorable" et regarder si leurs voisins Kanak ne manquaient pas de ces terres que la colonie leur avait attribuées ...
Mais NON !
1977: 25 ans ...
Occupation de terre à Amoa, Poindimié.
La terre se dérobait sous les pieds des colons ! Comme une incertitude majeure.
Et pourtant, les colons avaient travaillé leurs terres et il n'y avait rien à céder ! C'était une certitude !
Ainsi, l'incertitude sur l'avenir d'un avenir harmonieux, "Deux couleurs un seul peuple", gagna du terrain. L'indépendance pointait son nez.
La certitude des uns, "les contre", contre la certitude des autres "les pour" faisait un boulevard à mon amie mauvaise "l'incertitude"; tout est devenu à nouveau incertain, fragile, radical.
Partir ou rester; vivre ou mourir; aimer ou haïr; les choix étaient devenus tout d'un coup simples !
1984 ... Hienghène, des Kanak meurent sans avoir pu combattre !
1988 ... Ouvéa, des Kanak combattent et meurent !
Plus aucune certitude, rien à entrevoir restait à entre-vivre, peut-être, ou entre-mourir ?
1987: 35 ans ...
Dans cette vallée grise du Temps Des Evénements, l'incertitude régnait avec la peur, à quelques uns, nous marchions, une petite lampe électrique à la main comme seule certitude éclairante: il fallait dialoguer avec le Peuple Kanak, reconnu en tant que Peuple; ce fut l'Union des Calédoniens pour un Dialogue avec le Peuple Kanak (UCDPK). La Foa, Conception-Robinson, Népoui, etc. Des Calédoniens entrouvraient le chemin ... Celui du courage et de la générosité !
Mais, même l'Accord, signé en 1988, justement courageux et généreux, restait incertain.
La preuve, Jean-Marie en est mort ...
Le travail, auprès des jeunes collégiens me permit, un peu de certitude: l'intelligence était partout, chez mes élèves kanak comme caldoches, il suffisait de se pencher et d'y croire un peu pour la faire éclore ! Mais dans ce collège que je dirigeais, sur la Côte Est, c'était sans compter les trahisons, de ces faux-amis et faux-moines (fausses nonnes aussi !) pas très catholiques, "toutes ethnies confondues", pour le pire...
Les mots de mes certitudes pédagogiques ont butté sur la certitude des préjugés (presqu'un pléonasme !) de "collègues" inexpérimentés, ignorants ou mauvais.
Puis;
1998: 46 ans ...
Les mots de mes certitudes politiques ont failli face aux maux d'une incertitude que l'Accord de Nouméa n'a pas effacée, reportant cette échéance impossible, 1998 (chut !!! Plus d'autodétermination ...).
Certitude et incertitude m'ont accompagné en 2002 (Législatives: "Pour Réussir l'Accord de Nouméa" était le slogan de Jean-Raymond Postic et de moi-même et 2004 pour les Provinciales: avec Jean-Marc Pidjo de Pouébo et Marie-Christine Hannequin de Koumac, nous avions voulu rêver) lors de deux engagements électoraux; issus de rien, sans moyens, nous espérions tout !
Et la citoyenneté calédonienne d'abord ! Toujours aussi improbable; c'est une certitude.
Enfin;
La promotion sociale, espérée libératrice et fondatrice d'un nouveau destin commun, sang de l'ADN, trébucha sur les certitudes de nos politiciens fondées sur des interprétations partisanes d'un Accord pourtant généreux pour tous; certitudes qui les conduisaient à s'affronter quand il fallait construire ensemble.
Confisqué, le rêve d'un emploi sûr et rémunérateur, confisqué sur l'autel d'un manque de formation (initiale et professionnelle) endémique pourvoyeur d'incertitudes pour nos jeunes !
Incertitude toujours d'un non avenir à vivre... C'est certain !
2010: 58 ans ...
Tout reste toujours à faire !
Incroyable ! Non ?
Cinquante années plus tard, l'incertitude de l'à venir fait que quelques uns s'accrochent toujours à leurs certitudes, forgées dans la peur ... De l'Autre !? Ou dans l'arrogance ... Du pouvoir !? Quand la certitude que rien n'est acquis continue de faire le lit de ... L'incertitude.
Il y a longtemps que j'ai perdu toute certitude.
Je fais semblant de croire, comme à l'existence de Dieu !
Ma dernière fille a eu en 2010 l'âge que j'avais en 1960. Comment vivra-t-elle, ainsi que tous les enfants de son âge, les 50 ans à venir ?
Dans l'incertitude ?
Précisions du 22 février 2011:
Je sais que la VIE et l'Incertitude sont indissociablement liées, comme une part de la nature de notre Nature (humaine).
PS. Merci à Heisenberg pour son principe d'incertitude ... Qui appliqué, aux sciences humaines, bouscule les certitudes !
La certitude et l'incertitude se côtoient en Notre cher Pays, comme deux soeurs inséparables, nées de l'histoire bouleversée d'un archipel qui n'a pas échappé au grand mouvement de "découverte" du monde par une Europe dominatrice et assoiffée de conquêtes entre les 15ème et 20ème siècles.
L'installation de la France en Nouvelle-Calédonie en 1853 a enlevé toutes les certitudes que les Kanak avaient acquises au cours des quelques millénaires d'évolution à travers le Grand Océan.
Marginalisés tout en étant évangélisés: mythes ébranlés, organisations sociales déstabilisées, l'Incertitude est devenue leur compagne ...
Les colons chargés de "mettre en valeur" ce beau pays avaient des certitudes en quittant leurs régions d'origine, ils participaient au déploiement du progrès et de la civilisation (la seule envisageable en ce temps ...) dans le monde, ils allaient trouver une vie meilleure ... Puis l'incertitude le plus souvent survenait; abandonnés par un pouvoir colonial lointain, ils ont vite déchanté; pour se forger la seule certitude qui pouvait les sauver: ne compter que sur eux-mêmes ... Pour faire face à l'incertitude de lendemains pas très enchanteurs !
Et ces histoires ainsi se sont faites, séparées; jusqu'à ce qu'un Mouvement (d'Union Calédonienne) au début des années cinquante rapproche ces lignes d'histoires incomplètes et vaguement incertaines !
Pour proposer une certitude avant-gardiste: s'il y a deux couleurs qui se côtoient depuis tant d'années en s'ignorant en fait, la seule voie envisageable est celle de constituer un Seul Peuple dont les fondements seront à écrire ...
Mais NON !
C'était sans compter les velléités néo-coloniales d'un gouvernement français malade de perdre son empire.
A cette époque (fin des années cinquante, début des années soixante) j'accédais à l'âge de raison:
1960: 8 ans ...
Je suis moi aussi tombé dans l'incertitude, au sortir d'une petite enfance broussarde. Une vie de doutes, de découvertes amères, d'incompréhensions fondamentales, de questionnements incessants ; entre la Brousse natale, la Ville pour apprendre; le village des "Blancs", la Tribu d'à côté méconnue; l'engagement politique ensuite, pour une certitude, les descendants de colons devront faire "amende honorable" et regarder si leurs voisins Kanak ne manquaient pas de ces terres que la colonie leur avait attribuées ...
Mais NON !
1977: 25 ans ...
Occupation de terre à Amoa, Poindimié.
La terre se dérobait sous les pieds des colons ! Comme une incertitude majeure.
Et pourtant, les colons avaient travaillé leurs terres et il n'y avait rien à céder ! C'était une certitude !
