dimanche 26 octobre 2008
Pour contacter vos députés, prenez une carte RUMP !?
Pour moi c'en est trop ! Cela frôle le détournement des fonds liés à la fonction de député au profit du seul parti dont ils sont membres. Que je sache, les parlementaires français perçoivent des indemnités importantes de l'Etat pour assurer au mieux leur fonction de représentant du Peuple, de tout le peuple de leur circonscription; pas de représentant de leur unique parti ! Il suffit d'aller sur le site de l'Assemblée Nationale pour apprendre qu'ils perçoivent une indemnité mensuelle à laquelle s'ajoute entre autres une enveloppe des frais de secrétariat et de mandat conséquente qui je cite "sert à payer ses frais de voiture, de loyer pour la permanence, frais de réception, d' habillement, de transport, etc. [ils] disposent en outre d'un crédit affecté à la rémunération de collaborateurs. Calculé en principe pour trois, il peut toutefois, [...] être versé au profit d'un nombre de personnes variant de un à cinq. [... et en outre, ils disposent d'] un crédit annuel égal, [...] pour les députés de [...] Nouvelle-Calédonie [...] au coût de seize passages en première classe entre Paris et la circonscription". Et je ne parle pas des autres avantages en nature dont ils bénéficient.
Ce qui me choque, ce n'est pas que la République mette à la disposition de NOS Députés les moyens de leur fonction, c'est l'utilisation qu'ils en font, c'est que CES députés-ci ne nous offrent aucun autre lieu pour les rencontrer que le siège de leur parti auquel peut-être (ou dont) ils payent le loyer, on peut honnêtement se poser la question ! Même le directeur de leur publication ( vulgaire quatre pages de propagande et d'autosatisfaction) est le secrétaire général du RUMP !?
Or, la FRANCE démocratique et républicaine qu'ils prétendent représenter si fort met à leur disposition (j'insiste) les finances nécessaires pour qu'ils se dotent des moyens humains et matériels leur permettant de tenir une permanence ouverte à TOUS les administrés de leur circonscription, et pas seulement à ceux de leur parti; sinon peut-on obliger TOUS leurs concitoyens à se rendre au siège du RUMP ?
En conclusion, c'est déjà pour cette raison qu'en 2002, alors candidats aux législatives dans la 2ème circonscription et écoeurés par certaines pratiques, ma colistière, Marie Poinri et moi-même, proposions de tenir deux permanences, l'une dans le sud-ouest et l'autre dans le nord-est de la dite circonscription:
mercredi 22 octobre 2008
Provinciales 2009, BILLET N°3: Les clowns tristes...
Soeur Emmanuelle vient de mourir, elle disait: "souris au monde et le monde te sourira".
Nos hommes politiques calédoniens ne savent pas sourire.
Regardez bien, d'un bord à l'autre de l'échiquier politique, nos hommes et nos femmes politiques ne sourient pas. Ils sont tristes.
Ils se présentent à nous, tous ou la plupart, la bouche en U renversé, l'air sévère. Quand ils sourient c'est une grimace qu'ils affichent, narquoise ou menaçante...
Vous comprenez, sourire ne fait pas sérieux, pas crédible...
Même leur haleine paraît fétide (ouf ! J'ai osé !).
Ils affichent, par leur mine grise, leur vision nécrosée de la VIE; de la vie de Notre Pays. Même, et plus grave, ils transmettent cette vision !
MAIS, ne vous y trompez pas, en 2009, toutes les affiches de propagande montreront, ostensiblement, de grands sourires ravageurs, dents blanches de sortie, haleines fraîches, semblant dire:" venez à moi, votez pour moi, mes petits agneaux, je vous connais, car je me nourris de vous, mon pouvoir se nourrit de votre crédulité, de votre ignorance ..."
Alors, je le redis, l'humour ou le rire, ou seulement le sourire, quand ils sont sincères (et cela se voit), sont des critères d'intelligence, parmi les meilleurs et les plus sûrs.
Combien, parmi nos hommes ou nos femmes politiques, sont intelligents, savent sourire, sans nous tromper par leurs grimaces, combien ... Et lesquels ?
A moins que Soeur Emmanuelle ne les inspire ... !!! ???
Nos hommes politiques calédoniens ne savent pas sourire.
Regardez bien, d'un bord à l'autre de l'échiquier politique, nos hommes et nos femmes politiques ne sourient pas. Ils sont tristes.
Ils se présentent à nous, tous ou la plupart, la bouche en U renversé, l'air sévère. Quand ils sourient c'est une grimace qu'ils affichent, narquoise ou menaçante...
Vous comprenez, sourire ne fait pas sérieux, pas crédible...
Même leur haleine paraît fétide (ouf ! J'ai osé !).
Ils affichent, par leur mine grise, leur vision nécrosée de la VIE; de la vie de Notre Pays. Même, et plus grave, ils transmettent cette vision !
MAIS, ne vous y trompez pas, en 2009, toutes les affiches de propagande montreront, ostensiblement, de grands sourires ravageurs, dents blanches de sortie, haleines fraîches, semblant dire:" venez à moi, votez pour moi, mes petits agneaux, je vous connais, car je me nourris de vous, mon pouvoir se nourrit de votre crédulité, de votre ignorance ..."
Alors, je le redis, l'humour ou le rire, ou seulement le sourire, quand ils sont sincères (et cela se voit), sont des critères d'intelligence, parmi les meilleurs et les plus sûrs.
Combien, parmi nos hommes ou nos femmes politiques, sont intelligents, savent sourire, sans nous tromper par leurs grimaces, combien ... Et lesquels ?
A moins que Soeur Emmanuelle ne les inspire ... !!! ???
dimanche 19 octobre 2008
Je suis allé dormir près de mon père.
Pseudo-fiction; number one.
Vingt deux heures, je franchis le péage et file vers le Nord. Pleins phares, antibrouillards pour augmenter la clarté du halo des phares. Personne sur la route, en semaine à cette heure je suis tranquille. Et puis cette route que j'ai parcourue des centaines de fois, 300 kilomètres que je connais par coeur.
Marc Knopfler et Emmilou Harris, "All the roadrunning"...
J'ai les larmes aux yeux; gros coup de fatigue, de tout !
Il faut que je bouge, que je roule; route de nuit, celle que je préfère; cette route calédonienne que j'aime, qui me console et m'apaise; jamais elle ne me prendra, mais je la connais et je la respecte. Elle ne tue que les fous, ceux qui ne veulent pas la prendre comme elle est, belle, un peu rude, un peu sauvage, un peu enfermée, parfois tortueuse.
Elle ne blesse que ceux qui la méprisent, ceux qui la prennent pour ce qu'elle n'est pas.
Elle n'est qu'une petite route, d'une grande île, d'un petit pays; il faut la rouler avec douceur.
J'ai décidé d'aller dormir près de mon père, tout à côté de lui, sur cette montagne, dans cette vallée où il dort depuis sept années.
Mon pick-up est chargé, de tout et de rien; il roule bien, sans faiblir; une bonne cadence que j'appuie avec toujours les bons rapports, pour respecter les codes de cette route; ceux qui m'assurent sécurité, qui assurent le rythme, respectent les courbes, évitent les surprises.
Le col des roussettes me trouve avec encore les larmes aux yeux, mais calme, j'ai hâte de retrouver mon père; je garde la cadence; -random- sur "all the roadrunning" toujours, sans ennui, le volume haut pour mieux distinguer et apprécier chaque morceau et ses nuances.
La route en terre enfin; j'irai droit vers lui en arrivant, je ne passerai pas par la maison.
Une heure trente du matin, je descends ouvrir le portail, il fait frais ou froid, le ciel est clair, étoilé. J'enclenche les doubles tractions. Je passe le creek doucement, traverse la petite plaine propre, dérange quelques cerfs et monte vers mon père.
J'ouvre son petit jardin, recule le pick-up.
C'est fini; je suis en paix. Tout est tellement calme et paisible ici. Mon père ne parle pas; il a peu parlé, toujours. Je ne lui dis rien; on écoute les bruits de la forêt tout près, toute noire.
J'ai froid; je sors une bâche et l'étale sur l'herbe, m'enroule dans une serviette et me glisse dans la bâche.
A côté de mon père, à regarder les étoiles...
Je suis en paix, enfin.
Je sais que je retournerai, à Nouméa.
Demain.
Vingt deux heures, je franchis le péage et file vers le Nord. Pleins phares, antibrouillards pour augmenter la clarté du halo des phares. Personne sur la route, en semaine à cette heure je suis tranquille. Et puis cette route que j'ai parcourue des centaines de fois, 300 kilomètres que je connais par coeur.
Marc Knopfler et Emmilou Harris, "All the roadrunning"...
J'ai les larmes aux yeux; gros coup de fatigue, de tout !
Il faut que je bouge, que je roule; route de nuit, celle que je préfère; cette route calédonienne que j'aime, qui me console et m'apaise; jamais elle ne me prendra, mais je la connais et je la respecte. Elle ne tue que les fous, ceux qui ne veulent pas la prendre comme elle est, belle, un peu rude, un peu sauvage, un peu enfermée, parfois tortueuse.
Elle ne blesse que ceux qui la méprisent, ceux qui la prennent pour ce qu'elle n'est pas.
Elle n'est qu'une petite route, d'une grande île, d'un petit pays; il faut la rouler avec douceur.
J'ai décidé d'aller dormir près de mon père, tout à côté de lui, sur cette montagne, dans cette vallée où il dort depuis sept années.
Mon pick-up est chargé, de tout et de rien; il roule bien, sans faiblir; une bonne cadence que j'appuie avec toujours les bons rapports, pour respecter les codes de cette route; ceux qui m'assurent sécurité, qui assurent le rythme, respectent les courbes, évitent les surprises.
Le col des roussettes me trouve avec encore les larmes aux yeux, mais calme, j'ai hâte de retrouver mon père; je garde la cadence; -random- sur "all the roadrunning" toujours, sans ennui, le volume haut pour mieux distinguer et apprécier chaque morceau et ses nuances.
La route en terre enfin; j'irai droit vers lui en arrivant, je ne passerai pas par la maison.
Une heure trente du matin, je descends ouvrir le portail, il fait frais ou froid, le ciel est clair, étoilé. J'enclenche les doubles tractions. Je passe le creek doucement, traverse la petite plaine propre, dérange quelques cerfs et monte vers mon père.
J'ouvre son petit jardin, recule le pick-up.
C'est fini; je suis en paix. Tout est tellement calme et paisible ici. Mon père ne parle pas; il a peu parlé, toujours. Je ne lui dis rien; on écoute les bruits de la forêt tout près, toute noire.
J'ai froid; je sors une bâche et l'étale sur l'herbe, m'enroule dans une serviette et me glisse dans la bâche.
A côté de mon père, à regarder les étoiles...
