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jeudi 30 juillet 2009

Quelle destinée pour le "Destin Commun": 4ème réflexion.

J'avais rêvé d'une petite nation authentiquement du Pacifique, pacifique, multicolore, métissée, constituée autour du Peuple d'Origine, le Peuple Kanak ...
J'avais rêvé !
C'est pour militer en faveur de la réalisation de ce ce rêve que j'ai adhéré et milité dans l'Union Calédonienne dès 1977.
Mon rêve sera-t-il brisé contre les récifs de l'histoire calédonienne? L'est-il déjà ?
Et un de ces récifs est constitué par une immigration récente importante.

En quoi l'arrivée massive d'immigrants (j'évoque ici toutes les immigrations de toutes origines) en Nouvelle-Calédonie peut-elle avoir une influence sur la construction d'une communauté de destin ?
20 000 personnes arrivées en 10 années ! Et si on y ajoute celles arrivées entre 1988 et 1998 ...
On a à la louche plus de 30 000 personnes arrivées dans les 20 dernières années sur le Territoire pour une population évaluée à 230 000 habitants à l'heure actuelle. En paraphrasant Max Chivot qui avait étudié "l'impact d'un investissement massif sur une économie de petite taille" en rapport avec l'économie du nickel en Nouvelle-Calédonie je poserais la question sous un angle similaire: Quel peut être l'impact d'une immigration massive sur une population de petite taille ?
Ces mouvements migratoires ramenés à la population française se monteraient à presque 10 millions de personnes en quelques années ! Ce serait énorme, mais l'impact resterait moins important relativement aux 66 millions d'habitants de la France.
Des arrivées de population en Nouvelle-Calédonie, il y en a toujours eues; c'est de leur importance en effectif dont il s'agit ici, dans des périodes de temps relativement courtes et en rapport avec une population locale peu nombreuse. C'est cet impact-là qui me fait réfléchir; impact mis en relation avec les ambitions affichées de la classe politique locale et du gouvernement central de permettre la construction d'un"Destin Commun" à toutes les communautés du Pays ... Ce n'est que dans ce sens que cette immigration peut poser un problème, pas pour ce qu'elle peut constituer comme espoir d'une vie meilleure pour ces hommes et ces femmes qui arrivent en Nouvelle-Calédonie.
La responsabilité de l'Etat Français dans la situation actuelle est grande, très grande.
Il semblerait que celui-ci ait toujours considéré la Nouvelle-Calédonie comme une colonie de peuplement, même si ces mots sont maintenant bannis de son vocabulaire ou de celui de ses représentants ou du vocabulaire politique local !
En Nouvelle-Calédonie, la France a depuis 40 ans tenu un double langage et pratiqué la double action: Reconnaître la large autonomie politique du Territoire néo-calédonien, voire même la développer tout en favorisant l'arrivée de populations métropolitaine, wallisienne et futunienne, tahitienne ou encore asiatique.
Rappel:
Dans les années soixante et soixante dix, le "Boum" du nickel a vu débarquer nombre de ces populations venues chercher fortune. Dans ces années-là déjà et jusqu'à la fin du Service Militaire Obligatoire, les jeunes militaires français, d'active ou Volontaires à l'Aide Technique, ont débarqué en masse à Nouvelle-Calédonie accomplir leurs obligations militaires ... Et y rester leur service accompli ! Avec la bénédiction du Gouvernement français je suppose. L'Education Nationale a été l'autre grande pourvouyeuse de peuplement récent: Avec la scolarisation de plus en plus d'enfants en particulier kanak dans l'enseignement public et le développement des collèges à Nouméa mais surtout, et c'était nouveau, dans l'intérieur et les îles, les enseignants métropolitains sont arrivés "en masse", pour des périodes contractuelles de quatre ans renouvelables avant de se transformer en enseignants résidents pour y terminer leur carrière indexée. Après des années 90 plus calmes (les Evénements étaient passés par là), l'Accord de Nouméa établi pour 20 ans a de nouveau dopé le courant migratoire vers la Nouvelle-Calédonie; alors même que l'Etat Français et ses partenaires RPCR et FLNKS concevaient une citoyenneté calédonienne rassurant les indépendantistes, mais peut-être aussi les endormant; tout à la gestion des deux provinces qu'ils dirigent quasiment sans partage. Comme celle du sud l'est par les loyalistes.

Double langage-double action ! Toujours.

Ce petit rappel de notre histoire récente pour expliquer que Notre Pays continue à vivre une course de lenteur effrénée où les indépendantistes obtiennent de réelles avancées de l'Etat Français pendant que celui-ci encourage (ou les laisse se développer) des dispositifs piégeux pour un avenir harmonieux de la Nouvelle-Calédonie. Dispositifs (le dernier en date étant la pseudo "continuité territoriale" (laissant croire que la France et la Calédonie sont un seul et même territoire !!!) qui permet de faire prendre en charge par l'Etat une partie du coût d'un billet d'avion entre la France et la Nouvelle-Calédonie), dispositifs donc sur lesquels surfent sans vergogne les tenants de "La Droite dite Locale"; qui s'est appropriée sans sourciller toutes les avancées autonomistes conquises par les indépendantistes tout en fustigeant les mêmes tenants de l'indépendance.
Et l'Accord de Nouméa est devenu un énorme piège !
Comme cela a été le cas au terme des Accords de Matignon-Oudinot où les populations arrivées en Nouvelle-Calédonie entre 1988, début de l'Accord, et 1998, ont été intégrées dans le corps électoral spécial; il faudra bien tenir compte de tous ces nouveaux arrivés entre 1999 et 2019 (déjà quasi 20 000 personnes) et leurs descendants, de quelle manière ? ...
Ce ne sont pas ces gens-là "le piège" (à moins qu'ils décident d'alimenter des milices comme on en a connues dans les années 80), c'est la situation considérablement compliquée dans laquelle nous allons nous trouver de nouveau (et une fois de plus pour moi qui en ait connue que trop) ...
L'impact de cette récente immigration massive s'exprime en termes d'impossibilités d'intégration de la culture des nouveaux arrivants (voire d'incompatiblités) à une culture commune à peine esquissée entre les plus anciennes communautés !
Et contrairement à ce qui pourrait faire fausse interprétation, j'évoque ici les cultures migrantes autant métropolitaine que wallisienne et futunienne ou autre "domtomienne".

Et trop de ces gens sont chargés d'organiser Notre Vie dont ils ne connaissent RIEN, prenant toute référence dans ce qu'ils savent et sont, étranges étrangers; quand les anciens colons et leurs descendants se sont acculturés, vivant les cases en terre battue, les conflits avec leurs voisins kanak, la proximité houleuse ou bonenfant; quand les kanak ont pris le temps de cerner ces derniers, pour mieux les appréhender ...

La boucle est bouclée et mon rêve s'étiole ... L'impact de cette grosse et longue vague est déjà dévastatrice.
Sur quels fondements culturels va s'établir cette soi-disant communauté de destin, quand chaque communauté voudra assurer sa prééminence, sa survie, son droit "inaliénable", sa culture ...
La France, dans son immense mansuétude, en a décidé autrement; la Nouvelle a été terre de bagne, de colonisation, d'enfermement, d'enrichissement individuel, de rayonnement (à la Kouchner ?), de luttes âpres; elle le restera, dans l'intérêt supérieur de l'Etat (français).

J'avais cru en l'Accord de Matignon, envisagé le rêve de Jean-Marie Tjibaou; j'avais accepté l'Accord de Nouméa, en espérant ...
Que ferons-nous de ces dix années qui restent ? De quoi seront (in)capables ces jeunes (déjà vieux) dans leur tête et leur posture) apparatchiks aperçus dans le forum "2025" sur TNC, jeudi 23 août dernier, nuls, mais champions de la langue de bois, qui devront inventer notre futur ?
.../...
Cette réflexion sur le Destin Commun sera peut-être la dernière ! Continuer à l'alimenter c'est faire croire qu'il est encore possible.
LEURRE !
C'est foutu ! La Calédonie restera un pays d'échecs et de chocs, de méfiances et de défiances.

P.S. La lutte est loin d'être finie !

mercredi 29 juillet 2009

Colère ! Marielucepenche(sans)art...tifice lacrymogène !