Ainsi, l'incertitude sur l'avenir d'un avenir harmonieux, "Deux couleurs un seul peuple", gagna du terrain. L'indépendance pointait son nez.
La certitude des uns, "les contre", contre la certitude des autres "les pour" faisait un boulevard à mon amie mauvaise "l'incertitude"; tout est devenu à nouveau incertain, fragile, radical.
Partir ou rester; vivre ou mourir; aimer ou haïr; les choix étaient devenus tout d'un coup simples !
1984 ... Hienghène, des Kanak meurent sans avoir pu combattre !
1988 ... Ouvéa, des Kanak combattent et meurent !
Plus aucune certitude, rien à entrevoir restait à entre-vivre, peut-être, ou entre-mourir ?
1987: 35 ans ...
Dans cette vallée grise du Temps Des Evénements, l'incertitude régnait avec la peur, à quelques uns, nous marchions, une petite lampe électrique à la main comme seule certitude éclairante: il fallait dialoguer avec le Peuple Kanak, reconnu en tant que Peuple; ce fut l'Union des Calédoniens pour un Dialogue avec le Peuple Kanak (UCDPK). La Foa, Conception-Robinson, Népoui, etc. Des Calédoniens entrouvraient le chemin ... Celui du courage et de la générosité !
Mais, même l'Accord, signé en 1988, justement courageux et généreux, restait incertain.
La preuve, Jean-Marie en est mort ...
Le travail, auprès des jeunes collégiens me permit, un peu de certitude: l'intelligence était partout, chez mes élèves kanak comme caldoches, il suffisait de se pencher et d'y croire un peu pour la faire éclore ! Mais dans ce collège que je dirigeais, sur la Côte Est, c'était sans compter les trahisons, de ces faux-amis et faux-moines (fausses nonnes aussi !) pas très catholiques, "toutes ethnies confondues", pour le pire...
Les mots de mes certitudes pédagogiques ont butté sur la certitude des préjugés (presqu'un pléonasme !) de "collègues" inexpérimentés, ignorants ou mauvais.
Puis;
1998: 46 ans ...
Les mots de mes certitudes politiques ont failli face aux maux d'une incertitude que l'Accord de Nouméa n'a pas effacée, reportant cette échéance impossible, 1998 (chut !!! Plus d'autodétermination ...).
Certitude et incertitude m'ont accompagné en 2002 (Législatives: "Pour Réussir l'Accord de Nouméa" était le slogan de Jean-Raymond Postic et de moi-même et 2004 pour les Provinciales: avec Jean-Marc Pidjo de Pouébo et Marie-Christine Hannequin de Koumac, nous avions voulu rêver) lors de deux engagements électoraux; issus de rien, sans moyens, nous espérions tout !
Et la citoyenneté calédonienne d'abord ! Toujours aussi improbable; c'est une certitude.
Enfin;
La promotion sociale, espérée libératrice et fondatrice d'un nouveau destin commun, sang de l'ADN, trébucha sur les certitudes de nos politiciens fondées sur des interprétations partisanes d'un Accord pourtant généreux pour tous; certitudes qui les conduisaient à s'affronter quand il fallait construire ensemble.
Confisqué, le rêve d'un emploi sûr et rémunérateur, confisqué sur l'autel d'un manque de formation (initiale et professionnelle) endémique pourvoyeur d'incertitudes pour nos jeunes !
Incertitude toujours d'un non avenir à vivre... C'est certain !
2010: 58 ans ...
Tout reste toujours à faire !
Incroyable ! Non ?
Cinquante années plus tard, l'incertitude de l'à venir fait que quelques uns s'accrochent toujours à leurs certitudes, forgées dans la peur ... De l'Autre !? Ou dans l'arrogance ... Du pouvoir !? Quand la certitude que rien n'est acquis continue de faire le lit de ... L'incertitude.
Il y a longtemps que j'ai perdu toute certitude.
Je fais semblant de croire, comme à l'existence de Dieu !
Ma dernière fille a eu en 2010 l'âge que j'avais en 1960. Comment vivra-t-elle, ainsi que tous les enfants de son âge, les 50 ans à venir ?
Dans l'incertitude ?
Précisions du 22 février 2011:
Je sais que la VIE et l'Incertitude sont indissociablement liées, comme une part de la nature de notre Nature (humaine).
Fondamentalement, ce que je reproche à beaucoup trop de mes compatriotes ce sont toutes ces certitudes éructées lors de BBQ arrosés ou par ces seigneurs de la communication médiatico-politique (merci M. Brel); les uns comme les autres incapables de laisser place à cette zone d'incertitude qui, dans toute pensée, fonde notre humanité et nous rapproche des Autres.
PS. Merci à Heisenberg pour son principe d'incertitude ... Qui appliqué, aux sciences humaines, bouscule les certitudes !
mardi 14 décembre 2010
Une chronique qui affiche trois ans ...
Entre "diachronisme" et synchronisme ...
Ou simplement ... Anachronisme !
8 décembre 2007, 14 décembre 2010;
Plus de 4300 pages vues
A ce jour;
135 billets écrits.
A développer:
Contre les experts,
Une pensée décomplexée;
Contre les simplistes,
Une pensée complexe;
Contre les couards,
une pensée libre;
Contre les bornés,
Une pensée ouverte.
Avec;
Une obsession:
Devant la complexité des choses, de la vie, d'une société humaine,
De la Calédonie, Mon Pays
Ne jamais hésiter à changer de point de vue,
Pour renouveler le regard.
Et,
Une volonté:
Exprimer une pensée passerelle,
Qui jamais n'assènera La Vérité
Mais toujours écoutera Les vérités
De chacun ...
J'appartiens à la petite nation de la "zone frontière",
Hommes et femmes inclassables,
Passeurs inlassables,
Franchisseurs courageux
De lignes de crêtes,
Séparant toutes ces communautés
Souvent fâchées entre elles,
Ou se méfiant les unes des autres.
Ce blog n'a pas d'autre ambition
Que de témoigner d'un vécu et d'une pensée réfléchis sur la Calédonie, Mon Pays
Pour les partager sans trop d'espoir d'être lu
Par ceux qui en auraient le plus besoin.
A travers cet océan éthéré qu'est Internet.
Frêle barque, avant de disparaître ...
Dans ce blog
C'est l'écriture qui parle.
Un choix;
Où le style veut faire se rejoindre
Les contraintes de l'Ecrit et la légèreté de la Parole
D'où cette liberté dans la forme
Qui pour autant refuse la vulgarité.
Merci à mes fidèles lectrices ... Et lecteurs
De poursuivre cette lecture
Certainement, parfois obsessionnelle.
Ou simplement ... Anachronisme !
8 décembre 2007, 14 décembre 2010;
Plus de 4300 pages vues
A ce jour;
135 billets écrits.
A développer:
Contre les experts,
Une pensée décomplexée;
Contre les simplistes,
Une pensée complexe;
Contre les couards,
une pensée libre;
Contre les bornés,
Une pensée ouverte.
Avec;
Une obsession:
Devant la complexité des choses, de la vie, d'une société humaine,
De la Calédonie, Mon Pays
Ne jamais hésiter à changer de point de vue,
Pour renouveler le regard.
Et,
Une volonté:
Exprimer une pensée passerelle,
Qui jamais n'assènera La Vérité
Mais toujours écoutera Les vérités
De chacun ...
