mardi 30 juin 2009

J'abhorre les cumulards ! Ou l'absentéisme problématique des élus.

Un Président de la Province Sud député, un sénateur "ministre de notre gouvernement local". Chacun cumule deux fonctions éminemment importantes, l'une éxécutive locale et l'autre représentative nationale. Comment vont-ils assumer ces deux types de fonctions électives sinon par un absentéisme chronique pour l'une ou l'autre de ces fonctions ou en les assumant en pointillé par personnes interposées: les vice-présidents pour l'un et les collaborateurs chargés de mission pour l'autre.
Des cumulards, il y en a d'autres en Nouvelle-Calédonie, mais ces cumuls-ci me semblent plus graves car la Calédonie est loin, très loin de la France et les distances ne leur permettent pas d'assurer une continuité de ces fonctions, contrairement à leurs homologues métropolitains. Même si tous les déplacements se font en 1ère classe ...
Le cumul des mandats est une maladie nationale mais plus encore locale:
Cumuler la fonction de maire et de président de province (comme en Provinces Nord et Iles), de député et de président de province, de sénateur et de "ministre du gouvernement" local, sans parler d'autres cumuls plus discrets; tous ces cumuls m'interrogent sur la qualité du travail de tous ces (doubles) élus.
Comment font-ils pour assumer toutes ces charges en même temps ?
Sont-ils entourés d'une multitude de chargés de mission ou de collaborateurs, et comment dirigent-ils le travail des ces derniers, comment contrôlent-ils leur travail, les contrôlent-ils, ou ces derniers en font-ils qu'à leur tête, sans directives ?
Tous ces (doubles) élus, ont-ils une capacité de travail hors du commun ? Qu'elle leur permette d'être dans leur(s) bureau(x), avec les équipes de leurs cabinets, dans les diverses assemblées qu'ils dirigent ou dans lesquelles ils siègent, et ... Près de leurs électeurs (un tout petit peu) ?
Il me semble que les enjeux de l'avenir de Notre Pays, sous leurs multiples aspects, méritent une attention qu'ils ne pourront pas avoir dans les conditions dans lesquels ils exercent leurs multiples mandats.
Sont-ils omniprésents, omniscients, omnipotents ? Ce qui les rapprocheraient des dieux !
A moins que d'autres considérations plus terre à terre et pécuniaires, ne soient des motivations très fortes !
Mais, si leur vraie motivation est l'avenir de la Nouvelle-Calédonie et le destin de son peuple, ce que je suis prêt à croire, qu'ils le prouvent en cessant ces cumuls pour que chacune de ces fonctions éminemment importante soit assumée par des élus disponibles, emplis de leur fonction, et y consacrant tout leur temps !
Peut-être qu'alors tous ces problèmes que nous connaissons aujourd'hui, sociaux (conflits syndicaux, ...), sociétaux (délinquance, bagarres ...), économiques, éducatifs, ou technico-politiques (transferts de compétences), etc. trouveraient plus aisément des solutions, sans que les citoyens soient obligés de souffrir, de s'inquiéter, de s'affronter, d'avoir peur, des autres et de l'avenir ...
Aujourd'hui;
Sur le Terrain de Notre Vie de Citoyens, au quotidien, où sont nos élus ?
Aujourd'hui;
C'est ici et maintenant que l'on a besoin d'eux, pour ce pourquoi ils ont été élus (maires, présidents de provinces, "ministres", conseillers provinciaux et du congrès, président du congrès ou de commissions ...) !
Auprès de Nous, auprès de TOUS leurs concitoyens. C'est d'abord pour cela qu'ils sont élus ... Et payés.

P.S. En son temps, Jacques Lafleur était omniprésent et les citoyens ont décidé de l'écarter en 2004 ... Pour autant, il prenait (trop ?) à coeur le sort de ses concitoyens; et on en serait peut-être pas là où nous sommes aujourd'hui, en termes de paix et de développement économique, sans lui et des leaders comme Tjibaou (et Néaoutyine ?)... Pour autant, Jacques Lafleur avait des records d'absentéisme à l'Assemblée Nationale !
Pour autant, encore, entre omniprésence et grandes absences, la suppression du cumul des mandats ne contraindrait-il pas à une juste présence de la part de tous nos élus dans leurs fonctions électives ?

samedi 27 juin 2009

Un nouveau blog sur l'éducation et l'enseignement en Nouvelle-Calédonie.