J'ai décidément du mal à adhérer à toutes ces simagrées liées à la venue de chaque nouveau ministre "des colonies" en Nouvelle-Calédonie. Et que M-L Penchard soit originaire d'un DOM n'y change rien ... Au contraire !
Visiblement, elle ne connaît pas grand'chose à l'Outre-Mer et à la Calédonie en particulier. Ses bafouillements me confortent dans cette impression. Et l'espèce de consensus béat de la part de nos zélus encore plus ! A tel point que le relatif boycott de l'Union Calédonienne me rassurerait plutôt. Si ce n'est que l'engagement musclé des militants du Collectif pour la libération des militants syndicaux me semble plus courageux ! Que l'on partage ou pas les outrances de l'USTKE !
Tous ces zélus en costume cravate faisant la génuflexion devant la secrétaire d'état, ou ces associations de jeunes ou moins jeunes, ex-400 cadres ou ex-futurs sciences posistes, faisant une pseudo coutume pour exprimer leur admiration devant cette femme de l'outre-mer, me laissent perplexe quant à leur capacité de discernement ... A moins que ce soit de la vassalité !
Non, il n'y a rien à attendre de cette visite, RIEN ! Croire le contraire comme peuvent l'exprimer Frogier, Gomès, Martin ou Néaoutyine, voire Hnépéune et tous ces vassaux en mal d'image facile, n'est que faiblesse et inintelligence politique !
La venue de cette dame est l'exemple même du NON EVENEMENT, pour Notre Pays! (La plupart des dossiers évoqués sont traités dans les couloirs interministériels, pas ici).
Par contre toutes ces lacrymos balancées contre les quelques manifestants révoltés par l'emprisonnement de leur leader syndical sont révélatrices de cette volonté de refaire de la Calédonie cette colonie de peuplement que l'on prétend cacher ... Et qu'elle est toujours !

Vous ne voyez pas le rapport ?
la France lâche du lest sur l'autonomie toujours plus grande de la Calédonie (parce que cette autonomie reste dirigée par une majorité loyaliste), pour mieux la harponner et la garder dans son girons.
.../...
Puisse ce que j'ai écrit ci-dessus ne pas plaire à l'intelligentzia lôcâle !
Aujourd'hui, j'aurais bien rejoint les vieux guerriers de LKU pour faire face à ces faces blanches bardées de cuirasses chargées de maintenir l'ordre colonial !
Aujourd'hui, je n'ai pas aimé la France ...

M. Sarkozy, est-ce ce type de politique que vous souhaitez mettre en oeuvre chez nous ?
Une colère sourde gronde en Calédonie qui pourrait gâcher votre fin de quinquénat ou mettre en péril votre quinquénat suivant ... Quand la Calédonie se réveillera à nouveau, la France tremblera ! Comme elle a tremblé, auparavant.
Mais peut-être n'en avez-vous rien à fou... ?

dimanche 26 juillet 2009

Transparency ... Transparence nom !

Pseudo-fiction number sex ... Euh, six.

Une expérience de la mort vivant
Etre vivant tout en n'existant pas
Incapable de mourir, forcé de rester vivant
Etre dans un corps, sans être
Une âme morte qui se balade dans un corps en vie
Croiser des êtres sans cesse, sans être soi
Cesser de vivre sans cesser de mourir, sans cesse
Jour après jour, la mort continue
Quoique je fasse.
Je bouge encore, sans blague
Rien ne va, mais tout va bien
Ca va ? Ca va ! Merci.

Le suicide se dissoud dans la solution
Qui n'en est pas une ...

Je suis celui qui n'est pas, à ses propres yeux
Quoi de plus difficile que ne plus exister
Pour soi
Drôle de vie, drôle d'inexistence
Transparency ... Transparence non, transparence sans nom
Un nom, un prénom, plusieurs prénoms
Qui résonnent creux dans mon crâne
De crâneur, perdu
Qui se survit à lui-même jour après jour.
Inexistence quand tu nous tiens
Que nous obliges-tu à ne pas faire
Pour croire que l'on vit.

Prière du matin, prière du soir
Vous êtes priés de ne plus prier !

Dieu n'existe pas
Tout le monde le sait, sans le dire.
Je ne suis pas le premier à le dire, ni à le découvrir
Et j'en suis malheureux.
S'il existait, j'irais le rejoindre.
Alors, la vie la mort, la frontière n'existe pas
Et je continue à mourivre.
Parce que mourir ou vivre, c'est du pareil au même
J'en fais l'amer expérience
Inutile de se mettre une balle dans la tête
Pour aller voir de l'autre côté, ce dieu qui n'existe pas.
Nous sommes tous des singes qui croient en des dieux:

Argent, bonheur, famille, patrie, fraternité, solidarité, paix
Cruauté, jalousie, méfiance, défiance, division, guerre

Foutaises, il est fou, qu'il se taise
Je recule, démasqué
Elle avance, masquée
la mortvivante
Je l'ai démasquée
Je sais les deux faces de la même pièce
Inutiles, les artifices, flingot, nakabis, CH3-CH2-OH
La vie est transparente, la mort est épaisse
La vie engraisse la mort
Tectonique illusoire, subduction bien réelle
L'une vit de l'autre, l'autre meurt dans l'une
Petite vie, petite terre, grand univers, grande illusion.

Masturbation, la vie n'est qu'une immense masturbation
Où l'on croit prendre l'illusion pour l'être.

Pardon, Mon Dieu !

Gloups ! L'ônc... Vraiment n'importe quoi.
Ben z'est za, internet !

vendredi 10 juillet 2009

Une quadrature du cercle ethnico-communautaire ...

Métissage, mot-tissage, maux-tissage... Tissage de mots pour éviter tous ces maux tissés autour de ce mot et de mo-â.
Barak Obama, est-il un noir qui a une mère blanche ... ou un blanc qui a un père noir ? (Question entendue dans l'une des émissions d'Yves Calvi regardée il y a quelques temps déjà: "C'est dans l'air").
Bonne question ! Mais, Barak Obama, qu'il soit noir ou blanc ... Ou métis, est de culture américaine, US !
A l'heure d'un nouveau recensement de la population de la Nouvelle-Calédonie, qu'en est-il pour nous en Calédonie où toutes les nuances de couleur de peau nous renvoient à des cultures différentes voire très différentes ?
Dans quelle(s) communauté(s) est-ce que je me reconnais le mieux, existe-t-elle ???
Quel mot vais-je choisir pour éviter les maux de tête, pour éviter d'avoir mal à mon coeur ?
AUTRE ! Mais quoi AUTRE ? Quelle est cette communauté AUTRE dans laquelle je pourrais me réfugier ?
Bon !
Je suis assimilé blanc et européen ! Donc ethniquement et logiquement, je devrais cocher la case (en tôle ?) "européen". Pourquoi pas, à la limite, "je m'en fous", si l'ethnie n'est qu'une question de couleur de peau; mais l'ethnie et la culture sont-elles assimilables ? Ma différence y trouvera-t-elle son compte ... Mes aïeux chinois, kanak, y trouveront-ils leur compte ? Ces deux siècles et demi qui ont vu toutes ces générations d'aïeux bourbonnais se succéder sous le Tropique du Capricorne, dans l'Océan Indien avant de migrer dans l'Océan pacifique, y-trouveront-elles leur compte ? Qu'advient-il de leur "océaniennitude", et de la mienne ?