Je suis en paix, enfin.
Je sais que je retournerai, à Nouméa.
Demain.
mercredi 24 septembre 2008
24 septembre VS 14 juillet !
En ce 24 septembre 2008, la Calédonie médiatique, historique, politique et nous-mêmes, nous prenons les pieds dans le tapis du calendrier comémoratif. Quelle date représente symboliquement le mieux Notre Pays et mériterait d'être fériée et chômée: le 24 septembre !
Merci au "Comité 150 ans après" de s'entêter à en faire LA journée de la citoyenneté.
Je l'ai déjà affirmé ici, il faut défendre cette date; et je veux l'expliquer sous un autre angle. En faisant un parallèle avec le 14 juillet.
Que représente le 14 juillet, fête nationale française ?
La prise de la Bastille et la mise à bas d'un régime absolutiste et monarchique honni par le peuple. C'est-à-dire une date symbolisant tout sauf la douceur et la paix ! Mais une date qui a déterminé pour plusieurs siècles l'histoire de la France; une histoire faite de rages, de désespoirs (!), de luttes fratricides, de ... vous le savez mieux que moi ... mais cette date comme cette histoire fondent la France moderne.
Alors j'ose penser que, seule, la date du 24 septembre représente le mieux l'histoire de la Nouvelle-Calédonie faite de rages et de désespoirs (re-(!)), de luttes fratricides, de ... vous le savez mieux que moi ... C'est cette date-là qui fonde la Calédonie moderne, puisque c'est cette histoire-ci qui aboutit à la nécessité (enfin) bien (?) comprise de paix durable issus d'accords renouvelés et équilibrés !
Sans cette histoire, la Nouvelle-Calédonie ne serait pas ce qu'elle est !
Elle serait rhodésienne ou afrikaner;
Elle serait kanak mais sans les Autres; elle serait les Autres mais les Kanak dans les réserves;
Elle serait Libéria;
Elle serait Liban;
Elle serait Israël et Territoires occupés;
Elle serait Vanuatu;
Elle serait Fidji.
Notre Monde ne manque pas d'exemples ou de contre-exemples.
Vive le 24 septembre, vraie et meilleure date citoyenne et peut-être nationale (là, je prends des risques) !!!
P.S.1. Messieurs dames du gouvernement, quand la décrétez-vous fériée et chômée que je puisse assister et contribuer moi aussi aux festivités au même titre qu'un 14 juillet et sans "sacrifier" un jour de congé ?
P.S.2. J'avais raison,,,
Au Mont-Dore, et en ce jour, il y a eu un dépôt de gerbe digne d'un 14 juillet; comme quoi le 24 septembre inspire les cocardiers, les adeptes du tricolore (rouge, jaune, vert ? Non; bleu, blanc, rouge !), les répétiteurs de la prise de possession ! Faut-il s'en remettre à de telles contorsions (maux de dos assurés !) avec l'histoire pour montrer que l'on veut rester français et en arriver à confondre presque 14 juillet et 24 septembre !
En ce jour donc, (24 septembre) les descendants des révolutionnaires de 1789 étaient au monument aux morts de la commune du Mont-Dore ... Qu'en pensent les véléitaires de l'indépendance révolutionnaire kanak; un modèle vous est offert sur un plateau: célébrer une prise de possession comme une prise de la Bastille ?
Quelle Bastille le maire du Mont-Dore (lui) veut-il prendre ? La Maison Bleue ?
P.S.3. Merci aux grimoiriens du Mont-Dore; je souhaite que votre magie ne nous entraîne pas trop dans le noir !
29 septembre 2011 ...
Trois ans après !
Le maire du Mont Dore est vice-président de la Province Sud; mais c'est un détail de cette histoire même si je l'en félicite.
Le drapeau de la France flotte à côté de celui de Kanaky; presqu'un incroyable revirement de notre histoire calédonienne récente !
Mais, le plus important à mes yeux est dans ces cérémonies et festivités qui ont eu lieu à Balade. Je n'y étais pas, mais j'ai ressenti beaucoup d'émotions positives, en écoutant les discours des autorités coutumières kanak et en particulier du Grand Chef. Décidément, malgré les vicissitudes de l'histoire et ses difficultés d'aujourd'hui, le Peuple Kanak reste un Grand Petit Peuple ! Merci à lui, et aux aux Responsables Calédoniens participant à cette initiative, de persévérer à tenter de rassembler ce qui, à priori, reste encore difficile à rapprocher. Merci d'enfin rassembler Notre Histoire commune sous ces deux drapeaux ... En attendant mieux, peut-être.
Merci au "Comité 150 ans après" de s'entêter à en faire LA journée de la citoyenneté.
Je l'ai déjà affirmé ici, il faut défendre cette date; et je veux l'expliquer sous un autre angle. En faisant un parallèle avec le 14 juillet.
Que représente le 14 juillet, fête nationale française ?
La prise de la Bastille et la mise à bas d'un régime absolutiste et monarchique honni par le peuple. C'est-à-dire une date symbolisant tout sauf la douceur et la paix ! Mais une date qui a déterminé pour plusieurs siècles l'histoire de la France; une histoire faite de rages, de désespoirs (!), de luttes fratricides, de ... vous le savez mieux que moi ... mais cette date comme cette histoire fondent la France moderne.
Alors j'ose penser que, seule, la date du 24 septembre représente le mieux l'histoire de la Nouvelle-Calédonie faite de rages et de désespoirs (re-(!)), de luttes fratricides, de ... vous le savez mieux que moi ... C'est cette date-là qui fonde la Calédonie moderne, puisque c'est cette histoire-ci qui aboutit à la nécessité (enfin) bien (?) comprise de paix durable issus d'accords renouvelés et équilibrés !
Sans cette histoire, la Nouvelle-Calédonie ne serait pas ce qu'elle est !
Elle serait rhodésienne ou afrikaner;
Elle serait kanak mais sans les Autres; elle serait les Autres mais les Kanak dans les réserves;
Elle serait Libéria;
Elle serait Liban;
Elle serait Israël et Territoires occupés;
Elle serait Vanuatu;
Elle serait Fidji.
Notre Monde ne manque pas d'exemples ou de contre-exemples.
Vive le 24 septembre, vraie et meilleure date citoyenne et peut-être nationale (là, je prends des risques) !!!
P.S.1. Messieurs dames du gouvernement, quand la décrétez-vous fériée et chômée que je puisse assister et contribuer moi aussi aux festivités au même titre qu'un 14 juillet et sans "sacrifier" un jour de congé ?
P.S.2. J'avais raison,,,
Au Mont-Dore, et en ce jour, il y a eu un dépôt de gerbe digne d'un 14 juillet; comme quoi le 24 septembre inspire les cocardiers, les adeptes du tricolore (rouge, jaune, vert ? Non; bleu, blanc, rouge !), les répétiteurs de la prise de possession ! Faut-il s'en remettre à de telles contorsions (maux de dos assurés !) avec l'histoire pour montrer que l'on veut rester français et en arriver à confondre presque 14 juillet et 24 septembre !
En ce jour donc, (24 septembre) les descendants des révolutionnaires de 1789 étaient au monument aux morts de la commune du Mont-Dore ... Qu'en pensent les véléitaires de l'indépendance révolutionnaire kanak; un modèle vous est offert sur un plateau: célébrer une prise de possession comme une prise de la Bastille ?
Quelle Bastille le maire du Mont-Dore (lui) veut-il prendre ? La Maison Bleue ?
P.S.3. Merci aux grimoiriens du Mont-Dore; je souhaite que votre magie ne nous entraîne pas trop dans le noir !
29 septembre 2011 ...
Trois ans après !
Le maire du Mont Dore est vice-président de la Province Sud; mais c'est un détail de cette histoire même si je l'en félicite.
Le drapeau de la France flotte à côté de celui de Kanaky; presqu'un incroyable revirement de notre histoire calédonienne récente !
Mais, le plus important à mes yeux est dans ces cérémonies et festivités qui ont eu lieu à Balade. Je n'y étais pas, mais j'ai ressenti beaucoup d'émotions positives, en écoutant les discours des autorités coutumières kanak et en particulier du Grand Chef. Décidément, malgré les vicissitudes de l'histoire et ses difficultés d'aujourd'hui, le Peuple Kanak reste un Grand Petit Peuple ! Merci à lui, et aux aux Responsables Calédoniens participant à cette initiative, de persévérer à tenter de rassembler ce qui, à priori, reste encore difficile à rapprocher. Merci d'enfin rassembler Notre Histoire commune sous ces deux drapeaux ... En attendant mieux, peut-être.
mardi 23 septembre 2008
Maux tus et bouche ... bée.
Etats alternatifs néo-calédoniens:
Alternative psychologique:
Crise d'optimisme (peut-on associer crise et optimisme ? Moi, j'aime !) VS euphorie pessimiste ( pareil, et c'est Mon Pays qui m'occasionne bien souvent ces mots et maux ou bienfaits contradictoires ...) !!!
Alternative psychologique:
Crise d'optimisme (peut-on associer crise et optimisme ? Moi, j'aime !) VS euphorie pessimiste ( pareil, et c'est Mon Pays qui m'occasionne bien souvent ces mots et maux ou bienfaits contradictoires ...) !!!
Alternative touristique:
S'évader (de quoi ? Pourquoi "évader", sommes-nous enfermés, encore une histoire de "condamnés" ?) VS se ressourcer (où ? Où est cette source à laquelle nous devons revenir ?) ?
S'évader (de quoi ? Pourquoi "évader", sommes-nous enfermés, encore une histoire de "condamnés" ?) VS se ressourcer (où ? Où est cette source à laquelle nous devons revenir ?) ?
Alternative économique et sociale:
Prolonger un état de fait (lequel ? Résister à tout changement, à toute innovation ?) VS se projeter dans le futur (attention pas trop forte la projection, inventer, imaginer, oser)?
Prolonger un état de fait (lequel ? Résister à tout changement, à toute innovation ?) VS se projeter dans le futur (attention pas trop forte la projection, inventer, imaginer, oser)?
Alternative politicienne:
Tromper (les politiciens font-ils profession de professer des messages trompeurs ou sont-ils sincères ?)VS se tromper (les politiciens se trompent-ils souvent ou les électeurs se trompent-ils souvent ?) !
Tromper (les politiciens font-ils profession de professer des messages trompeurs ou sont-ils sincères ?)VS se tromper (les politiciens se trompent-ils souvent ou les électeurs se trompent-ils souvent ?) !
Alternative diététique et sportive:
Buvez (quoi ? L'eau, l'alcool ? Combien quotidiennement ?) VS éliminez (quoi ou qui ? L'eau, l'alcool, les piétons, la voiture d'en face ou les chauffards ?).