J'écrivais il y a dix ans, dans "L'avenir de la Nouvelle-Calédonie en question(s)": "Le comble, c'est que le petit Métropolitain n'est pas dépaysé en allant à l'école en Calédonie, à 20 000 km de chez lui [...] Le petit Kanak, lui, est tous les jours dépaysé en allant à l'école qui est à deux pas de chez lui ..."
J'étais à ce moment-là directeur du collège de Téouty et de son internat à Ponérihouen et du G.O.D. de Tyé à Poindimié, je scolarisais ma première fille à l'école de Tchamba.
Je vivais ce comble de la scolarisation en pays kanak tous les jours avec des questions et des réponses personnelles et professionnelles bricolées, mais avec une volonté, partagée par d'autres collègues et d'autres parents, de dépasser cette contradiction fondamentale ...

Après quelques années, ma fille réussit très bien au collège à Nouméa tandis que ses copines de classe de Tchamba rament et bataillent pour ne pas couler sur la Côte Est, entre internats, éloignement familial turn-over professoral ... Ce paradoxe évoqué plus haut reste entier, et m'interroge toujours autant; d'autant que le concept de Destin Commun est devenu paradigme en 2009 !
Au moment où la question du transfert de l'enseignement secondaire à la Nouvelle-Calédonie se pose en termes politico-financiers, où en est la réflexion: quel modèle d'enseignement voulons-nous pour fonder une réelle communauté de destin ?
Je n'entends pas tant en parler ...
C'est pourquoi;
Le binôme scolarisation/socialisation en Nouvelle-Calédonie, avec toutes les déclinaisons qu'il suppose en termes contradictoires de culture commune/culture propre, ou encore universalité des savoirs/adaptation des enseignements, et aussi réussite (pour qui, en quoi, pourquoi)/échec (pour qui, en quoi, pourquoi), sans oublier exigences pédagogiques/contraintes didactiques, ce binôme donc n'a pas fini de me faire réfléchir ...
Des réflexions que je souhaite partager sur un blog dédié:
http://www.chroniqueeducativeneocaledonienne.blogspot.com/
En toute modestie; mais pour une vraie contribution.

mardi 23 juin 2009

Retour sur la Grande Traversée de la Grande Transversale en photos.


Ci-dessus à gauche:Pause et coaching et à droite: Vers Netchaot


Ci-dessus à gauche: Quelques uns de nos Vieux et à droite: les mamans aux casse-croûtes


Et d'autres Vieux en discussion avec le Chef Willy, à droite: sur la portion ouest de la Transversale.

jeudi 18 juin 2009

Provinciales 2009. Billet N°10 et dernier: Une saine trinité ???

Je n'ai pas pu réagir à chaud après ces élections provinciales de 2009, ET C'EST TANT MIEUX; tant on peut dire de sottises dans ce cas.
A ce jour toutes les institutions de Nouvelle-Calédonie sont en (dés-?) ordre de marche; aux ordres de qui ? Des citoyens calédoniens, bien sûr.
Mais;
Ma première réflexion sera avant tout sur la prise de conscience (ancienne) du nombre incroyablement important d'élus de toutes catégories pour un si petit pays (250 000 habitants) ! Je n'ai pas la prétention d'être le premier à mettre ce fait en exergue, cela va de soi; et si on y ajoute les chargés de mission, les collaborateurs de toutes sortes et tous les avantages liés à ces différentes fonctions, on peut raisonnablement s'interroger sur la justification d'un tel excès. Et de son coût pour le pays et ses citoyens.
Ma deuxième réflexion porte sur le partage des pouvoirs par les partis du "Pacte Républicain", adversaires acharnés il y a peu ... L'intérêt supérieur de la Calédonie (française) en est-il la seule raison ?
La Nouvelle-Calédonie a-t-elle enfin droit à sa Saine Trinité ? Une Trinité composée d'hommes ayant fait abstraction de leurs égos et ambitions personnelles pour promouvoir le bien-être de la Calédonie et de ses habitants en se partageant la présidence de la Province Sud, celle du Congrès et celle du Gouvernement. A moins que nous ayons plus à faire à une Triade et à ses hommes et femmes (de main ?).
Ce sera à eux de nous faire la preuve du contraire; et nous ne les croirons que sur les faits, comme dirait Saint Thomas ...
Ma troisième réflexion porte sur la composition des assemblées de province et du Congrès: à défaut de liste arc-en-ciel, nous avons des assemblées de province et un Congrès arc-en-ciel, ET C'EST TANT MIEUX (bis). Dans le cas de la Calédonie et dans la phase où elle se trouve dans son évolution institutionnelle, mieux vaut qu'aucun des partis n'ait la majorité absolue dans les assemblées de province comme au congrès; nos élus étant de grands enfants peu enclins à partager (leur jouet ?) , ils se trouvent ainsi dans la quasi obligation de composer avec les uns et les autres, en quelque sorte ... J'aurais plutôt tendance à préférer cette situation à celle d'un parti dominant, au Congrès ou dans les Provinces, qui imposerait ses vues et ses hommes et femmes (de main ?) !
Pour conclure, je souhaiterais que l'on se souvienne que cette mandature 2009-2014, n'est pas la dernière de l'Accord de Nouméa, c'est bien celle de 2014 à 2019 qui achèvera cette grande période historique des Accords de Matignon-Oudinot et de l'Accord de Nouméa.
Qu'allons-nous faire de ces dix années, comment nos élus vont-ils solliciter, s'ils le font, leurs concitoyens, pour promouvoir une véritable société consensuelle pour Notre Pays qui seule garantira et fondera un avenir institutionnel stable ?

lundi 15 juin 2009

"Je" de maux "d'alcool-ve" ... Variations sur un thème.