J'appartiens à la petite nation de la "zone frontière",
Hommes et femmes inclassables,
Passeurs inlassables,
Franchisseurs courageux
De lignes de crêtes,
Séparant toutes ces communautés
Souvent fâchées entre elles,
Ou se méfiant les unes des autres.
Ce blog n'a pas d'autre ambition
Que de témoigner d'un vécu et d'une pensée réfléchis sur la Calédonie, Mon Pays
Pour les partager sans trop d'espoir d'être lu
Par ceux qui en auraient le plus besoin.
A travers cet océan éthéré qu'est Internet.
Frêle barque, avant de disparaître ...
Dans ce blog
C'est l'écriture qui parle.
Un choix;
Où le style veut faire se rejoindre
Les contraintes de l'Ecrit et la légèreté de la Parole
D'où cette liberté dans la forme
Qui pour autant refuse la vulgarité.
Merci à mes fidèles lectrices ... Et lecteurs
De poursuivre cette lecture
Certainement, parfois obsessionnelle.
jeudi 9 décembre 2010
Hommage et reconnaissance à Jacques LAFLEUR; mais ...
Jacques LAFLEUR est décédé. Paix à son âme; je l'exprime du fond du coeur.
L'ingratitude est interdite.
Avoir négocié et signé les Accords de Matignon-Oudinot avec Jean-Marie TJIBAOU et avoir proposé cette solution consensuelle dans les années 1990 transformée en Accord de Nouméa négocié et signé avec les successeurs de Jean-Marie TJIBAOU font de cet homme un Grand Homme de l'histoire de la Nouvelle-Calédonie.
Après avoir mené une lutte sévère contre le FLNKS, jacques LAFLEUR a su aller au compromis pour ramener LA PAIX.
Mais les souvenirs et les rappels douloureux de ma mémoire qu'occasionne son décès ne peuvent pour autant être effacés. Ce serait d'une certaine façon lui faire offense. Tout a été dit dans les médias et par tout le monde ! Ce que je veux exprimer ici et qui revient à la surface de cette mémoire blessée qu'est la mienne, c'est ce qu'il a pu représenter pour le petit calédonien que je suis, qui a, bien avant lui, et malgré sa jeunesse milité (comme quelques uns avant moi) pour une union entre le Peuple kanak et les autres communautés calédoniennes.
Moi, ma force, c'est que je ne suis rien et ne représente rien ! A part ce que je suis, un authentique descendant de colons bourbonnais et coolies qui se sont construits en Brousse !
Jacques Lafleur m'a fait souffrir; Lui n'en savait rien !
Fallait-il passer par toutes ces souffrances pour en arriver là: la reconnaissance du Peuple Kanak et de ses droits, pour garantir la paix ?
Jacques Lafleur a eu une influence incontestable sur l'histoire de Notre Pays, mais LA question qui me restera définitivement à l'esprit est celle-ci: une autre alternative existait-elle ?
J'oserai le OUI !
Pour signifier que le hasard existe et que "d'autres hasards" existaient pour la Nouvelle-Calédonie; je récuse tout déterminisme qui nous aurait conduits inévitablement à l'Accord de Matignon ainsi qu'à l'Accord de Nouméa !
Jean-Marie TJIBAOU qui a signé les Accords de Matignon-Oudinot, aurait-il accepté de les reconduire sous la forme de l'Accord de Nouméa ? Personne ne peut répondre à cette question par l'affirmative !
On ne refait pas l'histoire, paraît-il; mais la tentation reste grande d'y céder chez nos politiciens ou journalistes actuels, pour affirmer que c'était la seule solution ... Comme Jacques Lafleur y a cédé ! Moi, je crois, que TJIBAOU n'aurait peut-être pas accepté de surseoir une seconde fois au choix d'une solution politico-institutionnelle définitive pour la Nouvelle-Calédonie pour l'après 1998.
M. Lafleur est parvenu sur le tard aux valeurs de coeur et de respect voire de l'humilité qui ont remplacé avec bonheur le pragmatisme incontestable de l'homme d'affaires autoritaire.
Le petit calédonien de la Côte Est n'a pas oublié !
Ouaco c'est une chose, mais il y a tout un monde de la Brousse calédonienne qu'Il ignorait (et cette remarque vaut pour la plupart de ses successeurs actuels): mobiliser 30 000 personnes à Nouméa pendant "Les Evénements" n'a pas sauvé les Broussards de la Côte Est ... Et leurs terres. L'embuscade de Hienghène de décembre 1984 en a été la manifestation la plus cruelle et désespérante de cet état de fait, qui a vu l'assassinat de Louis Tjibaou, frère de Jean-Marie (dit "Loulou", que je connaissais et appréciais, un homme de coeur, simple) et de nombre de ses compagnons, tués par des caldoches, ceux qui vivaient à leurs côtés !
En cette période;
NOUS, LES CALDOCHES DE LA COTE EST, ETIONS EN PREMIERE LIGNE !
Occupation de terres, maisons brûlées, pressions psychologiques, peurs ...
Qui était à nos côtés ?
Certains, sont venus du Sud, parader ...
Certains d'entre nous, aussi, ont tout perdu ... D'autres, opportunistes, ont négocié ... Partis contre de l'argent !
D'autres enfin ont dialogué, avant M. Lafleur, avec Leurs Voisins, les Kanak !
J'aime tant Mon Pays et ses gens aussi, Kanak ou Caldoches, depuis si longtemps ... Cette Terre, surtout, dont je suis fait.
Que de souffrances, inavouées et tues ...
M. jacques Lafleur en est aussi un peu redevable.
Je ne l'oublierai JAMAIS !
L'ingratitude est interdite.
Avoir négocié et signé les Accords de Matignon-Oudinot avec Jean-Marie TJIBAOU et avoir proposé cette solution consensuelle dans les années 1990 transformée en Accord de Nouméa négocié et signé avec les successeurs de Jean-Marie TJIBAOU font de cet homme un Grand Homme de l'histoire de la Nouvelle-Calédonie.
Après avoir mené une lutte sévère contre le FLNKS, jacques LAFLEUR a su aller au compromis pour ramener LA PAIX.
Mais les souvenirs et les rappels douloureux de ma mémoire qu'occasionne son décès ne peuvent pour autant être effacés. Ce serait d'une certaine façon lui faire offense. Tout a été dit dans les médias et par tout le monde ! Ce que je veux exprimer ici et qui revient à la surface de cette mémoire blessée qu'est la mienne, c'est ce qu'il a pu représenter pour le petit calédonien que je suis, qui a, bien avant lui, et malgré sa jeunesse milité (comme quelques uns avant moi) pour une union entre le Peuple kanak et les autres communautés calédoniennes.
Moi, ma force, c'est que je ne suis rien et ne représente rien ! A part ce que je suis, un authentique descendant de colons bourbonnais et coolies qui se sont construits en Brousse !
Jacques Lafleur m'a fait souffrir; Lui n'en savait rien !
Fallait-il passer par toutes ces souffrances pour en arriver là: la reconnaissance du Peuple Kanak et de ses droits, pour garantir la paix ?
Jacques Lafleur a eu une influence incontestable sur l'histoire de Notre Pays, mais LA question qui me restera définitivement à l'esprit est celle-ci: une autre alternative existait-elle ?
J'oserai le OUI !
Pour signifier que le hasard existe et que "d'autres hasards" existaient pour la Nouvelle-Calédonie; je récuse tout déterminisme qui nous aurait conduits inévitablement à l'Accord de Matignon ainsi qu'à l'Accord de Nouméa !