Buvez (quoi ? L'eau, l'alcool ? Combien quotidiennement ?) VS éliminez (quoi ou qui ? L'eau, l'alcool, les piétons, la voiture d'en face ou les chauffards ?).
Alternative historique:
Faire acte de mémoire ... grise (je suis fort là-dessus ! Garder mémoires, transmettre une mémoire) VS les grimoires de l'histoire (nous avons d'excellents grimoiriens ... Des magiciens ou des sorciers, spécialistes de l'histoire tordue)
... ... ...
Si vous vous demandez ce que ce message fait là, c'est que vous n'avez pas d'état d'âme (comme) ... Eric !
Alors passez votre chemin bloggique;
Dans le cas contraire, peut-être aurez-vous envie de soumettre quelqu'autre état alternatif courant ...
Branchez-vous !
Faire acte de mémoire ... grise (je suis fort là-dessus ! Garder mémoires, transmettre une mémoire) VS les grimoires de l'histoire (nous avons d'excellents grimoiriens ... Des magiciens ou des sorciers, spécialistes de l'histoire tordue)
... ... ...
Si vous vous demandez ce que ce message fait là, c'est que vous n'avez pas d'état d'âme (comme) ... Eric !
Alors passez votre chemin bloggique;
Dans le cas contraire, peut-être aurez-vous envie de soumettre quelqu'autre état alternatif courant ...
Branchez-vous !
mardi 2 septembre 2008
Si ya pas toi ...
Le Centre Culturel Tjibaou a célébré la fameuse poignée de main entre Tjibaou et Lafleur par des manifestations variées et originales; il a clôturé cette période de très belle manière avec le concert qui s'est tenu au Centre.
Bravo !
Mais ...
Le seul bémol que j'émets, puisque l'on évoque à travers l'art et la musique, le passé et l'avenir de Notre Pays, c'est ce slogan: "si ya pas toi, ya pas moi" !
J'ai eu beaucoup de mal avec ce slogan. Car il est doublement négatif, doublement exclusif ... A l'image des mentalités les plus répandues dans le pays; contre lesquelles nous devons tous lutter si nous voulons que la notion de "Destin Commun" ne reste pas creuse.
Ce slogan est à l'image des ces expressions négatives qui encombrent notre paysage politico-linguistique; exemples:
Celle-ci, favorite chez nos politiciens: nous sommes "condamnés à vivre ensemble" ... Eh oui, condamnés ! A croire que c'est un atavisme local né de la nature même de l'histoire de la Calédonie, définitivement ... terre de condamnés ! Et si, peut-être, nous étions quelques uns à être HEUREUX de vivre ensemble.
Celle-là, favorite chez nos syndicalistes locaux, que ce soient les leaders de l'USTKE, l'USOENC ou la CSTNC ( écoutez bien, vous verrez, enfin, vous entendrez...) qui évoquent à tours de bras "CE pays", en insistant sur le CE, comme s'ils n'en faisaient pas partie, comme s'ils n'étaient pas partie prenante de ce qui s'y joue, comme s'ils cherchaient à chaque prise de parole à mettre le plus de distance entre eux et ... leur propre pays ! ... Un peu de nationalisme que diable; parlez un peu de NOTRE Pays, qui est un peu VOTRE Pays.
Je suis peut-être un peu naïf, mais soyons cohérent !
A l'image du Destin Commun (expression positive), proposé par nos hommes et femmes politiques dans l'Accord de Nouméa pour donner du sens à notre histoire commune;
A l'image de la Citoyenneté Calédonienne (idée positive), imaginée pour rassembler des communautés qui s'affrontaient sur des bases ethniques;
A l'image de la Collégialité (concept positif) du gouvernement calédonien, inventée pour contraindre des partis politiques qui s'opposaient, à travailler ensemble;
Ne peut-on, enfin, concevoir de parler "POSITIF", CONSTRUCTIF quoi ! ?
C'est ce que j'aurais souhaiter pour illustrer le chemin parcouru en lieu et à la place du "Si ya pas toi, ya pas moi"; quelque chose comme ... "Ya toi et, Ya moi" !!!
Mais bon, le fruit n'est pas encore mûr... A dans dix ans (peut-être)!
Bravo !
Mais ...
Le seul bémol que j'émets, puisque l'on évoque à travers l'art et la musique, le passé et l'avenir de Notre Pays, c'est ce slogan: "si ya pas toi, ya pas moi" !
J'ai eu beaucoup de mal avec ce slogan. Car il est doublement négatif, doublement exclusif ... A l'image des mentalités les plus répandues dans le pays; contre lesquelles nous devons tous lutter si nous voulons que la notion de "Destin Commun" ne reste pas creuse.
Ce slogan est à l'image des ces expressions négatives qui encombrent notre paysage politico-linguistique; exemples:
Celle-ci, favorite chez nos politiciens: nous sommes "condamnés à vivre ensemble" ... Eh oui, condamnés ! A croire que c'est un atavisme local né de la nature même de l'histoire de la Calédonie, définitivement ... terre de condamnés ! Et si, peut-être, nous étions quelques uns à être HEUREUX de vivre ensemble.
Celle-là, favorite chez nos syndicalistes locaux, que ce soient les leaders de l'USTKE, l'USOENC ou la CSTNC ( écoutez bien, vous verrez, enfin, vous entendrez...) qui évoquent à tours de bras "CE pays", en insistant sur le CE, comme s'ils n'en faisaient pas partie, comme s'ils n'étaient pas partie prenante de ce qui s'y joue, comme s'ils cherchaient à chaque prise de parole à mettre le plus de distance entre eux et ... leur propre pays ! ... Un peu de nationalisme que diable; parlez un peu de NOTRE Pays, qui est un peu VOTRE Pays.
Je suis peut-être un peu naïf, mais soyons cohérent !
A l'image du Destin Commun (expression positive), proposé par nos hommes et femmes politiques dans l'Accord de Nouméa pour donner du sens à notre histoire commune;
A l'image de la Citoyenneté Calédonienne (idée positive), imaginée pour rassembler des communautés qui s'affrontaient sur des bases ethniques;
A l'image de la Collégialité (concept positif) du gouvernement calédonien, inventée pour contraindre des partis politiques qui s'opposaient, à travailler ensemble;
Ne peut-on, enfin, concevoir de parler "POSITIF", CONSTRUCTIF quoi ! ?
C'est ce que j'aurais souhaiter pour illustrer le chemin parcouru en lieu et à la place du "Si ya pas toi, ya pas moi"; quelque chose comme ... "Ya toi et, Ya moi" !!!
Mais bon, le fruit n'est pas encore mûr... A dans dix ans (peut-être)!
samedi 30 août 2008
Plaidoyer pour le marathon.
Dimanche 24 août avait lieu le 26ème marathon de Nouméa; j'y ai participé pour la 15ème fois, je l'ai fini pour la 15ème fois ! D'un point de vue purement sportif j'ai vaincu le signe indien: je me suis à nouveau mis à progresser !!! Successivement 4H22, 4H32, 4H56 pour mes trois derniers marathons, 4H28 cette fois-ci, loin de mes 3H17 de 1991, mais qu'importe, avec 17 ans de plus, c'est un super résultat. Bref, ce message n'est pas motivé par un quelconque orgueuil, simplement par le désir de témoigner en faveur de cette épreuve mythique qu'est le marathon: 42,195 km sur route.
Témoigner parce que depuis que le marathon existe à Nouméa, vingt six ans, le nombre de participants n'a pas progressé !!! Toujours autour d'une centaine avec des pointes à 130. Et si on enlève les participants japonais, régulièrement entre 30 et 40 %, voyez ce que cela donne en nombre de participants locaux. Alors que le nombre de sportifs de toutes sortes a explosé dans Notre Pays, comme son nombre d'habitants.
Et je ne peux m'empêcher de penser à l'évolution du nombre de touristes en Calédonie ... Toujours aux alentours de 100 000 années après années. Alors que dans ce cas-ci les montants consacrés à la promotion du tourisme ont explosé !
Bon j'arrête là le parallèle.
Le Marathon ferait-il peur aux sportifs calédoniens ?
Témoigner parce que depuis que le marathon existe à Nouméa, vingt six ans, le nombre de participants n'a pas progressé !!! Toujours autour d'une centaine avec des pointes à 130. Et si on enlève les participants japonais, régulièrement entre 30 et 40 %, voyez ce que cela donne en nombre de participants locaux. Alors que le nombre de sportifs de toutes sortes a explosé dans Notre Pays, comme son nombre d'habitants.
Et je ne peux m'empêcher de penser à l'évolution du nombre de touristes en Calédonie ... Toujours aux alentours de 100 000 années après années. Alors que dans ce cas-ci les montants consacrés à la promotion du tourisme ont explosé !
Bon j'arrête là le parallèle.
Le Marathon ferait-il peur aux sportifs calédoniens ?
Alors qu'en France et dans un très grand nombre de pays du monde les participations aux marathons explosent ! Et le nombre de marathons aussi...
Le marathon, la plus grande épreuve d'athlétisme, rude et exigeante certes, mais accessible à tout sportif régulier, quelque soit son niveau, voire son âge.
Quand on court un marathon, on se bat contre le chrono, contre le temps qui file entre nos pieds;
Le marathon, la plus grande épreuve d'athlétisme, rude et exigeante certes, mais accessible à tout sportif régulier, quelque soit son niveau, voire son âge.
Quand on court un marathon, on se bat contre le chrono, contre le temps qui file entre nos pieds;
Dans un raid on se bat contre la nature, le profil du terrain, ou l'état de ce même terrain;
En marathon, on lutte contre l'envie de marcher, de s'arrêter, sans aucune excuse;
Dans un raid, celle du paysage à admirer et nous autorise à souffler un peu, celle du dénivelé qui en lui-même impose de marcher, sans celle de nos jambes qui font mal;
Mais, dans un marathon, quel bonheur de sentir la "machine" qu'est notre corps fonctionner, comme un métronome, parce que notre volonté la commande, et ce coeur qui bat sans s'emballer, toujours battre, ces jambes qui résistent à la douleur pour nous porter jusqu'au bout, jusqu'à la ligne d'arrivée sur l'hypodrome où (on n'achève bien les chevaux ?!)...
Où ? Où, il n'y a presque plus personne, même quand on met moins de cinq heures ... Cette ligne d'arrivée où on s'excuse presque d'être "en retard". Cette arrivée où on nous tend un T-shirt XXL ( qui correspond à très peu de gabarit dans un marathon !? A moins que ce soit des fins de stock ?!); cette arrivée où on nous tend un pochon avec des prospectus touristiques en anglais !!! Une fois de plus, cherchez l'erreur !
Bon, décidément, en Calédonie ...
Mais aucun vrai marathonien ne court pour une de ces "récompenses terrestres", quoiqu'il en faudrait peut-être de plus consistantes pour attirer les "autres" sportifs.