Pseudo-fiction number five ...

L'alcool-hic ... et nunc
L'alcool-euh ... reux
L'alcool-éreux
L'alcoo-est-rat ... le bol
L'allcool-est-rat ... vit
L'alcool-est-rat ... T
L'alcool-eric ... et rac
L'alcool-gniaque
L'alcool rêve-élateur
L'alcool teste ... et flique; aïe !
L'alcool tue ... est là au coeur de nos vies
L'alcool un-vin-cul
L'alcool est vin-coeur
Et puis
L'alcool est un dépendant. Ah ? Bon !
L'alcool ... pur ? Hem ! Pur, pur ...
L'alcool triste ? Le pôôôvre
L'alcool festif ? Ouais; et à quelle dôôôse
l'alcool fou ? Nooon !
Et encore
L'alccol pour s'y perdre ... Ouvre les yeux !
L'alcool pour se morfondre ... Et fondre dans la mort.
L'alcool pour rire ... Et pleurer ?
L'alcool et t'es toi ...
Et tais toi vin dieu !

Ne pourrait-on pas faire de la contre-publicité ! Et comment ?

La défense des consommateurs est un vaste sujet déjà pris en charge par diverses associations que tout le monde peut connaître.

Ayant eu fort à faire et mal à pâtir avec un équipement informatique acquis suite à des propositions publicitaires alléchantes, mais qui s'avérait défaillant, et avoir eu à faire à un service après vente qui n'avait de service que le nom, je me suis interrogé sur les possibilités qu'auraient les consommateurs de faire de l'anti-publicité ou de la contre-publicité. En dehors de l'action de ces associations dont l'efficacité me paraît limitée.

J'imaginais faire de la contre-publicité dans les journaux, à la radio ou la télévision; ou encore de faire de la contre-promotion à l'aide de ces mêmes dépliants de plusieurs pages qui encombrent nos journaux et boîtes aux lettres; ou mieux un super blog ou un super site internet qui dénonceraient tel équipement, tel produit ou telle promotion de voyages ou encore telle boutique ou tel autre commerce ... (Mais peut-être existent-ils déjà ? Où ?).

Bref j'étais "fin colère" et je me voyais utiliser ces mêmes supports avec lesquels on attrappe (nigaud) le consommateur.
Puisque les marchands ont le droit de faire de la publicité pour leurs produits, en retour, les consommateurs n'auraient-ils pas le droit de payer des pages publicitaires pour dénoncer ces mêmes produits ? (Quoique le prix de ces pages soit fort élevé !).

Etant entendu que bien souvent c'est le consommateur ayant peu de revenus qui est piégé et se trouve démuni, lui qui n'a pas les moyens de mettre le prix de la qualité qui le mettrait à l'abri de toutes ces déconvenues. Comment fait-il lui, après s'être fait rembarré par le SAV ou le vendeur, s'il est encore là, pour rentrer dans son droit d'avoir un équipement qui fonctionne comme présenté dans telle ou telle pub ou promo ?

mardi 5 mai 2009

Commémoration: Nous avons voulu courir son rêve ...


"Toi qui passe par ici, arrête un instant et écoute:
Si tu trouves que cette route est belle, pense qu'elle
est le résultat de dix années de travail.
Sache que c'est en 1990 que le premier coup de pioche
A été donné et que les travaux se sont achevés
En octobre 2000.
En appréciant la beauté des sites et des paysages,
Songe qu'il a fallu arracher et déplacer
2.700.000 mètres cubes de terre, utiliser
30.000 mètres cubes de béton, et investir
7 milliards F.CFP
Tout cela est impressionnant mais n'oublie pas que
Pour les habitants de la Côte Est et la Côte Ouest,
Le temps et les distances se sont raccourcies.
Imagine combien cette route facilite les rapports
Humains et l'organisation de la vie.
Regarde la épouser le flanc des montagnes,
Traverser les crêtes, serpenter le long des vallées,
Enjamber les rivières. Retiens que par la
Volonté des hommes, la force organisatrice de la vie
Arrive toujours à nous faire réaliser l'impossible.
En poursuivant ton chemin, pense que des hommes
Etaient dans cet état d'esprit lorsqu'ils l'ont rêvée.
Parmi eux, souviens-toi de
Jean-Marie Tjibaou."