Jean-Marie TJIBAOU qui a signé les Accords de Matignon-Oudinot, aurait-il accepté de les reconduire sous la forme de l'Accord de Nouméa ? Personne ne peut répondre à cette question par l'affirmative !
On ne refait pas l'histoire, paraît-il; mais la tentation reste grande d'y céder chez nos politiciens ou journalistes actuels, pour affirmer que c'était la seule solution ... Comme Jacques Lafleur y a cédé ! Moi, je crois, que TJIBAOU n'aurait peut-être pas accepté de surseoir une seconde fois au choix d'une solution politico-institutionnelle définitive pour la Nouvelle-Calédonie pour l'après 1998.
M. Lafleur est parvenu sur le tard aux valeurs de coeur et de respect voire de l'humilité qui ont remplacé avec bonheur le pragmatisme incontestable de l'homme d'affaires autoritaire.
Le petit calédonien de la Côte Est n'a pas oublié !
Ouaco c'est une chose, mais il y a tout un monde de la Brousse calédonienne qu'Il ignorait (et cette remarque vaut pour la plupart de ses successeurs actuels): mobiliser 30 000 personnes à Nouméa pendant "Les Evénements" n'a pas sauvé les Broussards de la Côte Est ... Et leurs terres. L'embuscade de Hienghène de décembre 1984 en a été la manifestation la plus cruelle et désespérante de cet état de fait, qui a vu l'assassinat de Louis Tjibaou, frère de Jean-Marie (dit "Loulou", que je connaissais et appréciais, un homme de coeur, simple) et de nombre de ses compagnons, tués par des caldoches, ceux qui vivaient à leurs côtés !
En cette période;
NOUS, LES CALDOCHES DE LA COTE EST, ETIONS EN PREMIERE LIGNE !
Occupation de terres, maisons brûlées, pressions psychologiques, peurs ...
Qui était à nos côtés ?
Certains, sont venus du Sud, parader ...
Certains d'entre nous, aussi, ont tout perdu ... D'autres, opportunistes, ont négocié ... Partis contre de l'argent !
D'autres enfin ont dialogué, avant M. Lafleur, avec Leurs Voisins, les Kanak !
J'aime tant Mon Pays et ses gens aussi, Kanak ou Caldoches, depuis si longtemps ... Cette Terre, surtout, dont je suis fait.
Que de souffrances, inavouées et tues ...
M. jacques Lafleur en est aussi un peu redevable.
Je ne l'oublierai JAMAIS !
mardi 30 novembre 2010
Mes tissages néo-calédoniens.
Pseudo-fiction number ziirooo ... euh ! qui n'existe pas ???!!!!
Sur le métier à tisser de ma vie
Mes tissages vont à foison
Mes tissages sont famille
Mes tissages sont amitié
Mes tissages sont sourire tendresse affection
Mes tissages sont attention écoute compréhension
Mes tissages sont intergénérationnels
Mes tissages croisent toutes les races toutes les cultures
Je tisse en noir en blanc en jaune
Je tisse des liens parfois relâchés oubliés
J'écarte ces mauvais fils qui fragilisent les liens
je ne conserve que ceux qui ont du coeur
Qui rendent solide l'attache
J'aime tisser ma culture mon savoir
Avec d'autres cultures d'autres savoirs
Je tisse une vision de Mon Pays
Beau métier tisser mais
Les fils manquent en Nouvelle-Calédonie
Le lien manque en Nouvelle-Calédonie
Quelques uns adorent tisser
Comme je le fais
Trop abhorrent tisser
Beaucoup ont peur de mes tissages
Préférant rester en pelote
Protégeant leur pelote
Quand d'autres préfèrent déchirer
Tout fil qui ne leur ressemble pas
Ils n'aiment pas mes tissages
En boule les Calédoniens sont souvent
Contre tout ils s'élèvent
Entre eux ils restent
L'amour tisse quelques fois les chairs
Mais trop de calédoniens dans leur tête et dans le geste
Méconnaissent ou rejettent ces tissages
Dans un "camp" ou dans l'autre
Qu'ils choisissent
Je n'ai pas choisi
La Calédonie Terre de Mes Tissages
Où les nuances arc-en-ciel des couleurs de peaux
Peinent à en faire
Une authentique et accueillante Terre de Métissage
Le Sage qui tisse est Métisse
La Sagesse qui lie est Métissage
Nabwé !
Mes tissages vont à foison
Mes tissages sont famille
Mes tissages sont amitié
Mes tissages sont sourire tendresse affection
Mes tissages sont attention écoute compréhension
Mes tissages sont intergénérationnels
Mes tissages croisent toutes les races toutes les cultures
Je tisse en noir en blanc en jaune
Je tisse des liens parfois relâchés oubliés
J'écarte ces mauvais fils qui fragilisent les liens
je ne conserve que ceux qui ont du coeur
Qui rendent solide l'attache
J'aime tisser ma culture mon savoir
Avec d'autres cultures d'autres savoirs
Je tisse une vision de Mon Pays
Beau métier tisser mais
Les fils manquent en Nouvelle-Calédonie
Le lien manque en Nouvelle-Calédonie
Quelques uns adorent tisser
Comme je le fais
Trop abhorrent tisser
Beaucoup ont peur de mes tissages
Préférant rester en pelote
Protégeant leur pelote
Quand d'autres préfèrent déchirer
Tout fil qui ne leur ressemble pas
Ils n'aiment pas mes tissages
En boule les Calédoniens sont souvent
Contre tout ils s'élèvent
Entre eux ils restent
L'amour tisse quelques fois les chairs
Mais trop de calédoniens dans leur tête et dans le geste
Méconnaissent ou rejettent ces tissages
Dans un "camp" ou dans l'autre
Qu'ils choisissent
Je n'ai pas choisi
La Calédonie Terre de Mes Tissages
Où les nuances arc-en-ciel des couleurs de peaux
Peinent à en faire
Une authentique et accueillante Terre de Métissage
Le Sage qui tisse est Métisse
La Sagesse qui lie est Métissage
Nabwé !
mardi 23 novembre 2010
De La Mémoire, de la mémoire, et ... Des mémoires calédoniennes !
Les mémoires; de quoi parle-t-on ?
De la faculté de conserver et de rappeler des états de conscience passés et ce qui s'y trouve associé.
De l''esprit, en tant qu'il garde le souvenir du passé.
De l'aptitude à se rappeler spécialement certaines choses.
De la conservation dans le cerveau d'impressions qui continuent à influer sur notre comportement sous formes d'habitudes.
De la faculté collective de se souvenir.
Et aussi:
De la mémoire affective, la mémoire sélective, la mémoire à court terme, la perte de mémoire, les troubles de la mémoire et ... De l'amnésie, par opposition.
(Extraits du Petit Robert).
Et gardez en mémoire ces définitions pendant que vous lisez la suite, pour que cette suite ait tout son sens jusqu'au bout !
La Mémoire que j'aime:
La mémoire, c'est parfois cette plage sur laquelle les vagues viennent s'étaler , pour en effacer les traces laissées par quelqu'histoire ...
La mémoire ce sont ces anticlinaux et ces synclinaux qui racontent l'évolution géologique mouvementée de la terre.
La mémoire ce sont ces fossiles où la vie rencontre la matière pour être transmise aux générations futures.