A moins que "Caldoche" définisse mieux ma communauté d'appartenance ... Mais qu'est-ce qui définit le "Caldoche", vais-je me reconnaître dans ces traits souvent grossiers (lesquels ?) caractérisant le Caldoche ?
Comme ailleurs, sous d'autres cieux tropicaux, d'autres sont "békés" ou "créoles", ou les deux.
Toutes ces questions se bousculent dans ma tête.
Et puis, même si je coche AUTRE, est-ce que les statisticiens de l'ISEE, au vu de mon nom de famille ne vont pas corriger d'eux-mêmes ma fiche pour m'expédier vers la case (en tôle ?) "européen" ?
Bon, alors reprenons !
Puisque je peux choisir une ou plusieurs réponses possibles:
Je coche: "européen", "kanak", "autre asiatique" et ... "Autre à préciser", et je précise "caldoche" ... Pas mal, non ? C'est un peu la vérité, non ? Oui, ethniquement parlant !
Mais bien insatisfaisant du point de vue de la Grande Culture à laquelle j'estime appartenir, celle des Océans du Sud. Car le ciel que regardent les générations de mes aïeux qui m'ont précédé est celui de l'Hémisphère Sud avec la Croix du Sud ou la grande Constellation du Centaure (pas l'étoile du Berger ou la Grande Ourse) ... Le climat auquel ils se sont adaptés était tropical, La nourriture dont ils ont fait des plats succulents sont les taros (bourbons), les ignames ou maniocs. La langue qu'ils parlaient était un mauvais français, le créole ou la langue kanak de leur lieu d'implantation, les "tempêtes" qui les ont forgés étaient des cyclones ... Et que dire de cette acculturation (*) qui m'a tropicalisé depuis si longtemps et que je revendique ...
...
Ben ! Voilà, c'est comme ça, mon vieux, t'avais qu'à pas avoir un aïeul qui a quitté l'Alsace en 1761 pour l'Île Bourbon, un coolie chinois de Paddon arrivé dans les années 1840 à New-Caledonia et qui a épousé la fille du chef Titéma dit Watton, un autre arrivé de la Réunion en 1875 et installé à Ponérihouen et tchamba ... C'est comme ça et t'a qu'à démerde !!!
...
Au bout du compte, je remercie l'Histoire (de France, en partie) avec un grand H, qui a fait qu'autant de petites histoires humaines ont produit ce que je suis, un homme océanien un peu blanc, un peu marron ... Et fier de l'être, définitivement !
(*) Acculturation: processus par lequel un individu, un groupe social ou une société entre en contact avec une culture différente de la sienne et l'assimile en partie.
L'acculturation que j'évoque n'a rien à voir avec la simple chemise à fleur (que j'aime porter), le simple "copier-coller" d'expressions ( de gros mots ...) ou de mimiques qu'utilisent certains individus qui n'ont rien compris, pour faire "lôkââl" ...

mardi 30 juin 2009

J'abhorre les cumulards ! Ou l'absentéisme problématique des élus.

Un Président de la Province Sud député, un sénateur "ministre de notre gouvernement local". Chacun cumule deux fonctions éminemment importantes, l'une éxécutive locale et l'autre représentative nationale. Comment vont-ils assumer ces deux types de fonctions électives sinon par un absentéisme chronique pour l'une ou l'autre de ces fonctions ou en les assumant en pointillé par personnes interposées: les vice-présidents pour l'un et les collaborateurs chargés de mission pour l'autre.
Des cumulards, il y en a d'autres en Nouvelle-Calédonie, mais ces cumuls-ci me semblent plus graves car la Calédonie est loin, très loin de la France et les distances ne leur permettent pas d'assurer une continuité de ces fonctions, contrairement à leurs homologues métropolitains. Même si tous les déplacements se font en 1ère classe ...
Le cumul des mandats est une maladie nationale mais plus encore locale:
Cumuler la fonction de maire et de président de province (comme en Provinces Nord et Iles), de député et de président de province, de sénateur et de "ministre du gouvernement" local, sans parler d'autres cumuls plus discrets; tous ces cumuls m'interrogent sur la qualité du travail de tous ces (doubles) élus.
Comment font-ils pour assumer toutes ces charges en même temps ?
Sont-ils entourés d'une multitude de chargés de mission ou de collaborateurs, et comment dirigent-ils le travail des ces derniers, comment contrôlent-ils leur travail, les contrôlent-ils, ou ces derniers en font-ils qu'à leur tête, sans directives ?
Tous ces (doubles) élus, ont-ils une capacité de travail hors du commun ? Qu'elle leur permette d'être dans leur(s) bureau(x), avec les équipes de leurs cabinets, dans les diverses assemblées qu'ils dirigent ou dans lesquelles ils siègent, et ... Près de leurs électeurs (un tout petit peu) ?
Il me semble que les enjeux de l'avenir de Notre Pays, sous leurs multiples aspects, méritent une attention qu'ils ne pourront pas avoir dans les conditions dans lesquels ils exercent leurs multiples mandats.
Sont-ils omniprésents, omniscients, omnipotents ? Ce qui les rapprocheraient des dieux !
A moins que d'autres considérations plus terre à terre et pécuniaires, ne soient des motivations très fortes !
Mais, si leur vraie motivation est l'avenir de la Nouvelle-Calédonie et le destin de son peuple, ce que je suis prêt à croire, qu'ils le prouvent en cessant ces cumuls pour que chacune de ces fonctions éminemment importante soit assumée par des élus disponibles, emplis de leur fonction, et y consacrant tout leur temps !
Peut-être qu'alors tous ces problèmes que nous connaissons aujourd'hui, sociaux (conflits syndicaux, ...), sociétaux (délinquance, bagarres ...), économiques, éducatifs, ou technico-politiques (transferts de compétences), etc. trouveraient plus aisément des solutions, sans que les citoyens soient obligés de souffrir, de s'inquiéter, de s'affronter, d'avoir peur, des autres et de l'avenir ...
Aujourd'hui;
Sur le Terrain de Notre Vie de Citoyens, au quotidien, où sont nos élus ?
Aujourd'hui;
C'est ici et maintenant que l'on a besoin d'eux, pour ce pourquoi ils ont été élus (maires, présidents de provinces, "ministres", conseillers provinciaux et du congrès, président du congrès ou de commissions ...) !
Auprès de Nous, auprès de TOUS leurs concitoyens. C'est d'abord pour cela qu'ils sont élus ... Et payés.

P.S. En son temps, Jacques Lafleur était omniprésent et les citoyens ont décidé de l'écarter en 2004 ... Pour autant, il prenait (trop ?) à coeur le sort de ses concitoyens; et on en serait peut-être pas là où nous sommes aujourd'hui, en termes de paix et de développement économique, sans lui et des leaders comme Tjibaou (et Néaoutyine ?)... Pour autant, Jacques Lafleur avait des records d'absentéisme à l'Assemblée Nationale !
Pour autant, encore, entre omniprésence et grandes absences, la suppression du cumul des mandats ne contraindrait-il pas à une juste présence de la part de tous nos élus dans leurs fonctions électives ?

mardi 23 juin 2009

Retour sur la Grande Traversée de la Grande Transversale en photos.


Ci-dessus à gauche:Pause et coaching et à droite: Vers Netchaot


Ci-dessus à gauche: Quelques uns de nos Vieux et à droite: les mamans aux casse-croûtes


Et d'autres Vieux en discussion avec le Chef Willy, à droite: sur la portion ouest de la Transversale.
 Le même article que celui du billet du 5 mai 2009 pour accompagner ces autres photos de cette petite histoire vécue avec mes amis jeunes et vieux de Tchamba.

Et en hommage à Philippe Napwé GOROU, qui m'avait soutenu dans cette initiative et nous a quitté récemment, trop jeune (56 ans) au goût de sa famille, son clan, sa tribu, sa commune, Ponérihouen, sa Province, ses amis ... 
Hommage, cher Grand Homme!