Notre bonheur sera toujours d'en avoir terminé, d'avoir dominé ce monstre de la course à pied que reste le MARATHON.
Bon, décidément, en Calédonie ...
Mais aucun vrai marathonien ne court pour une de ces "récompenses terrestres", quoiqu'il en faudrait peut-être de plus consistantes pour attirer les "autres" sportifs.
Notre bonheur sera toujours d'en avoir terminé, d'avoir dominé ce monstre de la course à pied que reste le MARATHON.
jeudi 28 août 2008
Un gouvernement qui travaille.
Tout le monde "ne s'amuse pas", notre Gouvernement de Nouvelle-Calédonie travaille.
Les travaux pour un schéma d'aménagement et de développement de la Nouvelle-Calédonie, "Nouvelle-calédonie 2025"; un ambitieux projet et de nature consensuelle, mais pour quel destin ?
Le schéma de mise en valeur des richesses minières dit "shéma minier" adopté; enfin, comme quoi tout arrive !
Les travaux sur le "dialogue social"; qui continuent envers et contre tout !
Les réglementations concernant la sécurité routière qui s'étoffent; pour arrêter le "bain de sang" sur nos routes.
Les signes identitaires qui émergent; un accouchement difficile !
...
Il me semble, en dehors de toute polémique, que nous avons un gouvernement calédonien qui travaille. Je ne suis pas payé pour l'écrire ... Mais peut-être faut-il que nous sachions aussi le reconnaître et envoyer à nos élus, responsables gouvernementaux (que je ne confonds pas avec certains de nos (ir-)responsables politiques), quelque signe positif qui les encourage à poursuivre dans ce sens.
Je ne suis pas non plus payé pour distribuer des "bons points", mais je crois que le président Harold Martin parvient finalement à rendre concrète cette "fameuse" collégialité, peut-être pas si "fumeuse" que l'on prétend, (moi le premier!); Harold aurait-il trouvé le secret d'une collégialité active ?
Déwé Gorodey, Gérald Cortot, Jean-Claude Briault, me semblent s'entêter à marquer de leur empreinte leur champ d'action respectif avec une réussite certaine.
...
Y- aura-t-il un AVANT et un APRES ce gouvernement Martin ? Qui aura été moins bruyant que celui de Marie-Noelle Thémereau, mais peut-être plus efficace et sûrement plus collégial.
Reste énormément de pain sur la planche (pas celle de l'éco-pain, d'abord !); le dossier controversé de la TVA sur lequel avait avancé Didier Leroux en est un exemple.
Finalement;
Au fil du déroulement de l'Accord de Nouméa, depuis 1998, Notre Pays et nos gouvernants atteindraient-ils la maturité ?
Et les citoyens de Nouvelle-Calédonie ont-ils atteint la maturité ???
...
Chers lecteurs, ceci n'est pas un publi-reportage ! Juste un peu de sérénité et de lucidité dans un monde politique de brutes ...
Les travaux pour un schéma d'aménagement et de développement de la Nouvelle-Calédonie, "Nouvelle-calédonie 2025"; un ambitieux projet et de nature consensuelle, mais pour quel destin ?
Le schéma de mise en valeur des richesses minières dit "shéma minier" adopté; enfin, comme quoi tout arrive !
Les travaux sur le "dialogue social"; qui continuent envers et contre tout !
Les réglementations concernant la sécurité routière qui s'étoffent; pour arrêter le "bain de sang" sur nos routes.
Les signes identitaires qui émergent; un accouchement difficile !
...
Il me semble, en dehors de toute polémique, que nous avons un gouvernement calédonien qui travaille. Je ne suis pas payé pour l'écrire ... Mais peut-être faut-il que nous sachions aussi le reconnaître et envoyer à nos élus, responsables gouvernementaux (que je ne confonds pas avec certains de nos (ir-)responsables politiques), quelque signe positif qui les encourage à poursuivre dans ce sens.
Je ne suis pas non plus payé pour distribuer des "bons points", mais je crois que le président Harold Martin parvient finalement à rendre concrète cette "fameuse" collégialité, peut-être pas si "fumeuse" que l'on prétend, (moi le premier!); Harold aurait-il trouvé le secret d'une collégialité active ?
Déwé Gorodey, Gérald Cortot, Jean-Claude Briault, me semblent s'entêter à marquer de leur empreinte leur champ d'action respectif avec une réussite certaine.
...
Y- aura-t-il un AVANT et un APRES ce gouvernement Martin ? Qui aura été moins bruyant que celui de Marie-Noelle Thémereau, mais peut-être plus efficace et sûrement plus collégial.
Reste énormément de pain sur la planche (pas celle de l'éco-pain, d'abord !); le dossier controversé de la TVA sur lequel avait avancé Didier Leroux en est un exemple.
Finalement;
Au fil du déroulement de l'Accord de Nouméa, depuis 1998, Notre Pays et nos gouvernants atteindraient-ils la maturité ?
Et les citoyens de Nouvelle-Calédonie ont-ils atteint la maturité ???
...
Chers lecteurs, ceci n'est pas un publi-reportage ! Juste un peu de sérénité et de lucidité dans un monde politique de brutes ...
mercredi 27 août 2008
Blog évolution. Commentaires réactions.
Je suis né au siècle dernier, au début des années cinquante.
Je ne suis pas né avec l'électronique; ni avec un ordinateur entre les mains.
En 1986, je m'initiais à l'informatique sur un "Commodore 64". Un dinosaure dans ce domaine.
Aujourd'hui je m'initie à la communication internautique et plus encore au langage bloggique.
... ... ...
En consultant d'autres bogs, je me suis rendu compte du chemin qui me restait à parcourir, mais je suis prêt à le faire, un peu.
J'ai eu du mal au début avec ce blog, comme avec un cheval rude; maintenant, je crois l'avoir amadoué. Alors, j'ai décidé d'aller un peu plus loin: réagir aux commentaires. Je réalise qu'ils peuvent me permettre de préciser ma pensée en partant de ce qui y est dit.
C'est ce que j'ai commencé à faire depuis un ou deux commentaires, et que je poursuivrai.
... ... ...
Une nouvelle expérience dans ce champ tellement ouvert, libre, autant inconsistant qu'empli de consistance qu'est "la toile".
Une "toile" qui permet tout, sans retenue; pour moi qui vient d'un temps où la communication prenait du temps, se contraignait du temps; mais aussi, exigeait encore le contact physique !
Je ne suis pas né avec l'électronique; ni avec un ordinateur entre les mains.
En 1986, je m'initiais à l'informatique sur un "Commodore 64". Un dinosaure dans ce domaine.
Aujourd'hui je m'initie à la communication internautique et plus encore au langage bloggique.
... ... ...
En consultant d'autres bogs, je me suis rendu compte du chemin qui me restait à parcourir, mais je suis prêt à le faire, un peu.
J'ai eu du mal au début avec ce blog, comme avec un cheval rude; maintenant, je crois l'avoir amadoué. Alors, j'ai décidé d'aller un peu plus loin: réagir aux commentaires. Je réalise qu'ils peuvent me permettre de préciser ma pensée en partant de ce qui y est dit.
C'est ce que j'ai commencé à faire depuis un ou deux commentaires, et que je poursuivrai.
... ... ...
Une nouvelle expérience dans ce champ tellement ouvert, libre, autant inconsistant qu'empli de consistance qu'est "la toile".
Une "toile" qui permet tout, sans retenue; pour moi qui vient d'un temps où la communication prenait du temps, se contraignait du temps; mais aussi, exigeait encore le contact physique !
mardi 19 août 2008
Elections provinciales 2009: BILLET N°2.
Il y a huit jours, le 12 août, Les Nouvelles Calédoniennes rendaient compte d'une conférence de presse du Rassemblement-UMP sous le titre: "on travaille pendant que les autres s'amusent".
Moi, je m'amuse à voir comment certains pensent ... Y en a marre, mais vraiment marre de la manière arrogante de faire de la politique de la part des dirigeants de ce parti; et pour mes quelques lecteurs je vais remettre la petite pendule cérébrale de ces mêmes dirigeants à l'heure d'aujourd'hui.
Première remarque:
Le RPCR devenu Rassemblement a été il n'y a pas si longtemps, le champion de l'exclusion, même de leur chef historique, de la scission, de la fracture, des départs et que sais-je encore dans le genre "casse-toi"; et cela dès le début, pas si lointain, de ce nouveau siècle. Messieurs Lafleur, Louéckotte, Martin, Gomès, excusez du peu, en sont un témoignage ... sans parler d'autres moins célébrissimes !
Deuxième remarque:
Là je vais être mauvais-méchant ... Cette photo dans le journal centrée sur quatre dirigeants "blancs" donnent franchement à penser, soit que les "autres ethnies" ne sont plus vraiment le souci du Rassemblement, soit que les "autres ethnies" commencent à devenir rares au "rassemblement"; en particulier que les représentants charismatiques Kanak le sont devenus (rares).
Troisième remarque:
Monsieur Frogier n'a pas intégré que les temps ont changé ! Evoquer le nombre de groupes ou tendances politiques actuels comme "des schémas que nous avons déjà connus et qui ont mené la Calédonie à des événements douloureux" est une mystification de l'histoire de Notre Pays; voire une fumisterie, et je pèse mes mots. Monsieur Frogier ne s'est pas rendu compte que l'on n'est pas dans la même situation qu'en 1977, ni dans celle de 1984; monsieur Frogier ne s'est pas rendu compte qu'il n'est pas Jacques Lafleur; qu'il n'a peut-être pas les moyens de s'identifier à son ancien chef. Parce que 1977, j'y étais ! 1984, j'y étais ! 2008, j'y suis ! Et je ne vois pas comment on peut rapprocher et comparer ces périodes. Monsieur Frogier abuse de tels raccourcis historiques pour asseoir son futur électorat sur une peur que lui-même n'a peut-être même pas connu en ces époques-là!
Dernière remarque:
Monsieur Frogier fait, du mépris, une politique ! Mépris de l'histoire, mépris de nos institutions, mépris des ses concitoyens qu'il a la facheuse tendance à prendre pour des citoyens cons... Mépris aussi de nos jeunes, ceux qui sont nés après 1977, après 1984, dont les références sont peut-être ailleurs, les rêves peut-être différents ... En ce début de 21ème siècle.
Non, monsieur Frogier, à la veille des élections provinciales de 2009, la diversité des propositions politiques actuelle est un gage de démocratie, de diversité, de choix, de liberté pour tous les citoyens de Calédonie. S'il y a crise politique c'est dans le jeu des partis, oui; mais de là à évoquer un péril en la demeure politique calédonienne, je le conteste. L'urgence et le péril seraient dans la crise sociale, dans la crise des revenus et du pouvoir d'achat pour une grande part de notre population, dans la crise de l'accession à la propriété, dans la quête d'une identité qui nous serait propre et dans laquelle notre jeunesse et toutes nos jeunesses se reconnaîtraient ... !!!