La mémoire c'est cette lumière qui nous vient du fond de l'Infini du ciel pour nous donner à voir ce que nous ne pourrons jamais voir "en vrai" et nous raconter l'Univers ... Et nous ramener à notre humaine petitesse.
La mémoire nous échappe parfois, elle est libre, autonome, elle se rappelle à nous la nuit, dans les rêves ou les cauchemars.
La mémoire nous oublie souvent; elle nous perd, elle égare nos mots ou nos pensées !
La mémoire se raconte par Nos Vieux, déformée, reformée, réformée, sublimée.
La mémoire, c'est UN mémoire, pour donner à réfléchir sans fléchir, une pensée organisée, structurée et fondée.
Que dire de la Mémoire et des mémoires dans notre pays, la Nouvelle-Calédonie ?
Que dire de ces impressions qui ont été conservées dans les cerveaux Calédoniens
Que dire de l'aptitude à se rappeler spécialement certaines choses en Nouvelle-Calédonie ?
Que dire de la faculté collective de se souvenir en Nouvelle-Calédonie ?
QUI se souvient de QUOI, en Nouvelle-Calédonie ?
Cette dernière question, comme les trois précédentes ne sont pas si anodines qu'elles paraissent.
Démonstration:
Un homme de soixante ans, est né en 1950, il peut se rappeler ce qu'il a vécu ces cinquante cinq dernières années, en Nouvelle-Calédonie ( ou ailleurs pour certains), il peut se rappeler aussi ce que son père, peut-être né en 1910, a pu lui raconter de ce qu'il a lui-même vécu, et se souvenir de ce que son grand-père né en 1870 lui disait de sa propre vie.
Cela signifie que les impressions laissées par leur passages peuvent être encore fortes dans les têtes des uns et des autres. Les souvenirs des colons et de leurs descendants peuvent être encore vifs ... Ceux des Kanak actuels, descendants des Vieux Kanak, vifs également; d'autant plus que la tradition orale conforte cette aptitude à se rappeler spécialement les choses.
Les épisodes de l'histoire calédonienne imprègnent probablement encore beaucoup de cerveaux actuels et vivants, jeunes par transmissions, moins jeunes ou vieux par transmission et par vécu :
Les dégâts de la colonisation causés chez les Kanak;
La dureté de la vie des colons éparpillés en Brousse;
Le bagne;
Les spoliations foncières;
Les insurrections kanak et leurs répressions comme la peur qu'elles ont pu susciter chez les colons;
Le travail forcé des javanais dans les caféries et celui des Vietnamiens sur les mines
Mais aussi:
Des traditions kanak ou néo-calédoniennes;
Les cultures;
Les petites histoires et les souvenirs.
Tout cela n'est pas si loin que nous ne les avons effacés de notre cerveau ! Ces souvenirs, ces impressions, ces habitudes de penser, sont toujours vivaces.
Que fait-on de Ces Mémoires, individuelles ou collectives, en ce début de 21ème siècle ?
C'est sur ces strates de mémoires que la Citoyenneté aurait pu (dû ?) être fondée !
Et c'est aussi ici qu'intervient la problématique du volume des flux migratoires (qu'ils soient d'origine métropolitaines ou domtomiennes) ! Comment sont prises en compte ces Mémoires Anciennes quand ceux qui les portent sont (ou se sentent ?) noyés par un nombre proportionnellement important de "Mémoires Courtes", c'est-à-dire de mémoires qui ne recouvrent qu'un instant historique court de la Nouvelle-Calédonie. On veut construire un pays, mais "les approches pays", c'est-à-dire cette sensibilité "locale", née d'une prise en compte de ces mémoires vécues et vivantes, sont-elles valorisées ?
Le modernisme, le progressisme, le mondialisme justifient-ils le sacrifice de ces pans de mémoires installées dans des petits coins de notre cerveau ?
Nous avons un gros problème en Nouvelle-Calédonie avec "ça" ! Nous n'avons pas de Mémoire Commune. Et nous ne savons pas ou ne voulons pas reconnaître UNE mémoire commune sur laquelle nous bâtirions notre avenir; ou du moins nous avons chargé "le Destin Commun" ou cette "Communauté de Destin" de devenir cette mémoire commune qui nous manque tant.
En quelque sorte nous avons assigné au Destin Commun le devoir de construire et de devenir avant même d'exister, notre passé commun !!!
Paradoxal: l'oeuf-Destin Commun devient la poule-mémoire commune qui crée l'oeuf-destin commun qui crée la poule ...!
N.B. Je ne confonds pas dans ce billet La Mémoire des femmes et des Hommes de Notre Pays avec l'histoire de la Nouvelle-Calédonie enseignée à l'école ... L'évocation du passé n'est pas de la même nature pour l'une et pour l'autre.
Post-scriptum du 1er décembre 2010:
Dans cette évocation des mémoires j'ai omis volontairement la période dite des "Evénements" de 1984/1988; non pas qu'ils soient absents de mes souvenirs, bien au contraire, mais leur rappel fréquent finit par occulter, ou les renvoyer dans les limbes d'une mémoire vague, ces périodes plus anciennes dans nos mémoires et qui ont peut-être engendré ces "Evénements".
De la faculté de conserver et de rappeler des états de conscience passés et ce qui s'y trouve associé.
De l''esprit, en tant qu'il garde le souvenir du passé.
De l'aptitude à se rappeler spécialement certaines choses.
De la conservation dans le cerveau d'impressions qui continuent à influer sur notre comportement sous formes d'habitudes.
De la faculté collective de se souvenir.
Et aussi:
De la mémoire affective, la mémoire sélective, la mémoire à court terme, la perte de mémoire, les troubles de la mémoire et ... De l'amnésie, par opposition.
(Extraits du Petit Robert).
Et gardez en mémoire ces définitions pendant que vous lisez la suite, pour que cette suite ait tout son sens jusqu'au bout !
La Mémoire que j'aime:
La mémoire, c'est parfois cette plage sur laquelle les vagues viennent s'étaler , pour en effacer les traces laissées par quelqu'histoire ...
La mémoire ce sont ces anticlinaux et ces synclinaux qui racontent l'évolution géologique mouvementée de la terre.
La mémoire ce sont ces fossiles où la vie rencontre la matière pour être transmise aux générations futures.
La mémoire c'est cette lumière qui nous vient du fond de l'Infini du ciel pour nous donner à voir ce que nous ne pourrons jamais voir "en vrai" et nous raconter l'Univers ... Et nous ramener à notre humaine petitesse.
La mémoire nous échappe parfois, elle est libre, autonome, elle se rappelle à nous la nuit, dans les rêves ou les cauchemars.
La mémoire nous oublie souvent; elle nous perd, elle égare nos mots ou nos pensées !
La mémoire se raconte par Nos Vieux, déformée, reformée, réformée, sublimée.
La mémoire, c'est UN mémoire, pour donner à réfléchir sans fléchir, une pensée organisée, structurée et fondée.
Que dire de la Mémoire et des mémoires dans notre pays, la Nouvelle-Calédonie ?
Que dire de ces impressions qui ont été conservées dans les cerveaux Calédoniens
Que dire de l'aptitude à se rappeler spécialement certaines choses en Nouvelle-Calédonie ?
Que dire de la faculté collective de se souvenir en Nouvelle-Calédonie ?
QUI se souvient de QUOI, en Nouvelle-Calédonie ?
Cette dernière question, comme les trois précédentes ne sont pas si anodines qu'elles paraissent.
