Pseudo-fiction number ten.
[l'un dit]
La dépression;
Ni grande, ni petite, sans dimension.
Une maladie dure, méchante, récurrente, arythmique, cathartique, errrratique;
Durable comme son développement.
La morale n'y a pas cours;
Explosion de douleur, implosion neuronale;
Trou noir psychologique.
[Marre dit]
La dépression;
Maladie qui n'en est pas une, interdite d'être dite.
L'intelligence n'y peut rien, à la maîtriser;
Les médicaments s'échinent à faire semblant de la maîtriser.
Les psychiatres n'y savent que peu ! Du trouble ils ne connaissent que peau.
Quand la chimie rencontre la pensée comme de savoir qui est premier de l'oeuf ou de la poule !
Le cerveau s'emmêle dans ses connexions.
[Mer creux dit]
La dépression;
On n'en fait jamais le tour !
Elle nous entoure, nous enrobe, nous cerne;
Nous atteint dans ce qu'on n'est né.
Naître rien, voilà ce que La Mauvaise nous apprend; on naît rien, on n'est rien, JE ne suis rien.
Prétendre le contraire est un rien con(-naître).
La (mais-)connaître beaucoup le prétendre. La connaître est ma fierté !
[Jeu dit]
La dépression;
C'est être mal, être bien, sans frontière, sans passeport.
Pas de frontière pour ce bien mal acquis !
Sans moral et sans morale, une ballade machiavélique entre envie de mort envie de sacrifice;
De soi, choix égoïste assumé, pour punir Un Autre Soi que l'on hait.
J'aime cette maladie qui m'explore et m'explose le cerveau !
J'en suis le spectateur acteur malsain.
[Vent drrreeeu dit]
Ma dépression;
Je l'aime ! Elle chamboule mon cerveau.
Au tréfonds de moi elle me conduit;
Au tréfonds de cette douleur sans nom que ni morphine, ni antibiotique, n'apaise;
Au point que dormir est craint.
Tous ces mauvais rêves que dormir ravive,
Remuant la boue d'une vie d'illusoires illusions.
[Sam dit]
Ma dépression;
J'en ai marre !
Elle me rattrappe quand je lui échappe,
Elle m'échappe quand je la coince, entre deux médicaments, une consultation et la rage.
J'ai vécu avec des hauts et des bas, comme tout le monde; c'est la vie, c'est comme ça !!!
Mais là, cette putain me tient;
Et je la paye au prix fort.
[Dit manche ... Manche]
Dépression, dépressif, deux états.
Le mien n'est pas déprimé ... Mais La Mauvaise
Jour après jour, sept jours sur sept, me tarode, creuse ma tête.
Devais-je l'exprimer, ainsi ?
Suis-je trop vieux pour en souffrir ?
Pfft ! Je n'en souffre pas plus que quiconque ne souffre de ne pas exister ... A ses propres yeux.
Mais merde, qu'est-ce que ça fait mal !
mardi 17 novembre 2009
lundi 16 novembre 2009
245000 habitants en Nouvelle-Calédonie: "Dont acte" !
Oui; nous devons prendre acte d'une évaluation (peut-être ?) enfin digne de confiance.
Quelques commentaires pavoisent pour stigmatiser ceux qui soupçonnent une immigration massive ...
Pour ma part, je persiste et je signe:
Si j'ai dénoncé les risques que recouvre l'immigration (quelle qu'elle soit et d'où qu'elle vienne) sans contrôle en Nouvelle-Calédonie, ça n'a jamais été tant en terme quantitatif que qualitatif !
Je ré-explique:
Si l'Accord de Nouméa et ses inventeurs, prétendaient, enfin, rapprocher les communautés générées par la colonisation, envers et contre le Peuple Kanak, en stabilisant dans un corps électoral regroupant les populations concernées par l'avenir du Pays Nouvelle-Calédonie, à la date de 1998, il n'en supposait pas moins, ainsi, un approfondissement des relations entre les dites communautés pour, avec le temps donné à ce moment-là (vingt ans), favoriser la fondation d'un Destin Commun !
Or;
De mon point de vue, l'immigration, en elle-même, n'a pas besoin d'être massive (ou tout du moins il faudrait s'entendre sur le "moment quantitatif" où elle devient influente ou déterminante) pour déstabiliser un rapprochement inter-communautaire fragile et espéré à travers ce fameux accord.
C'est donc, vous l'avez (peut-être) compris, l'impact qualitatif de toute immigration qui importe, plus que son importance quantitative.
Des cadres, culturels, professionnels, décisionnels, réfléchissant, encadrant ou préparant l'avenir de Notre Pays, auront plus d'influence qu'un nombre plus important d'immigrants se fondant dans Les Populations Indigènes ...