"Toi qui passe par ici, arrête un instant et écoute:
Si tu trouves que cette route est belle, pense qu'elle
est le résultat de dix années de travail.
Sache que c'est en 1990 que le premier coup de pioche
A été donné et que les travaux se sont achevés
En octobre 2000.
En appréciant la beauté des sites et des paysages,
Songe qu'il a fallu arracher et déplacer
2.700.000 mètres cubes de terre, utiliser
30.000 mètres cubes de béton, et investir
7 milliards F.CFP
Tout cela est impressionnant mais n'oublie pas que
Pour les habitants de la Côte Est et la Côte Ouest,
Le temps et les distances se sont raccourcies.
Imagine combien cette route facilite les rapports
Humains et l'organisation de la vie.
Regarde la épouser le flanc des montagnes,
Traverser les crêtes, serpenter le long des vallées,
Enjamber les rivières. Retiens que par la
Volonté des hommes, la force organisatrice de la vie
Arrive toujours à nous faire réaliser l'impossible.
En poursuivant ton chemin, pense que des hommes
Etaient dans cet état d'esprit lorsqu'ils l'ont rêvée.
Parmi eux, souviens-toi de
Jean-Marie Tjibaou."
Le texte que vous venez de lire est celui qui est gravé dans la plaque commémorative placée au coeur de la Grande Transversale Tiwaka-Koné.
Cette route a ceci de particulier qu'elle n'est pas une "route coloniale". Elle a été voulue par un Kanak: Jean-Marie TJIBAOU. Elle suit les anciens sentiers coutumiers qui parcouraient l'aire Païcî entre la Côte Est et la Côte Ouest en passant par la Chaîne Centrale. Elle est positionnée au centre de la Province Nord. Elle est l'outil qui peut contribuer au développement harmonieux de la Province Nord à travers l'idée du Grand H de son défunt promoteur:
Poya-Pouembout-Koné-Voh formant la barre gauche du H, Ponérihouen-poindimié-Touho-Hienghène en formant la barre droite du même H, barres reliées par ce trait horizontal constitué par la Transversale.
Imaginons un instant la Povince Nord sans sa Grande Transversale !!!En accompagnant et en encadrant un relais libre des jeunes (et des moins jeunes) de Tchamba, nous ( le Chef Willy et quelques Anciens de ma génération, Napwé, Joseph, Cîbaou, Dogo, entre autres), avons voulu montrer la force de la volonté à accomplir sinon l'impossible, du moins le difficile, quelque soit le domaine où elle s'exerce. Nous avons voulu partager un super moment dans un environnement superbe, nous avons voulu faire acte de citoyenneté, comme un Destin à réaliser ensemble, dans le respect, l'effort, la convivialité ...
YES WE CAN ont-ils dit ... Et ils l'ont fait !

jeudi 18 juin 2009

Provinciales 2009. Billet N°10 et dernier: Une saine trinité ???

Je n'ai pas pu réagir à chaud après ces élections provinciales de 2009, ET C'EST TANT MIEUX; tant on peut dire de sottises dans ce cas.
A ce jour toutes les institutions de Nouvelle-Calédonie sont en (dés-?) ordre de marche; aux ordres de qui ? Des citoyens calédoniens, bien sûr.
Mais;
Ma première réflexion sera avant tout sur la prise de conscience (ancienne) du nombre incroyablement important d'élus de toutes catégories pour un si petit pays (250 000 habitants) ! Je n'ai pas la prétention d'être le premier à mettre ce fait en exergue, cela va de soi; et si on y ajoute les chargés de mission, les collaborateurs de toutes sortes et tous les avantages liés à ces différentes fonctions, on peut raisonnablement s'interroger sur la justification d'un tel excès. Et de son coût pour le pays et ses citoyens.
Ma deuxième réflexion porte sur le partage des pouvoirs par les partis du "Pacte Républicain", adversaires acharnés il y a peu ... L'intérêt supérieur de la Calédonie (française) en est-il la seule raison ?
La Nouvelle-Calédonie a-t-elle enfin droit à sa Saine Trinité ? Une Trinité composée d'hommes ayant fait abstraction de leurs égos et ambitions personnelles pour promouvoir le bien-être de la Calédonie et de ses habitants en se partageant la présidence de la Province Sud, celle du Congrès et celle du Gouvernement. A moins que nous ayons plus à faire à une Triade et à ses hommes et femmes (de main ?).
Ce sera à eux de nous faire la preuve du contraire; et nous ne les croirons que sur les faits, comme dirait Saint Thomas ...
Ma troisième réflexion porte sur la composition des assemblées de province et du Congrès: à défaut de liste arc-en-ciel, nous avons des assemblées de province et un Congrès arc-en-ciel, ET C'EST TANT MIEUX (bis). Dans le cas de la Calédonie et dans la phase où elle se trouve dans son évolution institutionnelle, mieux vaut qu'aucun des partis n'ait la majorité absolue dans les assemblées de province comme au congrès; nos élus étant de grands enfants peu enclins à partager (leur jouet ?) , ils se trouvent ainsi dans la quasi obligation de composer avec les uns et les autres, en quelque sorte ... J'aurais plutôt tendance à préférer cette situation à celle d'un parti dominant, au Congrès ou dans les Provinces, qui imposerait ses vues et ses hommes et femmes (de main ?) !
Pour conclure, je souhaiterais que l'on se souvienne que cette mandature 2009-2014, n'est pas la dernière de l'Accord de Nouméa, c'est bien celle de 2014 à 2019 qui achèvera cette grande période historique des Accords de Matignon-Oudinot et de l'Accord de Nouméa.
Qu'allons-nous faire de ces dix années, comment nos élus vont-ils solliciter, s'ils le font, leurs concitoyens, pour promouvoir une véritable société consensuelle pour Notre Pays qui seule garantira et fondera un avenir institutionnel stable ?

lundi 15 juin 2009

"Je" de maux "d'alcool-ve" ... Variations sur un thème.

Pseudo-fiction number five ...

L'alcool-hic ... et nunc
L'alcool-euh ... reux
L'alcool-éreux
L'alcoo-est-rat ... le bol
L'allcool-est-rat ... vit
L'alcool-est-rat ... T
L'alcool-eric ... et rac
L'alcool-gniaque
L'alcool rêve-élateur
L'alcool teste ... et flique; aïe !
L'alcool tue ... est là au coeur de nos vies
L'alcool un-vin-cul
L'alcool est vin-coeur
Et puis
L'alcool est un dépendant. Ah ? Bon !
L'alcool ... pur ? Hem ! Pur, pur ...
L'alcool triste ? Le pôôôvre
L'alcool festif ? Ouais; et à quelle dôôôse
l'alcool fou ? Nooon !
Et encore
L'alccol pour s'y perdre ... Ouvre les yeux !
L'alcool pour se morfondre ... Et fondre dans la mort.
L'alcool pour rire ... Et pleurer ?
L'alcool et t'es toi ...
Et tais toi vin dieu !

Ne pourrait-on pas faire de la contre-publicité ! Et comment ?

La défense des consommateurs est un vaste sujet déjà pris en charge par diverses associations que tout le monde peut connaître.

Ayant eu fort à faire et mal à pâtir avec un équipement informatique acquis suite à des propositions publicitaires alléchantes, mais qui s'avérait défaillant, et avoir eu à faire à un service après vente qui n'avait de service que le nom, je me suis interrogé sur les possibilités qu'auraient les consommateurs de faire de l'anti-publicité ou de la contre-publicité. En dehors de l'action de ces associations dont l'efficacité me paraît limitée.

J'imaginais faire de la contre-publicité dans les journaux, à la radio ou la télévision; ou encore de faire de la contre-promotion à l'aide de ces mêmes dépliants de plusieurs pages qui encombrent nos journaux et boîtes aux lettres; ou mieux un super blog ou un super site internet qui dénonceraient tel équipement, tel produit ou telle promotion de voyages ou encore telle boutique ou tel autre commerce ... (Mais peut-être existent-ils déjà ? Où ?).

Bref j'étais "fin colère" et je me voyais utiliser ces mêmes supports avec lesquels on attrappe (nigaud) le consommateur.
Puisque les marchands ont le droit de faire de la publicité pour leurs produits, en retour, les consommateurs n'auraient-ils pas le droit de payer des pages publicitaires pour dénoncer ces mêmes produits ? (Quoique le prix de ces pages soit fort élevé !).

Etant entendu que bien souvent c'est le consommateur ayant peu de revenus qui est piégé et se trouve démuni, lui qui n'a pas les moyens de mettre le prix de la qualité qui le mettrait à l'abri de toutes ces déconvenues. Comment fait-il lui, après s'être fait rembarré par le SAV ou le vendeur, s'il est encore là, pour rentrer dans son droit d'avoir un équipement qui fonctionne comme présenté dans telle ou telle pub ou promo ?

mardi 5 mai 2009

Commémoration: Nous avons voulu courir son rêve ...