Démonstration:
Un homme de soixante ans, est né en 1950, il peut se rappeler ce qu'il a vécu ces cinquante cinq dernières années, en Nouvelle-Calédonie ( ou ailleurs pour certains), il peut se rappeler aussi ce que son père, peut-être né en 1910, a pu lui raconter de ce qu'il a lui-même vécu, et se souvenir de ce que son grand-père né en 1870 lui disait de sa propre vie.
Cela signifie que les impressions laissées par leur passages peuvent être encore fortes dans les têtes des uns et des autres. Les souvenirs des colons et de leurs descendants peuvent être encore vifs ... Ceux des Kanak actuels, descendants des Vieux Kanak, vifs également; d'autant plus que la tradition orale conforte cette aptitude à se rappeler spécialement les choses.
Les épisodes de l'histoire calédonienne imprègnent probablement encore beaucoup de cerveaux actuels et vivants, jeunes par transmissions, moins jeunes ou vieux par transmission et par vécu :
Les dégâts de la colonisation causés chez les Kanak;
La dureté de la vie des colons éparpillés en Brousse;
Le bagne;
Les spoliations foncières;
Les insurrections kanak et leurs répressions comme la peur qu'elles ont pu susciter chez les colons;
Le travail forcé des javanais dans les caféries et celui des Vietnamiens sur les mines
Mais aussi:
Des traditions kanak ou néo-calédoniennes;
Les cultures;
Les petites histoires et les souvenirs.
Tout cela n'est pas si loin que nous ne les avons effacés de notre cerveau ! Ces souvenirs, ces impressions, ces habitudes de penser, sont toujours vivaces.
Que fait-on de Ces Mémoires, individuelles ou collectives, en ce début de 21ème siècle ?
C'est sur ces strates de mémoires que la Citoyenneté aurait pu (dû ?) être fondée !
Et c'est aussi ici qu'intervient la problématique du volume des flux migratoires (qu'ils soient d'origine métropolitaines ou domtomiennes) ! Comment sont prises en compte ces Mémoires Anciennes quand ceux qui les portent sont (ou se sentent ?) noyés par un nombre proportionnellement important de "Mémoires Courtes", c'est-à-dire de mémoires qui ne recouvrent qu'un instant historique court de la Nouvelle-Calédonie. On veut construire un pays, mais "les approches pays", c'est-à-dire cette sensibilité "locale", née d'une prise en compte de ces mémoires vécues et vivantes, sont-elles valorisées ?
Le modernisme, le progressisme, le mondialisme justifient-ils le sacrifice de ces pans de mémoires installées dans des petits coins de notre cerveau ?
Nous avons un gros problème en Nouvelle-Calédonie avec "ça" ! Nous n'avons pas de Mémoire Commune. Et nous ne savons pas ou ne voulons pas reconnaître UNE mémoire commune sur laquelle nous bâtirions notre avenir; ou du moins nous avons chargé "le Destin Commun" ou cette "Communauté de Destin" de devenir cette mémoire commune qui nous manque tant.
En quelque sorte nous avons assigné au Destin Commun le devoir de construire et de devenir avant même d'exister, notre passé commun !!!
Paradoxal: l'oeuf-Destin Commun devient la poule-mémoire commune qui crée l'oeuf-destin commun qui crée la poule ...!
N.B. Je ne confonds pas dans ce billet La Mémoire des femmes et des Hommes de Notre Pays avec l'histoire de la Nouvelle-Calédonie enseignée à l'école ... L'évocation du passé n'est pas de la même nature pour l'une et pour l'autre.
Post-scriptum du 1er décembre 2010:
Dans cette évocation des mémoires j'ai omis volontairement la période dite des "Evénements" de 1984/1988; non pas qu'ils soient absents de mes souvenirs, bien au contraire, mais leur rappel fréquent finit par occulter, ou les renvoyer dans les limbes d'une mémoire vague, ces périodes plus anciennes dans nos mémoires et qui ont peut-être engendré ces "Evénements".
jeudi 11 novembre 2010
Vivre l'Avant "Après 2014" comme l'Avant 1998 ???
Ca y est, c'est parti ! Tous les partis (qui ne sont pas partis) s'activent. Avec le départ de Dassonville (qui lui, est parti, donc) et l'arrivée de Dupuy, la Machine de "l'Après 2014" est lancée.
Les "Ennemis de Trente Ans", tous ces hommes et femmes politiques, élus ou non, qui se connaissent depuis si longtemps, qui se sont af-FRONT-és ou con-FRONT-és, (FRONTs comme: F-I, F-ULK, F-LNKS, F-N, F-Républicain, F-Calédonien), mais aussi qui se sont réconciliés, "partenairiarisés", unis, désunis ... Ces "Ennemis de trente Ans" vont maintenant plancher sur "Après 2014".
Expertises (encore et une fois de plus), études et voyages d'études je suppose, réunions (secrètes) et côôllooooques, vont aller bon (ou mauvais) train pour nous concocter LA solution !
Peut-être sera-t-elle, une fois de plus la bonne ! Car de mon point de vue, les Accords de Matigon-Oudinot de 1988 comme ceux de Nouméa de 1998, malgrè des défauts incontestables (plus dans leurs mises en oeuvre que dans leurs lettres), resteront des modèles de compromis historiques et justes (toujours dans leurs lettres).
"Dans leurs lettres", car celles-ci sont imprimées, lisibles, incontestables !
C'est l'esprit de ces accords souvent (trop !) sujet à débats, interprétations et contestations qui ne fait pas l'unanimité. Chacun des signataires, et finalement chacun d'entre nous, citoyens ou non calédoniens, interprète ce qu'il a signé ou voté (lors des référendums) selon ce qu'il veut bien admettre dans son for(t ?!) intérieur.
MAIS,
Au quotidien, dans la VRAIE VIE, celle des quartiers, des villages, des tribus, des collèges et lycées, dans les rues et sur la route, sur la plage de Magenta ou à Nouville, à Bourail ou à Houaïlou, sur les mines ou dans les usines, sur les chantiers, dans les entreprises ...
Comment allons-nous vivre cet Avant "Après 2014" ?
Parce que ces années qui passent sont des années de vie, de nos vies ! La peur de l'Autre, la crainte de l'Avenir, les domineront-elles, nos vies, en attendant cet "Après" , si incertain ?
...---...
Je n'ai pas trop envie de vivre un Avant "Après 2014" comme j'ai vécu l'Avant 1998 !
(Et avant Avant, un Avant Evénements ...!!!)
Je me souviens,
En 1996, 1997, 1998, les élèves du collège que je dirigeais sur la Cote Est, qui déstabilisaient leurs professeurs à coup de " Madame, en 1998, c'est l'indépendance, vous allez partir "!
Ou ces supporters des équipes adversaires de l'équipe de France de foot-ball, pour marquer ostensiblement leur choix politiques !
Ou ces autres qui se voyaient déjà reprendre des terres qu'abondonneraient inévitablement des colons (au sens calédonien, s'entend).
Certains aussi, caillassages qui pouvaient être mis sur le dos de cette perspective ... Comme d'autres exactions.
C'était essentiellement le fait de Kanak, tout le monde l'a compris ! Et ce n'est pas insultant que de l'affirmer ! Au contraire ! Mais, tout le monde le comprend-il ? Tout le monde comprend-il un Malaise Certain chez les Kanak, Nos Frères ... Combien même, certains d'entres eux ont ... Réussi ! Se sont enrichis, ou occupent des postes importants et bien payés, dans des administrations publiques, ou de grandes entreprises !