Dont acte !
245000 habitants recensés, et alors ?
Où en est la communauté de destin ?
Vous la voyez, vous ? Où ça ?
... ---...
Dans les mélanges de races et les méfiances inter-communautaires ?
Dans les quartiers réservés, de riches ou de pauvres ?
Dans les injures inter-raciales ?
Dans les soulographies généralisées ?
Dans les caillassages sporadiques ?
Dans les boîtes de nuits à la clientèle triée ?
...---...
Bon, OK ! Nous ne sommes "que" 245000 habiatnts, mais c'est plus qu'il est nécessaire pour "se mettre dessus" !
Les chiffres, aussi neutres soient-ils, n'empêcheront jamais la bêtise humaine, l'arrogance, l'incompréhension ou l'affrontement ...
Dont acte !
Au fait, où en est la "citoyenneté de la Nouvelle-Calédonie" inscrite dans la Constitution Française ?
Combien de "citoyens de la Nouvelle-Calédonie" sommes-nous, 245000 ?
Quelques commentaires pavoisent pour stigmatiser ceux qui soupçonnent une immigration massive ...
Pour ma part, je persiste et je signe:
Si j'ai dénoncé les risques que recouvre l'immigration (quelle qu'elle soit et d'où qu'elle vienne) sans contrôle en Nouvelle-Calédonie, ça n'a jamais été tant en terme quantitatif que qualitatif !
Je ré-explique:
Si l'Accord de Nouméa et ses inventeurs, prétendaient, enfin, rapprocher les communautés générées par la colonisation, envers et contre le Peuple Kanak, en stabilisant dans un corps électoral regroupant les populations concernées par l'avenir du Pays Nouvelle-Calédonie, à la date de 1998, il n'en supposait pas moins, ainsi, un approfondissement des relations entre les dites communautés pour, avec le temps donné à ce moment-là (vingt ans), favoriser la fondation d'un Destin Commun !
Or;
De mon point de vue, l'immigration, en elle-même, n'a pas besoin d'être massive (ou tout du moins il faudrait s'entendre sur le "moment quantitatif" où elle devient influente ou déterminante) pour déstabiliser un rapprochement inter-communautaire fragile et espéré à travers ce fameux accord.
C'est donc, vous l'avez (peut-être) compris, l'impact qualitatif de toute immigration qui importe, plus que son importance quantitative.
Des cadres, culturels, professionnels, décisionnels, réfléchissant, encadrant ou préparant l'avenir de Notre Pays, auront plus d'influence qu'un nombre plus important d'immigrants se fondant dans Les Populations Indigènes ...
Dont acte !
245000 habitants recensés, et alors ?
Où en est la communauté de destin ?
Vous la voyez, vous ? Où ça ?
... ---...
Dans les mélanges de races et les méfiances inter-communautaires ?
Dans les quartiers réservés, de riches ou de pauvres ?
Dans les injures inter-raciales ?
Dans les soulographies généralisées ?
Dans les caillassages sporadiques ?
Dans les boîtes de nuits à la clientèle triée ?
...---...
Bon, OK ! Nous ne sommes "que" 245000 habiatnts, mais c'est plus qu'il est nécessaire pour "se mettre dessus" !
Les chiffres, aussi neutres soient-ils, n'empêcheront jamais la bêtise humaine, l'arrogance, l'incompréhension ou l'affrontement ...
Dont acte !
Au fait, où en est la "citoyenneté de la Nouvelle-Calédonie" inscrite dans la Constitution Française ?
Combien de "citoyens de la Nouvelle-Calédonie" sommes-nous, 245000 ?
mardi 10 novembre 2009
Chute du mur de Berlin et érection d'un mur en Israel-Palestine.
Vingtième anniversaire de la chute du mur de Berlin en Europe !
Bravo !
Merci l'Europe.
Mais que pense l'Europe de l'érection d'un mur par Israel en Palestine au 21 ème siècle ?
L'Europe qui soutient Israel, les Etats-Unis qui soutiennent Israel, qui célèbrent la fin du communisme, l'Allemagne qui se soulage du nazisme; comment envisagent-ils l'érection de ce nouveau mur par un pays soi-disant ami pour contenir les palestiniens tout en colonisant des terres palestiniennes ?
J'aimerais comprendre !
Donc;
Je ne suis pas joyeux et je ne célèbrerai pas la chute du mur de Berlin !
Aucune envie.
C'est une affaire européo-européenne ! Qui ne regarde que ceux qui ne s'envisagent qu'en dehors des Autres.