 Et en hommage à Philippe Napwé GOROU, qui m'avait soutenu dans cette initiative et nous a quitté récemment, trop jeune (56 ans) au goût de sa famille, son clan, sa tribu, sa commune, Ponérihouen, sa Province, ses amis ... 
Hommage, cher Grand Homme!
"Toi qui passe par ici, arrête un instant et écoute:
Si tu trouves que cette route est belle, pense qu'elle
est le résultat de dix années de travail.
Sache que c'est en 1990 que le premier coup de pioche
A été donné et que les travaux se sont achevés
En octobre 2000.
En appréciant la beauté des sites et des paysages,
Songe qu'il a fallu arracher et déplacer
2.700.000 mètres cubes de terre, utiliser
30.000 mètres cubes de béton, et investir
7 milliards F.CFP
Tout cela est impressionnant mais n'oublie pas que
Pour les habitants de la Côte Est et la Côte Ouest,
Le temps et les distances se sont raccourcies.
Imagine combien cette route facilite les rapports
Humains et l'organisation de la vie.
Regarde la épouser le flanc des montagnes,
Traverser les crêtes, serpenter le long des vallées,
Enjamber les rivières. Retiens que par la
Volonté des hommes, la force organisatrice de la vie
Arrive toujours à nous faire réaliser l'impossible.
En poursuivant ton chemin, pense que des hommes
Etaient dans cet état d'esprit lorsqu'ils l'ont rêvée.
Parmi eux, souviens-toi de
Jean-Marie Tjibaou."
Le texte que vous venez de lire est celui qui est gravé dans la plaque commémorative placée au coeur de la Grande Transversale Tiwaka-Koné.
Cette route a ceci de particulier qu'elle n'est pas une "route coloniale". Elle a été voulue par un Kanak: Jean-Marie TJIBAOU. Elle suit les anciens sentiers coutumiers qui parcouraient l'aire Païcî entre la Côte Est et la Côte Ouest en passant par la Chaîne Centrale. Elle est positionnée au centre de la Province Nord. Elle est l'outil qui peut contribuer au développement harmonieux de la Province Nord à travers l'idée du Grand H de son défunt promoteur:
Poya-Pouembout-Koné-Voh formant la barre gauche du H, Ponérihouen-poindimié-Touho-Hienghène en formant la barre droite du même H, barres reliées par ce trait horizontal constitué par la Transversale.
Imaginons un instant la Povince Nord sans sa Grande Transversale !!!En accompagnant et en encadrant un relais libre des jeunes (et des moins jeunes) de Tchamba, nous ( le Chef Willy et quelques Anciens de ma génération, Napwé, Joseph, Cîbaou, Dogo, entre autres), avons voulu montrer la force de la volonté à accomplir sinon l'impossible, du moins le difficile, quelque soit le domaine où elle s'exerce. Nous avons voulu partager un super moment dans un environnement superbe, nous avons voulu faire acte de citoyenneté, comme un Destin à réaliser ensemble, dans le respect, l'effort, la convivialité ...
YES WE CAN ont-ils dit ... Et ils l'ont fait !

mercredi 22 avril 2009

Provinciales 2009. Billet N°9: La liste Arc-en-ciel.

Ca y est, c'est parti, toutes les listes électorales ont été validées et rendues publiques... Toutes ? Sauf une, la meilleure, la liste Arc-En-Ciel. La seule vraie liste d'ouverture, celle où toutes les sensibilités de l'échiquier politique sont représentées.
L'arc-en-ciel apparaît dans le ciel lorsque les rayons de lumière et les gouttes d'eau en suspension dans les nuages (souvent sombres), interagissent pour décomposer la lumière par réfraction.
Et;
Toutes ces listes me font penser à ces nuages plus ou moins sombres qui s'avancent et envahissent de plus en plus notre ciel médiatique calédonien, ciel que la lumière qui sort de mon regard d'observateur électeur inquiet traverse pour décrypter, analyser, réfléchir, réfracter...
Chaque nom de liste, chaque tête de liste, chaque nom situé en première, deuxième, ou dernière place, constituent autant de prismes, comme des gouttes d'eau, celles-ci suspendues à mon bulletin de vote.
De l'infra-rouge du Parti Travailliste de Louis Kotra Uregeï à l'ultra-violet du Front National de Bianca Hénin, en passant par la couleur indéfinissable de la liste ROC-Plurielle, ou le jaune-vert-bleu de la liste conduite par Gérard Poadja, ou encore le bleu vieilli de la liste de Pierre Frogier.
Et toutes les couleurs incertaines de ces listes qui fluctuent sur le spectre politique de ces élections.
De la force tranquille de Paul Néaoutyine, à la rigueur kanak de Néko Népéune, en passant par l'engagement rageur de Louis kotra Uregeï, ou la conviction exacerbée de Philippe Gomès, la fraîcheur généreuse de Gilbert Tuyénon ou encore l'entêtement tout calédonien de Pierre Frogier et l'expérience éprouvée d'Harold Martin, enfin l'acharnement idéaliste de Jean-Raymond Postic.
La plus belle des listes ne serait-elle pas celle qui rassemble toutes ces personnalités, toutes ces sensibilités;
La plus belle liste, ne serait-elle pas cette liste arc-en-ciel où toute hiérarchie aurait disparu pour laisser la place aux teintes nombreuses et variées de toutes ces listes et de leurs leaders.
Car;
La liste arc-en-ciel, non contente d'intégrer toutes les couleurs de notre ciel politique en exprimerait toutes les nuances, des pro-français apeurés en passant par toutes les tendances du loyalisme poursuivant par les crypto-indépendantistes pour finir par les indépendantistes acharnés !
Une liste qui ne retiendrait que la part de vérité que chaque discours politique émet, laissant dans l'ombre la part de mensonge, de tromperie, de démagogie, de surenchère ou "d'ignard rance".
La liste arc-en-ciel n'existe pas, elle est dans ma tête comme dans celle de beaucoup d'électeurs, ceux qui ne se contentent pas d'une seule couleur, ceux qui dans la lumière qui les éclaire de sa vérité, y voient toutes ses nuances idéelles et colorées.

mardi 31 mars 2009

J'ai lu: Les Infos; on a tous été "zoreille" à un moment ou un autre !

Trois articles à polémiques dans l'hebdomadaire "Les Infos" m'ont sidéré:
Action: "Portrait du zoreille de Nouvelle-Calédonie" par Olivier Houdan;
Réaction: "la chasse aux zoreilles est ouverte" par Georges Favero;
Sur-réaction: "Respectez-nous" par le premier.
Action-Réaction-Surréaction; surréalistes !
Trois articles qui n'apportent rien aux débats sur les problématiques d'immigration, d'emploi local, ou de citoyenneté; et qui ne démontrent rien sinon les limites de toute polémique quand elle devient diatribe.
[Ma réaction au 1er article] On a tous été "zoreille" à un moment ou un autre, nous, les blancs ou métis, tous ceux qui ont un de leurs parents ou de leurs aïeux débarqué de France il y a plus ou moins longtemps ...
Alors, "bouc-émissariser" le "zoreille" est inepte.
[Ma réaction au 2ème article] Mais continuer à nier (ou à vouloir le remettre en cause) le statut spécifique de la Nouvelle-Calédonie, inscrit dans la Constitution de cette même France, statut né de son histoire violente, pour en dénoncer l'exclusion des métropolitains, arrivés après 1998, des élections liées à ce statut (ils ne sont pas exclus des élections liées à leur nationalité) n'en est pas moins choquant. Et peut contribuer à focaliser contre eux incompréhension et colère.
Comment des gens peuvent-ils se sentir exclus d'un lieu (et par un statut) à un moment où ils n'y étaient pas, et n'envisageaient peut-être même pas d'y être en 1998 ? Absurde.
[Ma réaction au 3ème article] Enfin, en appeler au "Respect" de la part de quiconque, exige en tout premier lieu qu'on l'exerce vis-à-vis de ce quiconque. Quel qu'il soit, quelle que soit la difficulté qu'il y a à dépasser ses préjugés !

Autant, dans cette chronique, j'ai dénoncé, souvent, cette attitude, quelle vienne des métropolitains, des wallisiens et futuniens, des tahitiens, des antillais ou réunionnais, qui arrivent en Nouvelle-Calédonie, au mieux en ignorant, au pire en niant son statut de Pays d'Outre-Mer en voie d'émancipation devant accéder (ou pas) à la pleine souveraineté. Statut salué dans le monde entier (n'ayant pas peur des mots) pour avoir réussi à prendre en compte la revendication du peuple kanak colonisé et les populations arrivées dans le cadre de cette colonisation.
Autant je dénonce tout propos pouvant être insultant pour telle personne ou telle communauté de personnes.
Des insultes de tout acabit dont les populations de Calédonie font déjà trop souvent usage ... En guise d'argument fatal !

lundi 30 mars 2009

Qui est de droite, qui est de gauche, en Nouvelle-Calédonie ? Pas si simple !