Messieurs les dirigeants du Rassemblement-UMP, continuez à travailler fort, vous en avez vraiment besoin pour progresser et nous offrir une proposition politique enfin digne de Notre pays, digne de Ses Gens, digne de Notre Histoire, digne de Notre Avenir ...
Merci !
Moi, je m'amuse à voir comment certains pensent ... Y en a marre, mais vraiment marre de la manière arrogante de faire de la politique de la part des dirigeants de ce parti; et pour mes quelques lecteurs je vais remettre la petite pendule cérébrale de ces mêmes dirigeants à l'heure d'aujourd'hui.
Première remarque:
Le RPCR devenu Rassemblement a été il n'y a pas si longtemps, le champion de l'exclusion, même de leur chef historique, de la scission, de la fracture, des départs et que sais-je encore dans le genre "casse-toi"; et cela dès le début, pas si lointain, de ce nouveau siècle. Messieurs Lafleur, Louéckotte, Martin, Gomès, excusez du peu, en sont un témoignage ... sans parler d'autres moins célébrissimes !
Deuxième remarque:
Là je vais être mauvais-méchant ... Cette photo dans le journal centrée sur quatre dirigeants "blancs" donnent franchement à penser, soit que les "autres ethnies" ne sont plus vraiment le souci du Rassemblement, soit que les "autres ethnies" commencent à devenir rares au "rassemblement"; en particulier que les représentants charismatiques Kanak le sont devenus (rares).
Troisième remarque:
Monsieur Frogier n'a pas intégré que les temps ont changé ! Evoquer le nombre de groupes ou tendances politiques actuels comme "des schémas que nous avons déjà connus et qui ont mené la Calédonie à des événements douloureux" est une mystification de l'histoire de Notre Pays; voire une fumisterie, et je pèse mes mots. Monsieur Frogier ne s'est pas rendu compte que l'on n'est pas dans la même situation qu'en 1977, ni dans celle de 1984; monsieur Frogier ne s'est pas rendu compte qu'il n'est pas Jacques Lafleur; qu'il n'a peut-être pas les moyens de s'identifier à son ancien chef. Parce que 1977, j'y étais ! 1984, j'y étais ! 2008, j'y suis ! Et je ne vois pas comment on peut rapprocher et comparer ces périodes. Monsieur Frogier abuse de tels raccourcis historiques pour asseoir son futur électorat sur une peur que lui-même n'a peut-être même pas connu en ces époques-là!
Dernière remarque:
Monsieur Frogier fait, du mépris, une politique ! Mépris de l'histoire, mépris de nos institutions, mépris des ses concitoyens qu'il a la facheuse tendance à prendre pour des citoyens cons... Mépris aussi de nos jeunes, ceux qui sont nés après 1977, après 1984, dont les références sont peut-être ailleurs, les rêves peut-être différents ... En ce début de 21ème siècle.
Non, monsieur Frogier, à la veille des élections provinciales de 2009, la diversité des propositions politiques actuelle est un gage de démocratie, de diversité, de choix, de liberté pour tous les citoyens de Calédonie. S'il y a crise politique c'est dans le jeu des partis, oui; mais de là à évoquer un péril en la demeure politique calédonienne, je le conteste. L'urgence et le péril seraient dans la crise sociale, dans la crise des revenus et du pouvoir d'achat pour une grande part de notre population, dans la crise de l'accession à la propriété, dans la quête d'une identité qui nous serait propre et dans laquelle notre jeunesse et toutes nos jeunesses se reconnaîtraient ... !!!
Messieurs les dirigeants du Rassemblement-UMP, continuez à travailler fort, vous en avez vraiment besoin pour progresser et nous offrir une proposition politique enfin digne de Notre pays, digne de Ses Gens, digne de Notre Histoire, digne de Notre Avenir ...
Merci !
lundi 4 août 2008
Etrange pays, étrange ville; étrange société ...
Dimanche matin 8 heures, plage de Magenta, départ du trail "interurbain" auquel je vais participer.
Le départ est prévu à 9 heures. Il doit avoir lieu en face de l'aéroclub.
On apprend que le départ sera déplacé 500 m plus avant en face de l'université car le bord de mer en face de l'aéroclub est "chaud": plusieurs dizaines d'individus ennivrés y sont stationnés et les organisateurs, sur les conseils de la police, ont préféré déplacer la ligne de départ "pour éviter tout ennui ou toute provocation".
Ces "individus" sont essentiellement des Kanak dont beaucoup sont encore présents, buvant et écoutant de la musique autour de voitures.
Le peloton de coureurs s'étoffe petit à petit et s'échauffe avant le départ; sillonnant l'endroit dans tous les sens.
... ... ...
J'éprouve une étrange sensation d'incongruité; mais qui est incongru ?
Les uns s'éclatent dans le sport, les autres s'éclatent dans l'alcool ! Il fait beau, ce sera une belle journée.
... ... ...
Mais où j'habite ?
Trois d'entre ces jeunes passent à côté de moi et de mon épouse pendant que l'on s'échauffe, tangant un peu, une bière à la main... Et un peu dans le vague. On les salue, ils nous souhaitent "bonne chance et bon courage" ! Nous les remercions.
Mais où j'habite ?
Dans le peloton des coureurs apparaît un groupe de jeunes Kanak et métis venus participer à ce "trail urbain", pas quelques unités, non, un groupe d'une vingtaine de coureurs.
Nous nous croisons les uns les autres.
Mais où j'habite ?
... ... ...
Cette coéxistence est paradoxale, non ? Non.
... ... ...
Je suis content, j'en suis arrivé au bout et à bout.
J'applaudis les autres coureurs, j'échange avec les jeunes (kanak et métis dont je parlais plus haut) venus courir...
Mais où j'habite ?
... ... ...
Euh ! A part ça;
Belle course, je la recommande !
... ... ...
J'habite en Kanaky et en Nouvelle-Calédonie, un peu en France, peu nulle part, un peu partout !


Le goût de l'effort! le plaisir de courir! Merci à vous d'avoir participé à ce beau moment de sport !
Le départ est prévu à 9 heures. Il doit avoir lieu en face de l'aéroclub.
On apprend que le départ sera déplacé 500 m plus avant en face de l'université car le bord de mer en face de l'aéroclub est "chaud": plusieurs dizaines d'individus ennivrés y sont stationnés et les organisateurs, sur les conseils de la police, ont préféré déplacer la ligne de départ "pour éviter tout ennui ou toute provocation".
Ces "individus" sont essentiellement des Kanak dont beaucoup sont encore présents, buvant et écoutant de la musique autour de voitures.
Le peloton de coureurs s'étoffe petit à petit et s'échauffe avant le départ; sillonnant l'endroit dans tous les sens.
... ... ...
J'éprouve une étrange sensation d'incongruité; mais qui est incongru ?
Les uns s'éclatent dans le sport, les autres s'éclatent dans l'alcool ! Il fait beau, ce sera une belle journée.
... ... ...
Mais où j'habite ?
Trois d'entre ces jeunes passent à côté de moi et de mon épouse pendant que l'on s'échauffe, tangant un peu, une bière à la main... Et un peu dans le vague. On les salue, ils nous souhaitent "bonne chance et bon courage" ! Nous les remercions.
Mais où j'habite ?
Dans le peloton des coureurs apparaît un groupe de jeunes Kanak et métis venus participer à ce "trail urbain", pas quelques unités, non, un groupe d'une vingtaine de coureurs.
Nous nous croisons les uns les autres.
Mais où j'habite ?
... ... ...
Cette coéxistence est paradoxale, non ? Non.
... ... ...
Je suis content, j'en suis arrivé au bout et à bout.
J'applaudis les autres coureurs, j'échange avec les jeunes (kanak et métis dont je parlais plus haut) venus courir...
Mais où j'habite ?
... ... ...
Euh ! A part ça;
Belle course, je la recommande !
... ... ...
J'habite en Kanaky et en Nouvelle-Calédonie, un peu en France, peu nulle part, un peu partout !
Le goût de l'effort! le plaisir de courir! Merci à vous d'avoir participé à ce beau moment de sport !
jeudi 31 juillet 2008
Journée mondiale des peuples autochtones: contribution.
(*)
Samedi 9 août était décrétée "journée mondiale des peuples autochtones" par l'ONU.
A Nouméa cette journée était relayée sur la place du Mwaka par le CNDPA, le Conseil National du Peuple Autochtone.
J'ai voulu contribuer à cette journée de deux manières: la première en re-publiant ci-dessus un chapitre de mon second essai(*) qui rendait hommage à la lutte du Peuple Kanak; la deuxième en partageant ci-après mes interrogations sur le sens même de cette manifestation en Nouvelle-calédonie, alors que des avancées fondamentales sont dors et déjà inscrites dans l'Accord de Nouméa, et mises en oeuvre.
Peut-être y-a-t-il quelque frustration profonde qui s'exprime dans la revendication "d'autochtonie" qui ne trouve pas écho dans celle du FLNKS voire dans la revendication d'indépendance?
Si c'est le cas, il faut y être attentif et s'y pencher.
Toujours est-il que pour les "non-Kanak", "non-autochtones", peut-être aussi "non-indigènes" et pour moi donc, c'est un peu la confusion !
Si le Peuple Kanak, le peuple autochtone, le peuple indigène ne font qu'un, pourquoi ces trois termes et ces trois revendications ? Que recouvrent-elles exactement ?
J'ai suivi quelques débats et interventions sur Radio Djiido, ils ne m'ont pas éclairé sur cette question !
Il y a le FLNKS qui revendique représenter le Peuple Kanak, le CNDPA qui revendique représenter le peuple autochtone, le CRI (Comité pour la revendication indigène) dont on parle moins qui revendique néanmoins représenter le peuple indigène, le Sénat Coutumier qui est censé représenter les Kanak et leurs aires coutumières dans le cadre de l'Accord de Nouméa; et aussi tous les partis politiques Kanak ... Avouez qu'il y de quoi s'y perdre et le Kanak d'abord !
Et les "non-Kanak-non-autochtones-non-indigènes-non-coutumiers" dont je suis, de s'interroger . J'arrivais, après un long bout de chemin à côté et avec le Kanak, à une compréhension la plus grande possible, la plus complète, la plus complexe aussi de mon voisin Kanak, et voilà qu'il me faille à nouveau repartir en quête d'une nouvelle réalité apparue au détour des 20ème et 21ème siècle !
Dur, dur ...
L'autochtonie, l'indigénéité, recouvrent-elles des réalités kanak non prises en compte par l'Accord de Nouméa ? A moins qu'elles ne fondent une revendication plus radicale, plus fondamentale, non ou mal exprimée ni prise en compte voire étouffée dans cette ambiance politiquement lénifiante actuelle. Une revendication qui dépasserait voire subimerait la revendication d'indépendance politique ?