Il y a trop de murs dont les Européens sont les bâtisseurs dans l'histoire pour que je m'enthousiasme de cet "anniversaire".
Après avoir pendant des siècles bousculé la planète et ses peuples, l'Europe se penche sur ses cicatrices ... Que ne se pencherait-elle sur les veines qu'elle a ouvertes un peu partout dans le monde !
Hasta la vista Eduardo Galeano !
Bravo !
Merci l'Europe.
Mais que pense l'Europe de l'érection d'un mur par Israel en Palestine au 21 ème siècle ?
L'Europe qui soutient Israel, les Etats-Unis qui soutiennent Israel, qui célèbrent la fin du communisme, l'Allemagne qui se soulage du nazisme; comment envisagent-ils l'érection de ce nouveau mur par un pays soi-disant ami pour contenir les palestiniens tout en colonisant des terres palestiniennes ?
J'aimerais comprendre !
Donc;
Je ne suis pas joyeux et je ne célèbrerai pas la chute du mur de Berlin !
Aucune envie.
C'est une affaire européo-européenne ! Qui ne regarde que ceux qui ne s'envisagent qu'en dehors des Autres.
Il y a trop de murs dont les Européens sont les bâtisseurs dans l'histoire pour que je m'enthousiasme de cet "anniversaire".
Après avoir pendant des siècles bousculé la planète et ses peuples, l'Europe se penche sur ses cicatrices ... Que ne se pencherait-elle sur les veines qu'elle a ouvertes un peu partout dans le monde !
Hasta la vista Eduardo Galeano !
mercredi 4 novembre 2009
Claude Lévi-Strauss est mort et je suis triste sous mon tropique ...
Claude Lévi-Strauss m'a accompagné quand je cherchais à comprendre ce qui n'allait pas dans la société calédonienne, comprendre ce qui se cachait derrière Ses apparences plus que trompeuses."Tristes Tropiques", "La Pensée Sauvage", "Anthropologie Structurale deux", "Race et Histoire", et d'autres; j'ai passé des heures, des nuits, à lire, relire leurs lignes, leurs pages, que souvent je ne comprenais pas; avec mon stylo, pour souligner, annoter, transcrire la signification de tel ou tel mot; mais têtu, je m'accrochais pour accéder à cette pensée que je sentais forte, aiguisée, rigoureuse, innovante; cette pensée qui me donnait à réfléchir, autant au sens optique que mental la réalité calédonienne qui m'échappait et me rendait malade; et c'est en tant que caldoche que j'ai lu Claude Lévi-Strauss, eh oui, aussi absurde que cela puisse paraître, pour décrypter Mon Pays, ses peuples et ses cultures, les pensées et les mythes qui les animaient, les relations qu'ils et elles entretenaient entre eux et elles comme avec eux-mêmes ou elles-mêmes; un chemin riche et intellectuellement magnifique, structurant !
[La phrase qui précède, je l'ai voulue "d'un bloc", pour, en toute modestie, honorer cette écriture et ces lectures. Claude Lévi-Strauss m'a très souvent contraint à lire, relire, re-relire ses phrases longues et denses, qui me donnaient souvent mal à la tête !]
Claude Lévi-Strauss reste pour moi, avec karl Marx (analysant les rapports du travail et du capital), Sigmund Freud (analysant les rapports du Moi au Surmoi), Edgar Morin (analysant les rapports complexes dans la société), un de ces plus grands forgerons de la pensée du vingtième siècle.
Il a forgé celle d'un petit caldoche de la Côte Est, amoureux de Son Pays, des Hommes et des Hommes de Son Pays.
dimanche 1 novembre 2009
Un trésor en partage ...
Dédicace: à tous ceux qui sont loin de leur Pays, à Arnaud.
Le bétail qu'on travaille. Assumant une histoire coloniale. Pour la dépasser ?
La paille traditionnelle. Tirer de la nature sans la détruire toit et protection.
Le café que l'on cueuille. Un travail communautaire.
Pas des clichés ! NON !
la vraie Calédonie ne s'offre qu'à ceux qui la respecte.
Ses hommes et ses femmes, qui l'on faite.
Ses us et coutumes, où l'on abandonne un peu de ce que l'on est.
Sa nature forte et fragile.
Calédoniens d'où que tu viennes, Kanak d'où que tu sortes, étrangers d'où que tu débarques;
N'oublie jamais ce que tu dois à cette terre !
mercredi 28 octobre 2009
Une absolue liberté.
Pseudo-fiction number nine ... Midlife express !