On a pris l'habitude, en Nouvelle-Calédonie, de penser et de dire qu'être indépendantiste et kanak, c'est être de gauche et qu'être anti-indépendantiste ou loyaliste et non-kanak, c'est être de droite.
Il est vrai qu'être non-kanak (terme qui regroupe donc tous les habitants de Calédonie qui ne sont pas kanak: européens, wallisiens ou futuniens, asiatiques, tahitiens, antillais et réunionnais, etc.), être non-kanak donc, et s'installer dans cette colonie d'outre-mer porte plutôt à droite et qu'être kanak et lutter contre le colonialisme porte plutôt à gauche.
Les médias vont donc évoquer souvent "La Droite Locale" et les Kanak indépendantistes seront affichés de fait à gauche, avec le soutien des gauches exogènes, comme une évidence.
Et pourtant;
Les Indépendantistes sont-ils tous "de gauche" ? N'y-a-il pas des Non-Indépendantistes "de gauche" ? Et des Indépendantistes "de droite" ? Même si certains positionnements peuvent être paradoxaux !
A y regarder de plus près, ce n'est pas si simple, même si la catégorisation initiale peut-être commode !
Il a existé une époque où les superpositions: "indépendantiste/kanak/gauche" et "anti-indépendantiste/blanc/droite" étaient pertinentes et avaient un sens. C'était essentiellement les kanak qui revendiquaient l'indépendance et les non-kanak (blancs, wallisiens et futuniens, etc.) qui luttaient contre, à quelques exceptions de part et d'autre (dont je suis), qui confirmaient donc cette règle.
La revendication d'indépendance puisait sa légitimité dans une vision de gauche voire marxiste du monde tel qu'il était au 20ème siècle.
Dans ce cadre, la lutte pour la liberté sous-tendait l'anti-colonialisme et l'anti-impérialisme et passait par la mise sous tutelle étatique de l'économie; les régimes communistes et socialistes étaient l'expression aboutie d'une théorie de la libération des peuples.
La lutte contre l'indépendance s'arc-boutait quant à elle sur des principes de droite allant d'une volonté colonisatrice voire "civilisatrice" de la domination européenne à des réactions de peur incontrôlées face à un éventuel renversement des rapports de forces.
Dans ce cadre-ci, la lutte pour la liberté sous-tendait l'approche libérale de l'économie sur laquelle s'appuyait  le capitalisme; les régimes démocratiques occidentaux étaient l'expression aboutie d'une théorie de la libération de l'Individu.
Pour faire simple, je dirais que c'était avant les années 90. Au cours de ces années-là (90), en Nouvelle-Calédonie, plusieurs glissements ont commencé à s'opérer sur ces superpositions (la tectonique des plaques politiques en quelque sorte, plaques dont la ligne de fracture reste toujours l'indépendance). L'exercice du pouvoir pour les uns (indépendantistes kanak au Nord et aux Iles), le partage du pouvoir pour les autres (anti-indépendantistes) a corrigé imperceptiblement les catégories:
Des indépendantistes kanak ont mis de la gestion "capitalistique" dans leur gouvernance provinciale; des anti-indépendantistes blancs ont mis du social et l'interventionnisme dans la leur; entre autres, dans la gestion des sociétés d'économies mixtes et des holdings financières provinciales (Sofinor, Sodil, Promosud, ...).
Avec le déroulement un peu lent certes, mais réel, de l'Accord de Nouméa, Notre Pays acquiert de plus en plus d'autonomie et (re) prend possession d'éléments de souveraineté à travers le transfert de grandes compétences. On n'est d'ailleurs jamais allé aussi loin dans l'histoire mouvementée des statuts de la Nouvelle-Calédonie.
Et pour moi, les choses ne sont plus aussi claires qu'il y a vingt ans:
Je ne suis plus sûr du tout sûr que tous les indépendantistes soient réellement "de gauche" et que tous ceux qui se prononcent en fin de compte contre l'indépendance soient systématiquement "de droite". La mise en oeuvre progressive de l'Accord de Nouméa déplace les lignes; en particulier celle de l'acceptation, "de facto", d'une souveraineté partagée avec la France. Avec l'exercice par le Pays Nouvelle-Calédonie de quasiment toutes les compétences de la souveraineté.
"De facto" donc, l'évolution de la société calédonienne et de ses acteurs ne permet plus de les ranger aussi facilement qu'il y a quelques années dans les catégories "de gauche-indépendantiste/de droite-anti-indépendantiste".
Des gens partageant les valeurs, "traditionnellement de gauche", de justice, d'équité sociale, d'égalité entre les peuples, peuvent ne pas vouloir franchir le dernier pas vers l'indépendance !
Des gens souhaitant l'indépendance "à tout prix", peuvent en avoir une vision "droitière" en y recherchant la possibilté de l'utiliser à leur profit particulier ou à celui d'une catégorie particulière de la population et pas spécialement la plus défavorisée (un Kanak qui s'est enrichi - mais force est d'admettre que leur nombre est loin d'être en rapport avec celui des membres riches des autres ethnies- pourrait avoir une vision plus personnelle que communautaire de cet enrichissement) !
Moralité:
Volonté d'enrichissement personnel, de pouvoir et de puissance ne sont pas des "(anti-) valeurs" uniquement occidentales, et en Nouvelle-Calédonie, elles commencent à être largement partagées par des individus de toutes les communautés !

P.S. (Post-Spritum, voyons ! Pas Parti Socialiste !!!). J'ai l'impression que mon billet est un peu compliqué ... Finalement c'est surtout la Calédonie qui est complexe et nous contraint à ces tours et détours intellectuels un peu tordus; toutefois la conclusion (ou moralité) , je la revendique sans détours !

lundi 23 mars 2009

Délinquance ... Avant, il y avait moins de problèmes !?

Je souhaite ici éclairer un aspect de la problématique de la délinquance en Nouvelle-Calédonie: celui de la délinquance kanak.

Pas facile comme sujet, c'est un sujet sensible et éminemment politique, c'est un sujet sensible car il touche à la vie de beaucoup de nos compatriotes, kanak ou non; et puis je ne suis pas kanak, bien qu'ayant vécu près d'eux, travaillé avec eux, enseigné en leur milieu; et puis leur sort ne m'est pas indifférent, il ne peut d'ailleurs être indifférent à l'avenir de Notre Pays et de la communauté de destin que ce dernier est sensé abriter!
C'est un sujet sensible en cette période pré-électorale. Et c'est pour cette raison que je préfère le traiter hors de mes rubriques "provinciales 2009".
Même si "on" n'ose l'avouer que sur le bout des lèvres, l'essentiel de la délinquance en Nouvelle-Calédonie est d'origine kanak ! Non ? Quelle est la part des kanak dans la population carcérale du Camp Est ? 70%, 80% ? Et dans cette part, quelle est la part des jeunes de moins de 30 ans ? La réponse tout le monde peut la formuler ...
Mais;
Dans ce billet, c'est à
l'une des causes de la délinquance chez les jeunes kanak, trop souvent évoquée par un peu tout le monde, que je souhaite apporter un éclairage (un peu éclairé): la carence éducative de parents !
L'éducation des enfants et des jeunes dans la société kanak, jusqu'à il y a une trentaine d'année (c'est-à-dire il y a une génération), s'inscrivait dans un environnement humain (parents, oncles maternels, les fratries, les Vieux et les Vieilles), social (les clans et les grandes lignées, la tribu, le Conseil des Anciens et le Chef, les tabous et les totems) et géographique (la disposition des cases, la toponymie, les montagnes, les vallées et les côtes, les sapins et les cocotiers, La Terre ...) séculaire, malgré la colonisation et ses bouleversements. Les Eglises, avec leurs missions et leurs institutions scolaires avaient intégré nombre d'éléments de la culture kanak dans leurs enseignements et elle-mêmes étaient intégrées au monde kanak, complétant cet ensemble de repères éducatifs.
Tout cela contribuait à une éducation enracinée et rassurante de l'enfant ou du jeune; même si le contexte historique de la colonisation était, lui, traumatisant.