...---...
En sera-t-il différemment dans cette période d'Avant "Après 2014" qui s'ouvre ?
Ces actes de délinquance kanak ou d'incivilités, jamais bien loin d'une forme de rebellion politique fondamentale, parfois même revendiquée à la barre du Tribunal !
Le rejet du système scolaire par certains jeunes et dont les Kanak sont l'échec majeur ...
La squatterisation d'une population dont les aspirations et les idéaux ne sont pas pris en compte par les promoteurs privés ou institutionnels en termes d'habitats (chocs psychosociologiques assurés pour des habitants agglutinés dans des cages à lapin quand la nature même de leur vie est liée à l'espace).
Ces Kanak parfois même montrés du doigt comme des étrangers en Province Sud, un comble !
Et bien d'autres distorsions majeures de la Société Calédonienne dont les Kanak, jeunes ou moins jeunes souffrent.
...---...
Alors, pour finir, aborder cet Avant "Après 2014" sans prendre en compte La Contradiction Fondamentale qui subsiste (persiste ?) après vingt ans d'Accords Matignon et de Nouméa entre le Peuple Kanak et le Reste de la Population Calédonienne conduira inévitablement à la déception. Cette contradiction qui tiraille tous les compartiments de la société calédonienne.
Cette contradiction "Kanak/ Non Kanak" dont le dépassement reste l'essence même de l'Avenir du Destin Commun.
Quoiqu'en disent ceux qui se voilent la face.
Post-sciptum du 13/11/2010:
Et cette contradiction sociétale calédonienne en recouvre une autre bien connue, de contradiction sociétale, plus universelle aussi, à méditer pour l'avenir:
La violence est d'autant plus présente qu'une société est inégalitaire !
Post-scriptum du 16/11/2010:
Précision. Evoquer une "contradiction" ici signifie que la société calédonienne porte en son sein des éléments qui au mieux sont différents, au pire divergent voire s'opposent ! Tout projet de société calédonienne harmonieuse et apaisée (comme celui plus ou moins explicite que porte l'idée de "communauté de destin"), devra résoudre (la dépasser, donc) cette contradiction c'est-à-dire trouver les moyens de rapprocher ses termes: réduire les frustrations, apaiser les craintes et les peurs, diminuer les écarts sociaux et économiques, favoriser les rapprochements culturels, garantir une éducation scolaire efficiente pour tous ... Non seulement en termes de mots, mais surtout d'actions dont les effets seront mesurables au niveau des individus et des groupes humains auxquels elles s'appliqueront.
Les "Ennemis de Trente Ans", tous ces hommes et femmes politiques, élus ou non, qui se connaissent depuis si longtemps, qui se sont af-FRONT-és ou con-FRONT-és, (FRONTs comme: F-I, F-ULK, F-LNKS, F-N, F-Républicain, F-Calédonien), mais aussi qui se sont réconciliés, "partenairiarisés", unis, désunis ... Ces "Ennemis de trente Ans" vont maintenant plancher sur "Après 2014".
Expertises (encore et une fois de plus), études et voyages d'études je suppose, réunions (secrètes) et côôllooooques, vont aller bon (ou mauvais) train pour nous concocter LA solution !
Peut-être sera-t-elle, une fois de plus la bonne ! Car de mon point de vue, les Accords de Matigon-Oudinot de 1988 comme ceux de Nouméa de 1998, malgrè des défauts incontestables (plus dans leurs mises en oeuvre que dans leurs lettres), resteront des modèles de compromis historiques et justes (toujours dans leurs lettres).
"Dans leurs lettres", car celles-ci sont imprimées, lisibles, incontestables !
C'est l'esprit de ces accords souvent (trop !) sujet à débats, interprétations et contestations qui ne fait pas l'unanimité. Chacun des signataires, et finalement chacun d'entre nous, citoyens ou non calédoniens, interprète ce qu'il a signé ou voté (lors des référendums) selon ce qu'il veut bien admettre dans son for(t ?!) intérieur.
MAIS,
Au quotidien, dans la VRAIE VIE, celle des quartiers, des villages, des tribus, des collèges et lycées, dans les rues et sur la route, sur la plage de Magenta ou à Nouville, à Bourail ou à Houaïlou, sur les mines ou dans les usines, sur les chantiers, dans les entreprises ...
Comment allons-nous vivre cet Avant "Après 2014" ?
Parce que ces années qui passent sont des années de vie, de nos vies ! La peur de l'Autre, la crainte de l'Avenir, les domineront-elles, nos vies, en attendant cet "Après" , si incertain ?
...---...
Je n'ai pas trop envie de vivre un Avant "Après 2014" comme j'ai vécu l'Avant 1998 !
(Et avant Avant, un Avant Evénements ...!!!)
Je me souviens,
En 1996, 1997, 1998, les élèves du collège que je dirigeais sur la Cote Est, qui déstabilisaient leurs professeurs à coup de " Madame, en 1998, c'est l'indépendance, vous allez partir "!
Ou ces supporters des équipes adversaires de l'équipe de France de foot-ball, pour marquer ostensiblement leur choix politiques !
Ou ces autres qui se voyaient déjà reprendre des terres qu'abondonneraient inévitablement des colons (au sens calédonien, s'entend).
Certains aussi, caillassages qui pouvaient être mis sur le dos de cette perspective ... Comme d'autres exactions.
C'était essentiellement le fait de Kanak, tout le monde l'a compris ! Et ce n'est pas insultant que de l'affirmer ! Au contraire ! Mais, tout le monde le comprend-il ? Tout le monde comprend-il un Malaise Certain chez les Kanak, Nos Frères ... Combien même, certains d'entres eux ont ... Réussi ! Se sont enrichis, ou occupent des postes importants et bien payés, dans des administrations publiques, ou de grandes entreprises !
...---...
En sera-t-il différemment dans cette période d'Avant "Après 2014" qui s'ouvre ?
Ces actes de délinquance kanak ou d'incivilités, jamais bien loin d'une forme de rebellion politique fondamentale, parfois même revendiquée à la barre du Tribunal !
Le rejet du système scolaire par certains jeunes et dont les Kanak sont l'échec majeur ...
La squatterisation d'une population dont les aspirations et les idéaux ne sont pas pris en compte par les promoteurs privés ou institutionnels en termes d'habitats (chocs psychosociologiques assurés pour des habitants agglutinés dans des cages à lapin quand la nature même de leur vie est liée à l'espace).
Ces Kanak parfois même montrés du doigt comme des étrangers en Province Sud, un comble !
Et bien d'autres distorsions majeures de la Société Calédonienne dont les Kanak, jeunes ou moins jeunes souffrent.
...---...
Alors, pour finir, aborder cet Avant "Après 2014" sans prendre en compte La Contradiction Fondamentale qui subsiste (persiste ?) après vingt ans d'Accords Matignon et de Nouméa entre le Peuple Kanak et le Reste de la Population Calédonienne conduira inévitablement à la déception. Cette contradiction qui tiraille tous les compartiments de la société calédonienne.
Cette contradiction "Kanak/ Non Kanak" dont le dépassement reste l'essence même de l'Avenir du Destin Commun.
Quoiqu'en disent ceux qui se voilent la face.