Le texte que vous venez de lire est celui qui est gravé dans la plaque commémorative placée au coeur de la Grande Transversale Tiwaka-Koné.
Cette route a ceci de particulier qu'elle n'est pas une "route coloniale". Elle a été voulue par un Kanak: Jean-Marie TJIBAOU. Elle suit les anciens sentiers coutumiers qui parcouraient l'aire Païcî entre la Côte Est et la Côte Ouest en passant par la Chaîne Centrale. Elle est positionnée au centre de la Province Nord. Elle est l'outil qui peut contribuer au développement harmonieux de la Province Nord à travers l'idée du Grand H de son défunt promoteur:
Poya-Pouembout-Koné-Voh formant la barre gauche du H, Ponérihouen-poindimié-Touho-Hienghène en formant la barre droite du même H, barres reliées par ce trait horizontal constitué par la Transversale.
Imaginons un instant la Povince Nord sans sa Grande Transversale !!!
En accompagnant et en encadrant un relais libre des jeunes (et des moins jeunes) de Tchamba, nous ( le Chef Willy et quelques Anciens de ma génération, Napwé, Joseph, Cîbaou, Dogo, entre autres), avons voulu montrer la force de la volonté à accomplir sinon l'impossible, du moins le difficile, quelque soit le domaine où elle s'exerce. Nous avons voulu partager un super moment dans un environnement superbe, nous avons voulu faire acte de citoyenneté, comme un Destin à réaliser ensemble, dans le respect, l'effort, la convivialité ...
YES WE CAN ont-ils dit ... Et ils l'ont fait !

mercredi 22 avril 2009

Provinciales 2009. Billet N°9: La liste Arc-en-ciel.

Ca y est, c'est parti, toutes les listes électorales ont été validées et rendues publiques... Toutes ? Sauf une, la meilleure, la liste Arc-En-Ciel. La seule vraie liste d'ouverture, celle où toutes les sensibilités de l'échiquier politique sont représentées.
L'arc-en-ciel apparaît dans le ciel lorsque les rayons de lumière et les gouttes d'eau en suspension dans les nuages (souvent sombres), interagissent pour décomposer la lumière par réfraction.
Et;
Toutes ces listes me font penser à ces nuages plus ou moins sombres qui s'avancent et envahissent de plus en plus notre ciel médiatique calédonien, ciel que la lumière qui sort de mon regard d'observateur électeur inquiet traverse pour décrypter, analyser, réfléchir, réfracter...
Chaque nom de liste, chaque tête de liste, chaque nom situé en première, deuxième, ou dernière place, constituent autant de prismes, comme des gouttes d'eau, celles-ci suspendues à mon bulletin de vote.
De l'infra-rouge du Parti Travailliste de Louis Kotra Uregeï à l'ultra-violet du Front National de Bianca Hénin, en passant par la couleur indéfinissable de la liste ROC-Plurielle, ou le jaune-vert-bleu de la liste conduite par Gérard Poadja, ou encore le bleu vieilli de la liste de Pierre Frogier.
Et toutes les couleurs incertaines de ces listes qui fluctuent sur le spectre politique de ces élections.
De la force tranquille de Paul Néaoutyine, à la rigueur kanak de Néko Népéune, en passant par l'engagement rageur de Louis kotra Uregeï, ou la conviction exacerbée de Philippe Gomès, la fraîcheur généreuse de Gilbert Tuyénon ou encore l'entêtement tout calédonien de Pierre Frogier et l'expérience éprouvée d'Harold Martin, enfin l'acharnement idéaliste de Jean-Raymond Postic.
La plus belle des listes ne serait-elle pas celle qui rassemble toutes ces personnalités, toutes ces sensibilités;
La plus belle liste, ne serait-elle pas cette liste arc-en-ciel où toute hiérarchie aurait disparu pour laisser la place aux teintes nombreuses et variées de toutes ces listes et de le leaders.
Car;
La liste arc-en-ciel, non contente d'intégrer toutes les couleurs de notre ciel politique en exprimerait toutes les nuances, des pro-français apeurés en passant par toutes les tendances du loyalisme poursuivant par les crypto-indépendantistes pour finir par les indépendantistes acharnés !
Une liste qui ne retiendrait que la part de vérité que chaque discours politique émet, laissant dans l'ombre la part de mensonge, de tromperie, de démagogie, de surenchère ou "d'ignard rance".
La liste arc-en-ciel n'existe pas, elle est dans ma tête comme dans celle de beaucoup d'électeurs, ceux qui ne se contentent pas d'une seule couleur, ceux qui dans la lumière qui les éclaire de sa vérité, y voient toutes ses nuances idéelles et colorées.