Tous ces repères éducatifs complexes, ont explosé !

Qu'est-il advenu, en un peu plus d'une trentaine d'année, de ce contexte éducatif en milieu kanak ?
L'Ecole laïque et républicaine a très mal remplacé les écoles des Missions (en termes éducatifs); en se rapprochant de la ville, les nouveaux parents se sont éloignés (physiquement et socialement) de leurs tribus et de ces différents environnements évoqués plus haut. Les contraintes du travail salarié, les nouveaux modes de communications (télé, internet, entre autres !) ont supplanté les Temps de La Parole entre les générations ... Au mieux les liens se sont distendus, ou devenus artificiels, au pire ils se rompus !
Les parents se retrouvent dans des squats, des appartements exigus, des logements sociaux conçus "à l'occidentale"; très loins de ces repères qui les faisaient par essence être kanak, chacun à sa place, reconnu, dans sa case, autour de sa case et loin de sa case ...

L'éducation a mal supporté cette transition trop rapide.
Le temps a manqué pour inventer de nouveaux repères adaptés à ces nouvelles situations, il était insuffisant pour intégrer les nouveaux repères, étranges, étrangers ou rejetés.
Des associations de femmes, de parents d'élèves, des conseils des Anciens dans des tribus, des institutions, se préoccupent de ces questions, y travaillent déjà.
Pas facile !
Je suis parent, quatre fois, j'ai eu une éducation "à l'européenne", teintée d'acculturation océanienne au fil de plusieurs générations; mais une éducation que je peux transmettre malgré les difficultés de la vie (divorce, remariage, soucis financiers, personnels et professionnels), à l'intérieur de schémas éducatifs stables ...
Ce n'est pas le cas de tous ces parents kanak de ma génération ou plus jeunes, confrontés, eux, à ce défi de l'éducation; comment font-ils pour transmettre une "bonne éducation kanak" avec des schémas éducatifs qui ont été bouleversés ? Quels efforts d'adaptation, d'invention sont-ils obligés d'accomplir pour permettre à leurs enfants, à leurs jeunes de rester eux-mêmes (kanak et fiers de l'être) tout en s'adaptant à cette société moderne qui s'impose à tous, sans y perdre leur âme ?

Arrêtons donc de cristalliser les problèmes de délinquance sur une soi-disant démission de la part des parents kanak; balayons devant la porte de ce soi-disant progrès qui bouscule les traditions, les cultures autochtones, pour les ranger derrière une culture uniforme stérilisante ! Peut-être que, contrainte de surmonter toutes ces difficultés (dont celle de la délinquance de jeunes), la société kanak contribuera à la fondation de cette société commune plus douce et plus respectueuse des gens et leur environnement ... Paradoxalement. Nous éloignant de cette société calédonienne dure qui porte encore en elle quelques stigmates de la société coloniale et des rapports coloniaux dont on sort à peine.

lundi 16 mars 2009

Il voyage en solitaire ... Alain Bashung.

"Il voyage en solitaire
Et nul ne l'oblige à se taire
Pendant des journées entières
Il chante la terre
...
Et voilà le miracle en somme
C'est lorsque sa chanson est bonne
Car c'est pour la joie qu'elle lui donne
Qu'il chante la terre"
...---...
Vos dernières paroles chantées de votre dernier disque
Merci Monsieur Bashung
Et permettez moi de vous rendre hommage
Vous m'avez accompagné
De si belles manières
Délirantes envolées
Troublantes inspirations
Sur un tapèze
Ou comme un légo
Tant de nuits
Avec Vénus
Ou dans le secret des banquises
Hier à Sousse
Aujourd'hui résidents de la république
Non, vous n'avez pas tué la pianiste
Suzanne, vous l'aimiez tant
Comme nous Vous aimons
Vous me manquerez
Monsieur Bashung
Sans Vous je suis Bleu Pétrole
Définitivement.

mardi 10 mars 2009

Et la pyramide s'est effondrée.

Pseudo-fiction number four.

Icare s'est brûlé les ailes à tant se rapprocher du soleil.

Kiré s'est brûlé la tête à tant vouloir rayonner; à l'envers qu'il était.
Sans reconnaissance point de salut ?
Etre reconnu après la mort, n'en est-ce pas la forme la plus aboutie ?
De salut ou de reconnaissance ?
A tant vouloir donner de soi on en oublie de l'être, soi !
Et l'Autre s'en fout que tu sois toi ou soi; il veut être Lui, avec ou sans toi !

Et la pyramide s'est effondrée.
Plus de sécurité, sans filet, Kiré s'est effiloché.
Le fil s'était tant étiré.
La tête dans les nuages, les pieds n'avaient plus pieds sur terre,
Plus de sous pour soi et Ses Autres, proches; ne lui restait que Sa Terre; matrice salvatrice.
Elle fut sa survie; ce fut la survie !

Et la pyramide s'est effondrée.
Sans strokes en stock, c'était le crash assuré !
Sous les regards mal bienveillants de l'Arché et de son apparat-chic.
Quelques uns ont compati de loin en loin, de plus en plus loin ...
Question de survie et de sécurité, peut-être ? Qui ne dit mot consent ...
Et on se sent con !

Et la pyramide effondrée;
Etait à reconstruire. Et à reconstruire chaque échelon Kiré s'est attelé.
La survie acquise, il s'assura d'un minimum de sécurité, pour lui et Ses Autres, proches.
Entouré de sa famille sûre de sa valeur.
Lui en pensait le moins, de sa valeur;
Le prozac le pansait ...

Et la pyramide effondrée;
Etait à reconstruire. Kiré ne se connaissait plus, ne se reconnaissait plus.
La reconnaissance perdue, restait la connaissance; l'essence peut-être de son être.
Que lui reconnaîtrait-on, en pays professionnel étranger?
Là, pas de strokes en stock; du stress ô combien, ami familier.
Le parent, l'enfant, l'adulte en lui étaient perdus.

Et la pyramide reprend forme;
Kiré rebâtit sa pyramide, à l'estime ... Sans l'estime de soi;
Soi ne lui importe plus, il s'en amuserait plutôt; par mesure de sauvegarde ... De soi.
Nul doute que les derniers échelons de sa pyramide seront durs à réaliser;
Mais, après tout, une pyramide, même tronquée, ne vaut-elle pas mieux qu'un tas de gravats ?
Une forme non aboutie de réalisation de soi; soit.

Merci, Abraham (Maslow);
Pour ton aide à reconstruire cette pyramide (aztèque);
Elle sera petite et modeste;
Moins haute aussi, pour garder une distance respectable avec le soleil.
Plus aucun sacrifice ne sera toléré à son sommet;
Même pas celui de Soi !

A l'envers qu'il est, Kiré !

samedi 7 mars 2009

Provinciales 2009. Billet N°8: au théatre bientôt, premiers rôles et figurants.

Le décor est planté [ les élections provinciales].
La trame est connue [ l'avenir proche de la Nouvelle-Calédonie].
Les trois coups vont retentir [ l'annonce des listes de candidats].
Qui jouera les premiers rôles, qui jouera les figurants [A l'intérieur de chaque liste] ?
Qui jouera les premiers rôles, qui jouera les figurants [Sur la scène de ces élections] ?

