"Les nouvelles sont mauvaises d'où qu'elles viennent", Stephan Eicher dans "Déjeuner en paix ...";
"Faut pas baisser les bras, pas baisser les bras ...", Johnny Clegg, en français dans le texte, dans son dernier CD: "One life".
...---...
Moral par terre
Moral au top
Moral bousculé
Moral gonflé à bloc
Moral chaviré
Moral "Oh, Yesss"
...---...
Combien de fois par jour traverse-t-on ces états d'âmes (...éric !)
1000 fois par jour, au bas mot.
...---...
Le tsunami et ses conséquences, tous les jours ... Par terre le moral !
Le sourire des enfants; une "bonne note" ramenée du collège ... Au top le moral !
La Une des Nouvelles calédoniennes: un bébé abandonné ... Bousculé le moral !
Une petite prime au boulot ... Gonflé à bloc le moral !
Un "mec" qui me coupe la route dans un rond-point, à me percuter ... Chaviré le moral (comme la voiture) !
Le PSG qui gagne (pas assez ?) ... "Oh yesss"; merci Antoine !
Et puis;
La n ième démission des ministres de Calédonie (pas tous) Ensemble ... Ras le bol !
Les impôts qu'il faut payer alors que j'ai du mal à joindre les deux bouts quand d'autres se goinfrent ... Marre !
Et puis Téin qui sèche l'école qu'il ne supporte plus ;
Et encore, la beauté du Mont Dore au soleil couchant;
...---...
1000 fois par jour ! Notre moral vacille, dodeline, décline; et puis se reprend dans un Grand Rire, s'effondre dans un grognement, s'élève avec un trait d'humour, tombe dans une engeulade.
1000 fois par jour ... Ou la relativité des choses.
...---...
Pouvoir se doucher, acheter son pain quotidien, se pencher sur son billon d'igname pour en tirer la tubercule sacrée et nourricière, faire ses courses au supermarché, travailler, aller au lycée, se baigner dans la rivière ou la mer, faire son coup de pêche, jeter l'épervier le dimanche ou arpenter la chaîne centrale, partager un BBQ avec quelques bières ...
Et là-bas, de l'autre côté de la terre, au bout de ce monde qui ne serait pas le mien, la souffrance, la lutte pour une petite portion de liberté ou de dignité, un boulot ... La mort contre toute dictature pour vivre libre !
Paraît-il !
...---...
Je suis frère de ses gens-là. Et je veux rester humble; face à mes souffrances.
Mais la souffrance est-elle relative ?
La souffrance peut-elle se satisfaire de la relativité (restreinte ou générale !) ?
En d'autres termes, y-a-t-il une échelle de la souffrance qui me fera accepter mes "petites misères" parce que d'autres sont plus élevées sur la dite échelle ?
...---...
1000 fois par jour ... Cette question me taraude.
...---...
Il paraît que l'on a de la chance ... En Calédonie !
Un pays béni des dieux ! Ou le moral ne devrait connaître que le beau fixe !
Hem ...
S'il n'y avait pas ces kanak, à côté !
Ces blancs qui nous envahissent !
Les chinois qui gagnent de l'or dans leurs "bouibouis" !
Les Wallis qui se croient chez eux !
Et puis;
Nos politiciens, à notre image, qui s'engueulent comme nous nous engueulons !
Non la vie n'est pas facile en Calédonie;
...---...
1000 fois par jour cette question me taraude la tête.
J'ai plus le moral !
...---...
Attention, TSUNAMI.
Attention, GUERRE CIVILE.
Attention, RADIOACTIVITE.
Attention, CHIKUNGUGNYA ?
Attention, attention, attentioooooonnn !!!
...---...
1000 fois par jour ... Ou la relativité des choses.
Et ceci n'est pas une fiction !
lundi 28 mars 2011
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
1 commentaires:
L'intelligence naît du trauma mais son corollaire est la folie.
On a bien compris : depuis longtemps votre rêve est que les choses redeviennent comme elles étaient, au temps béni de la suprématie calédonienne ( caldoche puisqu'il faut bien être précis ). L'identité kanak n'étant là que pour le politiquement correct - difficile d'y échapper depuis la reconnaissance internationale.- On a pris note du fait que vous avez été assez malin pour sentir venir le vent au tout début il y a quelques décennies.Depuis, l'appétit venant en mangeant personne ne nie votre attachement - néanmoins fluctuant malgré vos professions de foi renouvelées assenées au fil du blog - à ces valeurs qui ont surgi avec l'ouverture des esprits occidentaux de l'après 68.
Mais à vous lire, il y a vous ET... tous les autres.
Concernant la relativité des souffrances elle est très importante : au bord du gouffre dans une prison sans barreau il m'est arrivé moi - même de me raccrocher à des notions extrêmes.
J'ai pensé : si Nelson Mendela ( et tous les enfermés injustement et tous les torturés )a tenu...28 ans ( ? vous me corrigerez )entre 4 murs tu es capable de tenir à l'extérieur.
Seulement : la liberté n'est rien quand tout le monde l'a !
Pour arriver à ces extrêmes il faut être dans une situation de souffrance dramatique.
Si vous ne semblez pas encore très convaincu de l'efficacité de la relativité c'est que vous n'y avez encore jamais été. Ou pas assez.
Et comme l'on dit : tout ce qui ne tue pas rend plus fort.
Si l'on avait encore le choix je serais pour la départementalisation ( aujourd'hui, avant non ) :c'est Mayotte qui a tout compris !
Comme ce n'est donc pas le cas, je suis pour un drapeau aussi commun que le destin.
Je finirai en relevant l'une de vos phrases :" Une petite prime au boulot...gonflé à bloc le moral"
Choquant. Sous votre plume. Pour d'autres c'est très compréhensible.
Surtout chez nous! (Pardon...J'oubliais que c'était avant tout chez "vous").
Même si je ne roule pas sur l'or, ce n'est pas un élément qui peut me remonter le moral - et cela ne l'a jamais été - quand je vois tout ce désert humain ici ou ailleurs.
Pour conclure à propos de relativité, croyez - moi votre sort est encore confortable.
Enregistrer un commentaire