(*) Extrait de "L'avenir de la Nouvelle-Calédonie en question(s)" publié aux Editions Ile de Lumière en 2000.
lundi 28 juillet 2008
Il n'y a pas "crise", il y a "vie", politiques !
Je vais être résolument optimiste pour une fois.
A écouter, voir, lire les médias, les commentateurs divers, ou même les hommes politiques, la vie politique en Calédonie est en crise !
Mais non, c'est tout le contraire !
Il n'y a pas CRISE politique en Nouvelle-Calédonie à l'heure actuelle, il a VIE politique, il y a exercice de la démocratie ce qui est particulièrement intéressant pour le citoyen de base.
Il n'y a pas "éclatements, scissions, divisions", il y a manifestations du pluralisme, parfois excessives, certes, mais qui s'en plaint; QUI (cherchez bien ...) ? Si les nuances apparaissent enfin au grand jour, à l'intérieur des grands blocs politiques. Même le Front National local n'est pas épargné (lui qui se divise ... pour promouvoir l'union...des loyalistes, cherchez l'erreur!) c'est dire ! Et le Parti Travailliste qui vient titiller le FLNKS ! L'Avenir Ensemble où quelques uns sont plutôt Ensemble pour l'Avenir; le Rassemblement UMP dont les têtes ont du mal à rester toutes derrière une seule tête... Et Simon(-Pierre) qui quittent le Père pour tenter d'éxister...
Peut-être que les années noires des BLOCS sont terminées, peut-être! ... Ces années crispantes, ces ANNEES FROIDES calédoniennes où les monolithes politiques (hommes ou partis) faisaient leur loi politique, gouvernaient nos consciences, imposaient leurs lignes de démarcation !
Enfin !
C'est peut-être maintenant que la Parole se libère, à travers un jeu politique plus ouvert et plus complexe aussi mais dans lequel le citoyen de base peut lire plus facilement, dénicher les impostures et les imposteurs, les démagogies et les démagogues, les fabricants de peurs et les partisans non avoués de l'immobilisme ... Mais aussi les honnêtes femmes et hommes politques attachés à proposer des voies originales, constructives "un peu" audacieuses. Et ce, d'un bout à l'autre de l'échiquier politique calédonien.
Je le répète, c'est le citoyen qui est gagnant. Ne nous laissons pas leurrer, profitons-en, sanctionnons, récompensons, critiquons, reprenons le pouvoir qui est le nôtre, celui d'élire, ou de ne pas élire; n'ayons plus peur enfin de construire Notre Pays avec des hommes et des femmes que nous choisissons en tout état de cause, qui valent la peine que nous nous donnons dans notre vie quotidienne sur notre Caillou.
Alors, j'en suis convaincu, il ne ressortira que du BON de ce remue-ménage qui contraindra notre cirque politique à un vrai remue-méninges.
A bon entendeur ...
A écouter, voir, lire les médias, les commentateurs divers, ou même les hommes politiques, la vie politique en Calédonie est en crise !
Mais non, c'est tout le contraire !
Il n'y a pas CRISE politique en Nouvelle-Calédonie à l'heure actuelle, il a VIE politique, il y a exercice de la démocratie ce qui est particulièrement intéressant pour le citoyen de base.
Il n'y a pas "éclatements, scissions, divisions", il y a manifestations du pluralisme, parfois excessives, certes, mais qui s'en plaint; QUI (cherchez bien ...) ? Si les nuances apparaissent enfin au grand jour, à l'intérieur des grands blocs politiques. Même le Front National local n'est pas épargné (lui qui se divise ... pour promouvoir l'union...des loyalistes, cherchez l'erreur!) c'est dire ! Et le Parti Travailliste qui vient titiller le FLNKS ! L'Avenir Ensemble où quelques uns sont plutôt Ensemble pour l'Avenir; le Rassemblement UMP dont les têtes ont du mal à rester toutes derrière une seule tête... Et Simon(-Pierre) qui quittent le Père pour tenter d'éxister...
Peut-être que les années noires des BLOCS sont terminées, peut-être! ... Ces années crispantes, ces ANNEES FROIDES calédoniennes où les monolithes politiques (hommes ou partis) faisaient leur loi politique, gouvernaient nos consciences, imposaient leurs lignes de démarcation !
Enfin !
C'est peut-être maintenant que la Parole se libère, à travers un jeu politique plus ouvert et plus complexe aussi mais dans lequel le citoyen de base peut lire plus facilement, dénicher les impostures et les imposteurs, les démagogies et les démagogues, les fabricants de peurs et les partisans non avoués de l'immobilisme ... Mais aussi les honnêtes femmes et hommes politques attachés à proposer des voies originales, constructives "un peu" audacieuses. Et ce, d'un bout à l'autre de l'échiquier politique calédonien.
Je le répète, c'est le citoyen qui est gagnant. Ne nous laissons pas leurrer, profitons-en, sanctionnons, récompensons, critiquons, reprenons le pouvoir qui est le nôtre, celui d'élire, ou de ne pas élire; n'ayons plus peur enfin de construire Notre Pays avec des hommes et des femmes que nous choisissons en tout état de cause, qui valent la peine que nous nous donnons dans notre vie quotidienne sur notre Caillou.
Alors, j'en suis convaincu, il ne ressortira que du BON de ce remue-ménage qui contraindra notre cirque politique à un vrai remue-méninges.
A bon entendeur ...
lundi 21 juillet 2008
Elections Provinciales 2009: BILLET N°1.
A partir de ce jour et de ce premier "billet", je me propose de traiter des élections provinciales de 2009.
... ... ...S'il est un sujet à polémique, c'est bien celui de la liste électorale spéciale des électeurs amenés à y participer à condition d'avoir dix ans et plus de présence en Nouvelle-Calédonie et d'être inscrits dans le tableau annexe.
Et, tout "naturellement" je m'attaque à ce sujet sans détours.
En introduction donc à cette série de "billets", j'ai scanné ce que j'avais écrit "il y a dix ans" (*) déjà, et déjà en colère face à certaines réactions incompréhensibles du point de vue de l'Histoire de la Calédonie et de ses habitants. Parler à l'époque, en 1998, d'exclusion, alors que le corps électoral spécifique englobe le Peuple Kanak et toutes les populations arrivées jusqu'à la veille du référendum de 1998, me semblait et me semble toujours d'une outrance inacceptable.Des réactions incompréhensibles et une incompréhension fondamentale de la part de beaucoup de ceux qui justifient leur indignation face à cette "exclusion" dans une théorie de la tectonique des plaques qui fait de la Calédonie un bout de terre française ayant dérivé de 20 000 km depuis la prise de possession en 1853 !!!
A moins qu'ils ne justifient leur indignation face à leur exclusion par leur adhésion à la théorie historique faisant de la Calédonie une colonie de peuplement, et qu'ils en soient eux-mêmes les nouveaux colons !!!
A moins encore que le principe "un homme une voix" ne soit l'arme fatale des grands défenseurs de la démocratie moderne pour nier voire anihiler toute vélléité du Peuple Kanak et des populations qui ont partagé la dernière partie de son histoire à prendre en charge cette même récente histoire commune !!!
Je dédie donc cet extrait ci-dessus à tous les Nouveaux Colons des Temps Modernes "injustement exclus" des élections provinciales 2009 !
(*) Extrait de "L'avenir de la Nouvelle-Calédonie en questions(s)" publié aux Editions Ile de Lumière en 2000.
mercredi 16 juillet 2008
"J'ai des doutes" ! Comme Alain Bashung dans "Bleu pétrole".
J'ai des doutes sur ce que je ressens de mon Pays;
J'ai des doutes sur CE que je vois et CEUX que je vois de mon Pays;
J'ai des doutes sur le temps qu'il fait ... et qu'il fera ou ne fera pas;
J'ai des doutes quant à l'avenir de mon Pays, mon avenir, celui de mes enfants;
J'ai des doutes quant à l'avenir de ma terre qui n'a pas toujours été mienne;
J'ai des doutes quant à la patience, l'impatience des Jeunes et moins jeunes de Kanaky;
J'ai des doutes à propos du prix du nickel, sur son maintien à un haut niveau;
J'ai des doutes à propos de la vie chère, pour qui et pourquoi ?
J'ai des doutes à propos de la répartition de la richesse produite en Nouvelle-Calédonie;
Je doute de la capacité de mes compatriotes à saisir ce qui se joue envers et contre nous;
Je doute de notre Gouvernement local collégialisé;
Je doute du Gouvenement Central français;
Je doute de moi-même et de ce que j'ose penser, affirmer et avancer.
J'ai des doutes que je revendique;
J'ai des doutes que je redoute, sans aucun doute;
En doutez-vous ?
Bien sûr ce n'est pas ce que chante le Grand Bashung même si sa chanson "Le secret des banquises" m'a inspiré, où humour et dérision font un ménage décapant.
Mais, franchement, le dernier CD d'Alain Bashung, "Bleu pétrole" est une merveille. Sa voix, l'orchestration, le rythme, le jeu de paroles ... A écouter sans modération !
J'ai des doutes sur CE que je vois et CEUX que je vois de mon Pays;
J'ai des doutes sur le temps qu'il fait ... et qu'il fera ou ne fera pas;
J'ai des doutes quant à l'avenir de mon Pays, mon avenir, celui de mes enfants;
J'ai des doutes quant à l'avenir de ma terre qui n'a pas toujours été mienne;
J'ai des doutes quant à la patience, l'impatience des Jeunes et moins jeunes de Kanaky;
J'ai des doutes à propos du prix du nickel, sur son maintien à un haut niveau;
J'ai des doutes à propos de la vie chère, pour qui et pourquoi ?
J'ai des doutes à propos de la répartition de la richesse produite en Nouvelle-Calédonie;
Je doute de la capacité de mes compatriotes à saisir ce qui se joue envers et contre nous;
Je doute de notre Gouvernement local collégialisé;
Je doute du Gouvenement Central français;
Je doute de moi-même et de ce que j'ose penser, affirmer et avancer.
J'ai des doutes que je revendique;
J'ai des doutes que je redoute, sans aucun doute;
En doutez-vous ?
Bien sûr ce n'est pas ce que chante le Grand Bashung même si sa chanson "Le secret des banquises" m'a inspiré, où humour et dérision font un ménage décapant.
Mais, franchement, le dernier CD d'Alain Bashung, "Bleu pétrole" est une merveille. Sa voix, l'orchestration, le rythme, le jeu de paroles ... A écouter sans modération !
jeudi 10 juillet 2008
A quand l'éco-carburant ?