Dans cette pièce où les plus anciens des acteurs [ élus ou voulant l'être ... Enfin ! ] craignent que les plus (ou moins) jeunes [ flatteurs ou bosseurs ] ne leur enlèvent le rôle principal et tous ses attributs [ indemnités et pouvoir ].
Dans cette pièce où les plus (ou moins) jeunes, les dents aiguisées, attendent leur tour pour briller [ et en tirer quelque profit ].
Et quel rôle pour les femmes [ élues ou voulant l'être ], dans cette pièce, y apporteront-elles du piment [ de la crédibilité ] ?
Une pièce dont le metteur en scène politique [l'Etat français ? Quelque(s) Grand(s) Leader(s) kanak ou caldoche(s) ? ], tire (peut-être...) les ficelles et joue de la lutte des égos pour maintenir son ascendant voire son pouvoir.
Une pièce dont le producteur [ Multinationale ? Grand(s) Groupe(s) local ou régional ? ] attend (peut-être...) les meilleurs revenus pour son placement.
On attend plus que les spectateurs [ les électeurs ].
Seront-ils nombreux [ l'abstention sera-t-elle importante ] ?
Combien y aura-t-il de spectateurs refoulés par manque de place [ électeurs du tableau annexe n'ayant pas les conditions requises de présence pour voter aux provinciales ] ?
Les spectateurs n'ayant pas obtenu de places [ inscrits sur la tableau annexe ] auront-ils droit à une représentation supplémentaire [ seront-ils repêchés dans un nouvel et hypothétique accord ] ?

Une chose est sûre:
Le théatre c'est sérieux, il a ses règles, ses jeux et enjeux, mais sur la scène théatrale, fiction et réalité se télescopent et s'inspirent mutuellement, pour le plaisir des spectateurs.
Une élection, c'est sérieux avec ses règles, ses jeux et enjeux, mais sur la scène politique, la fiction [ la démagogie ] ne devrait pas avoir sa place pour que la réalité quotidienne des électeurs [ spectateurs ? ] puisse être améliorée autrement que par ces (jeux de) mots, slogans faciles et harangues agressives lancés sur les scènes politique et médiatique, trop souvent confondues, comme autant d'amorces pour appâter l'électeur crédule [ le spectateur facile ] !
A bon entendeur !

P.S. Tout rapprochement avec des personnages existant ou ayant existé n'est pas pure coïncidence !

mercredi 4 mars 2009

Provinciales 2009: billet N°7; Tractations ...

En cette période "pré-"pré-électorale, en vue de constituer les listes qui seront proposées au jugement des électeurs pour ces provinciales de mai 2009.

Tractations, négociations, bluffs et coups de poker ... Tous azimuts !
Font chauffer les téléphones, dont les factures s'envolent ... (C'est "kikipaye" ?); les courriels s'échangent plus vite que la lumière; les entremetteurs s'activent ...
Les lignes de(s) front(s) frémissent, frétillent, se trémoussent, vibrent et tremblent;
Les lignes de démarcation se voilent et deviennent floues;
"L'ouverture" est à la mode; liste d'ouverture, liste d'union , liste uni(e), liste unitaire, liste "pour contrer "l'autre"", que sais-je encore ? On peut s'attendre à tout ! Accessoirement, heureusement que la parité contraint tous ces égos d'hommes à partager avec les femmes ...
Mais, tout n'est pas possible ... Le gouffre qui sépare ceux qui s'affichent indépendantistes de ceux qui se disent anti-indépendantistes reste infranchissable; sauf par quelque grand écart démagogique ou utopique; gare à celui qui trahira le "loyalisme pro-français" ou "l'indépendance kanak socialiste" !
Car dans le fond, c'est toujours cette question qui reste l'enjeu; et nous (ils ?) restons incapables de dépasser cette fracture pour envisager une autre alternative qui serait l'expression constitutionnelle du "Destin Commun" !!!

A moins que je ne me trompe; (et je ne demande qu'à me tromper, en l'occurrence !).
Mais, connaissant tellement mon pays et ses hommes, j'en doute.

vendredi 27 février 2009

J'ai lu: Palabre, édition spéciale "Destin Commun".

La revue semestrielle des aires coutumières N°15: "Palabre coutumier" a publié une édition spéciale portant sur le (fameux) Destin Commun.

J'ai été choqué et intellectuellement brutalisé par l'article du dossier "Vivre ensemble" intitulé: "Etre calédonien aujourd'hui. Les grandes étapes du peuplement".
Il me semble, à lire cet article, que l'auteure souhaite faire la démonstration historique que la Nouvelle-Calédonie "a de tout temps été une terre d'accueil intégrant les vagues successives d'immigrants [... et de proposer de] revenir sur ces milliers d'années de métissage pour comprendre la diversité calédonienne d'aujourd'hui".
Et là, c'est un tourbillon du temps à donner le tournis avec la présentation des migrations d'il ya plus de 4000 ans [ les austronésiens ... ], d'il y a environ (sic !) 3000 ans [groupes Lapita ... ], il y a 2000 ans [ émergence des traditions culturelles kanak ... ]- accrochez-vous, ça s'accélère- il y a 230 ans [ aventuriers ... ], il y a 150 ans [ immigration libre, bagne, terres spoliées ... ], il y a 50 ans [ arrivée des wallisiens et futuniens puis français de métropole à partir des années soixante... ], Et ... 2008 [ existence de douze communautés ...] !

Effet doppler assuré ... Sauf que l'on ne sait pas quel bruit fera cette histoire à venir !

Et l'article de conclure béatement: "La Nouvelle-calédonie reste une terre de métissage, métissage à célébrer et valoriser absolument dans le cadre du destin commun ..."
C'est absurde !
Qualitativement, les 150 dernières années n'ont rien à voir avec les précédentes, c'est de colonisation dont il s'agit ! Et ces 20 dernières années c'est d'afflux massif de populations dont il faut parler; avec pour les unes comme pour les dernières , des conséquences qui sont des bouleversements, pas de lentes évolutions et transformations comme pour les périodes plus anciennes !
On fait un amalgame des périodes, de leurs durées et de leurs effets pour justifier la situation actuelle de la Nouvelle-Calédonie et en faire admettre des propositions et des choix politiques qui restent ce qu'ils sont, quasi conjoncturels, fragiles et en rien le produit quasi automatique, naturel et inéluctable d'une histoire incertaine.

La citoyenneté calédonienne, le Destin Commun, méritent mieux: qu'on y travaille avec sérieux, conscience, respect et surtout honnêteté intellectuelle; cela nous demandera de gros efforts politiques, sociaux et sociologiques, psychologiques aussi, et culturels voire économiques ... Les mentalités sont-elles prêtes ?
Et ce n'est pas en se satisfaisant pas de ces raccourcis puérils qu'on les préparera !
Prendre des vessies pour des lanternes, ça marche encore ? Pour qui ?

mardi 17 février 2009

Gratuit ? Non, c'est la Terre-Patrie qui paye !

Tous ces périodiques de toutes sortes ( programmes télé, petites annonces, "infos" consos, etc.) qui sont publiés "gratuitement" ne sont pas payés que par les annonceurs, en réalité, c'est notre bonne vieille "Terre-Patrie" (j'emprunte cette expression à Edgar Morin) qui paye "cash" tous ces excès de consommation inutile.
Pourquoi ?
Eh bien, je ne suis pas un spécialiste du "bilan-carbone", j'ai juste un peu de bon sens.
Alors,
Quand on voit ces paquets de dizaines de ces périodiques balancés dans les rues aux portes des entreprises, magasins ou administrations et qui s'envolent à tous vents, ou même déposés dans ces mêmes lieux, et dont on doit se débarrasser, direction la poubelle, parce qu'en fait, il n'y en a qu'un ou deux qui circulent ... On imagine l'énergie et toute la matière qui ont servi à les produire ... Quelles pertes !
Et, sans compter qu'il y a de la triche dans l'air, puisque ces mêmes périodiques annoncent des tirages dont une bonne partie est gaspillée ...
Question ?
Y-a-t-il une vraie économie derrière ces "plans gratuits", ou n'est-ce qu'une économie parasite ?
Et je ne parle pas ici de tous ces supports d'informations politique et institutionnelle qui nous assomment et ne sont que de la crypto-propagande ...
Les uns (les gratuits) comme les autres (journaux institutionnels) nous gavant de leur éco-citoyenneté quand ils participent à la destruction des forêts mieux qu'une tempête !
Il me semble que ce système de pseudo-gratuité, puisque les annonceurs (donc les consommateurs) ou les Institutions (donc les contribuables) payent le coût de ces publications, est complètement pervers. Il déresponsabilise chaque maillon de la chaîne de production de ces "gratuits" et favorise leur développement inconsidéré.
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Encore une fois, est-ce bien de l'éco-nomie ? Est-ce bien éco-nomique ? Est-ce bien éco-logique ? Est-ce éco-citoyen ???