A bientôt cinquante huit ans,
Pouvoir courir à huit, dix ou douze kilomètres à l'heure
Sentir les muscles de ses cuisses qui poussent dans les montées
son coeur qui répond présent à l'effort sans artifice
Pouvoir aimer toujours
intensément, profondément
même si la vigueur doucement s'éloigne
Pouvoir garder la tête haute
pour regarder droit dans les yeux
tous ces égos en mal d'affirmation
Pouvoir baisser les yeux
devant ces cheveux gris au regard perdu
qui me précèdent encore pour quelques temps
Pouvoir respecter l'Autre
pour le connaître encore
et qu'il me connaisse enfin peut-être
Pouvoir penser et panser parfois
tant d'années heureuses ou mal-heureuses
si vite passées
Pouvoir envisager le passé le présent l'avenir
à la lumière du prisme
de l'expérience réfléchie
Pouvoir vivre ces années à venir
moins nombreuses désormais que celles passées
mais plus douces et denses certainement
Pouvoir librement
dire
écrire
Pouvoir dormir
tranquille
en paix
Pouvoir mourir enfin
sans le vouloir encore
en toute liberté
A bientôt cinquante huit ans,
Pouvoir courir à huit, dix ou douze kilomètres à l'heure
Sentir les muscles de ses cuisses qui poussent dans les montées
son coeur qui répond présent à l'effort sans artifice
Pouvoir aimer toujours
intensément, profondément
même si la vigueur doucement s'éloigne
Pouvoir garder la tête haute
pour regarder droit dans les yeux
tous ces égos en mal d'affirmation
Pouvoir baisser les yeux
devant ces cheveux gris au regard perdu
qui me précèdent encore pour quelques temps
Pouvoir respecter l'Autre
pour le connaître encore
et qu'il me connaisse enfin peut-être
Pouvoir penser et panser parfois
tant d'années heureuses ou mal-heureuses
si vite passées
Pouvoir envisager le passé le présent l'avenir
à la lumière du prisme
de l'expérience réfléchie
Pouvoir vivre ces années à venir
moins nombreuses désormais que celles passées
mais plus douces et denses certainement
Pouvoir librement
dire
écrire
Pouvoir dormir
tranquille
en paix
Pouvoir mourir enfin
sans le vouloir encore
en toute liberté
dimanche 25 octobre 2009
la seule espèce vraiment envahissante ...


Modeste réflexion d'un modeste citoyen calédonien.
NON ! Je n'évoque pas l'une ou l'autre des espèces envahissantes en Nouvelle-Calédonie.
La seule espèce vivante très vivace vraiment envahissante pour notre planète est l'espèce humaine à en devenir étouffante !
Tous les maux environnementaux peuvent se résumer à cet état de fait. Les grands défenseurs de l'environnement le savent, le disent, peut-être pas suffisamment. Et le débat est vif sur la "Toile" et sur les sites abordant la question de la démographie mondiale.
Selon les échelles de temps que l'on choisit on se rend compte d'une évolution exponentielle de la population mondiale. Certains spécialistes prévoient un infléchichissement de la courbe ...
Selon les échelles de temps que l'on choisit on se rend compte d'une évolution exponentielle de la population mondiale. Certains spécialistes prévoient un infléchichissement de la courbe ...
Mais comment dénoncer un fait qui en lui-même fonde notre existence en tant qu'être humains ainsi que celle de nos descendants !
Une chose est sure, l'accélération de la croissance démographique mondiale accompagne mécaniquement l'influence néfaste de l'homme sur la nature; la relation de cause à effet est avérée. Est-elle réversible ?
Comment faire face à cette augmentation de la population sans "impacter" Dame Nature ? J'ai beau lire, écouter, regarder, visionner, je reste inquiet, ou sceptique ...
Cette problématique, selon le modèle fractal, touche toutes les échelles, de celle de notre petit pays à celle du globe en passant par l'échelle des continents.
Notre Pays, la Nouvelle-Calédonie n'échappe pas à ce mouvement dialectique: développement humain versus préservation de la nature. Même si "on" fait semblant de l'ignorer, en poursuivant ou en prônant un développement économique sur un modèle qui enrichit la Calédonie certes mais risque de ne pas la laisser indemne.
La mondialisation, sous tous ces aspects, sociaux et culturels, économiques et financiers, environnementaux, politiques, ne peut plus nous laisser indifférents ou insensibles.
Ou le célèbre "effet papillon" nous rattrapera avant que nous nous en soyons rendu compte pour nous emporter dans un tourbillon sur lequel nous n'aurons plus aucune prise !
N'est-il jamais trop tard pour bien faire ?
La science et la conscience nous aideront-elles à résoudre les problèmes présents et à venir ? Ou les ruines guettent-elles les âmes de nos enfants, petits-enfants et arrière-petits-enfants ?
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