Daniélo B. travaille avec moi. Un salarié touchant un petit salaire, bien dans sa peau et au sens de l'humour chevillé au corps. C'est lui qui m'a fait cette réflexion qui m'a beaucoup plu !
le Gouvernement de Nouvelle-Calédonie "communique" beaucoup sur l'éco-riz. Il y avait eu déjà "l'éco-cartable", il y a aussi "l'éco-pain" toujours dans le même ordre d'idée: lutter contre la flambée des prix.
Je trouve l'idée de Daniélo très pertinente. Car, le service du transport en commun est tellement déplorable que la voiture particulière est indispensable pour se déplacer correctement et dans des délais raisonnables (bon ! Enfin à Nouméa, les embouteillages, c'est pas vraiment raisonnable ...). A Nouméa, donc, dans le Grand Nouméa, en interurbain, à l'intérieur des communes de l'Intérieur (entre les tribus et les villages), tous ces déplacements sont tellement problématiques pour les gens qui ont peu de moyens. La mise en place d'un éco-carburant serait le bienvenu pour conforter le panier des "éco-prix". Son financement ne devrait pas poser de problème en cette période d'abondance ...
Ici le préfixe "éco-" signifie prix économique, pas cher quoi ! Bien sûr ce n'est pas une mesure très "éco"-logique, ni une mesure qui ferait faire de économies d'énergie à la Calédonie. Mais, bon, avant les prochaines élections provinciales cela pourrait payer ... et les électeurs auraient moins à payer de leur personne pour se déplacer ... quoiqu'il faudra bien que quelqu'un en paye le prix !!!
Allez !
Beaucoup de petits revenus ont des petites voitures à essence? L'éco-essence à 100 F !
Beaucoup de famille ont des mini-bus et les petits artisans ou agriculteurs des pick-up doubles cabines? L'éco-gasoil à 85 F !
La différence prise en charge par l'opération "éco-prix" du gouvernement. Par exemple en taxant les grosses cylindrées...
A moins que l'on se décide vraiment à développer un réseau de transport en commun partout en Calédonie, adapté, dense, respectueux des usagers, propre; et qu'on y mette les moyens bord.. !
le Gouvernement de Nouvelle-Calédonie "communique" beaucoup sur l'éco-riz. Il y avait eu déjà "l'éco-cartable", il y a aussi "l'éco-pain" toujours dans le même ordre d'idée: lutter contre la flambée des prix.
Je trouve l'idée de Daniélo très pertinente. Car, le service du transport en commun est tellement déplorable que la voiture particulière est indispensable pour se déplacer correctement et dans des délais raisonnables (bon ! Enfin à Nouméa, les embouteillages, c'est pas vraiment raisonnable ...). A Nouméa, donc, dans le Grand Nouméa, en interurbain, à l'intérieur des communes de l'Intérieur (entre les tribus et les villages), tous ces déplacements sont tellement problématiques pour les gens qui ont peu de moyens. La mise en place d'un éco-carburant serait le bienvenu pour conforter le panier des "éco-prix". Son financement ne devrait pas poser de problème en cette période d'abondance ...
Ici le préfixe "éco-" signifie prix économique, pas cher quoi ! Bien sûr ce n'est pas une mesure très "éco"-logique, ni une mesure qui ferait faire de économies d'énergie à la Calédonie. Mais, bon, avant les prochaines élections provinciales cela pourrait payer ... et les électeurs auraient moins à payer de leur personne pour se déplacer ... quoiqu'il faudra bien que quelqu'un en paye le prix !!!
Allez !
Beaucoup de petits revenus ont des petites voitures à essence? L'éco-essence à 100 F !
Beaucoup de famille ont des mini-bus et les petits artisans ou agriculteurs des pick-up doubles cabines? L'éco-gasoil à 85 F !
La différence prise en charge par l'opération "éco-prix" du gouvernement. Par exemple en taxant les grosses cylindrées...
A moins que l'on se décide vraiment à développer un réseau de transport en commun partout en Calédonie, adapté, dense, respectueux des usagers, propre; et qu'on y mette les moyens bord.. !
mardi 8 juillet 2008
Louis Kotra Uregeï ne baissera pas la garde !
J'ai écouté l'interview de Louis Kotra Uregeï sur Radio Djiido la semaine dernière. "Loulou" est président d'honneur de l'USTKE et membre du directoire du Parti Travailliste.
Je ne savais pas si j'allais en parler au risque de perdre encore quelques (éventuels) lecteurs...
Mais tant pis, j'assume !
Eh bien, je suis toujours impressionné par cet homme quand il parle. On l'aime ou on ne l'aime pas, c'est sûr, mais pour moi, ce n'est pas si simple.
Je crois comprendre un aspect du fond de sa pensée; et je ne suis pas loin de l'y rejoindre: Le Peuple Kanak ne doit pas baisser la garde ou se laisser endormir par les avancées réelles certes qu'il a obtenu par sa résistance, mais qui peuvent être remises en causes (quoiqu'en disent les "optimistes") par des gouvernements, des majorités ... ou des coups de force. L'histoire de la Nouvelle-calédonie (et là, je me répète) a tellement connu de tels rebondissements que la méfiance reste nécessaire !
Alors Louis Kotra Urégeï continue à marteler qu'il n'acceptera jamais que son peuple, le Peuple Kanak subisse le même sort que celui d'autres peuples indigènes , les Aborigènes en Australie particulièrement. La volonté de "faire du blanc" ou du "Wallis" en Nouvelle-Calédonie pour noyer les Kanak, si elle n'est plus exprimée sur la place publique (comme il y a quelques années et parce qu'il y a l'Accord de Nouméa) reste subliminale pour trop de gens (ir-)responsables politiques ou non, ici ou en France.
Et le FLNKS, attaché à faire vivre les institutions qu'il dirige dans le Nord et aux Iles, attaché à faire vivre la collégialité dans le gouvernement local, n'a peut-être plus la vigilance nécessaire et l'attention vigoureuse que demande le dossier des "flux migratoires". Son combat pour le gel du corps électoral gagné, il a peut-être "oublié" cette réalité et son influence (inéluctable ?) sur la composition démographique, sociologique voire culturelle de la Nouvelle-Calédonie: le Peuple Kanak est de plus en plus minoritaire et risque de se voir confisquer "démocratiquement" son propre pays, tout au moins, un tel ressenti reste vivace chez les Kanak.
Et c'est sur ce dossier que "Loulou" est le plus virulent; qu'il est déjà entendu par les militants du Parti Travailliste et qu'il le sera par de futurs électeurs.
Virulence aussi sur le dossier d'un rééquilibrage plus substantiel des richesses produites par la Nouvelle-Calédonie en faveur des populations autochtones et océaniennes (j'inclus sous ce terme tous les océaniens dont les océaniens blancs comme moi). Dans ce domaine aussi un gros travail reste à faire pour plus d'équité.
Attention !
Il est des progrès qui portent en germes des risques de régression.
Les accords de Matignon et de Nouméa ont apporté de grands progrès au plan politique, institutionnel et économique! Ils ont apporté la paix !
Mais cette paix, certains ne l'ont comprise que comme un blanc(!)-seing autorisant à nouveau toutes les dérives et perversions qui nous ont amené dans le mur plusieurs fois déjà au cours de notre histoire calédonienne!
Alors ?
Eh bien il faut écouter "Loulou" et prendre au sérieux ses inquiétudes.
Je ne savais pas si j'allais en parler au risque de perdre encore quelques (éventuels) lecteurs...
Mais tant pis, j'assume !
Eh bien, je suis toujours impressionné par cet homme quand il parle. On l'aime ou on ne l'aime pas, c'est sûr, mais pour moi, ce n'est pas si simple.
Je crois comprendre un aspect du fond de sa pensée; et je ne suis pas loin de l'y rejoindre: Le Peuple Kanak ne doit pas baisser la garde ou se laisser endormir par les avancées réelles certes qu'il a obtenu par sa résistance, mais qui peuvent être remises en causes (quoiqu'en disent les "optimistes") par des gouvernements, des majorités ... ou des coups de force. L'histoire de la Nouvelle-calédonie (et là, je me répète) a tellement connu de tels rebondissements que la méfiance reste nécessaire !
Alors Louis Kotra Urégeï continue à marteler qu'il n'acceptera jamais que son peuple, le Peuple Kanak subisse le même sort que celui d'autres peuples indigènes , les Aborigènes en Australie particulièrement. La volonté de "faire du blanc" ou du "Wallis" en Nouvelle-Calédonie pour noyer les Kanak, si elle n'est plus exprimée sur la place publique (comme il y a quelques années et parce qu'il y a l'Accord de Nouméa) reste subliminale pour trop de gens (ir-)responsables politiques ou non, ici ou en France.
Et le FLNKS, attaché à faire vivre les institutions qu'il dirige dans le Nord et aux Iles, attaché à faire vivre la collégialité dans le gouvernement local, n'a peut-être plus la vigilance nécessaire et l'attention vigoureuse que demande le dossier des "flux migratoires". Son combat pour le gel du corps électoral gagné, il a peut-être "oublié" cette réalité et son influence (inéluctable ?) sur la composition démographique, sociologique voire culturelle de la Nouvelle-Calédonie: le Peuple Kanak est de plus en plus minoritaire et risque de se voir confisquer "démocratiquement" son propre pays, tout au moins, un tel ressenti reste vivace chez les Kanak.
Et c'est sur ce dossier que "Loulou" est le plus virulent; qu'il est déjà entendu par les militants du Parti Travailliste et qu'il le sera par de futurs électeurs.
Virulence aussi sur le dossier d'un rééquilibrage plus substantiel des richesses produites par la Nouvelle-Calédonie en faveur des populations autochtones et océaniennes (j'inclus sous ce terme tous les océaniens dont les océaniens blancs comme moi). Dans ce domaine aussi un gros travail reste à faire pour plus d'équité.
Attention !
Il est des progrès qui portent en germes des risques de régression.
Les accords de Matignon et de Nouméa ont apporté de grands progrès au plan politique, institutionnel et économique! Ils ont apporté la paix !
Mais cette paix, certains ne l'ont comprise que comme un blanc(!)-seing autorisant à nouveau toutes les dérives et perversions qui nous ont amené dans le mur plusieurs fois déjà au cours de notre histoire calédonienne!
Alors ?
Eh bien il faut écouter "Loulou" et prendre au sérieux ses inquiétudes.
dimanche 6 juillet 2008
Il y a dix ans Eric Tabarly disparaissait en mer.
Eric Tabarly a disparu en mer dans la nuit du 12 au 13 juin 1998 alors qu'il naviguait au large de l'Irlande, sur son voilier fétiche, le Pen Duick qui affichait un siècle !
A cette occasion j'ai eu envie de partager avec Mon Pays quelques réflexions profondes de ce très grand marin. Quelques pincées de pensées salées pour donner du goût à nos vies (elles sont tirées de "Mémoires du large" d'Eric Tabarly et rapportées par Ouest France):
> "L'expérience, c'est la somme des conneries à ne pas refaire"
> "La confiance est un élément majeur: sans elle, aucun projet n'aboutit".