Post-sciptum du 13/11/2010:
Et cette contradiction sociétale calédonienne en recouvre une autre bien connue, de contradiction sociétale, plus universelle aussi, à méditer pour l'avenir:
La violence est d'autant plus présente qu'une société est inégalitaire !
Post-scriptum du 16/11/2010:
Précision. Evoquer une "contradiction" ici signifie que la société calédonienne porte en son sein des éléments qui au mieux sont différents, au pire divergent voire s'opposent ! Tout projet de société calédonienne harmonieuse et apaisée (comme celui plus ou moins explicite que porte l'idée de "communauté de destin"), devra résoudre (la dépasser, donc) cette contradiction c'est-à-dire trouver les moyens de rapprocher ses termes: réduire les frustrations, apaiser les craintes et les peurs, diminuer les écarts sociaux et économiques, favoriser les rapprochements culturels, garantir une éducation scolaire efficiente pour tous ... Non seulement en termes de mots, mais surtout d'actions dont les effets seront mesurables au niveau des individus et des groupes humains auxquels elles s'appliqueront.
mercredi 15 septembre 2010
De l'économie de com..ptoir à l'économie gadget et de com..munication.
C'était il y a plus de quatre ans ! 
Je me demande si je ne préférais les comptoirs, les vrais, ceux derrière lesquels le commerçant se tenait pour servir personnellement ses clients ! Ces "general store", comme celui de mes parents à Poindimié sur la Côte Est, magasins vendant de tout, petits, disséminés dans les villages en Brousse ! L'économie d'aujourd'hui se résume à de l'affichage...De la communication ! Jamais loin de la propagande ! Les régimes totalitaires seraient heureux de voir ce que l'on est capable de faire aujourd'hui pour asséner son "irraison", sorte de for(commu)nication économique violant les esprits faibles par de supers panneaux publicitaires vantant les "oképroduits" ou une industrie "faussement lokâle" fabriquant des ersartz de cassoulet, de chocolat Cadbury ou poulain, de faux-nutella mais que 98% des calédoniens soutiennent (pourquoi pas 99,99% pour cette évidence !)(*), et que sais-je encore ! Protections assurées par des gens qui, plus que probablement, ne jurent que par l'économie libérale ! Seraient-ils devenus cryptosocialistes ou "pire" communistes ? Au point de vouloir intervenir tous azimuts et régenter l'économie à coups de gadgetoproduits, gadgetofabricationslokâles, gadgetotaxes, que sais-je encore, (gadgetoministres ?) ? Que n'essaient-ils de vraiment libérer notre économie, en la débarassant de toutes ses lourdeurs administratives et bureaucratiques tout en soutenant la production locale, non pas en la protégeant mais en la stimulant ? Tous ces experts sont-ils à cours d'idées et si courts en réflexion ? Quand vont-ils intervenir "à bon escient" par exemple en supprimant l'incroyable couche de taxes qui plombe les prix des produits proposés aux consommateurs-otages calédoniens ?

Je me demande si je ne préférais les comptoirs, les vrais, ceux derrière lesquels le commerçant se tenait pour servir personnellement ses clients ! Ces "general store", comme celui de mes parents à Poindimié sur la Côte Est, magasins vendant de tout, petits, disséminés dans les villages en Brousse ! L'économie d'aujourd'hui se résume à de l'affichage...De la communication ! Jamais loin de la propagande ! Les régimes totalitaires seraient heureux de voir ce que l'on est capable de faire aujourd'hui pour asséner son "irraison", sorte de for(commu)nication économique violant les esprits faibles par de supers panneaux publicitaires vantant les "oképroduits" ou une industrie "faussement lokâle" fabriquant des ersartz de cassoulet, de chocolat Cadbury ou poulain, de faux-nutella mais que 98% des calédoniens soutiennent (pourquoi pas 99,99% pour cette évidence !)(*), et que sais-je encore ! Protections assurées par des gens qui, plus que probablement, ne jurent que par l'économie libérale ! Seraient-ils devenus cryptosocialistes ou "pire" communistes ? Au point de vouloir intervenir tous azimuts et régenter l'économie à coups de gadgetoproduits, gadgetofabricationslokâles, gadgetotaxes, que sais-je encore, (gadgetoministres ?) ? Que n'essaient-ils de vraiment libérer notre économie, en la débarassant de toutes ses lourdeurs administratives et bureaucratiques tout en soutenant la production locale, non pas en la protégeant mais en la stimulant ? Tous ces experts sont-ils à cours d'idées et si courts en réflexion ? Quand vont-ils intervenir "à bon escient" par exemple en supprimant l'incroyable couche de taxes qui plombe les prix des produits proposés aux consommateurs-otages calédoniens ? Comme vous pouvez le constater, en visionnant mes quelques notes ci-jointes, la TVA, taxe moderne s'il en est, pourrait favorablement remplacer ces épaisses strates de taxes innommables favorisant tout à la fois l'illisibilité de la structure des prix, le maintien d'une bureaucratie douanière antiproductive et un niveau de prix insupportable pour le malheureux consommateur calédonien.
M. Didier Leroux, "ministre de l'économie" alors, malgré les défauts dont on veut l'affubler, avait au moins avancé concrètement avec des propositions courageuses pour la modernisation de l'économie calédonienne. Curieusement, ceux qui dénonçaient l'économie de comptoir calédonienne ne l'ont jamais vraiment soutenu !!!
A l'heure où on fait vraiment n'importe quoi en matière d'économie en Nouvelle-Calédonie, ou plutôt, à l'heure où la doctrine économique se résume à quelques gadgets semés par-ci par-là, je tenais à apporter ce témoignage qu'une alternative sérieuse et réfléchie, structurante, avait été initiée ... Depuis déjà avril 2006 ! Mais toujours prétendument à l'étude...
(*) Toute cette polémique autour de la protection de la production locale est stérile, on frôle parfois l'absurde ou le dogmatisme ... Ce matin, ma mère a acheté (par mégarde) du compost (eh oui !) "produit de Chine" (?!) ... A quand la production locale de compost produit plus cher que celui importé et qu'il faudra donc protéger ???
Faudra-t-il également interdire l'importation de sculptures ou autres produits d'artisanat ?
Entendons-nous bien, la promotion de la production locale ne passe pas par une protection dépassée de produits simplement recopiés localement en plus mal, dans un marché mondialisé, au détriment du consommateur finalement.
Place à l'innovation, que diable, à l'inventivité, à l'originalité, à la qualité aussi et alors, tout le monde sera gagnant !
Et arrêtons de nous contenter de ces réformettes: manipulations de taxes, de quotas, de subventions par-ci par-là, de protections à gauche et à droite ...
Post-sciptum du 29 novembre 2010:
Si aucune réforme profonde et structurelle n'est faite pour sortir notre économie et notre fiscalité du "comptoir", il faut se poser la question bien connue:
"A qui profite le crime ?"; en d'autres termes, qui a intérêt à ce que la modernisation de notre économie et de sa fiscalité ne se fasse pas ? Et, attention, la réponse n'est peut-être pas celle que l'on croit, les "criminels" ceux que l'on pense ... Il est des évidences dont il faut se méfier et des boucs émissaires faciles à désigner qui évitent au petit peuple de voir ceux qui avancent cachés (nos milliardaires locaux sont parfois ces boucs émissaires et je ne cherche pas à les défendre; ils n'ont d'ailleurs pas besoin de moi), mais je ne veux pas qu'on me fasse prendre des vessies pour des lanternes !
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