> "L'homme a besoin de passion pour exister".
> "Le temps se rétrécit ou semble s'accélérer à mesure qu'approche la date du but à atteindre".
> "C'est pataud un homme, quand il est ému, il ne sait pas exprimer ses sentiments, par pudeur virile".
> "Baisser les bras dans une compétition sous prétexte qu'on ne peut terminer premier est incompatible avec l'esprit du sport".
> "Naviguer est une activité qui ne convient pas aux imposteurs. Dans bien des professions, on peut faire illusion et bluffer en toute impunité. En bateau, on sait ou on ne sait pas".
J'ai admiré cet homme de mer, solide comme un roc, humble face à la mer; comme Bernard Moitessier, autre homme de folie marine et d'écrits aussi profonds que la mer qu'ils survolaient. ils m'ont accompagné dans ma période "mer et voile" autour de la Grande Terre, ou plutôt, en la circonstance, autour de notre "grande île" à un moment où je ne savais plus à quel Saint Politique me vouer.
A cette occasion j'ai eu envie de partager avec Mon Pays quelques réflexions profondes de ce très grand marin. Quelques pincées de pensées salées pour donner du goût à nos vies (elles sont tirées de "Mémoires du large" d'Eric Tabarly et rapportées par Ouest France):
> "L'expérience, c'est la somme des conneries à ne pas refaire"
> "La confiance est un élément majeur: sans elle, aucun projet n'aboutit".
> "L'homme a besoin de passion pour exister".
> "Le temps se rétrécit ou semble s'accélérer à mesure qu'approche la date du but à atteindre".
> "C'est pataud un homme, quand il est ému, il ne sait pas exprimer ses sentiments, par pudeur virile".
> "Baisser les bras dans une compétition sous prétexte qu'on ne peut terminer premier est incompatible avec l'esprit du sport".
> "Naviguer est une activité qui ne convient pas aux imposteurs. Dans bien des professions, on peut faire illusion et bluffer en toute impunité. En bateau, on sait ou on ne sait pas".
J'ai admiré cet homme de mer, solide comme un roc, humble face à la mer; comme Bernard Moitessier, autre homme de folie marine et d'écrits aussi profonds que la mer qu'ils survolaient. ils m'ont accompagné dans ma période "mer et voile" autour de la Grande Terre, ou plutôt, en la circonstance, autour de notre "grande île" à un moment où je ne savais plus à quel Saint Politique me vouer.
jeudi 3 juillet 2008
Nous avons deux députés de l'Anse Vata.
Nous avons pu lire, cette semaine, dans les Nouvelles Calédoniennes une super interview de M. Yanno député de la 1ère circonscription pour sa première année à l'Assemblée Nationale, " J'apprends mon métier".
Première observation:
Il faut savoir que le découpage électoral pour les élections des députés est particulièrement inique en Nouvelle-Calédonie: Une première circonscription regroupant Nouméa et les Iles Loyautés, une deuxième avec Grand Nouméa et le reste de la Grande Terre. il n'y avait pas meilleur moyen pour empêcher "démocratiquement" toute possibilité de représentation à l'Assemblée Nationale Française des Kanak (indépendantistes à plus de 80% et très majoritaires dans les Iles Loyautés et dans l'Intérieur de la Grande Terre).
Nous avons ainsi deux députés élus par Nouméa et sa très proche banlieue ! Et habitant à proximité de leurs électeurs à Nouméa !! Deux députés Blancs de l'Anse Vata* (quartier chic de Nouméa au bord de mer) en quelque sorte !!!
Je me demande ce que ces deux députés connaissent de la réalité quotidienne de la vie des habitants de leur circonscription, en dehors des habitants de Nouméa, et encore, des plus favorisés ! C'est tout simplement un détournement de la représentation démocratique. Oh! Bien sûr, lors des campagnes électorales, on monte dans les bennes des pick-ups en Brousse, on s'assied sur les nattes aux Iles. Il faut salir un peu son pantalon pour se rapprocher du peuple. Merci la démagogie bon marché.
Deuxième observation:
La politique est un métier (!?). Donc les politiciens ont leurs écoles (Sciences Po, ENA ...) ou font carrière et se forment sur le tas, justifiant à postériori leur maintien "puisqu'ils ont acquis l'expérience". Deuxième détournement de la représentation démocratique: une fois élu, il faut tout faire pour durer, "car c'est comme cela qu'on apprend et qu'on devient efficace"; oui, mais pour qui ? Pour quoi ? Pour conserver le plus longtemps possible tous les avantages liés à ces fonctions électives et servir certains intérêts ?
Merci pour le renouvellement du "personnel" politique.
(* Il est de bon ton de prendre un ou une suppléante Kanak pour faire bonne figure et montrer que l'on prend en compte "les spécificités de la communauté kanak" - Oh! Que je n'aime pas cette expression !)
Première observation:
Il faut savoir que le découpage électoral pour les élections des députés est particulièrement inique en Nouvelle-Calédonie: Une première circonscription regroupant Nouméa et les Iles Loyautés, une deuxième avec Grand Nouméa et le reste de la Grande Terre. il n'y avait pas meilleur moyen pour empêcher "démocratiquement" toute possibilité de représentation à l'Assemblée Nationale Française des Kanak (indépendantistes à plus de 80% et très majoritaires dans les Iles Loyautés et dans l'Intérieur de la Grande Terre).
Nous avons ainsi deux députés élus par Nouméa et sa très proche banlieue ! Et habitant à proximité de leurs électeurs à Nouméa !! Deux députés Blancs de l'Anse Vata* (quartier chic de Nouméa au bord de mer) en quelque sorte !!!
Je me demande ce que ces deux députés connaissent de la réalité quotidienne de la vie des habitants de leur circonscription, en dehors des habitants de Nouméa, et encore, des plus favorisés ! C'est tout simplement un détournement de la représentation démocratique. Oh! Bien sûr, lors des campagnes électorales, on monte dans les bennes des pick-ups en Brousse, on s'assied sur les nattes aux Iles. Il faut salir un peu son pantalon pour se rapprocher du peuple. Merci la démagogie bon marché.
Deuxième observation:
La politique est un métier (!?). Donc les politiciens ont leurs écoles (Sciences Po, ENA ...) ou font carrière et se forment sur le tas, justifiant à postériori leur maintien "puisqu'ils ont acquis l'expérience". Deuxième détournement de la représentation démocratique: une fois élu, il faut tout faire pour durer, "car c'est comme cela qu'on apprend et qu'on devient efficace"; oui, mais pour qui ? Pour quoi ? Pour conserver le plus longtemps possible tous les avantages liés à ces fonctions électives et servir certains intérêts ?
Merci pour le renouvellement du "personnel" politique.
(* Il est de bon ton de prendre un ou une suppléante Kanak pour faire bonne figure et montrer que l'on prend en compte "les spécificités de la communauté kanak" - Oh! Que je n'aime pas cette expression !)
mercredi 2 juillet 2008
Les mots "fourre-tout"... pour experts en tout.
Après le sujet sur les mots piégés du langage des "experts" en politique, il est d'autres mots qui méritent un peu d'attention tant ils peuvent être utilisés pour tout et rien expliquer. Quelque soit le type de communication d'ailleurs, politique, économique, sociale, éducative, affective, etc.
Echantillon (absurde bien sûr!) :
"Le problème c'est que cette contrainte est un véritable obstacle qui entraînera beaucoup de difficultés ... et bla, bla,bla ..."
Problème, contrainte, obstacle, difficulté, sont des termes très souvent utilisés pour ... noyer le problème, oublier la contrainte, ignorer l'obstacle ou mésestimer la difficulté.
Eclaircissements:
Un problème: je le pose et je le résous; et cela ne s'improvise pas ! Il faut de la méthode (des méthodologies de résolution de problèmes existent aussi rigoureuses que variées).
Une contrainte: je l'intègre après l'avoir appréciée; elle peut très souvent devenir une ressource, il faut juste un peu (ou beaucoup selon les cas) d'imagination.
Un obstacle: je le contourne; sans états d'âme ... car enfin, un obstacle reste un obstacle, par définition ! "On ne déplace pas les montagnes (quoique ...)!
Une difficulté ? Je la surmonte après l'avoir évaluée; bien souvent cela demande un effort qui peut être physique, technique ou intellectuel.
Cependant, il peut y avoir glissement du sens d'un terme vers celui d'un autre à partir du moment où il y a analyse à priori et à froid de l'objet faisant problème, contrainte, obstacle ou difficulté: une difficulté peut devenir obstacle, une contrainte ingérable, un problème insoluble, un obstacle ne plus en être un, etc...
Mais, il restera toujours la nécessité avant toute chose de discriminer au mieux l'emploi de ce vocabulaire.
Si vous êtes un peu attentifs vous serez vite confrontés à la (l'im ?)pertinence de l'usage de ces mots; comme de beaucoup d'autres, les plus fréquemment utilisés par beaucoup de "communiquants".
Echantillon (absurde bien sûr!) :
"Le problème c'est que cette contrainte est un véritable obstacle qui entraînera beaucoup de difficultés ... et bla, bla,bla ..."
Problème, contrainte, obstacle, difficulté, sont des termes très souvent utilisés pour ... noyer le problème, oublier la contrainte, ignorer l'obstacle ou mésestimer la difficulté.
Eclaircissements:
Un problème: je le pose et je le résous; et cela ne s'improvise pas ! Il faut de la méthode (des méthodologies de résolution de problèmes existent aussi rigoureuses que variées).
Une contrainte: je l'intègre après l'avoir appréciée; elle peut très souvent devenir une ressource, il faut juste un peu (ou beaucoup selon les cas) d'imagination.
Un obstacle: je le contourne; sans états d'âme ... car enfin, un obstacle reste un obstacle, par définition ! "On ne déplace pas les montagnes (quoique ...)!
Une difficulté ? Je la surmonte après l'avoir évaluée; bien souvent cela demande un effort qui peut être physique, technique ou intellectuel.
Cependant, il peut y avoir glissement du sens d'un terme vers celui d'un autre à partir du moment où il y a analyse à priori et à froid de l'objet faisant problème, contrainte, obstacle ou difficulté: une difficulté peut devenir obstacle, une contrainte ingérable, un problème insoluble, un obstacle ne plus en être un, etc...
Mais, il restera toujours la nécessité avant toute chose de discriminer au mieux l'emploi de ce vocabulaire.
Si vous êtes un peu attentifs vous serez vite confrontés à la (l'im ?)pertinence de l'usage de ces mots; comme de beaucoup d'autres, les plus fréquemment utilisés par beaucoup de "communiquants".
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